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Supériorité du "modèle privé"...

12 Octobre 2016 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Sur le modèle public, dans les écoles de Suède. Où la manière de prendre les gens pour des cons.

J'aimerais qu'on m'explique ce qu'il y a de privé, dans des écoles subventionnées à 100 % ? Pour moi c'est un grand mystère de parler de secteur privé.

Ce n'est pas la concurrence entre privé et public, c'est la concurrence entre deux systèmes publics.

C'est pareil pour les systèmes de santé. La totalité sont financés par des prélèvements obligatoires, même si ceux ci sont qualifiés de "libres". Dans les faits, ils sont et étaient obligatoires. Ils le sont devenus légalement.

La mutuelle étant obligatoire aux USA, légalement, et en France aussi, on peut clairement les qualifier de "prélèvements obligatoires". Et non de dépenses de consommation.

La différence, c'est que les administrations, que ce soit la voirie, les hôpitaux, ou tout ce que vous voudrez, est remplacé par des sociétés fermières, supprimées jadis au fil du temps, qui se sucrent sur notre dos pour payer des frais commerciaux et distribuer du dividende.

Le médicament cubain vaut quasiment que dalle, simplement le prix de production. Le médicament US, le même, rebaptisé, et re-breveté vaut 100 fois plus cher.

Raison pour laquelle, le système de santé US est deux fois plus cher que les autres, avec des performances moindres. Prix des soins monstrueux, prix des médicaments, gigantesques, frais commerciaux, dividendes. Vous avez l'explication de la différence.

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Bernard 16/10/2016 00:30

Dans le même ordre d'idées, ici en Gerbique, nous avons les partenariats public - privé. Soit le moyen de faire du fric sur des activités du ressort du privé mais a partir de capital publique. Je ne sais plus qui a dit que c'était du corporatisme, fille du fascisme...

francomusso 13/10/2016 11:38

Les commentaires ci-dessous sont assez clairs sur la politique générale. Elle correspond au projet
global depuis les lumières. Faire passer l'humanité du stade des communautés (on nait, on est
éduqué, on est déterminé par, on vit, on fait partie pour toujours de la communauté, on ne peut en
sortir) au stade de la sociéte du type de celle voulue par les lumières (on nait quelque part, on est éduqué de la manière la plus universelle possible, on est pas déterminé par la sociéte ou au minimum, on vit ou bon nous semble car la sociéte est la même partout, on change d'endroit au gré des désirs et opportunités sans contrainte ni limite, et surtout il n'y a pas de communauté seulement des individus qui adhèrent au contrat social ou devront être ramenés à la raison).
C'est ce que l'on voit dans tous les pays colonisés/détruits par l'occident. La est la haine vicérale pour
la russie par exemple, toutes les communautés devront passer à la moulinette.
Ce modèle permet aussi de dominer/controler et autres joueusetés tous ces individus ramenés à une masse indifférenciée (théorie du genre aussi) gérable par les statistiques. Les vraies communautés
se défendent, pas les pions.

Phil 13/10/2016 10:08

Trouvé en "Alerte" du Monde. Ah en 5 ans, ils ne s'en étaient pas rendu compte ?
Ben oui, a vouloir accueillir la "diversité", cela a un coup.
Vive les dépenses imposées et non délocalisables, cela permets de plumer la classe moyenne.

"La taxe foncière a augmenté de 14,70 % en moyenne entre 2010 et 2015, selon une association de propriétaires. Selon son enquête annuelle, menée depuis dix ans et publiée jeudi 13 octobre, la taxe foncière payée par les contribuables a, entre 2010 et 2015, augmenté d’en moyenne 14,70 %, avec des pics à 20,29 % à Clermont-Ferrand, 19 % à Lille, Créteil et Angers."

Horzabky 13/10/2016 09:07

Ce que j'ai écrit sur les écoles vaut aussi pour les cliniques, pour les mêmes raisons. Une de mes anciennes voisines, devenue depuis conseillère municipale socialiste dans une autre ville, a accouché dans un hôpital de Seine Saint-Denis, et elle s'est jurée qu'elle ne recommencerait pas l'expérience, en voyant les infirmières transporter les prématurés à travers une salle d'attente où les gens fumaient (c'était avant la loi anti-tabac).

Adieu la Suède égalitaire et solidaire, la Diversité l'a tuée. L'écart entre les revenus y augmente d'année en année, et la confiance en autrui y est en chute libre (surtout quand autrui vient d'ailleurs). On ne le répétera jamais assez : la connerie n'est pas remboursée par la Sécurité Sociale. Même en Suède.

La Gaule 13/10/2016 09:04

@ Horzabky et d'autres

Je viens justement d'assister à la rentrée matinale d'une école catho -l'externat machin- du centre de Grenoble et je n'ai pas vu seulement « quelques éléments » de la diversité. J'ai même carrément l'impression que ces éléments y sont désormais majoritaires.
Une impression qui m'a été confirmée par le principal du lycée public d'à côté -un ancien camarade de zone heureusement reconverti dans l'ingénierie scolaire (« heureusement » si l'on veut, la gestion d'une bagarre entre élèves autochtones et « divers » lui avait valu de gros ennuis il y a quelques années, une affaire de retentissement national orchestrée par le torchon « Marianne »).

C'est qu'à deux pas de ces édifices se trouve l'un de ces quartiers typiques de la communautarisation des centres villes, avec sa petite bourgeoisie commerçante montante (dont certains éléments -je dis bien certains- sont notoirement issus des « quartiers » et ont utilement reconverti les bénéfices de trafics particuliers), soucieuse d'assurer un avenir respectable à sa progéniture.
Belle illustration de ce qu'a parfaitement analysé Ch. Guilluy dans ses bouquins -surtout le dernier. Dans les métropoles, il n'y a plus lieu de s'étendre sur le « grand remplacement » puisqu'il a précisément déjà eu lieu. Plié et emballé.

