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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 15:41

Là, je désignerais la partie charnue de mon individu, qui me sers à m'assoir. Le temps des "états impuissants" ? NON.

Le temps des états VOLONTAIREMENT IMPUISSANTS. Pour cause d'obéissance aux dogmes.

Malraux avait raison, le XXI° siècle est religieux, mais la religion imposée d'en haut, abjecte.

Bien sûr, l'appel à "réformer en profondeur", en France, est sempiternel aussi. Mais les "bons résultats anglo-saxons", ne sont ceux que des menteurs, voleurs, tricheurs, et de leur "comptabilité créative". Les banquiers centraux, notamment la FED, ment encore plus qu'elle ne respire.

"Mais ils le font en confiant des pans entiers de la puissance publique (santé, éducation, emploi, etc.) à d'autres intervenants privés ou locaux."

Marrant, c'est le moins qu'on puisse dire. La santé US, ça fait rire tout le monde, c'est inabordable, et avec peu de résultats, en dessous de ceux d'un Cuba qui dépense dix fois moins, et égal à ceux du Royaume Uni, qui dépense -seulement- deux fois moins. L'emploi est tellement bidouillé que ça fait rire, aussi, tout le monde. Pas loin de 100 millions d'américains en âge de travailler et sans emploi. Quand à l'éducation, la statistique fait que les chiffres font paraître ceux de l'URSS, honnêtes, transparents et inattaquables.

Les "minorités défavorisés", passent à l'ancienneté, et le redoublement n'y existe pas, même si on est totalement illettré, et qu'on ne sait pas compter.

Le rôle d'un état n'est pas de se soumettre à une classe de capitalistes. Le rôle d'un état, c'est de les soumettre.

L'état moderne a sa matrice chez Louis XI, la monarchie espagnole, et la monarchie française.

A leurs grandes époques, les monarques espagnols et français ont essayés de détruire le capitalisme, en lui faisant la guerre. La guerre espagnole a duré plus de 50 ans, la fin du règne de Louis XIV a vu une guerre de pratiquement 30 ans, et les négociateurs de 1709 ne s'y sont pas trompés. Ils voulaient la disparition de l'état Louisquatorzien.

L'affronter directement s'est avéré infructueux, il est apparu plus profitable de le déstabiliser, comme plus tard, l'URSS.

Le problème est dans le mental des dirigeants. Crise des migrants ? Il n'y a rien de plus facile que de défendre une frontière.

Quand à certains, ils ont visiblement les yeux plus grands que le ventre. L'empire américain est visiblement disproportionné à leurs forces désormais, l'Arabie Saoudite a trouvé son Viet Nam au Yemen, il s'y embourbe, ce qui est un exploit dans un pays aussi sec. Le seul problème, ce son ces crèves la faim et culs terreux qui sont loin d'être manchots pour se battre et qui ont une notion inconnu chez nos dirigeants et qui s'appelle l'honneur.

Quand à la Chine, comme l'a dit un lecteur, c'est un avion qui ne sait comment atterrir, désormais.

Il est temps, désormais de changer d'aristocratie. Celle qui est en place est trop gourmande.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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La Gaule 03/09/2015 16:11

2)
Ensuite, voici le lien d'une contribution théorique qui peut concerner le propos de PR, à savoir le nécessaire changement ''d'aristocratie'', sauf que moi je fais allusion aux pires qui arrivent:

http://www.revue-ballast.fr/jean-claude-michea-on-ne-peut-etre-politiquement-orthodoxe/

Ce texte a été proposé par Berruyer sur son site mais je préfère donner le lien original vu la connerie de certains commentaires chez OB.
Berruyer, c'est le boucher qui propose régulièrement du faux filet à sa clientèle sachant qu'elle ne bouffe que du pot au feu. Récrimination générale : ''nous, ce qu'on veut c'est du jarret, le faux filet n'a rien à foutre chez nous ''. Alors, après, il peut continuer d'écouler son jarret tranquille. C'est le but de la manœuvre.
Le passage le plus brûlant est celui qui renvoie à la parenté du fascisme avec le socialisme, les deux trouvant leur point de départ dans la dissolution des liens sociaux qu'engendre inexorablement le principe de neutralité axiologique libéral.
Pour Michéa, l'impossibilité de traduire ce désarroi populaire par les fascismes tient surtout à leur nostalgie pour les anciennes aristocraties guerrières, leur culte de la hiérarchie et de la force brutale, ainsi que leur paganisme d'où découlera l'antisémitisme éradicateur.
Il n'empêche que le souci des classes sociales inférieures était encore bien présent chez eux. C'est toute la différence avec ce que l'on sent poindre en Ukraine et ailleurs, où des formes résurgentes de ce fascisme archaïque ne semble être que l'avant garde mercenaire d'une nouvelle aristocratie suprémaciste, celle-ci mue par un principe éradicateur encore plus radical : mort aux pauvres !
Ces pauvres inutiles au nouveau monde qui vient, celui dont les hiérarchies économiques transnationales en place n'ont plus que faire. Si les pauvres sont les nouveaux juifs, alors c'est l'ensemble de la planète qui deviendra un camp d'extermination (C'est d'ailleurs pour avoir développé ce thème -rebaptisé ''complaisance pour Hitler'' -que je me suis fait lourder de chez Berruyer).
Il ne fait pourtant guère de doute pour moi que ces deux formes d'expression politiques n'ont rien à faire dans le même panier et qu'elles sont appelés à se combattre pour des raisons qui n'ont plus rien à voir avec l'ancien affrontement des SA et des SS par exemple dans l'Allemagne nazie (tout simplement parce que les élites économiques étaient encore largement contenues dans des cadres nationaux, n'en déplaise à toutes les âneries récitées mécaniquement ici et là sur certains blogs).
Combat dont l'issue ne fait aucun doute non plus et, en Ukraine aux dernière nouvelles, cela semble être le cas. Ce qui me fait dire que tous les ''antifa'' obsessionnels à la Lordon ne font que tirer sur des corbillards pour mieux baliser le terrain des bulldozers qui arrivent.
Lordon justement. Voici la réponse que lui a faite un illustre inconnu, suite à la réaction outrée du bonhomme après l'appel lancé par Jacques Sapir pour la constitution d'un front commun anti euro dépassant les forces dites ''de gauche''.

