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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 18:11

je crois que nous avons effectivement atteint le sommet du tas de merde dans la zone euro. " Lisez simplement la presse américaine: elle considère que les gens de Bruxelles, de Strasbourg et de Berlin sont complètement fous! "

Le gouvernement grec a donc effectivement, capitulé. Pourquoi ? Pour rien. Le montant de la dette franchira allégrement les 200 % du pib, et voguera vers les 300 %.

Sauf, si la Grèce se révèle, malgré les 86 milliards annoncés, totalement insolvable. On va y arriver, même si, dans les faits, c'est peut être pour la prochaine fois.
La morale de l'histoire, c'est que tout gouvernement qui n'est pas pour la sortie de l'euro, trahira son peuple.
Tsipras, Syrisa ou du moins, une partie, auront du mal à s'en relever. Surtout après le référendum.

Jusque là, on pouvait penser à un certain machiavélisme, mais ce n'était pas du machiavélisme, c'était la préparation de la capitulation, à croire que le référendum était là pour être perdu.
Donc, après, il restera contre, Aube Dorée, et Parti communiste. Après un renforcement de la cure d'austérité, et Syrisa qui suivra le chemin du PASOK.

Bien entendu, rien n'indique que la crise européenne ne rebondira pas, ici ou ailleurs. Retraite portée à 67 ans (pour ceux qui ont du travail), et 50 % de chômage chez les jeunes...

Grâce à ce qu'il faut bien appeler la connerie des dirigeants européens, je pense sérieusement que lors de la libération, nous aurons une période bien méritée de grande terreur, et un épisode où la haine débordera dans des massacres de septembre. La radicalisation a le goût du sang.

Quand aux dirigeants allemands, ils ont vraiment un problème.

Le schéma utilisé n'a jamais fonctionné. La baisse des dépenses (- 10 % du PIB), ayant entraîné une baisse de 25 % du PIB. Pourquoi veut on penser, que "cette fois, ça va fonctionner" ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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commentaires

Mario 14/07/2015 19:47

Ils voulaient juste faire semblant de boucler le sujet afin de pouvoir partir en vacances tranquille ( En Grèce ? ) les hostilités reprendrons à la rentrée .
Si le peuple n'a pas les moyens de s'offrir des vacances qu'il crève .

vincent 14/07/2015 19:25

Tu vois Patrick il y a pas de solution energetique individuel face a la rapacité du systeme,
la preuve espagnole :

Espagne : Les hommes qui s’approprient le soleil


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Pour protéger les intérêts bien enracinés de ses oligopoles, le gouvernement espagnol interdit, en pratique, l’accès des PME et des ménages à l’énergie solaire

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Par Don Quijones – Le 14 juin 2015 – Source WOLF STREET

S’il y a une chose que nous devrions retenir de ce long combat acharné contre la crise, c’est qu’il n’y a aucune limite à ce que nos gouvernement élus sont prêts à entreprendre pour protéger les intérêts et privilèges des oligarques et de leurs oligopoles. En Espagne, le gouvernement s’apprête même à s’approprier les rayons du soleil pour protéger la ploutocratie énergétique du pays.



Aujourd’hui, le gouvernement espagnol envisage de taxer les foyers qui produisent leur propre électricité à partir de l’énergie solaire et qui en stockent une partie dans des batteries solaires. Selon El País :


Un projet de décret préparé par le ministère de l’Industrie, de l’Énergie et du Tourisme instaure une nouvelle redevance pour décourager l’utilisation de batteries solaires ou d’autres systèmes de stockage par les personnes qui produisent de l’électricité au moyen de panneaux solaires ou photovoltaïques, et qui sont connectés au réseau national d’énergie.

Ce dernier décret royal suit à la trace le précédent, rendu public en 2013, qui imposait une taxe réservée uniquement à ceux qui produisaient leur propre électricité. Lorsqu’elle sera passée en texte de loi, les intrépides producteurs d’énergie amateurs seront obligés de payer une redevance d’assistance pour l’énergie produite par leurs panneaux solaire, en sus de la redevance d’accès payée par tous ceux qui consomment de l’électricité à partir du réseau conventionnel.

