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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 07:18

Comme on disait dans Achille talon, finalement, pour supprimer les problèmes de voisinages, il n'y a qu'à supprimer les voisins.

Seulement, l'homme est un animal sociable, et quelquefois, il aime bien, et quelquefois, pas.

Le problème de paris, c'était, il y a plus d'un siècle, les moulins à avoine. On disait qu'il y en avait 80 000. Ils auraient dû être contents, sous Henri IV, visiblement, il y en avait autant que d'habitants, dans des embarras inextricables.

On vantait l'automobile, qui ne polluait pas, et le crottin coûtait cher en nettoyage.

On touche là le fond du problème, ce qui cause problème, c'est l'entassement, et la solution, toujours coûteuse, est génératrice d'un gros pib, largement fictif.

80 000 moulins à avoine, ça donne pas mal de milliers de tonnes de crottin par jour, qu'il faut balayer, voiturer, expédier, etc; alors que la tonne de crottin, ou de fumier, en campagne, est une ressource. A Paris, avec les catacombes, ça donnera les champignonnières.

Dans un cas, c'est un déchet ou une nuisance, dans l'autre, une ressource. Mais le parisien, perdu dans sa métropole de 12 millions d'habitants, ne "bénéficie", finalement, que de l'effet de l'échauffement de particules resserrées l'une contre l'autre.

Comme l'a dit Braudel, des tas de choses, gratuites ailleurs, deviennent ici, payantes. Et 12 millions d'habitants, cela produit des tonnes de merde phénoménales, chaque jour.
Dans une civilisation (enfin, plutôt, une non-civilisation), qui en rajoute sur les déchets, c'est ravageur.

Ailleurs, le traitement de la dite merde, c'est beaucoup plus simple. Dans une commune de 1000 habitants, un lagunage suffit et est efficace, la collecte d'eau beaucoup plus facile et moins coûteuse, en bref, tout est moins coûteux, mais le pib apporté par l'entassement, appelle l'entassement.

Après tout, en zone rurale, si l'enlèvement des ordures était empêché, et quelquefois, il n'a pas lieu l'hiver, ça ne génerait pas beaucoup. Quand on voit les résultats des grèves d'éboueurs à Marseille, bien que le service ait été dûment privatisé, on reste pantois.

Un poêle ou une cheminée permet de brûler la moitié des déchets, le carton ou le papier. Quand l'URSS s'écroula, il n'y eu pas un déchet dans les rues, comme dans toutes les bonnes rues africaines, les habitants les entassaient, à un endroit, et les brûlaient. Reste de discipline soviétique. Il reste à savoir si c'est plus polluant que les concentrer dans de grandes usines qui empoisonnent les alentours, et concentrent la pollution...

Un derrière de cheval, c'est du crottin, 100 derrières de chevaux, c'est un problème...

On construit un "éco" quartier à Saint Ouen. Enfin, éco, ça ne veut rien dire, dans une métropole pareille, et puis, l'important, c'est la manière de vivre des habitants. Visiblement, c'est un paramètre qui ne passe pas, et les problèmes notamment de tris sélectifs, ne sont pas négligeables. Il y a toujours une minorité qui s'en fout complétement, puisqu'elle paie.

Paris, comme toutes les grandes villes, reste un monstre dévoreur de ressources énergétiques. Le reste n'est que cosmétique.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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commentaires

Alcide 08/07/2016 20:13

Le voisin est un animal nuisible assez proche de l'homme
Pierre Desproges.

autre 07/07/2016 07:49

Il y a aussi une question de rendement fiscal.
Celui d'une agglomération "sardine en boîte" est supérieur à celui d'une agglomération "extensive".
Reste a savoir si ces avantages ne sont pas annulés par les effets du "cloaque comportemental";

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cloaque_comportemental

Max 06/07/2016 21:50

L'accroissement de la population augmente les inégalités sociales : Ceux qui en ont les moyens préservent leur espace de vie, les autres s'entassent comme des harengs. Conclusion : Si vous êtes contre les inégalités, arrêtez de faire des gamins.

