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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 00:39

Les gouvernants considèrent désormais leur population comme une nuisance, des gueux à parquer ou à exterminer s'ils remuent.

Le seul problème, comme on dit vulgairement, c'est qu'en cas d'effondrement économique, l'armée ou la police n'est pas épargnée non plus et que ceux qui restent, ce sont les bloods et les crips.

Parce que, paradoxalement, ils ont d'autres valeurs. Des valeurs moyenâgeuses. Les rois de la drogue, sont, paradoxalement, ceux qui ont d'autres valeurs que celles de la monnaie.

«L’armée doit se préparer, selon le document, à une »violente dislocation stratégique à l’intérieur même des États-Unis », qui pourrait être provoquée par »un effondrement économique imprévu », »une résistance intérieure délibérée ».

J'adore le terme "imprévu". Si on le met noir sur blanc, c'est qu'il n'est pas du tout imprévu. Il est possible, souhaitable, inéluctable.

Le racisme n'est pas en question, ce qui est en question ici, c'est le racisme réel et non fantasmé, le racisme indéracinable, le social.

Les gens qui n'ont pas de problèmes économiques sérieux, les fonctionnaires, tuent les précaires.

C'est, paradoxalement, la dictature militaire, et policière, qui risque de provoquer, à terme, l'effondrement. Aucune dictature, en état de faiblesse économique, ne peut se maintenir, contre son peuple.

Les dictatures qui se maintiennent, sont, au contraire, celles qui obtiennent les succès économiques, comme celle de Franco, en Espagne. Les espagnols étaient plus occupés à acheter leur logement, leur bagnole, et travailler qu'à défier la dictature, qui les laissaient vivre, s'ils se tenaient tranquilles.

Quand à la "résistance intérieure délibérée", l'action des autorités ne lui a pas laissé le choix. Automatiquement, elle a été crée. Le bétail parqué ici et là, ça fait des rebelles. Et les pauvres qui n'ont rien à foutre, et rien à perdre, ça fait aussi des rebelles.

Quand à faucher aux israëliens les techniques d'écrasement, il faudrait encore qu'elles fonctionnent, ce qu'elles font mal, car elles doivent sans cesse se perpétuer.

Comme disait Louis XI, la négociation coûte moins cher avant la guerre qu'après, et la paix coûte toujours moins cher que la guerre.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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commentaires

EnPassant 08/05/2015 11:14

Dans le même genre du mépris souverain pour la populace
Quand on sait combien une commission d'enquête publique est une simple chambre d'enregistrement des ordres venus d'en haut, là la commission dit NOGO et que font les pauvres dirigeants ?
les mêmes au demeurant qui ont déjà réalisé une première dans l'hexagone: privatiser une nationale, la 10, au profit de tonton Bouyges....

http://objectifaquitaine.latribune.fr/infrastructures/2015-05-07/lgv-demonstration-de-force-a-la-region-aquitaine.html


Après l’avis défavorable au projet de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax rendu par la commission d'enquête publique, la Région Aquitaine organisait ce matin à Bordeaux une manifestation en faisant appel aux élus, CCI et chefs d'entreprise. Quelque 150 personnes étaient présentes.
sur le même sujet


L'État tranchera cet été concernant le Grand Projet du Sud-Ouest. Alors, après l'avis défavorable rendu par la commission d'enquête publique qui met à mal le projet de lignes ferroviaires à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, le président PS du Conseil régional d'Aquitaine Alain Rousset a lancé un appel à la mobilisation des acteurs économiques et politiques. Quelque 150 personnes ont répondu à cet appel à mobilisation. Au programme de cette matinée baptisée "La LGV, j'y vais !", deux tables rondes sur "l'impact économique d'une LGV sur le territoire" et "la LGV vecteur d'aménagement du territoire et de mobilités".

En préambule à ces débats, Alain Rousset a réaffirmé son incompréhension :

"On est en France devant ce paradoxe : on attend des projets pour l'emploi, l'avenir, et, en même temps, on veut que rien ne bouge."

Le président a posé le débat en quatre questions :

"La LGV porte-t-elle le développement du territoire ? Le coût est-il rédhibitoire ? L'enjeu est-il suffisamment important ? Faut-il améliorer la mobilité de notre pays ?".

"Curieux et pour le moins baroque"

Martin Malvy a réaffirmé "l'intérêt majeur à ce que la LGV SEA (Sud Europe Atlantique) soit poursuivie et dans le calendrier selon lequel nous avons accepté de participer à l'opération". Le président du Conseil régional Midi-Pyrénées a rappelé que "de 2 à 3 millions de voyageurs et de 300 à 400 millions de recettes supplémentaires seraient amenées par Toulouse dans la liaison Bordeaux-Paris" et que, sans ce projet, "Toulouse serait la seule métropole française à plus de 4 heures de Paris".

"L'idée que Toulouse soit la seule ville française pas connectée au grand réseau européen à grande vitesse est une idée que nous ne pouvons accepter, a confirmé Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. La rentabilité socio-économique se trouve dans le projet d'ensemble pas dans les différents projets saucissonnés. Les différentes branches sont solidaires entre elles et concernent l'utilité globale du projet."

