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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 17:18

Les choses se ressemblent au cours des siècles, l'effondrement surprend toujours la majorité des gens qui ne peuvent le concevoir.

Les fins d'empire, en réalité se ressemblent toujours. Ce qui reste, en dernier, c'est la force militaire.

En 1643, les tercios étaient toujours impressionnants. Et puis ils furent battus, et la force militaire s'évapora.

On pourrait le dire de la grande armée, de l'armée allemande, et demain, de l'armée US. Et de la construction européenne. L'espagnol hier objet de crainte, fut objet de dérision en fin du XVII° siècle. Le soviétique si craint s'évapora. Aujourd'hui, on le confond avec le russe, lui devenu redoutable...

La construction européenne semble si solide. Si éternelle. Faites pour 1 000 ans.
Mais comment expliquer que les termites rongent l'édifice ? Et faire le lien ? En France, le marché de l'outrecuidance secondaire s'effondre. Achetée trop chère, trop chère à l'entretien, nous dit on. Mais ce n'est qu'une composante de l'effondrement immobilier. Après, ce sont des ouvriers à 2000 euros (à deux), qui se lancent dans le bain.

Mais on voit les limites. des gens qui ont mis des années pour établir un budget de 125 000 euros. On est encore très loin des prix affichés.

Dans un village de Haute Loire, un meurtre défraya la chronique. Maintenant, à cet endroit, la règle, c'est - 50 % sur les prix affichés.

La morale, en est simple. Les gens n'ont plus un rond.Le système collapse. Et les zélotes du marché, renvoyé au marché local. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées, britanniques, américains, russes, chinois, etc...

La piscine, qui, hier, pour 100 000 euros dépensés faisait prendre 200 000 euros de plus value, est aujourd'hui, le boulet. Une piscine, c'est cher, non seulement à l'achat, mais à l'entretien. Et ça vieillit vite.

Et puis, pour les moins fortunés, les travaux éternels, il y en a ras le cul. Ras le cul, aussi, du tarif unique du Périgord : "tout à 1000 euros".

Donc, on va assister au collapsus du système. Sans doute, une crise économique monstrueuse, car non prévue et non gérée.

Quand on sombre dans l'idéologie, on invente le monde parfait. Donc, ce monde parfait ne connait pas les coups durs, les vaches maigres, qui peuvent devenir des tas d'os dans les près.

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Published by Patrick REYMOND
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commentaires

Eternité 24/07/2015 13:26

https://youtu.be/ZqMW6H39_HQ

Chanson sur le Temps qui passe et ne revient pas, l’Éternité contre toutes nos Vanités.

Que reste-il de ces civilisations, de ces empires qui se succèdent comme les saisons ? De ces Falaises usées par l'érosion ?

Que reste-t-il après un tremblement de terre et ces cités englouties au fond des mers ? Il ne reste pas pierre sur pierre...

Que reste-t-il des guerres, des révolutions ?
Le désarroi, la haine, la destruction...
Les tombeaux débordent de bonnes intentions...

Mais ce monde n'est pas le Vrai Monde...
Cette Vie n'est pas la Vraie Vie...
Les choses ne sont que des ombres...
Tout finit, tout s'oublie...

Ne savez-vous pas que tout passe ici bas ?
On ne vit que pour le temps et l'éternité nous attend... !

Dominique. B. 23/07/2015 09:16

Mdr Alcide vive les patates !
L'article de Reymond me laisse perplexe...il parait que dans les bas de laine des Francais il y a des milliers de milliards d euros...a ponctionner par l'autocrate habile a cela.
Je pense qie le citoyen va se familiarisé avec ces mots "rudimentaire chichement humblement"et d'autre de meme sens;il va devoir le faire.

li-on 23/07/2015 21:22

@dominique:" ..il parait que dans les bas de laine des Francais il y a des milliers de milliards d euros.."

milliards qui ont de la valeur tant que le système fonctionne et que les gens ont confiance . En cas de grosse crise systémique tous ces milliards peuvent devenir aussi leger et invisible que l'air . Une maison , un puit , un potager ,des arbres fruitiers d'au moins 20 ans qui produisent chaque année , des outils , des livres , des savoirs , savoir-faire c'est du concret et ça ne risque pas de s'évaporer aussi rapidement qu'un clic de souris ou qu'une panne de serveur.

Alcide 22/07/2015 21:09

Je vois un grand avenir pour les sauvages , les grincheux , les "survivalistes" comme on dit chez les bobos qui ne savent pas allumer un feu et encore moins tomber un arbre.
Mais bon , ils pourront toujours vendre leur femme pour un kilo de patates.
Qu'est-ce qu'on va pouvoir baiser !

http://lesakerfrancophone.net/se-preparer-au-pire-jusqua-quel-point-sans-le-provoquer-voyage-chez-les-survivalistes/

Alcide 24/07/2015 11:10

Toutes mes félicitations La Gaule!
Tu as du talent pour l'écriture.

