Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Orlando furioso...

19 Juin 2016 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Donc, pour revenir sur la tuerie d'Orlando, voici un texte pas mal qui remet bien des choses en place.
Notamment sur la question religieuse. Le dit tueur a fait allégeance au Hezbollah et à l'état islamique. Je me demandais donc pourquoi il avait oublié le patriarche de l'église orthodoxe russe ? Sans doute la précipitation ?

Ou comme le dit l'article, le type, devenu typiquement américain connaissait autant l'islam que moi la culture des cacahuètes, soit on l'a forcé à l'écrire, et dans ce cas là, il l'a rendu absurde, soit il n'a rien écrit.

Toute personne, un minimum informée, sait que chiites et sunnites sont en guerre, plus ou moins actives sur de nombreux fronts. Le hezbollah est chiite, et l'état islamique sunnite, et, dans la palette de relations entre les deux, sont au paroxysme de l'hostilité.

Ils sont en guerre ouverte, et se haïssent plus que tous. Il faut être con comme un juge new yorkais, pour confondre les deux. Leur seul point commun, est de regarder l'autre au bout de sa kalach.

Bien entendu, le dit, sans doute homosexuel, rompt un des tabous. On n'est pas immunisé, comme Homo, de toutes les autres possibilités de délinquance que nous offre la société : violence, consommation de drogue et délinquance.

Il me semble bien, que dans la série "sur écoute", un homosexuel haut en couleur, Omar, était un voyou notoire, qui semait la terreur, finit une balle dans la tête.

Il était même en haut de la chaîne alimentaire. Aucune de ses victimes ne portait plainte, il dévalisait, flinguait et éclatait les dealers...

Il ne bouffait que du requin, pas du civil, et cela le rendait sympathique.

Omar, de plus était noir. Dans le bouleversement des valeurs impériales, il tenait le ponpon. Ce n'était ni une victime, ni un ange, ni quelqu'un qui voulait bâtir quoi que ce soit.

Le manichéisme étant totalement absent de la série, elle n'eût pas un grand avenir. Notamment en ce qui concerne la communauté noire, complétement exploitée, pressurée et exterminée par ses "élites".

Pour ce qui est des armes, le nombre de victimes est invraisemblable pour un seul tireur.

L'explication donnée me va. Le terrorisme n'existe pas, sans état derrière. Comme dans the wire, où le commerce de drogue est complétement immergé dans le monde politique, notamment dans ce cas précis, le parti démocrate, le terrorisme est complétement immergé dans le monde politique.

Le côté imprévu, c'est que la manipulation, déjà grossière au départ, l'est de plus en plus. On n'arrive plus à bâtir un schéma vraisemblable.

L'individu, dans les attentats, n'est plus qu'un porc qu'on mène à l'abattoir. Pas étonnant, d'ailleurs, que l'homme politique soit, lui aussi, considéré par la rue, comme un porc, à la différence étant que si dans le porc, tout est bon, dans l'homme politique, tout est mauvais.

Poutine s'étonnait de voir que 200 russes aient pu tailler en pièces plusieurs milliers d'anglais. Comme disait Ilya Ehrenbourg, serait ce une résurgence du surhomme soviétique ???

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

EnPassant 20/06/2016 14:43

Energie
http://www.moteurnature.com/actu/uneactu.php?news_id=28405

La Gaule 20/06/2016 12:57

LE FRONT VU DE MA CHAMBRE

Reymond dit : « Je me demandais donc pourquoi il avait oublié le patriarche de l'église orthodoxe russe ? ».

Bof ! Soit le scénariste s'imagine que l'amalgame se fera tout seul par allusion au chiisme (c'est pécher par optimisme sur la culture géopolitique de l'américain moyen), soit il a décidé d'arrêter là le mélange des genres parce que trop c'est trop, et il a bien fait.
Déjà que le dégât collatéral de cette nouvelle manip sordide apparaît comme un étron fumant sur la nappe. Le monde bisounours des communautés pures pourrait en effet se dire avec stupeur qu'avec homo la saleté ne s'en va décidément pas !
Comme le dit par ailleurs cet excellent texte -encore un site antiaméricain primaire américain- la cible première semblent bien être les armes, ce vestige de l'Amérique d'hier dont d'aucuns aimeraient se débarrasser pour installer sans anicroche l'Amérique de demain (celle d'aujourd'hui en pire).