Les classes populaires autochtones ont été virées par la logique foncière impitoyable -la céleste « loi du marché »- et la main sur le cœur, celle de ces délicieuses classes moyennes multi-propriétaires que notre Mère Denis n'a toujours pas rencontrées. Pas de fachos dans les (beaux) quartiers.
Elles ont été avantageusement remplacées par les classes populaires de la diversité, plus facilement manipulables -les métropoles considérées fonctionnant essentiellement par le clientélisme associatif (le détail du budget de Grenoble est un poème du genre)- et indispensable pour fournir les bataillons des « key-workers ».
Ces travailleurs clés des transports, de la sécurité et de la santé, nécessaires au confort des heureuses classes qui tiennent désormais le haut du pavé dans les métropoles, bien abritées derrière leur discours de gauche postural (à quatre pattes, la croupe offerte aux classes supérieures leurs maîtresses).
C'est ici qu'intervient la véritable fonction de l'Externat bidule.

Les limites du fameux « grand remplacement », lequel donne du vaginisme anal à beaucoup, sont implicitement contenues dans cette politique qui a si bien réussi jusqu'à présent.
Cette politique coûte très cher, en argent et en tensions sociales, la grille blindée et le digicode ne protégeant qu'imparfaitement des nuisances du vivre ensemble.
D'autant plus que certains commencent avec raison à se demander si les Bataclan et les camions fous de Nice ne sont pas plutôt devant nous que derrière (le prurit à mon avis superficiel contre « l'islam » n'a pas d'autre origine, les nouveaux braves gens se rendant seulement compte qu'ils vont devoir faire avec).
Les classes dominantes ayant viré les pauvres de leur territoire pour ne plus avoir à payer pour elles, n'ont aucune raison de dépenser des sommes faramineuses pour en plus aller remplacer ces désormais quasi-étrangers dans leurs trou perdus.
Le saupoudrage migratoire dans les provinces n'aura donc pas d'autre limite. Il ne sert en réalité qu'à entretenir les tensions symboliques entre la France invisible de la périphérie -celle que l'on ne veut plus voir- et les clientèles électorales de la France des métropoles, surtout celles dites de la diversité.
Le paysage politique français est désormais un billard à trois bandes, lequel reflète la géographie de la mondialisation en général.

Classes dominantes centrales contres classes dominées périphériques, et nouvelles classes populaires immigrées dans l'entre-deux, pour l'instant favorables aux premières (notez que je met un « s » à classes, pour bien souligner mes distances avec les bouffonneries néo-marxiennes à la Lordon).
Quant aux « rendez-vous » iréniques promis par la mondialisation, ses bons apôtres et ses bons contradicteurs à faux-nez, vous pouvez en faire des boulettes.
Personnellement, j'ai fait le ménage dans ma bibliothèque. En particulier les bouquins de Todd, que j'ai abandonnés sur un banc au beau milieu du campus.
Il n'y a plus que des étudiants en sciences humaines ou des stagiaires au CNRS pour boire ces conneries.
Bon... Mon traitement a encore foiré.

Max 13/10/2016 08:37

Le système de santé américain est bien meilleur que le français. Il responsabilise les gens. Le système français finira par s'écrouler sous le poids de la dette.

cosac 13/10/2016 16:26

Affirmation gratuite , le système Français a bien été détourner dans le but de créer de la dette rien de plus notre système est bien le meilleur mais il est fais pour un pays de gens qui travaille , comme notre système de retraite mais comme d'habitude vous regarder la ou on vous dis de regarder.........
quand au fameux système sociale américain nous en reparlerons un jour.

LeCassandre 13/10/2016 14:20

Dépense de santé au US : 17,1% du pib (privée)
Dépense de santé en France : 11.5 % du pib (public)
Avec des soins bien meilleurs en France qu'au US.
Vive le système américain qui "responsabilise"

francomusso 12/10/2016 22:44

La sélection, la discipline, la "souffrance" (de trimer sur les bouquins). C'est cela que doit être l'enseignement. C'est comme en sport où on nous casse les pieds avec les débilités du genre
"il faut prendre du plaisir" ! Eh, connard, les placages, les uppercuts et autres gestes sportifs
tu m'expliques où il est le plaisir!!! Sélection, discipline, souffrance, seuls moyens de faire des
équipes valables et seuls critères d'évaluer la volonté des membres.

Horzabky 12/10/2016 18:36

"J'aimerais qu'on m'explique ce qu'il y a de privé, dans des écoles subventionnées à 100 % ? Pour moi c'est un grand mystère de parler de secteur privé."

La Diversité, Monsieur Reymond, la Diversité !

Les parents qui envoient leurs enfants dans les écoles privées n'ont pas tous la religion de la libre entreprise, loin de là. Les ministres socialistes envoient leurs enfants à l'École Alsacienne ou d'autres écoles privés haut de gamme. Martine Aubry, Chevènement, ont suivi la tradition.

Les écoles privées choisissent leurs élèves. C'est le point essentiel. Elles vont accepter quelques "minorités visibles" parmi leurs élèves, par déférence au "politiquement correct", mais en éliminant soigneusement les voyous et les nuls. Les parents seront rassurés : leurs enfants ne seront pas noyés dans une masse de racketteurs analphabètes et ne seront pas endoctrinés pour le djihad par leurs camarades. Ils pourront ensuite traiter de racistes et de beaufs ceux qui trouvent qu'il y a trop d'immigrés en France.

C'est ainsi que les églises sont vides mais que les écoles catholiques font le plein. Et pas seulement de catholiques.