Plus prosaïquement et sur le chapitre du "pratique" je me permettrai quelques remarques sur ton beau texte:

...Le problème est que l'homme est un être qui s'organise et dont l'organisation n'est efficace qu'en bande..

Certes , mais ce regroupement ne sert qu'a masquer les incompétences individuelles par une spécialisation des individus.Ce processus à été mis en œuvre dans les chaines de montage qui permettent ainsi d'avoir des spécialistes sur des domaines de plus en plus étroits qui in fine possèdent indubitablement la maitrise sur du rien.Les dits spécialistes fiers de leur étroitesse sont ainsi bien plus facilement manipulables par les groupes qui les emploient.

En cas de GE , les nuls se rassembleront et exigeront le partage chrétien autant que social.Les non spécialistes , ceux qui essaient de se débrouiller en tous domaines , les indépendants qui en outre ne souhaitent exploiter personne , s'éloignent du groupe de gueules ouvertes pleines de droits de revendications et d'appétit .C'est ainsi, comme dans la nature , il existe des presque solitaires , des peu grégaires.

...Ce sera par contre plus délicat avec des bandes pluri-ethniques armées jusqu'aux dents ...

Tu abordes là un point principal de stratégie.
Les bandes de parasites organisées armées et mobiles ne peuvent se constituer que sans GE et auquel cas c'est simplement impossible car les zautorités veillent et jamais ne tolèrent aucune concurrence.

Avec GE , le chaos s'installe rapidement dans les villes au bout de l'épuisement des trois jours de stock réglementaire des supermarché , la fin du pack de bière, du nutella et du calando dans le frigo.
Après ,ce sont les émeutes de la faim , de l'égoïsme et de la cupidité mêlè à la bêtise crasse.
On verra des cons se battre au sang dans le pillage pour un écran plat ou le dernier Ai-bidule qui sont aussi utile dans un GE que la vertu l'est à une prostituée ou à un politicien.

Toute l’existence urbaine est pratiquement maintenue par l'énergie.Pas de courant , plus de pétrole à la pompe et plus d'eau au robinet.

Les gugusses des beaux quartiers comme ceux des HLM sont coincés avec 7 jours de vie devant eux et ne le savent pas .
Car le bien le plus précieux et indispensable est avant tout l'eau potable.Ceux qui ne sont pas sur les routes à fuir sont cuits.

Ainsi les quelques prédateurs qui ont réchappé à la colique tenace consécutive à la consommation d'eau des flaques et des cours d'eau transformés en égouts arriveront à pied , car des malfaisants précautionneux auront coupé les petites routes d'accès.

Les prédateurs même faméliques serviront toujours de pâté pour les chiens. On ne peut pas être contre , c'est écologique , tri sélectif et tout le toutim bobo-valide.

...Le scénario qu'évoquait Michel Drac -sa première qualité serait d'avoir du recul intellectuel en toute chose- lorsqu'il affirmait qu'un scénario à la Mad Max rendrait caduque n'importe quelle solution de type BAD...

Mad Max est un fantasme irréaliste d'un intellectuel angoissé.

Faut se méfier des mecs en cuir qui surgissent dans les rêves et Michel Drac semble l'ignorer.
Pour vivre de sa plume comme intellectuel stérile il est indispensable d'avoir du fric et de pouvoir exploiter toute la chaine des gueux qui produisent du réel et prier que ne survienne jamais le GE.

Sans BAD et sans connaissance technique minimale , je lui souhaite bonne chance comme à d'autres à qui je souhaite bonne bourre.