Horzabky 07/07/2016 12:59

Si vous voulez que la France reste (au moins un peu) française, faites des enfants. Sinon, nos dirigeants feront comme Merkel, ils feront venir des migrants pour peupler le pays et (croient-ils) continuer de faire tourner la machine économique. D'ailleurs, ils le font déjà :
https://www.youtube.com/watch?v=XiWPW2fOfak

Breizh2012 06/07/2016 20:30

Et quand le pouvoir politique veut relocaliser le personnel du siège de l'Ifremer de Paris à Brest, la résistance est rude :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/transfert-du-siege-d-ifremer-brest-le-recours-rejete-823355.html

Jaï-L 06/07/2016 16:09

En voyant l'éco quartier de Saint-Ouen ca me rappelle des choses vues autour du centre commercial Confluences sur la presqu'île à Lyon.
Un pont pétionner sur la marina, une lagune artificelle (bétonnée) avec des roseaux et trois carnards, des immeubles de bureaux et des appartements BBC, confiant je continue le tour du "paquebot" et manque de me faire écraser en voulant traverser le flot ininterrompu de voitures vers le parking à étage.
Tous ces labels bio/eco au final pour un CC Part-Dieu bis avec le même schéma bagnole / caddie / supermarché...
Visiblement canaliser et fixer une partie du flot de voitures pour épargner Bellecour et le centre ville était un objectif du quartier.
Il y a beaucoup plus "d'éco" potentiel en ville avec les espace verts purement décoratifs des cours d'immeubles et les nombreux toits terrasses inexploités. Version branchouille new yorkaise mais le concept est intéressant :
http://www.lepoint.fr/insolite/un-premier-vignoble-sur-un-toit-de-new-york-19-05-2016-2040569_48.php
Le plus compliqué sera de trouver la copro qui acceptera. Le mieux serait évidemment d'intégrer ce genre de projet dès la conception.

La Gaule 06/07/2016 14:47

C'est sûr qu'on est dans la merde, d'ailleurs je l'ai toujours dit à ma gastro-entérologue (jolie fille) qui m'explore les entrailles tous les deux ans.
Pour la purge pas besoin de l’apocalypse nucléaire que fantasment d'aucuns. L'eau souillée par la putréfaction a toujours été le vecteur privilégié des grandes épidémies exterminatrices. Quant aux germes, il y a ce qu'il faut dans certains laboratoires militaires profonds...

1)
A propos de guerre retour sur la dernière de Michel Drac, lequel ose proposer frontalement aux bac+40, avec son misérable certificat d'école de commerce, une autre mécanique de l'histoire que la mythique guerre des classes.

Pour la partie conférence en publique (le lien originel est sur le site d'ER avec une autre conférence intéressante par Lucien Cerise).
https://www.youtube.com/watch?v=w8dl3t38NLU&feature=youtu.be

Pour la partie réenregistrée et plus complète.
https://www.youtube.com/watch?v=EU5zrOLLf04&feature=youtu.be

La guerre des classes fait pour lui partie intégrante de la guerre économique moderne, laquelle n'est que le dernier avatar de la guerre séculaire menée par les peuples nomades contre les peuples sédentaires.
La guerre des classes a pu paraître essentielle à certains à un moment historique précis, celui où la guerre économique s'est suffisamment complexifiée pour apparaître universelle, alors que ses ressources et ses moyens d'action dépendaient encore pesamment des territoires.
C'était le moment privilégié du fameux « prolétaires de tous les pays unissez-vous » de Marx, celui où il était plausible de penser que les luttes victorieuses des travailleurs dans le champ clos des nations pouvait mettre fin à la prédation nomade.
Ce moment a été dépassé au milieu du siècle dernier, lorsque l'apparition de nouvelles technologies a permis la domination absolue de l'arme monétaire et la possibilité pour une nouvelle classe parasitaire et prédatrice de s'assurer une domination planétaire hors sol.
A l'heure ou la guerre économique qui découle de cette nouvelle donne permet non plus seulement d'opposer des nations entre elles mais de jouer ouvertement des intérêts privés contre des nations avec le recours d'un bras armé supranational (exemple l'Otan), il devient de plus en plus illusoire de rêver à une solidarité rédemptrice « des travailleurs ».
En particulier, l'utilisation de population « infra-nomades » (nomades pauvres pauvres manipulés par les prédateurs transnationaux riches) ne sert plus seulement (plus du tout) à créer les trop fameuses « armées de réserve du capital » au sein des nations mais à désorganiser celles-ci voire les détruire purement et simplement.
Qui sait qu'en France, sur les 200 000 personnes qui sont supposé rentrer chaque année sur le territoire (en fait le double?), seules moins de 20 000 sont réellement concernées par l'immigration de travail (cité par François Héran -pourtant démographe bien pensant- à France Culture le 04/01/2015).

