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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 23:15

Les français veulent, dit on, tailler dans les budgets, les aides sociales notamment.

En réalité, si des oeuvres de salubrité existent, c'est bien tailler dans la culture, et le sport, la grimace et le spectacle, après tout, ont toujours existé. Quand les footballeurs étaient dix fois moins payés, ils n'étaient pas moins nombreux. Alors, pourquoi les subventionner ? S'ils répondent à un besoin, ils vivront sans, au besoin en s'adaptant, si ce n'est que des machines à sous, elles périront.

Plus intéressant sont les domaines sanctuarisés : retraites et maladie. En réalité, quand les importants, les oligarques, parlent de réduire les aides sociales, c'est bien de la vieillesse et de la maladie, dont ils parlent.

Pour ce qui est des "équipements", les hommes politiques ne veulent pas les abaisser, car ce sont les petits coquins, pardon, copains, qui en profitent. 70 % du marché du BTP, ce sont des commandes publiques...

On est dans le même cas que le complexe militaro-industriel US, pas question de le réduire. Même si on peut désormais se poser des questions sur le bien fondé de bien des travaux. On le fait, bien plus pour le dit de "maintenir une activité", et accessoirement, caser le fiston et la fille chez le gros entrepreneur national. Voir se caser soi-même si la malédiction d'une élection faisait perdre la place, bonne, chaude et confortable. Le message envoyé aux suivants sera d'autant plus clair : soyez sympathique, nous le serons aussi...

A côté, les aides sociales, c'est que dalle. C'est DEJA réduit au maximum. Si c'était réduit davantage, cela entraînerait délinquance supplémentaire, et reviendrait à reporter la charge des inactifs sur leurs familles...

Je conseille, d'ailleurs, à tous les gens friands de serrer le kiki aux pauvres, de relire un bouquin qui s'appelle "code civil", et qu'ils risquent d'avoir des surprises, comme ces enfants et petits enfants, qui au nom même de ce code, doivent payer la maison de retraite de l'ancien.

Ils seraient sûrement ravis de payer pour les autres inactifs...

Donc, tout le monde est d'accord pour tailler dans les budgets. ce qui est étonnant, c'est que quand les gouvernements le font, et ils font ça depuis 40 ans, ils se font envoyer au tapis aux élections...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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commentaires

Abdel 21/10/2015 19:51

@La Gaule,

Oui, surprise surprise en 1905 pour la marine russe.....ce qui est amusant dans cette affaire est que la marine japonaise a beneficié d 'ingeneiurs francais ( comme Léonce Verny ) mais surtout le travail remarquable de Louis-Emile Bertin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-%C3%89mile_Bertin

La Gaule 22/10/2015 03:50

Non, je ne connaissais pas cet aspect de l'histoire.
Merci, Abdel.

Sclavus 21/10/2015 15:10

Mais qu’est-ce que tu foutais à Cayenne La Gaule? tu voulais sauter le petit caïman? C'est vraie que dans leur prime jeunesse ils ont la peau (et la chère) tendre...ou bien tu cherchais l'or? parait-il qu'il y en a plein

Sclavus 22/10/2015 12:41

En gros - d'après qqs discussions avec les expatriés d'époque qui se sont tous achetés des apparts avec les primes de séjour en outremer - c'était plutôt bien rémunéré (si ma mémoire est bonne les primes étaient rondelettes) ; tu dois être un sacré personnage pour avoir bouffé tout ça. Merci beaucoup pour toutes ces infos.