Pire encore, afin de savoir qui produit quelle quantité d’énergie (et bien entendu, de quel montant les taxer), tous les panneaux solaires devront être reliés au réseau. Les producteurs d’énergie qui ne se connectent pas au réseau pourraient se voir réclamer jusqu’à 30 millions d’euros d’amende (oui, sept zéros !). Comme le signale Forbes, l’intention est claire : intimider les contribuables pour les forcer à se connecter au réseau, de manière à pouvoir les taxer.

La taxe rendra non viable la production d’énergie par les résidents : ce sera moins cher de continuer à acheter l’énergie aux fournisseurs traditionnels. Et c’est précisément ça le but.

Pour ce qui est du dernier décret en date, son objectif est de dissuader les ménages et les entreprises de stocker de l’énergie en surplus. Selon les nouvelles règles, les consommateurs ne pourront pas utiliser des batteries Powerwall de Tesla et seront également pénalisés s’ils utilisent les systèmes de stockage incorporés dans les panneaux solaires de dernière génération.

Résultat : pratiquement toute forme d’énergie auto-produite deviendra non rentable. Seuls les consommateurs totalement déconnectés du réseau, possédant leurs propres systèmes de production d’énergie complètement indépendants, pourront utiliser des batteries sans être automatiquement pénalisés. Mais même cette option est irréalisable, parce que les appareils modernes de stockage ont généralement une autonomie de plus ou moins deux heures, ce qui les empêche en pratique d’être auto-suffisantes.

Un bouche-trou

Tout ceci est nécessaire, affirme le gouvernement, afin de combler un déficit tarifaire cumulé de 26 milliards d’euros – soit l’écart entre les coûts de production d’énergie et ce que le consommateur de base paie pour l’électricité.

Selon la version des faits fournie par le gouvernement, la cause à l’origine de ce déficit est le vaste surplus d’énergie généré pendant l’âge d’or de la production d’énergie solaire en Espagne, auquel le gouvernement de Rajoy a brutalement mis fin en retirant les subventions et en imposant ce qu’on a appelé la Taxe du Soleil. Il fut un temps où l’Espagne générait tellement d’énergie solaire, grâce en grande partie aux généreux subsides de l’État et à la chute des prix, que la capacité de production excédait la demande de 60%.

Selon d’autres sources, la motivation principale du gouvernement à taxer les petits récolteurs de lumière solaire espagnols était de choyer les oligopoles espagnols de l’énergie – Gas Natural, Endesa (détenu aujourd’hui par le géant italien de l’énergie Enel), Red Electrica de España, Union Fenosa, Iberdrola et Repsol – et de les préserver de la menace posée par une compétition loyale.

Le secteur de l’énergie en Espagne constitue une force lobbyiste considérable. Au cours des dernières décennies, ces six compagnies ont procuré des postes lucratifs de conseillers à des douzaines d’anciens hommes politiques influents (voir cette présentation) , parmi lesquels deux anciens premiers ministres, Felipe Gonzalez (Gas Natural) et José María Aznar (Endesa), l’actuel ministre de l’Économie Luis de Guindos (Endesa), l’ancien secrétaire d’État à l’Économie Guillermo de la Dehesa (Union Fenosa) et l’ancien vice-président du gouvernement Narcís Serra I Serra (Gas Natural).

La véritable menace

Donc les géants de l’énergie espagnols finissent toujours par obtenir ce qu’ils désirent. Avec le prix des panneaux solaires diminuant d’environ 80% chaque année et de plus en plus de ménages et d’entreprises investissant dans la perspective séduisante de l’indépendance énergétique, il fallait réagir. Si de plus en plus de gens continuaient à produire leur propre énergie, ce n’était qu’une question de temps avant que cette tendance atteigne un point critique.

