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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 17:06

Un ex-ambassadeur (US) vient de livrer son sentiment : son pays est un repaire d'assassins, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

A l'extérieur, c'est indéniable, à l'intérieur, c'est plus discutable. 2/3 des morts par armes à feu sont des suicides, et 80 % du reste, sont des règlements de comptes liés aux banques ethniques de dealers. Moralité, tout le monde s'en fout, et cela soulage la police d'autant.

En général, ces tués ont des casiers judiciaires et des listes d'arrestations, longues comme des pluies d'automne, et cela n'est pas la faute des services de polices, mais du système judiciaire. Les avocats des dealers sont habiles et très biens payés, et pas surchargés du tout.

Le problème judiciaire se situe souvent chez les pauvres inculpés à tort. Blanc ou noir, il ne fait pas bon être dans un endroit où a été commis un crime, quand on a la moindre ligne sur le casier judiciaire. L'enquête s'arrête souvent là, et en cause, la religion du résultat voulu par la hiérarchie, et qui produit toujours les mêmes effets : on triche.

Le dealer du coin de rue, lui, est souvent arrêté plusieurs fois par semaine, jusqu'à ce qu'il rencontre un collègue, qui, lui, l'arrête définitivement.

Bien entendu, ils connaissent parfaitement les procédures, et tout ce qu'il faut faire pour les invalider.

Baltimore a vu plus de 300 homicides l'année dernière. Ville et port déclassés et en perte de vitesse accélérée (trop loin, il coûte une journée de navigation en plus), le trafic de stupéfiants lui donne une vitalité économique certaine, et une classe compradore de dealers, en général noirs, mais pas seulement (ils ne maîtrisent pas le trafic maritime), à la vie luxueuse et bourgeoise.

Mais; il existe une chose dont les médias officiels parlent peu, mais dont les américains parlent, eux, beaucoup. Souvent des tueries sont arrêtés par de simples citoyens armés. Cela arrive très souvent, sinon journellement, et le simple fait, pour celui qui veut se livrer à une tuerie, d'entendre des coups de feu, provoque souvent sa fuite... Et l'interrompt dans ses "oeuvres".

Pas comme en France, où le 13 novembre des "Français", enfin, pas que, de religion sunnite ont pu tirer dans le tas, tranquillement, jusqu'à épuisement des munitions. Sans doute aussi une sidération et un manque de repères. Où est le temps où l'on apprenait que pour contrarier un tireur, c'était très simple, il suffisait de lui jeter dessus, ou ailleurs, tout ce qu'on avait sous la main. Pour le charger et le découper au couteau de chasse, il faut quand même une certaine préparation psychologique et s'équiper... (le "hurra" étant facultatif et spécialité russe).

La question des attentats pose aussi la question du désarmement de la population. L'efficacité d'un tireur lui-même pris à partie, s'effondre. Instinctivement, il se protège avant d'attaquer.

Parce que pour ce qui est de la "police" et de la "justice", tout ce qu'ils savent faire, en France, c'est de vous renvoyer devant votre compagnie d'assurance. Après, ils peuvent tranquillement se mettre un doigt de chaque main où je me pense, et dire qu'ils ne peuvent rien faire. Enfin, ce qu'il est interdit de faire, ce sont les vagues.

Toujours aux USA, successions de catastrophes "naturelles". Ne parlons même pas de la gigantesque fuite de gaz en Californie. Selon le mandat du ciel, les catastrophes naturelles n'existent pas. Seules sont vraies l'impéritie d'un gouvernement à bout de souffle, et d'une machinerie gouvernementale où tout se déglingue, et où tout le monde s'en fout. Vous touchez votre salaire ? Alors pas de vagues. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tant pis si de temps en temps, un pont s'effondre en tuant 20 personnes, un pont qu'on savait dangereux depuis 1970. Pas de vagues.

En Espagne, le modèle anthropologique explose. 80 % des moins de 30 ans sont encore chez les parents. Ce qui donne visiblement, le taux de chômage réel chez eux : 80 %.

