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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:36

Ils sont cons, ces étrangers. Ils pensent passer à 100 % d'énergie électrique renouvelable, ou plus modestement, à 85 %, comme les chinois.
Ils ne se rendent pas compte de la chance inouï que, nous seuls, en France, avons d'avoir le nucléaire, et une élite si "éclairée", qui fait notre "bonheur", au besoin contre nous.

Pour peu, ils penseraient comme les autres. Heureusement qu'on a des zélites pour les empêchaient de faire des bêtises.

Ils sont cons ces parlementaires allemands ou californiens, qui s'acharnent littéralement à réduire la demande électrique, à grands coups de lois et de normes, qui ne coûtent pas grand chose, et qui fait économiser beaucoup.
Jancovici nous dit que le renouvelable coûte (parfois, vient il de rajouter) de 10 à 40 fois plus cher en capital que le nucléaire.

Seulement je serais curieux de savoir comment Jancovici va trouver le carburant à fournir aux centrales nucléaires. Parce que pour nos centrales classiques, c'est plutôt mal barré.
Elles ont été sauvé par les mines Kazakhs, et la baisse de la demande des centrales nipponnes et allemandes, et de bien d'autres, notamment aux USA, où ce que l'on reproche au secteur, c'est de n'être pas rentable.

Mais, qui trop embrasse mal étreint, il faut se rendre compte de l'absurdité du 10 à 40. Ce serait une curiosité de laboratoire, comme de récupérer l'uranium de l'eau de mer. Les nippons l'ont fait, mais cela n'à, dans ce cas, aucun sens. C'est au prix d'une débauche d'énergie si totale qu'elle en est caricaturale.

Pour gagner 1 ou a dépenser 1000. Donc, on ne l'appliquera pas. Pour le reste, le monde entier ne se précipiterait pas dans le renouvelable, si cela n'était pas rentable.

Il me semble d'ailleurs que deux piliers de l'énergie renouvelable, c'est à dire l'isolation et le solaire thermique me semblent eux, pas du tout concerné par ce "10 à 40 fois plus gourmand en capital".

Le 1/3 monde est amplement burné en solaire thermique, qui y semble d'un coût tout bonnement, bas, et d'une manière stupéfiante. L'amortissement ne s'y compte même pas en années, mais en mois, si l'on compare aux fioul, gaz et électricité.

Ce n'est donc pas "10 ou 40 fois plus gourmand en capital". Ou alors, on ne sait pas de quoi l'on parle. 3 à 6 mois, tout au plus, pour des installations qui coûtent 300 $ et qui, dans des pays chauds, économisent 1 à 2 tonnes de fioul.

Enfin, souvent, elles ne l'économisent pas, parce qu'il n'y avait rien avant...

Pour d'autres, c'est encore pire. Dans l'industrie lourde, 25 ans, c'est court, 50 ans, un changement rapide, et 1 siècle, une mesure de pensée courante. Alors, aller braire que la transition énergétique allemande, c'est un échec, il faut être gonflé comme une outre pour le prétendre.

Lancer un nouveau modèle, c'est toujours plus coûteux et gourmand en capital qu'un modèle, fut il à l'agonie, déjà testé, industrialisé et que n'importe quel pékin sait faire.

La production électrique allemande a évolué ainsi de 1990 à 2013 :

- charbon, de 140 à 132 TWh,

- lignite, de 170 à 161 TWh,

- fioul, de 11 à 7 TWh,

- gaz naturel : de 36 à 67 TWh.

le total issu du fossile passant de 358 à 356 TWh, baisse insignifiante me direz vous, mais plus significative si on regarde le "haut de bulle", visible au milieu de la décennie 2000-2010. En 2007, le maximum atteignait 384 TWh, et il faut tenir compte de l'effet d'inertie. Les centrales au gaz étaient à la mode dans les années 1980-1990, et les centrales à charbon jusqu'en 2007. Il n'y a plus de nouveaux projets.