Le problème n’était pas tant le type d’énergie produite – l’Espagne se targue déjà de posséder la plus grosse centrale d’énergie solaire au monde, et est le quatrième plus gros producteur d’énergie solaire – mais plutôt qui la produisait. En fait il s’agit principalement du contrôle et du maintien d’un modèle commercial oligopolistique, largement centralisé. Aussi longtemps que des compagnies comme Endesa, Iberdrola et Gas Natural continueront à contrôler chaque point d’entrée et de sortie le long du circuit énergétique espagnol, leur domination ne sera pas contestée et les consommateurs d’énergie resteront les otages de leurs caprices, parmi lesquels bien sûr les hausses de prix. L’Espagne est pour l’instant au quatrième rang des pays d’Europe où l’électricité est la plus chère.

Tandis que d’innombrables petites entreprises et ménages, leurrés par les promesses d’indépendance et de viabilité énergétique de l’ancien gouvernement, se retrouvent maintenant avec des investissements qui ont perdu l’essentiel de leur intérêt, l’Espagne se repose de plus en plus pour ses besoins énergétiques sur l’Algérie, d’où provient plus de 50% de son gaz naturel – pas vraiment la source la plus sûre dans le contexte géopolitique actuel.

Mais pour le gouvernement de Rajoy et les indéracinables oligopoles qu’il chouchoute, traiter avec des consommateurs affranchis dans le contexte d’un marché en mutation rapide constitue un risque beaucoup plus grave que de faire affaire avec un régime situé dans une des régions les plus instables de la planète.

Don Quijones Raging Bull-Shit.

Note

Les gouvernements espagnols entretiennent une relation particulière avec les grandes sociétés commerciales. Et le marché avec Goldman était l’exemple-type de cadeau intéressé. Mais cela pourrait bien basculer. Lire… Est-ce que Goldman va perdre un tentacule?

Traduit par bluetonga, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

simplet 14/07/2015 13:52

Et voilà... suite aux prochains épisodes officiels. selon Reuter:
BRUXELLES (Reuters) - Les responsables financiers de la zone euro avaient bien des difficultés mardi à trouver un moyen d'empêcher la Grèce de faire défaut sur une échéance due à la Banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine, aucune des six options existantes n'étant optimale.
La Grèce doit rembourser 3,5 milliards d'euros à la BCE d'ici lundi mais avant cela Athènes doit régler un arriéré de plus de deux milliards d'euros au Fonds monétaire international (FMI).
Globalement, il faut à la Grèce sept milliards d'euros en juillet et encore cinq milliards d'ici la mi-août, selon les estimations de ses créanciers internationaux.
"Nous examinons tous les instruments et fonds disponibles et tous paraissent présenter des inconvénients ou des impossibilité voire même des obstacles légaux et c'est pourquoi nous y travaillons encore", a dit Jeroen Dijsselbloem, le président des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) au début des discussions de l'Ecofin, équivalent de l'Eurogroupe pour l'ensemble de l'Union européenne (UE).
Les secrétaires d'Etat aux finances, travaillant dans le cadre du Groupe de Travail Eurogroupe, discuteront des six options possibles mardi avant de faire une recommandation qui pourrait être approuvée par les ministres lors d'une téléconférence ce mardi ou demain mercredi.
Parmi ces options, figurent la possibilité de prêts bilatéraux, le remboursement des profits réalisés par la BCE sur les obligations grecques achetées durant la crise financière et l'emploi des ressources encore disponibles au sein d'un mini-fonds de renflouement créé en 2010, le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF).
Cette dernière option est la moins pratique a priori; pour mobiliser les 13,2 milliards d'euros qui restent encore dans le MESF, les 28 pays de l'UE doivent donner leur aval car le fonds est adonné au budget communautaire.
La Grande-Bretagne, qui avait refusé cette possibilité pour la Grèce par le passé, a confirmé sa position mardi. "La zone euro doit régler sa propre ardoise", a dit le ministre des Finances George Osborne.
Des responsables européens ont déjà dit clairement cette semaine que Londres ne contribuerait sans doute pas au sauvetage de la Grèce et que Bruxelles de toute façon ne solliciterait pas les Britanniques.
Prague s'aligne sur la position britannique. "La République tchèque ne fournira aucun prêt à la Grèce et n'en garantira pas davantage", a dit le ministre des Finances Andrej Babis.
"Je pense que (la zone euro) a pris la mauvaise décision. Le mieux pour la Grèce serait de quitter la zone euro et d'obtenir l'annulation d'une partie de sa dette; de mon point de vue, la dette grecque sera à nouveau à l'ordre du jour dans quelque temps", a-t-il ajouté.
(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

