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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 09:59

Le Royaume uni va voir disparaitre le gisement de pétrole et de gaz de mer du nord, déjà très malade, et au 1/3 de ce qu'il produisait jadis, du temps de Blair.

C'était écrit. Avec une chute de l'investissement de 80 %, la production, logiquement, va suivre, même si c'est à terme. En même temps, les 2/3 du travail ont été fait...

les investissements supplémentaires ne feront que ralentir la chute, et la mer du nord rejoindra la liste des gisements morts, ou la liste des gisements, jadis géants, devenus tout petit, comme Cantarell au Mexique, hier numéro II, aujourd'hui, très loin dans la liste.

Pour ce qui est du pétrole et du gaz de schiste, si on en parle beaucoup, il y a peu de chances que cela soit une vraie ressource. D'abord parce que l'Europe, n'est pas les USA.

Explications. il y a de longue date, une industrie du forage arrivée à maturité aux USA. Industrie qui n'existe nulle part ailleurs. Cette industrie du forage a été alimentée de longue date, par les subventions, au forage, et la subvention accordée aux puits marginaux (production de moins d'un certain nombre de barils jours).

Sans compter, les milliers de milliards de quantitative easing, (planche à billet ou argent quasi gratuit), qui se sont retrouvés dans le forage.

Avant cela, l'industrie du forage avait à son actif environ 7 000 /puits nouveaux par an. c'est considérable. 2 fois plus que le nombre de puits en activité en Arabie séoudite.

Les USA possèdent environ 500 000 puits de pétrole classique, de production très faible, mais fiscalement alléchant...

Ces caractéristiques et l'existence même du $ qui les permet, sont difficilement exportables à l'extérieur, même en Europe.

Une industrie du forage ne se crée pas du jour au lendemain. il y a quand même, une taille critique et du savoir faire. Et, bien sûr, il ne faut avoir aucun souci de rentabilité, c'est à dire se situer dans une industrie totalement soviétoïsée. C'est à dire, dans le cas américain, ne payer que les intérêts des emprunts, à taux très très bas.

Pour le Royaume Uni, le legs du pétrole est éloquent : fin prématurée de l'industrie charbonnière (les 2/3 des gisements charbonniers fermés par Margaret Thatcher étaient encore rentables, même avec une production réduite), la croissance britannique ne fut pas meilleure sur longue période que celle française, et l'industrie anglaise souffrit énormément de la surévaluation de la livre. Ce fut un cas splendide de "maladie hollandaise", où la ressource quasiment gratuite détruit une bonne part de l'économie, sinon totalement.

De plus, il faut noter que la densité de population européenne n'a rien à voir avec celle des USA. Spécialement aux endroits où les forages ont été effectués. C'est largement un croissant vide, où il est beaucoup plus facile d'acheter populations et autorités locales.

Il faut noter aussi, que cette histoire de forage aux USA, a entrainé, avec l'émergence du renouvelable, la réduction de la consommation d'électricité, l'effondrement du secteur charbonnier, dont 90 % du débouché se trouvait dans la production électrique.

Les seules régions où une "croissance économique" très relative eu lieu pendant la présidence Obama, furent les états pétroliers. Là aussi, on voit très bien la corrélation libéralisme économique et abondance énergétique.

L'Alberta, au Canada, par exemple, a totalement viré ses libéraux locaux volontiers donneurs de leçons, dès que le pétrole facile a décru.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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commentaires

L'après 08/10/2016 19:19

On peut aussi interpréter cette histoire de schiste en Grande Bretagne comme le refus du deuil de l'énergie fossile qui ne nécessite que peu de travail finalement juste l'extraire et raffiner. Rien a voir avec le travail géochimique necessaire pour produire les hydrocarbures.
Le petrole et gaz conventionels arrivent a leurs fins alors on s'engouffre dans les petroles extrêmes (d'où le feu vert britannique, on essaie de se raccrocher a un nouveau pétrole) encore une minute monsieur le bourreau...
L'Arabie Séoudite qui tient a profiter jusqu'au bout du système a momentanément augmenté sa production pour que son petrole soit le dernier a profiter du systeme économique tant qu'il tient encore beaucoup debout. Ca sent la fin de règne.