La Gaule 22/10/2015 03:53

Salut. Le PR étant en phase d'accélération productive, j'en profite pour te répondre. En fait je ne foutais pas grand chose de glorieux et les mignons n'étaient pas plus que ça dans le coup.
J'ai été ramasseur de pisse à l'hôpital de Cayenne avant d'être embauché comme gratte papier à la division administrative de la base de Kourou. Le chef du personnel -on disait pas encore DRH- un ancien flic des mœurs, ayant remarqué mes quelques aptitudes rédactionnelles me colla à la correspondance (il n'y avait pas internet à l'époque, en 1975, tout était centralisé et chaque boîte avait sa ''ruche'', son pool infernal de dactylos).
Pour d'obscures raisons d'affinités personnelles et dans l'ambiance parano qui accompagnait la mise en chantier d'Ariane, le même se mit en tête que j'étais ''l'Informateur'' (cela rappelait un peu ''l'imprécateur'', un roman best-seller du temps au thème voisin), un gus interne à la boîte qui renseignait périodiquement le ''Canard'' (enchaîné) sur les grandeurs et les petitesses de la vie quotidienne sur la base de Kourou (de par ma vie nocturne intense je savais d'ailleurs parfaitement de qui il s'agissait, un syndicaliste décalé du crû).
Je suis donc rentré en France un jour sur un coup de tête, alors que je m'apprêtais juste à me couler comme tout le monde dans les sabots idéologiques du ''métro'' moyen : boulot, dodo, picole, ripaille, chasse-pêche-nature, pétanque, cul, haine du nègre local, ce branleur. Ensuite, l'hôtellerie nationale, un refuge des ratés parmi d'autres, m'a tendu les bras...
L'or ? Oui il y en a pas mal et il y en avait encore plus à l'époque (il y eut une ruée importante au début du vingtième siècle). Mais au prix où était l'once au terme des trente glorieuses, il n'intéressait plus grand monde. Les quelques dizaines d'orpailleurs qui grattaient avec peu de moyens à la frontière de l'Inini (le territoire qui occupait le tiers inférieur du pays et qui était interdit aux visiteurs sauf autorisation préfectorale, car domaine des indiens wayanas) passaient toujours pour des gagne petits ou des poètes -j'en ai rencontré un qui citait Sénèque entre deux battées.
J'ai sillonné ce coin là seul ou avec des potes, quand j'avais du temps de libre, et il n'y avait pas beaucoup de ''métros'' qui prenaient leurs congés sur place. Je garde de ces escapades le souvenir d'un paradis perdu (Saül ; trente neuf habitants en 1977, vingt cahutes plantées dans la jungle à une heure et demi de bimoteur de Cayenne, un groupe électrogène fonctionnait de 18h30 à vingt et une heure, avant les bougies).
Car tout a bien changé depuis. Notamment depuis que Madame Taubira eut dénoncé la sauvegarde de l'Inini comme une ''ingérence coloniale'' -d'où aussi mon antipathie foncière pour ce personnage (que des amis guyanais connaissaient très bien par ailleurs).
Cette région est désormais parcourue par des bandes d'orpailleurs armés -brésiliens contre soldats perdus de la guerre civile qui fit rage quinze ans au Surinam- qui volent, violent, torturent et tuent pour pas grand chose et selon des critères qu'il faut bien appeler ethniques (Taubira considère qu'il n'y a qu'un problème social dans l'Inini), où les opérations de maintien de l'ordre prennent des allures d'opérations de guerre -plusieurs militaires français y ont déjà laissé leur peau- et où la pollution au mercure ruine la santé des derniers amérindiens qui tentent d'y survivre.
Et tout ceci se passe dans un département français, préfiguration plausible de notre avenir d'indiens à nous, et qui explique aussi ma sensibilisation aiguë au problème. Quelques liens (le film, déjà ancien, est malheureusement de mauvaise qualité) :

http://observatoire-outre-mer.interieur.gouv.fr/site/layout/set/print/Documentation/Dossiers-thematiques/Orpaillage

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Loi_de_la_jungle

https://www.youtube.com/watch?v=4DnSi7k6h9U

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/29/1390186-guerre-de-l-or-en-guyane-une-lutte-sans-merci.html

En tout cas, je ne remettrai jamais les pieds dans ce pays, préférant garder mes beaux souvenirs intacts.