simplet 14/07/2015 13:03

Je ne crois pas du tout à la fin de cette histoire. Ce n'est à mon sens qu'un préambule de ce qui va nous tomber dessus.
Ni gauche, ni libéralisme, seulement l'impossibilité suivie par un grand vide. Ou le contraire.
Cet accord infâme est construit sur des éléments qui ne se concrétiseront jamais.
Par exemple: sur un PIB en hausse de la Grèce. Mort de rire. Je, vous connaissez le souffleur. Il est français. Il est même Président par absence ou rejet de concurrent.
On continue d' hypnotiser l'opinion et repousser encore l'issue inexorable.

Alcide 14/07/2015 12:17

Une nouvelle analyse sur la dette odieuse, illégitime, illégale et criminelle:

...Commentant la déclaration de l'ex-ministre des Finances Yanis Varoufakis, selon qui 90% des prêts obtenus par la Grèce ont servi aux banques, le professeur précise: "C'est exact, et la majorité absolue de cette somme est passée à côté de la Grèce, personne ne l'a vue. Cela servait à rembourser la dette. A refinancer et à recapitaliser les banques, ainsi qu'à payer les intérêts de la dette. Cet argent aurait pu nous permettre d'acheter la moitié du système bancaire européen".

Dimitrios Patelis explique que l'accord en cours de préparation avec les créanciers a pour finalité de vendre les biens publics grecs.

"La banque agricole grecque a été vendue à une banque française pour le prix de l'un des bâtiments de cette banque à Athènes, comme un site immobilier. Savez-vous quelle est la valeur marchande de ce bien?", dit-il...
Extrait de:
La dette publique de la Grèce est illégitime, et Athènes doit saisir les institutions internationales pour exiger qu'elle soit annulée.

http://fr.sputniknews.com/international/20150714/1016999000.html

Bien évidemment , il faut être con comme un Charlie pour croire que les gouvernements occidentaux sont démocratiques , c'est à dire œuvrent pour le bien du plus grand nombre , honnêtes , francs et que la monnaie n'est pas inventée à coût nul par les banques privées.

Nous ne devons rien si ce n'est poursuivre et punir ces malfaiteurs en bande organisée qui sont susceptible d’amener la guerre par OTAN interposé ou la ruine par la dette frauduleuse.

BA 14/07/2015 11:31

L'Europe allemande.

TINA !

There Is No Alternative !

La zone euro, c'est la zone mark.

La politique monétaire de la zone euro, c'est la politique d'Angela Merkel.

Aujourd'hui, il n'y a qu'une seule politique possible en Europe : c'est la politique d'Angela Merkel.

« Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » (déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011)

« Tout à coup, l'Europe se met à parler allemand. » Maladroite ou cynique, la déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011 à Leipzig, est bien dans le style de l'époque. Le ténor de la CDU a été ovationné lorsqu'il a précisé que ce n'était pas la langue de Goethe qui s'imposait, « mais l'acceptation des idées politiques pour lesquelles Angela Merkel se bat avec tant de succès ».

http://www.challenges.fr/economie/20111124.CHA7248/l-europe-a-l-heure-allemande.html

Au sujet de l'Europe allemande :

Charles de Gaulle rêvait de construire une Europe des Etats indépendants, une Europe des Etats souverains.