Jazzman 08/10/2016 18:56

Bientôt la 3ème guerre mondiale et je vous sens inquiets, bande de chenapans, parce que vous hésitez sur le réglage de votre iPhone 6 (ou S7 pour les geeks) pour obtenir de bonnes photos des gigantesques champignons atomiques sur le pays qui n'aura pas eu l'idée de la première frappe vitrifiante...
Vous allez être déçus, car il n'y en aura pas.
La bombe atomique A ou H dont vous parlent Hollywood et Wikipédia n'existe pas.
D'ailleurs la page wiki du bombardement incendiaire de Tokyo vous apprend que d'autres bombardements similaires étaient planifiés. Ils n'ont pas eu lieu. Ou plutôt si, à Hiroshimama et Nagasakiki.

George Kistiakowsky, véritable expert en explosifs a déclaré : "Oppenheimer est cinglé de penser qu'un projet aussi absurde pourrait marcher"(source wikipédia). C'est lui qui dirigera la mise au point de la fameuse lentille explosive qui rend le voyage dans le temps...non...la bombe atomique possible. Il faut bien vivre et il y avait un max de pognon à se faire.
Un peu comme Werner Von Braun qui avait déclaré qu'aller sur la Lune en passant par une étape en orbite était une idée stupide, avant de diriger le projet Apollo...et quelques années plus tard, Lee Oswald marchait sur la Lune en pyjama blanc...je crois que j'ai de nouveau mélangé mes notes...bref...

Pourquoi absurde ?
Prenons la nitroglycérine, par exemple, mais avec précaution. Ça ne pète pas aussi facilement qu'à Hollywood, mais quand même il faut être prudent. Chaque molécule se sépare en 6 molécules gazeuses, d'oû la violente onde de choc qui fait péter aussi sec celles qui auraient hésité jusque là. Mais on ne parle pas de réaction en chaîne. Parce que. Circulez y a rien à voir.
Prenons de l'U235 maintenant. S'il reçoit un neutron, lent mais pas trop, il se sépare en 2 atomes en produisant une grande quantité de chaleur parce que le noyau s'est séparé en deux ce qui modifie les niveaux quantiques de ses éléctrons.
Là, wiki parle d'énergie cinétique, ce qui fait plus sérieux que "chaleur" et il va y avoir une réaction en chaîne parce que des neutrons sont aussi éjectés et si ils ne sont ni trop lents ni trop rapides...et qu'ils ont la chance de rencontrer un autre noyau d'U235...
C'est bordélique et capricieux, bref il est absurde d'espérer que ça va faire un gros boum en quelques micro-secondes.
Par contre ça va effectivement faire un petit Tchernobyl pendant quelques siècles.
Avec du plutonium c'est mieux, et en plus c'est un poison violent, que du bonheur.

Vous n'êtes pas convaincus et vous réclamez un supplément de vaseline ? Bon.
La preuve qu'Hiroshima et Nagasaki n'étaient pas des explosions atomiques est qu'il n'y a pas eu de cratère et de vitrification au point zéro.
Il fallait essayer de rendre cela plausible. On a donc dit que les bombes avaient explosé en altitude, vers 550 m.
Le problème est qu'en 1945 on n'avait aucun moyen de faire cela car le transistor n'avait pas encore été inventé.
Les wikipédés se sont donc creusé la tête pour trouver un moyen plausible de déclencher l'explosion vers 550 m assez précisément. Ils ont opté pour l'utilisation du radar APS-13 monté sur la queue des bombardiers pour avertir de l'approche d'un chasseur. C'était un dispositif expérimental qui était incapable de fournir une distance mais on a un peu bidouillé sa fiche pour faire croire aux gogos que peut-être après tout, ils sont tellement forts ces américains...

Pour finir, vous croyez vraiment que si la bombe A existait Netanyahou se serait gêné pour en balancer une sur l'Iran en disant que ces maladroits de persobougnoules ont voulu en fabriquer une et se sont fait sauter par erreur...?

Max 09/10/2016 17:14

C'est n'importe quoi votre post.