La Gaule 21/10/2015 04:26

1)
J'ai appris le bordel de la gare de Moirans, dans la banlieue de mon bled -Grenoble- de la bouche d'une connaissance rencontrée fortuitement, alors que nous passait sous le nez un tram gentiment décoré sur le thème de la ''journée de la non-violence'' (notes de musique volant au gré du vent, silhouette de petits bonhommes transparents se donnant la main : conneries !). Cela ne s'invente pas.
L’immense et sinistre banderole ''je suis Charlie'' qui surplombe l'avenue centrale depuis le siège de la feuille de chou locale un peu plus loin -oui, ici ils ne s'en sont toujours pas remis, ou alors les tâcherons qui sévissent dans l'organe ont un fol besoin de reconnaissance et d'amour- m'a rappelé dans quel contexte s'inscrit ce fait divers parmi une foule d'autres.
A l'heure ou des quidams se trouvent lourdement condamnés par des tribunaux de grand guignol (le premier grand coup de balais qu'ils faudra donner pour relever ce pays sera dans la magistrature : cela tombe bien, c'est devenu un métier de bonne femme) -et cela pour des ''injures'' qui n'auraient même pas valu une altercation de comptoir il y a trente ans- ceux qui ont la responsabilité de la sécurité collective imaginent-ils à quel point la majorité des gens puissent se sentir INJURIES (pas gratuitement, ce sont eux qui payent) par ce genre de saccage réputé en plus, sans rire, ''sous contrôle'' ?
Je ne vais pas m'étendre sur la responsabilité partagée de Scooter 1er (injure 1er degré), Manolo la tremblote (il paraît que cela rend sourd, injure 1er degré), Bernard Moins-une-case (injure 1er degré) et l'autre, là, la grande poétesse judiciaire du Rio Merda (égout central à ciel ouvert de Cayenne, j'y ai rampé en compagnie d' un petit caïman effaré par ma présence, un soir brumeux où j'étais tombé dedans - pas d'injure). J'imagine que bien d'autres vont s'en charger.
L'horizon politique de ce pays c'est l'article 16, dont l'ami Sapir s'imagine sans doute à tort que, cantonné au domaine économique, il pourrait servir à nous sortir du marasme. Car de deux choses l'une, soit la clique au pouvoir nous refait le coup de Charlie -mais en grand cette fois, je l'ai déjà dit- et sauve ses meubles électoraux en verrouillant tout par l'article considéré.
Soit il prend le risque de laisser les échéances électorales arriver à terme, à charge d'en rattraper le coup en cas de mauvaise surprise -par exemple si la racaille gauchiste (et ses grandes oreilles du ministère de l'intérieur) prétend ''organiser'' un troisième tour sauvage dans la rue.
Mais la masse de la population ne pourra que réagir, parce que désormais tout pousse la logique folle du système à ne plus lui laisser d'autre choix. Il faudra donc soit prévenir la réaction avant qu'elle ne se produise, soit ''guérir'' la réaction à posteriori grâce au chapitre 16.
Je me démarque donc désormais du cœur des pleureuses habituelles -je sèche donc mes larmes- sur le mode ''Tous des veaux, ils ne bougeront pas''. Si, ''les veaux'' vont bouger, ne serait-ce que sur le plan électoral, et l'exemple risque de venir d'ailleurs (les élections américaines pourraient bien accoucher d'une surprise de taille). Cela même si la secousse ne fera pas rêver les tenants du paradis révolutionnaire perdu de leur belle jeunesse.
Quant à l'issue de ce combat douteux, le bon peuple ne partira pas d'emblée gagnant. Après, tout peut arriver, cela s'est déjà vu …

2)
Finalement, ce qui s'est passé avec l’offensive éclair des russes en Syrie, et qui plonge le camp occidental en plein désarroi, est de même nature que le coup de massue pris par l'occident lors d'un autre début de siècle, celui qui a précédé le nôtre.
En 1905, la quasi totalité de la flotte russe envoyée contre les japonais, alors que les deux nations étaient en conflit ouvert, fut envoyée par le fond à Tsushima. Au moins, la puissance des missiles russes aura évité aujourd'hui aux américains de s'aventurer vers un naufrage plus conséquent de leur flotte qu'ils imaginaient indestructible.
L'affaire fut accueillie avec incrédulité car la Russie des tsars représentait tout de même LA civilisation et son intelligence supérieure, alors que le Japon relevait encore dans l'imaginaire occidental du monde inférieur des niakoués. Impossible que ces gens-là puissent produire de navires de guerre plus performants que les occidentaux.
Inattendu retour des choses, les niakoués prodigues maintenant sont les russes, lesquels reviennent d'ailleurs de loin. Inconcevable qu'ils aient pu tirer des missiles à 1500 km avec une précision incroyable, là où on leur concédait à peine une portée de 300 km. Et le monde va certainement en être bouleversé.
Du coup, l'affaire ukrainienne s'en trouve rejetée aux chiens crevés, tant l'affaire apparaît comme pliée d'avance vu la nouvelle donne militaire et technologique.
L'Ukraine sera donc ''dénazifiée'' en temps voulu, ce qui réjouira ceux qui considère la chose comme leur fin de l'histoire à eux.
Cela ne changera malheureusement pas grand chose pour nous, qui allons devoir gérer -je l'ai déjà dit aussi- le repli des américains sur leur fort chabrol occidental et la réactivité de leur folie néo-libérale et post moderniste. Une pente qui risque peut-être de nous amener dans les mêmes eaux que les totalitarismes de jadis.

Jazzman 21/10/2015 11:57

Et tout ça au jus de carotte ? Je vais essayer de m'en procurer.