En revanche, l'Allemagne rêvait de construire une Europe allemande !

Entre 1965 et 1969, Charles de Gaulle est de plus en plus violent lorsqu'il parle de l'Allemagne.

Je recopie un passage de l'historien Eric Roussel, dans son livre « De Gaulle », édition Tempus, tome 2, page 575 :

A mesure que le temps passe, de Gaulle semble de plus en plus enclin à faire cavalier seul sur le plan international, à aller jusqu'au bout de la logique exposée dans Le Fil de l'épée. Henry Kissinger en a eu la preuve lors d'un dîner à l'Elysée. Ayant demandé au général comment il pensait éviter que l'Allemagne ne domine l'Europe dont il rêvait, il s'est entendu répondre, très calmement : « Par la guerre. » « Il faudra leur rentrer dans la gueule », dira le général peu après à l'amiral Flohic, soucieux d'avoir son avis sur le même sujet.

robespierre 14/07/2015 00:02

Dans 5 ans, les boches ne pourront plus sortir de chez eux.... hi hi

eiffel67 13/07/2015 22:50

Monsieur Reymond,

lorsque vous écriviez le 10 juillet :
"En réalité, tant que ces concessions sont conditionnelles et liées à une réduction drastique du stock de dette, il ne fait aucune concession, mais une manoeuvre politique."
j'ai manqué de manger mon chapeau !
Comment ça ? PM, d'ordinaire si perspicace, serait-il tombé dans le panneau que certains (cf front de gauche, mais aussi Sapir, Plenel, J.Généreux, JF Kahn qui a bien vieilli...) nous répète à l'envi ?

J'avais donc préparé un pdf reprenant les aricles et meilleures contributions du site "mondialisation.ca", que voici :
http://trot.shoupy.fr/Syrisa.pdf
(une dizaine de minutes pour tout lire lentement, 3-4 pour les + pressés, j'ai surligné de jaune l'essentiel...) ;
en revanche je ne retrouve plus un article expliquant le passage de 80% de la dette au privé (banques) à 80% aupublic (nous, les Etats)... C'était peut-être sur votre blog !!

Mais voilà... ouf ! Fort heureusement, vos commentaires du jour me rassurent : OUI Tsipras a abdiqué, il a trahi son peuple !!! et cela fait des mois que cela dure !!! il n'a même pas gagné du temps ; avez-vous noté comme il s'est engagé timidement et tardivement en faveur de son référendum ? 4 jours avant le dimanche du vote il ne s'était pas encore "engagé" !! il a tout fait pour que le 50/50 se produise mais patatras...

Au final, c'est tout un peuple qui va souffrir, il n'y a aucun espoir politique à attendre ; un semblant de démocratie ; c'est la pire des dictatures qui s'installe économiquement, financièrement, judiciairement, juridiquement, etc ; et après tout... quand un peuple vote mal, on change de peuple !

Alcide 14/07/2015 09:55

...en revanche je ne retrouve plus un article expliquant le passage de 80% de la dette au privé (banques) à 80% au public (nous, les Etats)... C'était peut-être sur votre blog !!...

Quelques éléments de réponse à votre légitime et important questionnement :

How Fascist Capitalism Functions: The Case Of Greece
http://www.zerohedge.com/news/2015-07-12/how-fascist-capitalism-functions-case-greece

Un assassin financier parle : John Perkins explique comment la Grèce a été victime des «assassins financiers»
http://lesakerfrancophone.net/un-assassin-financier-parle-john-perkins-explique-comment-la-grece-a-ete-victime-des-assassins-financiers/

L'article le plus explicite sur ce sujet qui montre bien le transfert de créances pourries initialement détenues par les banques privées vers la responsabilité des contribuables:

The Biggest Winner From The Greek Tragedy
http://www.zerohedge.com/news/2015-07-06/who-biggest-winner-greek-tragedy

Il s'agit bien évidemment d'une -nouvelle- forfaiture des ordures au pouvoir car désormais le contribuable français et européen en général est responsable du défaut de paiement sur la dette grecque initialement financée en monnaie inventée par le cartel bancaire.

