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Tous mourrus !

22 Avril 2014 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

Tous mourrus !

Les centres commerciaux US meurent à grande cadence, il faut dire que le gueux, qui plus est, dé-motorisé, a peu de chance d'aller de manière constructive (c'est à dire de claquer un tas d'argent), au mall proche, symbole de l'américanisme et de la civilisation.

Sans surprise, la "dead malls belt" (copyright P. Reymond), correspond grandement à la "Rust belt", et les ménages désargentés, ne paient plus le plein du fiston, qui n'a plus de fric à dépenser, faute de pelouses à tondre, de chiens à promener, etc...

Il se contente, désormais, d'acheter de la nourriture, et plus en nippes la "marque qui claque", acheté 5 $ en Asie, et revendue 150 $. La connerie et la mode ont leur fin dans le porte-monnaie.

D'ailleurs, la question la plus importante, c'est celle de la nourriture. Mais les pisseurs de copies, journaleux, ont du mal, vraiment, à comprendre les enjeux.

La famine, c'est pas pour 2050. C'est pour tout de suite. 1/7 de l'humanité souffre sévèrement de la faim, et la moitié a un repas par jour, même dans les pays de l'OCDE, un nombre respectable de ménages souffrent de la faim.

Les révolutions arabes ont été provoquées par la montée simple du prix des denrées, et les émeutes ont été mondiales.

Le détonateur a été... 1),la spéculation 2), la politique ukrainienne, en 2007, tout le réseau d'irrigation du pays était hors d'usage, mais avec des réservoirs pleins. Le pays n'avait pas dépensé un seul sou dans son entretien depuis 1991. Et comme au moment fatidique, le pouvoir, devant la montée de la grogne populaire a suspendu, comme la Russie, ses exportations, les prix ont flambés.

Mais, pour l'économie de marché, c'est génial, ça fait des bons à la baisse et à la hausse, donc des possibilités de profits énormes.

Simplement, comme je le dit souvent, et comme le dit Jancovici, la guerre des ressources, c'est pour demain. Et avec le voisin. "Qui a terre a guerre", dit le proverbe occitan. Simplement, celui qui a le plus de terre, a le plus de ressources.


Parlant de ressources, la narrative de "l'empire est éternel", revient en force. On aura du pétrole à volonté, nous dit on. Intéressant. Comme ça, en 2100, on sera tous morts dans une décharge à l'échelle du monde. Trêve de plaisanterie, ce n'est encore qu'un avatar. Les nippons, avant Fukushima avaient réussi à extraire un kilo d'uranium de l'eau de mer. Ils en ont conclu, malgré tout, que ce n'était pas rentable, le Taux de Retour Energétique (TRE ou EROIE en godon), étant très largement négatif, et l'opération, une curiosité de laboratoire.
Sans doute, transformer l'eau de mer en pétrole sera transformer un d'énergie fossile, en un de pétrole. C'est intéressant 1) tant qu'on a d'autres sources d'énergies, 2), pour des usages marginaux, et non pour les 4.5 milliards de tonnes extraits. Hitler, en contrôlant un contient avait réussi à produire 10 millions de tonnes de carburants synthétiques.

On imagine l'empire US, consommant ses 800 millions de tonnes de pétrole annuels, réduits à ne serait ce que 50...