C'est une malhonnêteté intellectuelle profonde de dire qu'il n'y a pas de changement. Le premier changement, c'est de mesurer le flux d'investissement, il n'existe plus dans le fossile;
Le second changement, c'est de mesurer le flux de désinvestissement. Il est d'un fort honorable gabarit dans le fioul, désormais réduit à presque rien, le charbon, moins fort dans le lignite.

Le nucléaire, lui, a été prié de fermer partiellement, pour éviter l'effondrement brutal du charbon et du lignite. Sa production est passée de 152 à 97 TWh.

Le renouvelable, "pas adapté", lui, s'est envolé de 20 à 152 TWh et son vrai développement n'a commencé qu'après 2000.

Le reste, lui est stable, de 20 à 25 TWh.
Globalement, la production est passée de 550 à 631 TWh. La malhonnêteté intellectuelle profonde est de se contenter de voir ce que l'on veut voir.

Oui, la production fossile n'a pas diminué, mais la consommation globale a fortement augmenté. Et c'est le nucléaire qui fait l'ajustement. Cela chagrine certains ? Les centrales nucléaires devront aussi être désinvesties...

La malhonnêteté c'est aussi de ne vouloir voir que les variations mensuelles ou annuelles, qui peuvent être déconnectée de la tendance lourde.

La malhonnêteté c'est de ne pas vouloir voir que les pouvoirs politiques protègent aussi lignite, charbon et même nucléaire. Quand il n'est plus protégé, comme le fioul, il tombe à l'état de reliquat en voie de disparition.

En 2014, la production ne s'établissait plus qu'à 610 TWh, dont 157 pour le renouvelable, 156 pour le lignite, 110 pour la houille, le nucléaire, stable à 97 TWh, le gaz à 58 TWh, et qui est en plaine crise et le fioul qui meurt à 5 TWh.

L'évolution, sur longue période se montre ici. Le charbon, le gaz et le fioul, étranger ou coûteux, est sacrifié, le lignite, préservé, parce qu'il est national, et disponible en grandes quantités.

La malhonnêteté, cela consiste aussi à faire des calculs orientés. La biomasse fait partie du renouvelable, si on n'en extrait que le surplus, et du non renouvelable, si on en extrait plus. Pour le moment, il n'y a pas lieu de le rajouter aux centrales à flamme pour gonfler la production faite à partir du gaz, lignite, charbon et fioul.

En 2015, jusqu'à la présente date (fin mai, première semaine de juin), la production a visiblement connu un trou d'air à 237 TWh (Hydraulique 10, vent 34, solaire 15, biomasse 20, charbon 42, lignite 60, gaz 16 et nucléaire 40), et on peut noter l'effacement total du charbon brun un mois, en mars.

On peut donc noter que la ventilation de la production, c'est aussi un rapport de force économique et politique, et non purement des choix techniques judicieux.

Les capitalistes aiment faire des arbitrages, judicieux financièrement à courte vue, mais qui ne relèvent pas d'un vision du futur grandiose.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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commentaires

gdronni 09/06/2015 10:21

Avec la récession, la crise et tout le toutim; la raison semble retrouvée !


Supprimer les feux rouges pour réaliser des économies. C'est le choix de plusieurs communes, dont Montluçon, dans l'Allier. Pour boucler son budget 2015, la ville est à la recherche de 1,2 million d’euros. Une somme importante, conséquence de la baisse de la dotation de l’Etat.
40 feux tricolores supprimés

Au moment de la remise aux normes des feux tricolores, qui doivent maintenant être équipés d’ampoules LED, la ville a donc décidé d’alléger la facture de 400 euros par feux en supprimant 40 de ces 364 feux de croisement. Les travaux commencés il y a deux mois et finis depuis trois semaines ont permis une économie de 16 000 euros sur les 145 600 qui aurait dû être engagés.
Les économies passent au vert

La note d’électricité bénéficiera aussi de ces suppressions, en passant de 17 000 à 15 000 euros par an. La note de maintenance devrait suivre…
Montluçon s’est inspiré d’Abbeville, dans la Somme, pionnière en France, qui a commencé à diminuer ses feux tricolores puis à les supprimer complètement – ou presque, le dernier feu devrait être supprimé d’ici deux ans.
Moins d'embouteillages

La mairie de Montluçon a trouvé des vertus qu’elle ne soupçonnait pas à cette tendance des « rues nues » : moins de dépenses, moins d’embouteillages, moins d’accidents et moins de pollution. Aux anciens croisements régulés par des feux rouges et devenus des ronds-points, les voitures freinent et démarrent moins fréquemment qu’avant et diffusent donc dans l’air moins de particules nocives.