Le système bancaire est totalement frauduleux mais légalisé.

Feelgood 13/07/2015 21:26

Bullshit en Espagne pour sauver la « démocratie » et les rentes :

http://lesakerfrancophone.net/les-hommes-qui-sapproprient-le-soleil/

La débilité n’a pas de prix...

Abdel 13/07/2015 20:20

Pendant ce temps, les européens dont les donneurs de leçons hollandais ce font sodomiser par Lockheed Martin :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2015/07/12/trop-cher-le-f-35-sera-un-avion-secondaire-859303.html

seul les australiens ont reagi :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2015/07/09/l-australie-abandonne-le-f-35b-859288.html

Pendant ce temps là , les russes prépare leurs gourdins au cas où les européens ont des pensées sado-maso :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2015/07/11/la-russie-prepare-l-arrivee-du-systeme-s-350-859298.html

La Gaule 13/07/2015 18:42

Bon, moi je ne vais pas pleurer. J'avais d'ailleurs dit récemment sur un blog voisin et sous un autre pseudo que tout ça se finirait comme au Kosovo il y a quinze ans. Nous n'en serions donc qu'au début de l'histoire.
Pour l'instant, cela a un petit air de Tchécoslovaquie en 68 mais sans les chars -je veux bien reconnaître qu'ils ne sont sans doute pas très loin.
Tsipras et son acolyte en fait c'est Dubcek & Dubcek, sortis tout droit d'un album dessiné par Hergé et rempli de bons sentiments fraternels et démocratiques à l'usage des classes moyennes européennes de gauche.
Deux braves types dont le costard n'était pas taillé pour la situation. Le culot, sans la détermination froide au détriment des scrupules s'il le faut, ne mène jamais bien au-delà des mouvements de rébellion sympathique.
J'ignore ce que va nous étaler la bloguitude de gauche pour couper la pilule en quatre, les -tous excellents dans leurs limites politiques- Sapir, Lordon, Descartes, Berruyer etc.
Berruyer à l'air du lauréat de la promo qui vient de glisser sur une peau de banane devant les filles. On sait aussi maintenant comment compléter la crâne sentence de Lordon lancée jadis du haut de sa pyramide (reportez-vous au blog de ce grand bavard trop rarement lumineux) :  ''Ce que l'extrême droite ne nous prendra jamais''.
Ben voilà, on a compris Frédo ! Elle ne risque pas de vous prendre votre naïveté intellectuelle inconséquente, ni vos couilles molles dès qu'il s'agit de passer aux travaux pratiques.
Sapir s'échine depuis plusieurs billets (de haute volée, cela ne retire rien) à nous surligner que l'affaire grecque a fait au moins un mort, l'Union Européenne. Il ne se résoudra sans doute pas à admettre que le cadavre de la gauche, TOUTE la gauche de la même Europe est désormais dans les placards de la même Union avant l'effondrement.
Il n'y aura donc pas plus d'autre Europe que de sortie à gauche de l'Union européenne, l'ensemble du personnel politique de la gauche y servant soit de complice déclaré et assumé, soit d'acteur de psychodrame (et de seconde zone en valeur) pour donner le change.
Même si je ne doute pas que d'autres mouvements se bousculent pour reprendre l'étendard désormais crotté de Syriza aux yeux des masses intellectuelles en mal d'espérance. Le prochain sera probablement Podemos, sur lequel certains ont tout dit de manière assez drolatique :
http://www.metamag.fr/metamag-2973-LES-ENTRETIENS-DE-M%C3%89TAMAG--JERONIMO-MOLINA.html
Seul un Michéa pourrait nous dire pourquoi jamais la gauche européenne ne se résoudra à tuer la Mère, à liquider ce qui constitue le dernier avatar de l'Internationalisme de Progrès, parce que c'est bien cet avatar qui lui permet bon an mal de maintenir encore son OPA plus que centenaire sur les classes populaires.
L'union Européenne pourrait bien être ainsi le tombeau, la fin du voyage, de l'aventure révolutionnaire commencée à Paris il y a deux siècles. Belle aventure si intellectuellement foisonnante -du libéralisme au situationnisme en passant par tous les socialismes imaginables- et tellement riche de son extraordinaire mythologie militante et insurrectionnelle.
Ben oui, Fredo ! Tout ça pour ça ! J'aimerais tellement (tu sais, j'en ai croqué moi aussi de toutes tes conneries) ne pas te dire que cette fois, pour toi et les tiens, c'est le bout du rouleau...
Sinon, vous êtes bien gentil, Reymond, de nous agiter le chiffon rouge de la Terreur. Mais pour l'instant les anges exterminateurs et leurs colonnes infernales potentielles sont à Bruxelles et les exterminés en puissance sont en Grèce -en attendant notre tour.
A quoi à servi la terreur révolutionnaire, d'abord ? Si ce n'est à liquider la séquence réellement révolutionnaire de la grande révolution en envoyant ses troupes au casse pipe universel, y compris contre leurs propres frères.
Vous savez aussi bien que moi qu'à la base, les terres de l'ouest n'étaient pas plus hostiles à la révolution que le reste du pays (le parlement de Rennes fut même historiquement le deuxième à contester l'autorité royale, dès février 1789), et que c'est un concours de circonstances malheureux (la levée en masse des hommes jeunes en plein moment de la récolte n'a pas peu joué sur ces terres de très petites exploitations rurales) qui a mené à la catastrophe des guerres de Vendée.
On peut d'ailleurs s'interroger sur le rôle joué au sein de la gauche républicaine jacobine par le sacro-saint principe de la divine laïcité à partir de cette séquence dramatique.
En gros cela sert à resserrer les rangs derrière quand on est dans la merde. Cela fonctionne toujours ainsi, sauf qu'il semblerait aujourd'hui que le musulman ait été désigné comme mouton du méchouis, à l'est d'Eden.

