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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 20:22

Avec déchirement des ligaments...

Les grandes entreprises (corporate), avait imaginé de régler le problème (pour elles) des états nations en faisant des grandes métropoles.

Et en délaissant le reste, abandonné aux retraités, à la brousse, et à lui-même. Seulement, le problème, c'est que le ressort est cassé.
Et puis, un empire qui abandonne ses provinces périphériques, n'arrête jamais le processus, et la capitale passe du million d'âmes, à 17 000, même si elle garde son amusement commercial, le pape.

"Amérique (et le phénomène est identique en Europe) se réorganise autour de lignes d’infrastructures régionales et de grappes de métropoles qui ignorent les États et même les frontières nationales. Le problème est que le système politique est en décalage. "

Cette vision finalement, n'est pas d"avenir. Elle est ancienne, d'un temps où la consommation d'énergie et les ressources naturelles, pas un problème.

Les méga-métropoles ne sont pas une solution d'avenir, mais un leg du passé. Elles ont simplement, par effet de masse, évincées les centres plus petits. ceux qui perdent usines, emplois, aéroports, mais gardent, quand même une certaine population. Les Appalaches sont en crise depuis longtemps, une partie depuis la guerre civile.

Quand la population occupée dégringole de 76 % de la population en âge de travailler à 59 %, il est plus nuisible pour le sans travail de vivre dans une zone tendue : tout y est plus cher, et il n'a guère de moyens.

Quand aux frontières, il faut être complétement idiot pour croire "qu'avant", elles ne commerçaient pas de manière très intensive. le protestantisme, en France, s'est propagé à travers les voies de communications commerciales transnationales, qui apportaient aussi, des livres. Et le livre n'occupe guère un gros volume.

"Optimiser", les flux, c'est simplement vouloir provisoirement organiser un downizing qui ne s'arrêtera pas. Notre Dame des Landes est voulue par des transnationaux ? Il n'y a donc pas d'aéroports à Nantes et Rennes. Si. Mais ils n'ont guère de débit. Ils vont en avoir ? Ah bon ! ça sera intéressant de voir comme ils font, sans pétrole. Ou avec moins.

Le XXI° siècle devra se démerder avec une énergie de plus en plus comptée, donc des connexions supplémentaires et adaptées seront vites obsolètes.

Et la population est déjà à moitié déclassée, et cette proportion ne fait qu'augmenter. On en arrive d'ailleurs, à la vision de Mao, de grignotage des campagnes, et des villes qui tomberont, comme des fruits murs.
Finalement, les grands stratèges actuels, sont finalement, de sacrés connards. Un véritable état major de mai 1940. Syphilitique, avec des trous dans le cerveau.

Ils ont oublié pas grand chose,un petit paramètre, la décroissance des disponibilités en énergie. Comme en mai 1940, au delà de la ligne de front, il n'y a pas de réserves. La rupture du front sera mince, quelques kilomètres, mais jamais colmatée.

La société devient policière ? Mais la société policière n'est ni une marque d'efficacité, ou d'efficience, ni une marque de réussite, seulement un paramètre qui indique l'échec économique grandissant. Puis la société policière s'effondre, elle aussi.

"La consommation mondiale d’énergie par habitant a culminé en 2013, et a légèrement baissé en 2014, suivie d’une baisse plus marquée en 2015. Mi-2014 est la période à laquelle les prix du pétrole ont commencé leur chute importante, de sorte que le calendrier des deux événements correspond presque exactement. Ainsi, la baisse de la consommation de charbon peut se traduire par une faible croissance économique mondiale, qui à son tour maintient les prix du pétrole et du gaz naturel à bas niveau. "

Sécessions et ruptures ont lieu partout dans l'empire. Mais les grands compagnies, contrairement à leurs souhaits, n'en profiteront pas. La chute de leurs chiffre d'affaire est produite par la ruine de leurs clients.

L'Ecosse et l'Irlande ont voté contre le Brexit. Pour emmerder les anglais. Ils disent vouloir rester "européens", comme s'ils ne l'étaient pas. En réalité, ils ne veulent pas plus des diktats bruxellois, que ceux de Londres.

Les adeptes de NWO (new world order), ont, en réalité, impulsé un mouvement qui détruit cet ordre, et un mouvement qui ne s'arrêtera pas, celui de la localisation, impulsée par la baisse de la disponibilité des énergies.

Le problème de l'élite a bien été posé : “Au fond, personne ne croit à sa propre mort, et dans son inconscient, chacun est persuadé de son immortalité.”

On a, tout a fait, un système qui se croit éternel, et maltraite son corps au delà de l'imaginable.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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commentaires

autre 17/07/2016 08:12

...C'est vrai qu'ils sont fortiches,là-dedans;
-Le vivre ensemble avec des cliques favorisées,qui se croient tout permis non sans raison.
-Une économie de marché qu'ils veulent faire vivre sans clients.
-Une culture de bons sentiments que l'on dégueule d'autant plus qu'on les pratique moins.
-Des relations internationales comme torchoir d'un pseudo-empire,parmi les plus bêtes que l'on ait jamais vus.

Si tout ne leur est pas parti dans la gueule c'est qu'ils ont en face des amateurs de faux paradis perdus,des prôneurs de valeurs traditionnelles dont la faillite a entrainé la débandade de tout le reste.
Et qui savent beaucoup de choses,sauf la principale;on ne fait pas revivre un cadavre avec une couverture chauffante.

Toutes opinions confondues,on a le sens des réalités ou on ne l'a pas.


Ils faut dire que les angloys et les germaniques s'y entendent mieux,c'est non à l'islamisation,non à l'immigration,pas plus pas moins.

autre 16/07/2016 18:21

Dans un de ses livres,Stephen King évoque certains de ses compatriotes,tellement obèses qu'ils ne peuvent plus se torcher,devenant ainsi objet de répulsion,de scandale et de risée.

Jaï-L 16/07/2016 09:56

Christophe Guilluy compte 60% de français dans cette France périphérique. Pour la catégorie des populations socialement fragiles on est à plus de 70% relégués hors des métropoles et complètement délaissés par le pouvoir.
Quand aux grandes compagnies, elles en sont au stade terminal où elles vomissent littéralement du salarié, seule variable s'ajustement pour restaurer une hypothétique rentabilité. Engie par exemple veut dézinguer 10 000 emplois pour sa reconversion dans le renouvable.
Ces grandes compagnies sur-administrées se transforment de plus en plus en coquilles vides où ne restent plus que des hypercadres (les intouchables, ceux qui réchappent aux plans sociaux, genre RH air France), et des gestionnaires de lots, chefs de projet chargés de gérer la sous-traitance.
Les compétences et la substance technique (le "métier") s'évaporent au fur et mesure des "transformations" (vocable RH en vogue). Il ne faut pas s'étonner qu'une boîte comme Alcatel Lucent n'arrive pas redresser la barre, ils en sont à leur huitième ou neuvième plan de départ...
Au mieux la force productive se reconfigure dans les boîtes de sous-traitance. Par exemple on retrouve des salariés dont le poste a été supprimé remonter leur service chez un sous-traitant lambda et y exécuter le même travail pour leur ancien employeur. Drôle de revanche, ils ne font que valider la stratégie des tordus qui les ont foutus dehors.
Inutile de dire que ce modèle basé sur l'exclusion dans un contexte déplétion de ressource ne fait qu'au mieux retarder les échéances.
Il y avait un excellent diagramme à bulles de Charles Hugh Smith sur les 6 stades de vie des compagnies si quelqu'un le retrouve...

A.g. 16/07/2016 12:42

http://www.oftwominds.com/blog.html