Le rêve des automobilistes
La suppression des feux rouges apparaît comme le remède miracle à tous les maux des automobilistes mais sans étude sur le sujet pour l’appuyer, cette solution n’est encore qu’une douce rêverie pour les conducteurs.

https://fr.news.yahoo.com/de-montlucon-a-abbeville-les-feux-rouges-en-voie-de-disparition-185117707.html

gdronni 09/06/2015 08:13

Ah une dernière sur la bonne santé des aéroports et compagnies aériennes :

paris Moscou : le billet a 200 euro 15 jours avant le départ, jamais vu ça !

gdronni 09/06/2015 08:11

keskonsmarre :

les ricains ne savent plus faire des avions F35a : dernier cout = 1350 milliards de dollars et ça vole toujours pas.

les gaulois zelitistes (ecoles sup + politocards) des centrales nucléaires :


Nucléaire : et maintenant des problèmes de soupape pour le réacteur EPR
09 Juin 2015, 00h25 | MAJ : 09 Juin 2015, 00h52


Le site fait état d'un «rapport confidentiel» de l'Institut datant de février sur des «anomalies» sur les soupapes de ce réacteur de troisième génération en construction, déjà confronté à un sérieux problème sur sa cuve.

Le réacteur EPR n'en finit pas d'accumuler les problèmes techniques. En novembre, EDF a annoncé un nouveau report, à 2017, de la mise en service de ce réacteur. Puis en avril, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)SN a signalé une «sérieuse anomalie» dans la composition de l'acier du couvercle et du fond de cuve du réacteur fabriqué par Areva.

Ces difficultés interviennent alors que la filière nucléaire française est en pleine restructuration, à la suite des graves problèmes financiers rencontrés par Areva.L'Etat vient de décider de placer sous l'égide d'EDF la majorité de l'activité réacteurs d'Areva.

«EDF va devoir répondre» sur ce (dernier) point reconnaît l'IRSN. «Il n'y a pas de "rapport confidentiel" car nous n'en sommes qu'à la phase d'instruction», a indiqué Thierry Charles, directeur général adjoint de l'IRSN. Mais il y a eu une réunion préparatoire avec l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) au cours de laquelle ont été présentés des transparents».

«Les essais réalisés par EDF ont montré des difficultés sur les questions d'ouverture et de fermeture des soupapes», a expliqué M. Charles. Ces essais ont débuté en 2014 et se sont poursuivis en 2015. Pour l'instant, on ne peut pas encore conclure que c'est grave car on n'a pas encore jugé complètement la qualité» de ces fameuses soupapes. Nous sommes en train d'examiner le dossier remis par EDF en vue du démarrage de l'EPR, a-t-il souligné. L'IRSN devrait être en mesure de rendre à l'ASN son avis technique sur les soupapes sans doute «dans le courant de l'été». Il reviendra alors à l'ASN de demander à EDF des compléments d'information sur la conception des soupapes afin de s'assurer que ces éléments fonctionnent bien.


Interrogé par l'AFP, le groupe Areva, concepteur de l'EPR, a assuré que «tout ceci fait partie du travail normal de qualification des équipements mené avec l'IRSN». De son côté, EDF indique qu'il enverra son «rapport final» à l'ASN et à l'IRSN «au cours du second semestre».

Limité 08/06/2015 22:35

Faire du renouvelable c'est très bien, mais étant donné la situation climatique il serait préférable de retirer du lignite que du nucléaire. Faire le choix inverse est une absurdité.
La décarbonation est plus urgente que la dénucléarisation.

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