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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 07:22

Le FMI, l'OMC, EDF, et la presse confirme toutes mes affirmations.

Pour le FMI est l'OMC, le commerce mondial est gravement malade. "La mondialisation des échanges commerciaux est à bout de souffle, selon le FMI et l'OMC".

On retombe ici sur l'analyse de Ivan Illich :« Lorsqu'une activité outillée dépasse un seuil défini par l'échelle ad hoc, elle se retourne d'abord contre sa fin, puis menace de destruction le corps social tout entier. »

Cette simple loi, largement confirmée, a simplement été oubliée. En plus, elle oublie aussi une donne, la désolvabilisation des économies développées, tournées un temps par l'endettement. Un endettement qu'il devient de plus en plus difficile à propulser parce que la dette atteint de tels sommets, que l'endettement supplémentaire ne sert, in fine, qu'à payer les intérêts, et cela, en cascade. plus à adresser une demande supplémentaire.

Alors, le FMI retrouve les attraits de l'état providence, pour continuer. Seulement, qu'on indemnise mieux les chômeurs, certes. Mais si on continue à supprimer les emplois, cela n'a in-fine, aucun intérêt à long terme.

Le cas du pot de yaourt, ou de la patate baladeuse, qui durant leur courte vie, voyagent beaucoup, va plus loin que ça. Est ce que cela a simplement un intérêt ? Non. Simplement, c'est intéressant si le pays n'a pas l'opportunité de produire ces denrées.

Et le commerce international n'a longtemps concerné que les quantités défaillantes sur place. Parce qu'avec une monnaie en or ou en argent, l'achat posait très vite problème.


Les romains purent ruiner tranquillement leur empire, en important des produits d'orient. Tant que leurs mines rendirent suffisamment, cela ne posa aucun problème.

Seulement, elles déclinèrent aussi, ils progressèrent dans la manière de frapper une monnaie avec de moins en moins d'or et d'argent, jusqu'à ce que les vendeurs les refusent. Raison pour laquelle, dans l'histoire économique médiévale, toutes les pièces étaient refondues et refrappées, dès qu'elles entraient dans un territoire. On ne savait pas ce dont elles étaient réellement composées.

La dépression de la demande fait pour beaucoup, mais aussi, le sentiment chez les industriels que le transport, ça finit par coûter cher. Illustration supplémentaire, la faillite d'Hanjin Shipping : Cette déconfiture pose la question de la fiabilité de la filière.

La vérité éclatante leur apparaitra bientôt : la totalité du secteur "transports", est une bande de bras cassés, en surcapacité, et ils sont incapables de fonctionner avec une énergie chère.


Et puis, il ne faut pas oublier que, naturellement, les industries à maturité ont une tendance à s'intégrer verticalement. Les financiers veulent la réduire à un "coeur de métier", où l'on peut jouer éternellement aux sous.

Le FMI nous chante ses dogmes et articles de foi :«Par exemple, les entreprises peuvent accéder à des composants (inputs) de meilleure qualité grâce au commerce, tout comme elles peuvent mieux apprendre les nouvelles technologies et les processus de fabrication les plus performants auprès des marchés étrangers».

Comme visiblement, au FMI, on n'y connait rien, surtout en industrie, il faut leur rappeler que délocalisation rime souvent avec produits de merde, et ce qui produit la meilleure qualité, ce sont les usines récentes. Où qu'elles soient. En occident, collez une usine dernier cri, avec une poignée d'employés, vous aurez une excellente qualité et les frais de transports en moins.

De plus, historiquement, c'est totalement faux. La qualité britannique au XIX° siècle, celle US au XX°, puis celle nipponne, se sont clairement établis dans des cadres protectionnistes.

Le miracle chinois, par exemple, a été très dispendieux en matière énergétique, avec une consommation déplorable et une efficacité très médiocre, mais tirée du charbon local, et compensée par le coût de la main d'oeuvre.

Seulement, que devient le miracle chinois, avec des réserves réduites à 30 ans, une production en chute, et des salaires qui augmentent ???

La position du FMI, comme celle de l'OMC repose sur une croyance, c'est donc une religion nihiliste qui est prise en porte à faux.

Quand à EDF, c'est ce que j'annonçais récemment, "Forcé de ralentir sur le nucléaire, EDF abaisse ses ambitions".

C'est simple. Ses centrales sont tout simplement vieilles et vétustes et en matière industrielle, plus l'usine est vieille, plus la maintenance devient ruineuse, dans un marché que se réduit, et font passer les types de centrales, les unes après les autres, sous leur seuil de rentabilité.

Là aussi, une religion nihiliste règne. quand la demande baisse, on doit réduire ses capacités de production.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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commentaires

Abdel 28/09/2016 21:14

Pendant ce temps, ici en Allemagne , la Deutsche Bank est sur le point de mourir, vu ses derivées , je vous laisse imaginer l' effet Fukushima.

Sinon , a part cela , le F-35 pete le feu :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2016/09/26/un-nouvel-incendie-se-declare-sur-un-f-35-862170.html