Après avoir qualifié l'avis de la commission de "curieux et pour la moins baroque", Jean-Luc Moudenc en a appelé au gouvernement pour "consolider financièrement la décision politique", récemment confirmée, de réaliser cette ligne :

"Nous avons lancé un projet urbain capital autour de Matabiau : nous prendrons les décisions qui s'imposent dans les semaines qui viennent sans se soucier du calendrier LGV pour que le scepticisme ne gagne pas."

30 à 40 % du PIB de la zone euro

Marian Elorza, secrétaire générale aux actions extérieures du gouvernement basque, a rappelé l'opportunité de créer un espace de mobilité durable au sein d'un Arc Atlantique qui représente plus 80 millions de personnes, 10 régions, 5 pays et 30 à 40 % du PIB de la zone euro.

Sur cet axe Atlantique, Laurent Courbu, président de la CCI Aquitaine, a rappelé lui que les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Euskadi avaient tout à gagner à se rapprocher et à travailler en synergie, citant notamment l'exemple du report modal :

"9.000 camions encombrent quotidiennement la rocade bordelaise et l'A63. Aujourd'hui le fret ferroviaire ne représente que 2,5 % du fret total, c'est pitoyable. Avec cette voie nouvelle de LGV, cela va délester la route de 2.000 à 3.000 camions pour aller vers 18 à 20 % de fret ferroviaire. Le bon sens finira par triompher : on ne peut pas condamner le territoire aquitain au tout-camion et à l'isolement."

Ce qu'a confirmé Michel Veunac, maire de Biarritz :

"La question de l'accessibilité est majeure à Biarritz, nous recevons des dizaines de dossiers d'opérateurs qui veulent organiser des congrès. Nous perdons une vingtaine de dossiers par an avec des opérateurs qui nous disent : "Votre avion est trop cher, votre train est trop lent". Biarritz a été retenue comme l'une des 20 marques internationales pour promouvoir le tourisme à l'international. Et là on ne peut imaginer une fracture de mobilité. La rupture du réseau européen en dessous de Bordeaux n'a aucun sens."

Luc Paboeuf, président du Conseil économique, social et environnemental régional, n'a pas dit l'inverse :

"Au moment où la région s'élargit vers le Nord, il serait dommage d'oublier la Communauté autonome du Pays basque et plus généralement la péninsule ibérique."

Président du Ceser de Midi-Pyrénées, Jean-Luc Chauzy a estimé quant à lui que le maillon faible de ce dossier est le montage financier, rappelant qu'il convient de conjuguer emprunts européens et investisseurs de long terme.

Alors qu'une délégation d'associations de la région hostiles au projet avaient également fait le déplacement à Bordeaux pour dénoncer l'obstination à soutenir ce projet, Alain Rousset a conclu cette matinée en appelant chacun à réagir :

"On ne s'est pas assez mobilisé. On s'est dit Rousset-Malvy, Juppé-Moudenc, ça suffit. Eh bien non ! Peut-être aurais-je dû organiser cette réunion plus tôt..."

Didier Bous 07/05/2015 21:11

Aux Etats-Unis, j'ai plutôt l'impression d'une guerre ethnique. Leur police n'assassine pas, à ma petite connaissance, des gens des milices antigouvernementales, par exemple.

Helios 09/05/2015 13:54

Ben si, Timothy McVeigh a été exécuté.

logique 07/05/2015 17:44

Et la lutte des classes continue :) :) mais a la différence de celle de Marks c'est maintenant la classe bourgeoise qui doit s'inquiéter depuis que le travailleur est surendetté. D'ailleurs une petite ponction du compte en banque semble avoir fait des émules. La cash sera désormais taxé et là se n'est pas les prolétaires qui sont visés. Se qui différencie le moyen age des républiques c'est la notion de propriété. Au moyen age tout appartenait au seigneur dans les république il semblerait que les nouveaux seigneur soient les banquiers et leurs larbins politiques. Les révolutions arrivent régulièrement mais jamais de la même manières ni pour les mêmes raisons.

Asclepios 13/05/2015 17:02

La propriété au "moyen-âge" (1000 ans, tout de même) est beaucoup plus variée que ça, de nombreux paysans possédant leurs terres, en plus d'une bourgeoisie urbaine enrichie par des opérations de prêts suivis de saisies. Sans compter les domaines appartenant à l'église, les seigneurs ruinés etc...Il y aurait beaucoup à dire.
Les clichés ont la vie dure, malheureusement :)

Youpla 07/05/2015 10:00

"Comme disait Louis XI, la négociation coûte moins cher avant la guerre qu'après, et la paix coûte toujours moins cher que la guerre."

Certes, mais le problème de nos maîtres (puisqu'il faut bien les appeler ainsi), c'est qu'ils nous considèrent trop nombreux pour que perdure notre mode de consommation effréné.
Donc, une bonne grosse guerre des familles (ou épidémie, etc) et le "stock d'humains" est réduit à du supportable pour notre monde fini.
Et après, on recommence les mêmes conneries car l'homme (soit disant sapiens sapiens) n'apprend rien de l'histoire.