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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 18:20

C'est mieux -"vachement"- que de dire les simplets de service.
Donc, simplet va vous servir l'augmentation du marché automobile chinois, le rebond du marché automobile, espagnol, tout en oubliant que ce n'est obtenu qu'avec des primes à la casse, ou des privilèges fiscaux. C'est la même chose, avec le même effet : après c'est l'effondrement. On a eu, en la matière tous les modèles économétriques possibles depuis une vingtaine d'années, et chaque fois, cela se termine de la même manière. Le plouf.

En matière de pétrole, personne visiblement n'est capable de prévoir comme un joueur d'échec, avec plusieurs coups d'avance. C'est visiblement au dessus des possibilités des simplets.

Pourtant, le mécanisme est simple. Le déluge d'investissements passés de 150 à 250 puis 763 milliards de dollars par an, a stabilisé la production. Même pas augmenté. La croissance a été obtenue par les 5000 milliards injectés dans les fossiles de roche mère. l'effondrement de l'investissement, porte, A TERME, la baisse de la production, puis son effondrement. Les capacités actuelles courent toujours, et seront rachetés pour une bouchée de pain en cas de faillite des exploitants, et les nouveaux exploitants continueront à pomper.

La demande, ne suivant pas, on s'est retrouvé avec un minuscule excédent de production, qui a vite engorgé des capacités de stockages assez minces elles aussi, y compris stockages sur pétroliers.
N'oublions pas, non plus, le rôle de la spéculation, qui aime bien la hausse comme la baisse, et pas du tout la stabilité, plus ça yoyotte, plus ça empoche.
Jusqu'ici, tout le monde me suit ?

Rappelons aussi la crise charbonnière européenne de la fin des années 1950. Là aussi, les quantités en stocks étaient colossales et ont conduit à ralentir une production inutile et déficitaire.

La production de charbon chinoise baisse, assez fortement. Et 70 % des mines sont déficitaires, mais on ne les ferme qu'au compte goutte, pour des raisons sociales. Mais la baisse est sans doute beaucoup plus importante qu'annoncée. En effet, le charbon connait un "halo", et la production est sous évaluée en période de croissance, et ce halo a été le premier touché, et a sans doute disparu, dans la période baisse de la production.

On évalue beaucoup mieux la production de charbon, une fois qu'elle a des problèmes, que lorsqu'elle est en pleine expansion. Le "piti coal", britannique du XIX° siècle, abandonné aux pauvres, et à tous ceux qui venait se servir faisait 20 % de la production en 1865, et 0 % en 1920. Pour la Chine, la sous évaluation était sans doute de 200 Millions de tonnes, et sans doute est elle tombée à presque rien. Là aussi, quand on devient déficitaire, on entame une chasse aux coûts. Dont celui d'une production détournée, dont on se fout en période de vaches grasses.

La baisse réelle de production est donc voisine, sur deux ans, non pas de 10 %, mais d'environ 15 %. On est donc, en crise d'effondrement.

Mais il est mieux de dire et faire croire, que c'est une politique voulue, contre la pollution et le réchauffement climatique.

L'écroulement de l'investissement pétrolier ne portera ses fruits qu'à terme, mais il est certain que - 250 milliards et les - 70 milliards pour les majors, ça va finir par faire du bruit et réduire à néant cet excédent.

Pour ce qui est des investissements, il est clair que des pays comme le Vénézuela, même avec les premières réserves du monde, n'a plus les moyens d'investir, comme le Mexique, voir le Canada. Pour la Mer du Nord, comme indiqué, c'est du - 80 % annoncé, et le Brésil voit son pétrole offshore et profond être reporté aux calendes grecques.

A TERME, du - 80 % en investissements, c'est du -60 % en production, comme celui-ci se recentrera sur les champs les plus prometteurs, mais c'est un sacré écart, avec déchirements des adducteurs.

Pour ce qui est du pétrole de schiste, l'investissement, lui, doit être en chute de 90 %.

Les simplets; donc, ne veulent pas croire que l'économie productive ne réagit pas de manière instantanée, comme un bouton d'électricité. Il y a un temps d'adaptation, et ce temps verra baisser la production charbonnière et pétrolière, parce qu'ils ne comprennent et ne connaissent même pas le système capitaliste où ils vivent. C'est un flux d'investissements, et quand il s'arrête, l'effet n'est pas instantané. Il faut le temps que l'investissement précédent soi désinvesti. Jusqu'à présent, ce désinvestissement était compensé, il ne le sera plus.
Le marché automobile, lui, prouve simplement qu'il est manipulable, à l'envie, par des politiques publiques, mais que c'est comme les mines chinoises : il faut éviter la casse sociale. Pour l'instant.

Pour les simplets, il leur faudrait se russifier. Qu'ils apprennent à jouer aux échecs.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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commentaires

EnPassant 24/12/2015 11:13

Aux Etats-Unis, les lumières de Noël consomment plus que le Salvador en un an

http://www.latribune.fr/economie/international/aux-etats-unis-les-lumieres-de-noel-consomment-plus-que-le-salvador-en-un-an-538482.html

...."Pour le dire autrement, 70% de l'électricité est utilisée en dehors des domiciles dans des zones commerciales et industrielles", écrivent les auteurs. Les ménages ne peuvent être qu'"un élément" d'une stratégie efficace pour faire des économies d'énergie, concluent-ils........