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B
Mercredi 23 avril 2014 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du quatrième trimestre 2013.<br /> <br /> Dans l'Union Européenne, neuf pays sont en faillite.<br /> <br /> 1- Médaille d’or  : Grèce. Dette publique de 318,703 milliards d’euros, soit 175,1% du PIB.<br /> <br /> 2- Médaille d’argent  : Italie. Dette publique de 2069,216 milliards d’euros, soit 132,6 % du PIB. <br /> <br /> 3- Médaille de bronze  : Portugal. Dette publique de 213,631 milliards d’euros, soit 129 % du PIB. <br /> <br /> 4- Irlande  : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.<br /> <br /> 5- Chypre  : dette publique de 18,442 milliards d’euros, soit 111,7 % du PIB.<br /> <br /> 6- Belgique  : dette publique de 387,159 milliards d’euros, soit 101,5 % du PIB. <br /> <br /> 7- Espagne  : dette publique de 960,676 milliards d’euros, soit 93,9 % du PIB.<br /> <br /> 8- France  : dette publique de 1925,292 milliards d’euros, soit 93,5 % du PIB. <br /> <br /> 9- Royaume-Uni : dette publique de 1460,975 milliards de livres sterling, soit 90,6 % du PIB. <br /> <br /> La question est :<br /> <br /> “QUAND ces neuf pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ?”
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L
A propos des économies d'énergies...<br /> <br /> Décidément, cela manque de vêtements sobres et fonctionnels dans ce parlement (on trouve de très belles chemises dans les stocks américains). Les secrétaires gagneraient aussi à être un peu plus moches (là encore, juste une question de fonctionnalité).<br /> <br /> http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrefabrebernadac/les-hauts-fonctionnaires-europeens-se-goinfrent-retenue,57034
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A
Le mouvement perpétuel !
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M
Cela pourra toujours s’avérer utile dans un futur lointain où on préférera utiliser le pétrole pour des choses utiles : faire du plastique et des composés chimiques. Tant qu’on ne fait que le brûler (un des usages les plus improductif de ce matériaux), ça ne sert à rien.<br /> Toujours intéressant de voir la nouvelle oie aux œufs d’or trouvée par les médias pour abreuver le grand public de message rassurants. « Tout va bien ma bonne dame. »
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B
Mardi 22 avril 2014:<br /> <br /> La deuxième guerre civile.<br /> <br /> Par Bernard Maris<br /> <br /> En 1992, François Mitterrand a ouvert une deuxième guerre de 30 ans en croyant par la monnaie unique arrimer l’Allemagne à l’Europe.<br /> <br /> L’Allemagne réalise sans le vouloir par l’économie ce qu’un chancelier fou avait déjà réalisé par la guerre : elle détruit à petit feu l’économie française. Certes, elle n’est pas responsable de cette situation, au contraire ; elle n’est jamais intervenue dans la politique intérieure de la France, elle a tendu la main aux Français du temps de Balladur pour réaliser un début d’unité fiscale et budgétaire (qui lui fut refusée).<br /> <br /> C’est François Mitterrand qui à deux reprises a voulu arrimer la politique monétaire de la France à celle de l’Allemagne, détruisant une industrie française qui n’allait pas bien fort : en 1983 d’abord, avec le tournant de la rigueur et la politique du « franc fort », en 1989 ensuite, en paniquant après la réunification Allemande, et en avalisant celle-ci au prix d’une monnaie unique et d’un fonctionnement de la BCE calqué sur celui de la Bundesbank.<br /> <br /> Plus de vingt ans de guerre économique ont passé, et l’industrie Allemande a laminé les industries italienne et surtout française. Aujourd’hui la guerre est terminée et gagnée. La part des exportations de l’Allemagne en zone euro représente 10% du total. Le reste est hors zone euro, aux Etats-Unis et en Asie. L’Allemagne n’a plus besoin de la zone euro. Au contraire : la zone euro commence à lui coûter cher, à travers les plans de soutien à la Grèce, au Portugal, et à l’Espagne, à tel point qu’elle songe elle aussi à quitter l’euro.<br /> <br /> Il est bien évident que ni la Grèce, ni le Portugal, ni l’Espagne, ni même la France et l’Italie ne pourront jamais rembourser leur dette avec une croissance atone et une industrie dévastée. La zone euro éclatera donc à la prochaine grave crise de spéculation contre l’un des cinq pays précités.<br /> <br /> La Chine et les Etats-Unis contemplent avec ravissement cette deuxième guerre civile interminable, et se préparent (pour les Etats-Unis une deuxième fois) à tirer les marrons du feu. La Chine et les Etats-Unis pratiquent une politique monétaire astucieuse et laxiste. On pourrait ajouter à la liste des pays pratiquant une politique monétaire intelligente la Corée du Sud, et aujourd’hui le Japon. La Grande-Bretagne, elle, prépare tout simplement un référendum pour sortir de l’Europe.<br /> <br /> On a le choix : sortir de l’euro ou mourir à petit feu. Sinon, le dilemme pour les pays de la zone euro est assez simple : sortir de façon coordonnée et en douceur, ou attendre le tsunami financier.