Pour régler son compte à la Russie, le nec ultra du coin et du marteau en ce moment semble être le sport de masse.
Celui-ci, après avoir été le fer de lance propagandiste du nazisme contre les sous-hommes, du monde libre contre le monde communiste, du communisme contre le monde réactionnaire, semble bien avoir été enrôlé cette fois par le monde du bien (américain) contre le dernier vestige du mal, le « régime de Poutine » c'est à dire le russe à qui l'on doit l'élection du monstre.
C'est aux pires heures du maccarthysme auxquelles nous sommes revenus, et je constate que « le droit » est devenu l'arme privilégiée du camp du bien pour asséner sa mauvaise foi ou son arbitraire le plus total (liens avec un excellent site).

http://russiepolitics.blogspot.fr/2016/06/affaire-des-supporters-russes-les.html#more
http://russiepolitics.blogspot.fr/2016/06/la-dimension-politique-du-proces.html#comment-form
et surtout :
http://russiepolitics.blogspot.fr/2016/06/athletisme-le-drapeau-russe-interdit-de.html

Je devrais plutôt dire carrément la dinguerie, puisque c'est mine de rien la première fois que l'on condamne tout un peuple parce qu'un échantillon de ses gugus en short - « les meilleurs » dit-on- se sont dopés.
Vu les casseroles que se sont trimballés les athlètes américains depuis des décennies, il y a bien sûr belle lurette que ce pays devrait être marqué d'une tache blanche sur les cartes, en attendant le restant de la planète.
Mais tout est peut-être là. Si l'on peut condamner un seul pays au nom du sport, rien n'empêche de les condamner tous pour la même raison.
Ne devrait plus flotter au vent sur les cathédrales de cette nouvelle religion que les emblèmes des multinationales sous le patronage de l'Amérique bienveillante. Le symbole se confondrait alors avec une réalité qui est déjà la nôtre et que les gens aiment tant adorer.

Pour la première fois depuis 1968, je ne regarderais rien de ces jeux olympiques (dommage, je m'étais fait d'avance une joie des gros plans sur les cuisses à Vicaut et Lemaître).
Ils vont se produire dans un pays où vient d'avoir lieu un véritable coup d'état, mais qui n'a pas l'air de faire pleurer dans nos chaumières. Il faut dire que c'est « le droit » et ses sicaires qui en ont été les instigateurs.
Et puis j'ai un mauvais pressentiment (encore le jus de carotte macéré).
En 1968 les jeux avaient eu lieu dans un autre pays latin parallèlement à un épouvantable massacre -celui de la place des Trois Cultures à Mexico- qui avait mis fin de manière sinistre au prétendu « printemps mondial de la jeunesse » (Mai 68 and Co) et ouvrit le bal du monde que nous connaissons aujourd'hui.
La « grande fête » que sont parait-il les jeux olympiques a plus que jamais cette année le goût de la résurrection des morts.

BA 20/06/2016 08:51

Lundi 20 juin 2016 :

Percée du parti populiste M5S en Italie.

La populiste Virginia Raggi devient la première femme maire de Rome.

La populiste Chiara Appendino est élue maire de Turin.

Virginia Raggi, la candidate populiste du Mouvement 5 Etoiles (M5S), a infligé un véritable camouflet au Parti démocrate (PD) du chef du gouvernement Matteo Renzi. Elle vient d'être élue maire de Rome.

A Turin, une autre novice du MS5, Chiara Appendino, 31 ans, a détrôné avec 54% l'expérimenté maire sortant Piero Fassino, une figure du PD, qui a dénoncé l'appel de la Ligue du Nord de Matteo Salvini, allié du Front national français, à voter pour les deux candidates du M5S afin de battre Matteo Renzi.

Référendum en octobre

Pendant des semaines, le chef du gouvernement Matteo Renzi a d'ailleurs tenté de minimiser la portée du scrutin en répétant que « la mère de toutes les batailles » politiques restait pour lui le référendum prévu en octobre sur sa réforme constitutionnelle. Il s'est engagé à démissionner en cas d'échec.

Le M5S y compte bien. Fondé en 2009 et devenu le deuxième parti du pays avec 25% des voix dès les législatives de 2013, le M5S pioche dans ses propositions à droite comme à gauche, y compris dans les extrêmes, et continue de tisser sa toile aux élections locales, en s'appuyant inlassablement sur la dénonciation d'une classe politique malhonnête.

« Nous sommes prêts à gouverner le pays », a répété dimanche soir le jeune Luigi di Maio, dauphin pressenti de Beppe Grillo à la tête du M5S. « Et les Italiens nous reconnaissent la capacité de gouverner. Maintenant c'est à Rome et à Turin, après ce sera le tour du reste du pays ».