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Orgie et mal de crâne........................................................

21 Novembre 2014 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Immobilier

Toute orgie finit de la même manière. On dégueule et on a mal au crâne. L'immobilier ne fait pas exception à l'histoire.

Ici ou ailleurs, on s'aperçoit que toutes les histoires se ressemblent : beaucoup de biens à vendre, peu d'acheteurs.

Les données de base sont têtues. Dans la plupart du territoire national, il y a plus de logements libres que de demandes de logements, soit en vente pure, soit en vente et locations...

Si le logement reste une priorité pour beaucoup de français, ceux-ci restent dans la même configuration. Avec un salaire médian à 1645 euros, même à deux, les possibilités d'endettement sont restreintes, 100 000 à 150 000 euros.

Cerise sur le gâteau, et comme dirait le regretté Audiard, les "cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait". On veut supprimer le prêt à taux fixe. Comme ça, l'immobilier vaudra vraiment plus rien du tout.Le risque sera transféré de la banque au quidam. Donc, on voudrait que le marché tombe à 200 000 unités (une vente tous les 175 ans, vu le nombre de logement), on ne s'y prendrait pas autrement. Donc, il n'y aura qu'une manière d'accéder à la propriété, c'est d'hériter. On la construire en terre pour 10 000 euros.

Dans cette situation de blocage, l'entretien se réduira au minimum, et la construction, en peau de chagrin. Dans les années 1930, c'était 100 000 logements/ an, ce sera sans doute un peu supérieur, mais guère plus. Sans compter toute la partie du parc qui sera à l'abandon, tombant doucement en ruine.

Déjà, sur la plupart du territoire national, la chasse à l'acheteur ressemble à la chasse au Dahut... Explication. Le marché de la résidence secondaire s'est effondré en 2007, et ne redécolle pas. Les biens en vente, donc, se retrouvent proposés à la seule demande locale, souvent très faible, sinon inexistante.

Donc, les patrimoines seront figés, et on assistera à une féodalisation certaine. Les rares ventes se feront avec apports personnels, crédits amicaux et familiaux et prêts vendeurs. Les prêts vendeurs peuvent s'étaler sur des décennies, ou des siècles, et là aussi, conduire à des sujétions éternelles ou importantes, ou au contraire à des quasi-escroqueries.

Pour ce qui est des baisses annoncées, elles sont risibles. - 20 % à 300 000 ou 400 000 euros. Certains ont du mal avec la réalité, encore.

Mais, sans doute, le crédit crunch qui s'en suivra a une autre finalité : faire des prêts à taux variable sur tout, le frigo, la bagnole, les soins que ne remboursera plus la sécu. Mais, là aussi, c'est mort, la marque d'un temps ancien. Sans doute, le marché du frigo d'occasion a dépassé celui du neuf, la bagnole est souvent achetée à tout petit prix, quand aux études des gosses, ils iront la finir par formation imposée par paul l'emploi.

Pour ce qui est de la santé, là on va rire. Le "marché" de la santé est aussi au plus mal. Le privé veut être privé, mais avec la garantie publique. Une "grève illimitée", des cliniques privées est envisagée. Tant mieux, ça évitera toutes les opérations inutiles qu'elles font, en manipulant le client, pour verser de plantureux dividendes à leurs actionnaires.

Ces cliniques font littéralement leur marché chaque jour, en opérant tout ce qui leur tombe sous la main, sans souci des conséquences, et le grand professeur prend une rallonge au passage pour opérer lui-même...

Le monde médical est largement étranger aux progrès de l'espérance de vie, qui est largement causé par l'amélioration du cadre de vie, et par une médecine à trois sous. Comme Knock jadis, il est arrivé au stade où il crée souvent plus de maladies qu'il n'en soigne réellement.

Les seniors, les plus consommateurs de soins, de "plus en plus touchés par la pauvreté", feront de très mauvais moutons. D'abord, on ne prête pas aux vieux, et leurs maladies sont incurables. Déjà que leurs héritiers n'arrivent pas à payer la maison de retraite...

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J
La prophétie de Patrick Reymond se réalise sous nous yeux : l'immobilier devient une valeur repoussoir !
Cadeaux empoisonnés, sources de charges et taxes renouvelées, biens trop cher à rénover ou simplement entretenir...
Faudra revenir aux fondamentaux : l'immobilier un bien d'usage pour la famille (éventuellement élargie) et un minimum de bras et bonne volonté pour que ça tourne (jardin etc...).
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B
Samedi 22 novembre 2014 :

France : dette immobilière des ménages en pourcentage du revenu disponible brut des ménages.

En janvier 1970, la dette immobilière des ménages était de 16 % de leur revenu disponible brut. Je dis bien : 16 %.
En janvier 1980, elle était de 28 %.
En janvier 1990, elle était de 34 %.
En janvier 2000, elle était de 34 %.
En janvier 2005, elle était de 41 %.
En janvier 2010, elle était de 58 %.
En septembre 2014, elle était de 69 %.

C’est la courbe rouge :

https://pbs.twimg.com/media/B3CEy2KCQAATuI8.png

La courbe noire représente la dette publique de la France.

Finalement, il n’y a pas que l’Etat qui est hyper-endetté, il n’y a pas que les collectivités locales qui sont hyper-endettées, il n’y a pas que les banques françaises qui sont hyper-endettées, il y a aussi les ménages.

En France, et dans tous les pays occidentaux, toute l’économie ne repose plus que sur …
… la dette.

