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Le contexte économique du canal de Suez.

7 Août 2015 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #transport maritime

On a parlé de travaux pharaoniques pour les deux "canaux français", Suez et Panama, qui ont lieu en même temps.
En réalité l'exploit eu lieu au XIX° Siècle, parce que la technologie était nettement moins évoluée, Suez n'avait pas grand chose à voir avec le canal Français de Panama, qui, lui même, n'avait pas grand chose à voir avec le canal américain qui lui succéda.

Mais, quel est l'impact sur le pays "bénéficiaire" du canal, et de sa manne ? Grand. Et à la fois, démotivant. Il est clair que la présence des canaux sont, pour les pays bénéficiaires, des "mannes", responsable de "dutch diseases" durables, et même plus durables que celles du pétrole, du charbon, ou de l'argent.

Pour rappel, la "Dutch disease" c'est la maladie hollandaise liée à la découverte du gaz naturel de Groniguen.
Après étude, cette manne n'avait entraîné, finalement, rien en plus, rien en moins, mais avait été absorbée par une baisse égale de l'efficacité économique globale du pays.

L'Egypte de Moubarak était devenu un pays de rentes. Rente de Suez, rente du tourisme, rente du pétrole. Rien d'étonnant, donc, que la mauvaise tenue de ces trois rentes entraîne la crise de régime.
Envolée l'époque nassérienne et son industrialisation. Le canal n'apportera rien, le pays ne produit pas grand chose.

Au mieux, cette rente du canal sera gaspillée, la rente pétrolière, modeste, a disparu, le tourisme se porte mal. Et avec ça, il faut faire vivre 89 millions de personnes.

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Clovis simard 02/09/2015 00:16

LE CANADA EN RÉCESSION À ÉTÉ PRÉDIT 10 septembre 2014 PAR LE FERMATON, C'EST MATHÉMATIQUES(fermaton.overblog.com)

Bruno 16/08/2015 18:36

Bonjour,

Drôle d'ambiance cet été : un mélange de léthargie estivale et d'augmentation du chaos ambiant. D'un côté des crises financière, économiques, sociales et énergétiques (notamment le baril de pétrole de 40 dollars) qui accélèrent et de l'autre, le calme estival dû aux vacances (magasins fermés, la moitié des gens absents au boulot). Alors que l'automne risque de s'annoncer chaud.

Phil du 06 16/08/2015 11:03

Les pauvres journalistes soumis à la propagande US/EU ont bien du mal avec les "gentils" ukrainiens qui ne font pas comme attendu. Vivement l'eurovision en Ukraine européenne avec les femmes à barbes. En attendant, les gays d'Odessa ont la chance de ne pas se faire bruler vif comme les pro russes ou bombarder comme au Donbass. Que font les pleureuses habituelles du type BHL ?

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/08/15/a-odessa-les-homosexuels-renoncent-a-la-gay-pride-sous-pression-des-milices-nationalistes_4725987_3214.html

BA 12/08/2015 14:52

A propos de la faillite de la Grèce en 2009 :

Le 6 octobre 2009, Georgios Papandréou devient Premier ministre.
Onze jours après son arrivée au pouvoir, il annonce, dans un souci de transparence, que l'état réel des finances grecques avait été caché par le précédent gouvernement. Il fait rétablir les véritables données économiques, dont un déficit équivalent à 12,5 % du PIB pour la seule année 2009. La Commission européenne confirmera cette falsification des données quelques semaines plus tard.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ge%C3%B3rgios_Papandr%C3%A9ou_(1952-)

Le 17 octobre 2009, tout le monde comprend que la Grèce est en faillite : la dette publique de la Grèce est de 299,69 milliards d'euros, soit 129,7 % du PIB. Mais les autres dirigeants européens, la BCE et le FMI ne veulent pas que la Grèce quitte la zone euro.

Les autres dirigeants européens, la BCE et le FMI décident de tout faire, et même de faire n'importe quoi, pour garder la Grèce dans la zone euro.

En 2009, au lieu de laisser la Grèce faire un défaut total sur sa dette, sortir de l'euro, revenir à la drachme, dévaluer, etc, ils décident de sacrifier le peuple grec et de garder la Grèce dans la zone euro.

Six ans plus tard, le résultat est le suivant :

Le peuple grec a été sacrifié.

La Grèce est en faillite.

Les banques grecques sont en faillite.

L'Allemagne a réalisé 100 milliards d'euros d'économies grâce à la crise grecque. C'est ça, le plus important.

Pour que l'Allemagne continue à s'enrichir, il faut que la Grèce continue à s'appauvrir.

La construction européenne, c'est des nations du sud qui doivent continuer à s'appauvrir, pour que les nations du nord continuent à s'enrichir.

La construction européenne, c'est un boulevard pour les fureurs nationalistes, pour les colères populaires, pour les partis extrémistes, puis, au bout du boulevard, …


… la guerre.


L'Allemagne, qui a adopté une ligne dure vis-à-vis d'Athènes, a fortement profité de la crise économique et financière en Grèce, révèle un institut d'études économiques allemand aujourd'hui.

Selon des calculs de l'Institut Leibnitz de recherche économique (IWH), l'Allemagne a pu réaliser des économies budgétaires de quelque 100 milliards d'euros depuis le début de la crise grecque en 2010, soit plus de 3% du Produit intérieur brut (PIB).

"Ces économies dépassent le coût engendré par la crise, et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette", écrivent les économistes.

"L'Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise en Grèce", poursuivent-ils.

Les experts ont effectué des simulations en partant du constat que les investisseurs confrontés à une crise économique effectuent le plus possible des placements sûrs. "Durant la crise européenne de la dette, l'Allemagne a profité de cet effet de manière disproportionnée", selon eux.

Ils ont également cherché à évaluer quelle aurait été une politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) neutre pour l'Allemagne durant cette période.

"On en vient à des taux simulés sur les emprunts d'Etat allemands qui, en moyenne entre 2010 et aujourd'hui, sont 3% plus élevés à ce qu'ils ont été dans la réalité", selon eux, ce qui revient à des économies budgétaires globales d'au moins 100 milliards d'euros sur les quatre dernières années et demi".

L'Allemagne a également raflé d'importants contrats lors des privatisations menées tambour battant par Athènes depuis 2011 en échange de l'aide financière des Européens notamment. La société Fraport, associée à un entrepreneur grec, a notamment décroché le contrat de rachat de 14 aéroports régionaux grecs, dont certains très touristiques comme Corfou, pour environ un milliard d'euros.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/08/10/97002-20150810FILWWW00214-grece-l-allemagne-a-profite-de-la-crise-etude.php

Pierre 08/08/2015 19:25

Bonsoir. Le cas du "Dutch disease" semble ne pas s'être produit en Norvège, pays dans lequel la manne pétrolière et gazière est encore plus importante que ce qui fut le cas en Hollande, en regard des populations respectives des des deux pays. Donc, le "Dutch disease" n'est pas une fatalité.

Qu'il arrive en Égypte n'est pas étonnant car de toutes façons ce pays ne fait que décliner depuis la mort de Marc-Antoine.

Eric 08/08/2015 08:37

Maintenant, on sous entend que l'embargo de la Russie, c'est la faute a la Russie et a Vlad...

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/embargo-russe/l-embargo-russe-reconduit_1033885.html