http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/981/files/2015/08/Réponse-à-Frédéric-Lordon-par-Alexandre-Tzara.pdf

Ce qu'il y a de marrant dans ce genre de texte, est qu'il fait paraître Lordon comme une victime de la méthode globale, s'exerçant à recopier le Malet et Isaac pour avoir l'air intelligent au prochain mariage de son beau frère prof d'histoire.
Un bonhomme qui fut la référence économique obligée de Daniel Mermet sur France Inter a forcément ce genre de limite.
Quant à Sapir, cela me coûte beaucoup de dézinguer l'un des rares honnêtes homme de la gauche française, cela même si son appel a reçu quelques échos :

http://descartes.over-blog.fr/2015/08/le-coup-de-pied-dans-la-fourmiliere-de-jacques-sapir.html#comments

Mais bon, son argument comme quoi le FN resterait infréquentable tant qu'il serait pour la préférence nationale -parce que celle-ci serait trop génératrice de ''pressions inflationnistes'' (?)-sent l'économiste mou qui se barricade derrière sa science pour ne pas effrayer les copains.
http://russeurope.hypotheses.org/4244

On dirait que Sapir vit encore dans les années trente, là où il était question du sort de populations européennes venues en France pour travailler et déjà effectivement au travail. Pas d'une invasion de populations exotiques dans un pays où il y a déjà plus de cinq millions de chômeurs.
Qu'est donc un ''fasciste'' en l'an 2015 ?
Un pauvre type machiavéliquement privé de tous ses repères et qui préférera toujours une Aube Dorée à une Hillary Clinton, quitte à déplaire à un Mélenchon quelconque -vautré sur sa rente de conviction- parce qu'il sait que c'est le seul moyen pour lui d'être vu dans la soupe.
Ce pauvre type étant en voie de devenir majoritaire dans les classes populaires (les vraies, pas celle de notre PR), les tentatives à la Sapir sont vouées à finir en énième ''réconciliation républicaine des deux rives'', sur le modèle de celle qui finit en eau de boudin avec le ''pôle républicain'' de Chevènement en 2002. Un truc pour blogueur bac +5 qui a intégré les codes culturel des classes moyennes à défaut de pouvoir y rentrer.
Voir précisément Chevènement venir toucher la main de Dupont-Aignan parce que la patrie est en danger, est un tableau pathétique qui évoque le radeau de la Méduse.
Je ne peux que souhaiter bon courage à Jacques Sapir -avec ironie hélas.

La Gaule 03/09/2015 16:06

1)
Qu'est-ce qu'un état ''volontairement impuissant'' aujourd'hui en 2015, au fait ? Un état au service des oligarchies transnationales et non plus de l'intérêt général, puisque celui-ci se veut circonscrit à l'intérieur de frontières -nationales mais pas forcément si l'on se réfère aux bluettes racontées par les partisans d'une ''autre Europe''- alors que l'intérêt général des oligarchies se veut prétendument élevé à l'échelle de la planète entière au nom des Droits de l'Homme.
Une mutation de l'état occidental bien analysée par certains (Hervé Juvin entre autres) qui lui permet d'organiser l'abolition des frontières par un double mouvement d'expulsion, à la fois centripète et centrifuge, sur les doubles plans symbolique et physique.
Expulsion pour l'autochtone de l'ancien cadre légal de la nation état providence, garantissant un certain niveau de protection sociale par l'emploi, et expulsion dans l'autre sens pour l'allogène qui vient contribuer à détruire les repaires de l'autochtone, en faisant exploser le même ancien cadre légal.
L'état ''volontairement impuissant'' de notre PR n'est rien d'autre que le grand organisateur de ce double mouvement au terme de sa mutation fonctionnelle -presque achevée en France.
Ce qui me fait dire au passage que si la guerre civile internationale déborde dans ce pays, elle résultera d'abord d'un choix l'état, dont il nous faudra ne pas attendre grand chose à ce titre, et surtout elle nous mettra aux prises avec des combattants -et pas des ''migrants'' qui s’enfuiront au premier coup de fusil comme le suggère Monseigneur.