nanar 14/07/2015 12:14

Alexis Tsipras : une capitulation lourde de conséquences pour les gauches européennes
http://www.politis.fr/Alexis-Tsipras-une-capitulation,31899.html

Ce qui est intéressant c'est que c'est un blogueur de gauche (le Yeti) qui l'écrit. Bon, souverainiste de gauche mais quand même.

Extrait : "Maniant la langue de bois la plus éculée (« aujourd’hui, il faut faire preuve du sens de l’État, du sens de la Nation et du sens de l’intérêt européen »), scandant des déclarations d’intention parfaitement creuses (« il faut que les Allemands cessent leur comédie »), le leader du Parti de gauche finit par prêcher l’absence totale d’alternative à l’omnipotence de l’euro, pourtant arme fatale de la BCE contre les peuples"

fabrice 13/07/2015 16:30

Un autre son de cloche à propos de la capitulation de la Grece :http://www.atlantico.fr/decryptage/cet-etrange-faisceau-indices-qui-peut-laisser-penser-que-grecs-seraient-en-fait-en-train-tout-mettre-en-oeuvre-pour-sortir-terme-2232423.html/page/0/1

eric 13/07/2015 12:18

Bonjour à tous,

Un seul exemple me vient à l'esprit : les médecins charlatans de Molière avec leur sabir médical mâtiné de latin avec un seul remède : LA SAIGNEE, cela ne marche pas LA SAIGNEE vous dis-je...

Le problème de la Grèce, c'est encore et toujours le stock de la dette (venant des banques privées et reprises par les etats, euh les con tribuables ...), sujet pas traité et même pas évoqué ; je prends ce jour les paris, on va passer un été normalement tranquille (peut-être regarder la Chine quand même), sable, rosé, grillades ... et on reparle de la Grèce à la rentrée...

Et effectivement, après Syrisa, on aura quoi ?