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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 00:34

On nous présente la régression pour le progrès, avec la fin du CDI, "pour un contrat de travail unique", en oubliant que c'était ce qui existait en 1970.

Le contrat de travail unique, c'était le CDI, ça évitait, d'ailleurs, d'encombrer le code du travail avec tout ce qui concerne intérim et CDD.
Ils veulent "simplifier le droit du travail", en réalité, ce sont les droits qu'ils veulent simplifier. Pour les réduire à rien.

Si vous voulez simplifier le droit du travail, supprimer donc CDD et intérim.

Quand aux indemnités de licenciements, bien entendu, ils veulent les fixer par avance, ne sachant pas, par avance, quel sera le préjudice subi. En effet, avec les nouveautés telles que le harcèlement, on n'est même plus dans le droit du travail.

D'autant plus que si un licenciement est illégal, il est normal et juste qu'il y ait, comme dans toute justice civile, réparation intégrale du préjudice.
De plus, les indemnités sont déjà prévues par les conventions collectives, et la loi.

Quand à la cour des comptes, elle se pose des questions sur l'efficacité des baisses de charges. En réalité, on peut lui mâcher le travail : complétement nulle.

La seule chose à mettre en relief dans l'industrie, c'est le défaut d'investissement des entreprises françaises. Et il est curieux de vouloir le pallier en baissant les salaires, ça n'a aucun rapport.

Mais, tout ça, c'est peigner la girafe. C'est du blabla qu'affectionnent nos c....s patentés surnommés "experts".

La aussi, la mère de toutes les crises est ailleurs. On veut adapter, les autres, c'est à dire les plus pauvres et les plus précaires, à un peu plus de pauvreté et de précarité, en prétendant que c'est autre chose que de la bêtise et de la méchanceté gratuite.

La vraie question, c'est l'endettement américain, particulièrement privé.

" Peu importe que l’on libéralise un peu plus le marché du travail ou que Macron fasse une nouvelle loi. Nous ne paierons pas. Nous ne paierons pas parce que nous ne pourrons pas."

Le marché du crédit aux USA vient de s'effondrer. Le recul obtenu en 2007-2009, n'était pas un recul sain, fait de remboursements, mais un recul fait de faillites, de défaillances et de défaut d'accès aux nouveaux crédits.

L'insolvabilité est générale, est ce n'est pas en tapant sur les plus faibles qu'on fera autre chose que l'aggraver. Mais, cela, on le fait, non par nécessité, mais par goût.

C'est le modèle économique global qui est à bout de souffle, et nous sommes avec une génération de rentiers et d'héritiers au pouvoir. Ils sont donc incapables d'imaginer la suite.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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BA 23/04/2015 08:04

Dans l'Union Européenne, il n'y a pas que la Grèce.

Neuf pays de l'Union Européenne sont en faillite.

La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, Chypre, la Belgique, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

Chiffres Eurostat publiés le mardi 21 avril 2015 :

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,920 milliards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,280 milliards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 203,319 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

5- Chypre : dette publique de 18,819 milliards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

6- Belgique : dette publique de 428,365 milliards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 1033,857 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

8- France : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 milliards de livres sterling, soit 89,4 % du PIB.

http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/6796761/2-21042015-AP-FR.pdf/7466add3-3a70-4abb-9009-bc986a5d2c0a