La Gaule 23/07/2015 18:13

Bon, après le Grand Effondrement, si je crève la dalle, je sais maintenant quoi faire. Je mets ma plus robe et ma plus belle perruque -je trouverai bien une tafiole musculeuse et velue pour jouer le rôle du mari indigne- et je fonce chez Alcide qui n'a plus qu'à me refiler son adresse (non non mon vieux, désolé, ce qui est dit est dit !). En plus j'adore les patates et les courgettes.
Blague à part je suis toujours gêné de parler de ces histoires de survivalisme ou de preppers si ça fait plaisir (j'ai envie de dire classe moyenne instruite urbaine retournée aux champs mais ça fait trop long), parce que de toute façon je trouve cette tribu là infiniment plus sympathique que la plupart des tribus urbaines déliquescentes que je fréquente à l'ordinaire. Jalousie inconsciente vis à vis de tous ceux qui arrivent à créer de leurs mains ? Probable.
Mais déjà, la vanne d'Alcide met la puce à l'oreille. Ok, on peut imaginer que le GE (Grand Effondrement déjà cité) assure d'une manière inédite et sans accroc la continuité de l'ordre inaltérable du pouvoir, celui de la jouissance du fort surplombant le faible (le con, regardez comme il se meurt avec ses bras osseux et son gros bide !) et baisant l'entravée sans entrave (une patate la pipe, deux patates par devant, trois patates par derrière -mon tarif comme par hasard).
Rien de nouveau sous le soleil donc : créneau productif en phase = aisance matérielle = pouvoir = cul à gogo. Le trader qui avait chassé l'ingénieur va se faire détrôner par le prepper, le coq du village, le koulak, le gros malin urbain retourné aux champs. C'est dialectique, le fruit est mûr comme disait l'autre.
La perspective est plausible à condition que l'on évacue toute dimension de sortie individuelle de crise, ce qui va à l'encontre de la philosophie même -ou plutôt de leur imaginaire philosophique- dont se réclame généralement ceux qui se lancent dans l'aventure des champs.
En effet une chimère hante les couloirs du néocapitalisme contemporain, dissidence incluse, celle du « seul contre tous j'y arrive et je m'en sors », et il reste probablement l'ombre d'un cow boy Marlboro ancrée au fond de la tête par exemple du bon Michel Drac. Encore que celui-ci ne sublime la chose et nous édite prochainement un magistral ''l'éthique protestante et l'esprit du survivalisme » future bible de toute une génération pastorale.
Le problème est que l'homme est un être qui s'organise et dont l'organisation n'est efficace qu'en bande. Alcide pourra jouer les rois de son champ à la rigueur avec La Gaule, venue lui quémander une maigre racine les fleurs sur la perruque et le slip à la main (je vois d'ici Alcide en grogner et baver de concupiscence).
Ce sera par contre plus délicat avec des bandes pluri-ethniques armées jusqu'aux dents lesquelles, dans le meilleur des cas, lui proposeront à prix d'or (juste pour voir où celui-ci est enterré) la plus moche du troupeau des femelles bobos qu'ils détiendront captives au fond de leur forteresse en barre -du premier choix malgré tout, toute une promo de sciences-po issue de la diversité.
Le scénario qu'évoquait Michel Drac -sa première qualité serait d'avoir du recul intellectuel en toute chose- lorsqu'il affirmait qu'un scénario à la Mad Max rendrait caduque n'importe quelle solution de type BAD.
Un tissu d'unités productives autonomes n'est donc concevable que sous haute protection, ce qui suppose une haute forme d'organisation, laquelle finit toujours par être défavorable à l'autonomie de ses propres structures.
Au delà du scénario gore il reste la réalité historique, celle qui constate que les anciens maîtres -les vrais, pas les petits maîtres, les sous fifres promis à l'abattoir- restent souvent les mieux placés pour tirer parti d'un nouvel ordre productif, parce qu'il leur reste les moyens d'acheter de nouveaux moyens de puissance -milice privée ou autres (et dans les villes affamées ce ne sont pas les candidats qui manqueront, les plus aptes, les plus féroces, les autres seront crevés).
L'éternel problème est de plus que la liberté et le bonheur discret des petits cristallise la haine et la convoitise des gros, et que les premiers n'ont pas d'autre choix que de devenir gros à leur tour pour contrer les seconds.
En lisant le très intéressant texte du Saker, je pensais à la guerre menée contre les gros éleveurs et leur milice de tueurs à gage par les fermiers du Wyoming américain à la fin du dix neuvième siècle (plus connue sous le nom de Johnson County War). Guerre qu'ils n'ont fini par gagner que par l'intervention d'une structure plus forte que les protagonistes -l'état fédéral finissant par imposer son arbitrage.
https://en.wikipedia.org/wiki/Johnson_County_War
L'auteur constate également que l'aptitude à survivre du citoyen américain (majoritairement un rural) pendant la grande dépression ne l'a pas empêché de mourir de faim par millions (chiffre très controversé avec arguments par certains historiens, il n'en reste pas moins que la famine de masse fut aussi la réalité américaine de cette époque). Tout simplement parce que le jeu complexe de la guerre sociale a empêché ces citoyens d'exercer leur savoir faire. Relire tout simplement les Raisins de la Colère de Steinbeck.
Mais je m'égare. Mis à part le fait qu'avant deux décennies je serai sec -de faim ou non- le but de mon commentaire reste l'alléchant champ de roseval à Alcide, et la non moins pourléchante transaction à laquelle il donnera lieu.
Cher sauvage, cher vieux grincheux, j'arrive !!!

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