La hausse "tendancielle", comme on dit en France, du nombre de logements, n'est pas naturelle, et je pense avec émotion à cette cousine qui va hériter d'une douzaine de logements, à la mort de ses parents, tantes, oncles, etc... Logements, bien entendu, qu'on a déjà du mal à louer, et de fait, invendables, même bradés.

J'ai eu une belle partie de rigolade, hier, en apprenant que les prix de l'immobilier avaient fortement augmenté (+ 10 %), à Saint Etienne (loire, 42). Et j'ai encore plus rigolé quand j'ai su que c'était La Cotonne, Terrenoire et Châteaucreux qui avaient défrayé la chronique à la hausse. De quoi, littéralement, se pisser dessus, et je me rappelle un article que j'avais écrit il y a quelques années, sur le "sommet" de la hausse aux USA : Detroit. Comme à Detroit, vu le niveau de départ dans ces quartiers, il est ridicule de faire seulement + 10 %. Il n'aurait même pas été compliqué d'y faire + 50, voire, +100 ou + 300 %.

C'est vrai qu'à la Cotonne, il y a toujours une vie sociale intense la nuit. Beaucoup de commerces -sans pancartes- "open all night". Ce quartier, dès l'origine a toujours été pourri (logements HLM tout électriques), habitat ancien et vétuste important.

Qu'y a t'il de commun entre le marché parisien, à 8328 euros le M2 et le stéphanois à 1338 ? Rien, et le marché stéphanois est il connu pour ses écarts abyssales entre quartiers...

De plus, on y a réussi l'exploit de construire des quartiers neufs, déjà en ruine, parce que le terrain minier bouge encore fortement.

Ailleurs, l'effondrement économique se poursuit tranquillement. L'Algérie voit son matelas de devises se dégonfler. La Chine voit son activité économique se contracter, pardon, s'effondrer.

Eux aussi, construisent des cités nouvelles comme à la Cotonne, avec le même succès pour les remplir. Et avec le même succès pour les vendre.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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commentaires

EnPassant 05/01/2016 09:38

La décrépitude de l'anglo saxonie s'accélére

Scale of diabetes timebomb laid bare with one in five retirees suffering from the condition
New figures show a 65 per cent rise in diabetes diagnoses in just a decade, as experts warn that the number of sufferers has now topped 4 million - and will reach 5 million in a decade

http://www.telegraph.co.uk/news/health/news/12081558/Scale-of-diabetes-timebomb-laid-bare-with-one-in-five-retirees-suffering-from-the-condition.html

Maxity 04/01/2016 23:08

Bonjour Patrick. Je vous suit tout à fait au sujet du chapitre sur le désarmement. La première des armes est de savoir faire face, quel que soit le type d'agression. L'assaillant, même non armé, part du principe qu'il aura l'ascendant psychologique sur sa victime, qui elle ne sera ni préparée ni habituée à la confrontation. Une attitude impassible suffit bien souvent à stopper les velléités hostiles.
Pour le level suivant, j'ai pour ma part un ustensile très discret mais terriblement efficace, qui fait honneur à la production Francaise : Un douk-douk. Tellement discret qu'il est passé à la dernière fouille que j'ai subie à l'entrée d'un salon récemment. Il faut quand même un peu savoir le manier sous peine de le voir se retourner contre soi.
Enfin, quel intéret de disposer d'un arme défensive, si c'est pour l'enfermer dans un rangement sécurisé prévu pour? Quid de l'ouverture de la serrure dans un élan de panique? Personnellement chaque pièce dispose d'une machette directement accessible, qui outre l'effet visuel a l'avantage de faire, au final, des dégats non mortels (sauf acharnement). Seul le garage dispose de sa collection de sabre en dernier recours, car bien aigusé et manié avec détermination, c'est létal.
A l'extérieur, de chaque coté, une arme par destination imparable et inattendue qui fait mouche très facilement, sauf être très maladroit : un bon gros chevron de 2m en bois dur. inertie, bras de levier, dureté et arête vive, même un colosse s'effondre.

Malheureusement, parfois j'ai l'impression quiIl n'y a qu'ici qu'on peut dire sans animosité ni paranoïa que le monde est naturellement dangereux, et que le fait de préparer sa défense relève du bon sens.