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Guerre civile ukrainienne...

14 Avril 2014 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Le faible pouvoir de Kiev, non élu, putschiste, lanterne. Tantôt il manie menace, carottes et bâtons, devant un est russophone en état désormais de guerre contre un pouvoir contesté, pour une bonne raison : il n'a pas les moyens de répressions.
les actions commandos voulues nécessitent quand même des troupes, et celles-ci refusent d'obéir, quand elles n'ont pas déserté, rejoignant les contestataires.

face à cela, les quelques mercenaires blackwater-academy et quelques prevy sektor qui puissent y changer quelques choses, et les mercenaires savent très bien quand ils ne faut pas y aller. Massacrer oui, se faire massacrer, non.

Ils ne rendent bien que contre des civils désarmés et la culture militaire soviétique y est encore forte. Beaucoup ont combattu, beaucoup ont fait l'armée, cela n'annonce pas une promenade de santé. D'autant plus que depuis l'effondrement de l'URSS les armes ne manquent pas.

Les (censurés) de Kiev ont cherché la bagarre, ils ont pris un gnon. La "révolte" de Maïdan était une révolte bobo, flanquée de nazis, à l'est c'est une révolte populaire de prolos, avec l'élément qui peut devenir déterminant des mineurs.

Les dits mineurs sont réputés violents et choyés, vivent une inflation importante, et la menace de perdre leur emploi, pour faire risette au FMI.

En même temps, ce que cherche Poutine est sans doute en train de se produire, le découplement d'entre l'Europe occidental et les USA. Pour les USA, les risques n'existent pas, pour les européens, ils sont bien réels.

D'abord le gaz, ensuite la guerre. Comme la fin du gaz russe ou sa suspension signifierait un effondrement économique de grande ampleur, sitôt finis les stocks.
Et qu'on ne blablate pas sur les "liens économiques que l'on ne peut rompre", en 1870, comme en 1914 et 1940, France et Allemagne étaient respectivement premiers partenaires commerciaux réciproques, comme au XVII° et XVIII° siècle France et Grande Bretagne, et ne parlons même pas de Venise et de l'empire ottoman, qui commercèrent en se foutant sur la gueule pendant plus de deux siècles.

Quand ils firent la paix, début XVIII°, d'ailleurs, ils étaient tous deux, complétement momifiés.

Quand à "intensifier l'aide financière", à l'Ukraine, comme appellent les USA, c'est bidon. Intensifier signifie encore plus de régression sociale, donc, jette de l'essence sur le brasier du séparatisme russe, et l'occident n'a apporté aucune aide.

Quand au fait de masser des troupes à la frontière, chose dont on accuse Moscou, il est clair que n'importe quel état voisin d'un état en guerre, le ferait. C'est d'ailleurs Moscou qui avait appelé à une réunion d'urgence du conseil de sécurité.

A Moscou, d'ailleurs, le ton devient menaçant, il rappelle la dialectique soviétique : ""Les autorités (en Ukraine) ne veulent pas écouter ceux qui n'acceptent pas la domination imposée à Kiev des radicaux nationaux et des forces chauvines, russophobes et antisémites", a-t-il dit. "La Russophobie grotesque et la haine sont devenues la norme au parlement aussi." "

Il est clair qu'à Moscou, on n'acceptera peut être pas toujours le manque de cervelle évident des occidentaux.

D'ailleurs,la Turquie commence aussi à s'énerver de l'Europe, "’Europe n’était plus une puissance pertinente ". De Gaulle avait dit que c'était un machin. Erdogan a la même appréciation, et sans doute, le caractère de conglomérat devient invivable, aussi à l'extérieur. L'empire européen devient un repoussoir.

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V
certaines déclarations belliqueuses de responsables de "droite" comme M Le Maire ou Mme Yade montrent que l'UMP et les centristes sont en train également de suivre les socialauds dans la provocation verbale et la course en avant vers un conflit ouvert, peut être armé, avec la Russie.
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