Pour illustrer cette idée, je crois que cette personne a raison :
http://russiepolitics.blogspot.fr/2015/09/larme-migratoire-et-le-maidan-europeen.html

Dans le même ordre d'idée, j'aimerai également mettre en exergue cette citation :

'''A l’échelle mondiale aucune  des mesures envisagées ne correspond à la bonne clé d’une sortie de crise et le fossé entre offre globale et demande globale ne cesse de s’élargir : le processus de dislocation ne s’achève pas. Il est même conforté par la digue ultime des banques centrales….des établissements dont le passif n’est jamais exigible[14]… Plus clairement encore, la course à la baisse mondiale de la part des salaires dans la valeur ajoutée peut se poursuivre [15], et la logique de destruction continuer : expulsion de ceux qui bénéficiaient d’un Etat-providence, d’un emploi stable, d’une appartenance à la classe moyenne, etc. Mais aussi expulsion des entrepreneurs politiques classiques désormais supplantés par des gangs ou « formations prédatrices » [16] faites d’une élite mondialisée, hors-sol, bénéficiant de capacités systémiques surpuissantes et finalement peu maitrisables[17] : banquiers, juristes, comptables, mathématiciens, journalistes, dirigeants de grandes entreprises, informaticiens, physiciens, lobbyistes, etc.[18]. Au total expulsion de la démocratie au profit d’une oligarchie, avec maintien, voire sacralisation de droits de l’homme dans leurs versions les plus épurées, c’est-à-dire anglo-saxonnes. Le triste spectacle de la Grèce est là pour le confirmer.'''

Elle est extraite de l'avant dernier billet de JC Werrebrouck :
http://www.lacrisedesannees2010.com/2015/08/l-intensification-de-la-crise-planetaire-de-surproduction.html

J'ai souvent pesté contre JCW parce que la moitié de ses billets me donnent l'impression d'être analphabète et que certains de ses concepts, que je mets sur le compte d'un certain dandysme de la pensée (dans son genre JCW c'est le Oscar Wilde de la pensée économique), me gavent -surtout celui ''entrepreneuriat'' politique.
Ici, je trouve sa synthèse aussi juste que remarquablement limpide.
Sur la Chine d'abord, il prend soin de remettre la crise actuelle dans son contexte général, celui de la dépression planétaire de la demande, car c'est bien la chute de la consommation en occident qui est à l'origine du récent dérapage chinois, soit la fin d'un jeu de chaise musicale qui dure depuis plusieurs décennies maintenant.
Il tourne ainsi le dos à toute explication circonstancielle locale de l’événement et rejoint d'autres analyses allant dans le même sens :

http://lesakerfrancophone.net/soyez-sur-vos-gardes/

Il reste bien sûr possible (probable) que les marchés occidentaux aient provoqué la crise présente avec l'état d'esprit de celui qui n'a plus de carte dans son jeu que celle de faire reposer le désastre sur d'autres épaules, mais le problème de fond n'est pas celui-là.
Autre problème de fond dont j'ai donné un aperçu plus haut : point de salut dans le mécanisme même de la crise, ce que j'ai toujours défendu ici.
Il n'y a pas de ''murs'' qui vont s'effondrer sous les trompettes de Jéricho des blogueurs, et les seuls murs que je vois s'ériger sont ceux des prisons que les oligarchies bâtissent pour nous, les énormes moyens dont ils disposent leur permettant de piloter la crise à vue à leur avantage. Quant aux ''fruits mûrs'', je n'en vois pas d'autres que ceux -très juteux- dont elles continuent à se goinfrer.
Le texte de JCW me donne aussi à penser que c'est ici, en Europe avachie et déboussolée (ce qui ne prête pas à l'optimisme) que tout va se jouer. Nous sommes bien au cœur du monde en fusion et il ne faudra pas trop faire le difficile pour en sortir. N'en déplaise à ceux que les cuisines politiciennes locales répugnent et qui préfèrent collectionner les images de petits soldats provenant de la périphérie -en Ukraine, en Syrie ou ailleurs.
Le programme politique qu'esquisse JCW est également intéressant. En tout cas, il a déjà deux longueur d'avance sur la récente déclaration de principes de Sapir que j'évoque plus loin (je ne parle pas de ses articles en général, lesquels ont épuisé le sujet. Je crois d'ailleurs qu'il est dans l'erreur en s'accrochant à la ''monnaie commune'').

http://www.lacrisedesannees2010.com/2015/09/comment-federer-autour-du-theme-de-la-fin-de-l-euro.html

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