Malheureusement, les bulles de dette privée et les bulles de dette publique ne peuvent pas gonfler jusqu’au ciel.
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V
merci raymond et aux commentaires, UN REGAL...
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B
Je bé-bé-bégaie mais t-t-t-t-tant pis.
Ce qui va achever de façon irrémédiable l’immobilier ce sont les impôts et les charges.
La fiscalité sur les revenus devient dramatiquement insuffisante pour permettre à nos valeureux élus et à leurs bons fonctionnaires de continuer à se sacrifier.
La hausse fiscale doit donc être translatée vers ce qui reste aux français en dehors de leurs salaires évanescents.
Deux moyens
Premier moyen : La fiscalité punitive.
Celle qui, s’appuyant sur la violation d’un interdit, autorise l’état à prélever des sommes démesurées sur des pauvres criminalisés à leur insu.
La technique est simple : multiplier les interdits et taxer les transgressions.
L’exemple le plus patent est celui des radars mais d’autre interdits existent y compris par exemple celui de s’être fait voler un document pour lequel il faudra débourser 25 € en timbres fiscaux. Vous noterez en passant que ce n’est pas le voleur qui est taxé pour deux raisons chacune suffisante 1.- le voleur n’est pour ainsi dire jamais recherché (ça coute trop cher et ça indispose les forces de l’ordre) 2.- S’il exige de la police d’être appréhendé, comme il n’est pas solvable on ne lui prendra rien.
Vous l’avez compris le vrai criminel, insolvable par nature, est exempté de fiscalité punitive. Seuls les petites gens méritent d’être sanctionnés et même si nos dirigeants en souffrent, ils se doivent de nous infliger ces corrections. N’ont-ils pas à charge de nous éduquer ?
Une limite toutefois. Avec l’ancienneté, les automobilistes ont appris à ne pas dépasser les 50km/h sur des routes à quatre voix en rase campagne avec 2 km de visibilité de part et d’autre. Il reste, bien-sûr le flashage aléatoire comme le révèle un certain nombre de voitures verbalisées pour excès de vitesse alors qu’elles étaient en stationnement (1). Les gens roulent moins et on assiste à une perte de rendement des radars qu’il faut sans cesse multiplier pour maintenir les ressources.
Deuxième moyen : la fiscalité immobilière
La nature de l’immobilier est d’être immobile. Impossible à délocaliser. Imaginez dans la jungle fiscale le régal du prédateur lorsqu’il découvre que la proie sur laquelle il fond ne s’en va pas ni ne se dissimule comme pourrait le faire un lingot d’or ou un objet de valeur. Il ne lui reste plus qu’à se repaitre de sa chaire et de son sang.
Si le prédateur était intelligent il ferait comme le berger Maasaï du Kenya qui opère une saignée sur le veau pour se nourrir mais suffisamment peu pour que l’animal continue à vivre. Mais voilà, acculé par les dettes géantes il faut prendre plus et plus et plus encore et vite et l’immobilier en mourra.
Actuellement le propriétaire immobilier est suffisamment attaché à son bien pour le préserver à tout prix (tout prix est bien le terme exact) mais la magie de la fiscalité opérante il décrochera progressivement et à terme il lâchera prise et on verra tôt ou tard des logements à donner comme en ex-Allemagne de l’est où l’administration offrait des apparts en échange du règlement des arriérés fiscaux et syndicaux.
Dans le Gard actuellement on abat des maisons faute de trouver des repreneurs taxophiles.

(1) Il est vivement déconseillé de refuser de payer l’amende car elle sera majorée d’une part et d’autre part une deuxième amende sera rédigée pour stationnement interdit… J’ose espérer que je fais de l’humour mais le doute me gagne…
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P
Quand je rapproche votre commentaire de la récente augmentation unilatérale de la valeur locative cadastrale, je ne peux que vous approuver.
La VLC représente la base taxable (autrement dit "assiette") de la taxe foncière , entre autres. Si cette base augmente, sans toucher au taux d'imposition, les impôts augmentent.
Dans les "zones immobilière tendues" (12 000 communes, merde quand même! Et certainement plus de 33% de la population concernée) la VLC pour le foncier constructible non bâti augmentera de 5 € par mètre carré. Votre grand-oncle, célibataire sans enfant, vous avait à la bonne parce que vous lui rendiez de temps en temps visite dans son village, petit certes, mais en limite de "zone tendue". Il décède, pais à son âme, et vous lègue, disons 2 000 m2 de terrain constructible. La dire commune, plutôt bien gérée, taxe à 20% de la VLC. Oui, 20 % c'est dans le bas de la fourchette.
A partir de 2015, vous paierez EN PLUS :
2 000 x 5 x 20% = 2 000€ tout rond.
Comment ça il vous vient des envies de brûler des centres des impôts?!? Mais fôpâ! C'est illégal...
La taxe foncière associée, très certainement
H
Et pour être certain de récupérer sa manne, l'état informatise tout, il faut savoir qu'aujourd'hui les radars sont programmés en usine et qu'il est impossible de les modifier . Il y a encore quelques années les forces de l'ordre appliquaient une tolérance d'une vingtaine de km. Exemple : en ville on était flashé a 75km/h, 71 retenu . Aujourd'hui les radars sont programmés pour prendre a 5km/h au dessus de la limite (marge d'erreur de 4km/h) sans que l'agent utilisateur puisse le modifier. De même, les PV papiers ont été remplacés par le fameux PV électronique , PVE. Même principe que le radar une fois rempli tout est automatisé l'agent ou son supérieur ne peuvent accorder d'indulgence .
M
immobiler , crédit , banques , ils se sont gavés pendant des décénies , alors bien sur , maintenant ils sont malades ; bien fait pour leur gueule ;
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