<br /> <br /> Une sortie coopérative et en douceur aurait le mérite de préserver un peu de construction européenne, un tsunami sera l’équivalent du Traité de Versailles, les perdants étant cette fois les pays du Sud. Et au-delà des pays du Sud, toute l’Europe.<br /> <br /> La sortie douce et coordonnée est assez simple, et a été déjà envisagée par nombre d’économistes. Il s’agit tout simplement de revenir à une monnaie commune, servant de référentiel aux différentes monnaies nationales. Cette monnaie commune, définie par un « panier de monnaies » nationales, atténue les spéculations contre les monnaies nationales.<br /> <br /> C’est un retour au SME (Système monétaire européen) ? Oui. Des marges de fluctuations autour de la monnaie commune. Une stabilisation de la spéculation par des limitations des mouvements de capitaux, stabilisation qui pourrait être accrue par une taxe type Tobin sur ces mêmes mouvements de capitaux.<br /> <br /> Mais le SME a échoué direz vous… Oui, parce que le SME ne s’était pas donné les moyens de lutter contre la spéculation, et n’avait pas adopté une « Chambre de compensation » comme la souhaitait Keynes dans son projet pour Bretton Woods (abandonné au profit du projet américain).<br /> <br /> Le meilleur moyen de rendre l’Europe odieuse, détestable pour longtemps, de faire le lit des nationalismes les plus étroits, est de poursuivre cette politique imbécile de monnaie unique associée à une « concurrence libre et non faussée » qui fait se pâmer de joie ceux qui en profitent, Chinois, Américains et autres BRICs.<br /> <br /> Bien évidemment la mainmise du politique sur la monnaie ne suffit pas à faire une économie puissante : la recherche, l’éducation, la solidarité sont certainement aussi importantes. Mais laisser les « marchés » gouverner les pays est tout simplement une honteuse lâcheté.<br /> <br /> (A suivre)<br /> <br /> Bernard Maris.<br /> <br /> http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2014/04/20/sortie-de-leuro-bernard-maris-vire-sa-cuti-3/
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S
Je crois surtout que c'est la sous estimation de la réunification allemande qui est cause. D'un pays plus ou moins égal à la France, l'Allemagne est passée à un autre niveau dont on peine à identifier toutes les ramifications: démographiques, rapprochement de l'interland, psychologique &quot; Grossdeutschland&quot; , etc...
G
De toutes facons, Mitterrand n'a fait que des conneries dans sa vie : la Francisque en 43 apres la defaite de Stalingrad, fallait etre le dernier des c...
A
En fait le but de l US Navy est tout simplement d' éviter à faire ce que l' on voit dans cette vidéo à 9mn 30:<br /> http://www.dailymotion.com/video/x4w34l_doc-le-porte-avion-uss-ronald-reaga_tech<br /> <br /> En utilisant l'energie nucléaire des réacteurs du porte avions, l' osmose inverse , capture du CO2 de l' eau de mer et l' électrolyse de l' eau filtré : opération complexe ( la pile à combustible à meilleur rendement ) pas encore au point vendu à un militaire .<br /> <br /> Voilà ce que j' attends des journaliste au lieu du titre stupide &quot; pétrole à volonté &quot;
A
Cette histoire du labo de US nazy qui fait du pétrole avec l' eau de mer est relayer par tous les médias.<br /> A croire que les journalistes n' ont pas été au lycée.<br /> Donc on produit 100 énergie pour faire une électrolyse qui nous donne 100 de pétrole que l' on brûle dans un moteur qui nous donne 30 : ouah génial la &quot;Pierre philosophale&quot;<br /> Dans le cas de US nazy , les 100 energie initiale viennent des réacteurs nucléaires des porte avions.<br /> <br /> C' est fatigant d' être dans un monde médiatique d' inculture.<br /> <br /> On a même droit dans une émission de télé réalité une personne qui nous annonce deux lunes autour de la terre:<br /> http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/tele-realite/80995/les-marseillais-a-rio-kim-est-persuadee-qu-il-y-a-deux-lunes.html
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P
Mais il y a deux lunes !!<br /> <br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/(3753)_Cruithne
Y
@Abdel<br /> <br /> Cela dépend des médias. Sur Futurascience il parle bien du fait qu'il ne s'agit pas d'une énergie primaire. Mais le simple fait de parler d'électrolyse devrait suffire, enfin en principe. Cela reste cependant quelque chose d'intéressant pour stocker l'énergie. Cependant effectivement cela ne peut pas résoudre la question de la production d'énergie primaire. Je sais bien que le taulier de ce blog déteste le nucléaire, mais le thorium reste une hypothèse des plus intéressante en la matière. Il ne faut pas sous-estimer la créativité scientifique. Si nos états n'étaient pas si omnibulés par le laissez-faire général je suis sûr que l'on pourrait résoudre les problèmes d'énergie rapidement. Et cela sans renvoyer tout le monde dans des mansardes.
R
Pus précisément, le TRE ou EROIE ne devient pas négatif, il passe en-dessous de 1...
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