Laissons donc aux zozos bac+50 les problématiques éculées du genre « guerre des classes ou guerre des races ».

(A propos, Reymond, revoyez vos classiques. La classe ouvrière britannique a toujours été libre-échangiste et donc, dans une certaine mesure, complice du capital industriel et financier contre l'aristocratie terrienne attachée à la rente et nostalgique du mercantilisme protecteur. Autrement dit elle était complice du colon anglais qu coupait les mains du travailleur indien pour l'empêcher de tisser lui-même ses étoffes, les matières devant être transformées en Angleterre, point barre.
Marx n'a fait que rêver une classe ouvrière anglaise révolutionnaire en greffant sur elle le comportement de la classe ouvrière française qui fut, elle, frontalement et violemment opposée au capital -le capitalisme français séculairement de rente.
Aujourd'hui, le problème est réglé. La classe ouvrière anglaise est dans le même état que la française, et les populations d'origine infra-nomades installées dans le grand Londres ont voté massivement pour le « remain », contrairement à ce que vous avez lancé un peu vite).

Un internationaliste est le plus souvent un aveugle.

Un immigrationniste est toujours un chien -pour paraphraser Sartre.

2)
Pour compléter l'article essentiel de Titi Meyssan sur le brexit dont il a été fait allusion ici, le point de vue de la juriste Valérie Bugault, quand le plutôt sympathique mais envahissant Vernochet lui laisse en placer une.

https://www.youtube.com/watch?v=EU5zrOLLf04&feature=youtu.be

L'affrontement impitoyable qui agite les élites transnationales aujourd'hui, en particulier européenne, semble bien être celui qui oppose les anciens -les partisans de la domination du roi dollar- aux modernes -ceux tentés par le grand saut d'un gouvernement monétaire mondial avec le concours de la Chine.
Pour les seconds, il y a confirmation que le brexit serait ainsi plutôt une aubaine alors que la fédéralisation de l'Europe serait la dernière carte à jouer pour les tenants du système dollar.
Là encore une configuration qui rebat complètement les cartes, puisqu'elle révélerait l'existence d'une profonde cassure au sein de l'oligarchie avec probablement des jeux d'alliance inédits à la clé, y compris pour les anciennes nations.

3)
Deux formules heureuses à retenir pour clouer le bec à votre beau frère ou à votre patron -ou votre beau-frère patron.
Michel Drac : les « zamis-requins », pour les américains (vous savez, ceux qui nous ont sauvés en 44) -bien vu Michounet.
Valérie Bugault : la confédération (nota : l'autre serpent de mer des eurosceptiques avec « L'Europe des peuples ») est une « fédération pour les cons » -bien vu Valy, pour la France ce sera la Nation ou rien, c'est d'ailleurs déjà presque plus rien.

simplet 06/07/2016 12:13

Bref en résumé célinesque: c’est le poid de la démographie…
Voyons voir… pour le prochain village : le monde !
2050 combien de milliards de terriens, déjà… ?
Beaucoup trop ! Faudra purger…
On commence par qui… ? Pas par vous, ni par moi, bien sûr… Ce sera inutile.. On en a plus que pour quelques temps… On dégagera sous peu..

Max 06/07/2016 10:45

Ça me fait plaisir de lire cet article parce que ça correspond tout à fait à mon ressenti : Dans les grandes villes on entasse tant et plus, on ne fait que ça. Jusqu'à quand ? Les embouteillages ne font qu'augmenter, les transports en commun sont saturés, mais on continue d'implanter des entreprises ... là ou il y en a déjà. A côté de ça il y a des villes dortoir généralement prolétaires. La qualité de vie ne fait que se dégrader en région parisienne par exemple.