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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 14:25

La crise immobilière est récurrente depuis 2007. Elle déroule ses anneaux, sans jamais cesser. Mais elle n'est en aucune manière pressée.

Elle dépend d'une foule de paramètres, pas tous tirant dans le même sens.
Ils sont les suivants :

- l'existence, ou non de prêts bancaires immobiliers. ça peut paraitre surprenant. Mais à une époque, cette notion n'existait même pas. Pensez. C'est totalement anti-économique de prêter à bas taux sur longue période. Seuls des ânes peuvent faire ça.

Toute allusion à l'époque actuelle est d'actualité.

- Des taux de prêts supérieurs à 4 %. C'est bien connu, c'est du jamais vu.

Ou alors, il faut remonter au moyen âge. Ou à l'antiquité, du temps de Sarkozix 1°.

Je rappellerais le triptyque des prêts tel qu'il existait avant, avant les années 1950, et visibles dans les archives notariales. les prêts immobiliers étaient des prêts familiaux, amicaux, ou vendeurs. Cela va de pair, aussi, à de tous petits prix...

Ne riez pas, le prêt vendeur, on m'en a proposé un en 1989.

- le marché local de l'emploi. Imaginez une petite ville de 1500 à 3500 habitants qui perd 100 emplois.

N'imaginez plus, c'est ce qui se passe. Un peu partout.

Imaginez aussi, une plus grosse ville, 15 000 ou 20 000 habitants, qui perd aussi cent emplois. Cela paraît peu. A l'extérieur rien de changé. Mais il y a de bonne chance que cette ville de taille honorable bénéficie aussi d'un marché immobilier en déconfiture.

- un gouvernement de radins (pour les autres), qui entreprend l'austérité, ou mieux, une thérapie de choc  et supprime des tonnes de fonctionnaires.

Vous me direz que c'est de la politique fiction et que vu les résultats désastreux des thérapies de choc des médecins de Molière du fmi, il est impossible que des tarés même de premier plan puissent même y penser.

- Du niveau de délinquance local.

Haute délinquance dans un environnement immobilier détendu signifie très vite mort du quartier, par fuite de la population. Au minimum, chute des prix.

Le marché immobilier, en France, n'existe pas. il existe au moins 5000 marchés immobiliers juxtaposés, avec leurs caractéristiques propres. Un simple département peut être traversé de tendances très diverses.

Une carte est intéressante. Celle de la tension immobilière. En pleine période de reprise des ventes, on n'assiste qu'à une tendance à la baisse, sur tout le territoire, allant de très forte, à simple tendance à la baisse. Il y a même des départements "non significatifs", signalant simplement qu'il n'y a pas, plus ou très peu de transactions immobilières.

Parions que le regain du nombre d'achats, allié au caractère farfelu des taux immobiliers, a sauvegardé le nombre de transactions. Mais pas leur montant. Bien sûr, on entendra le "Oui, mais pas ici", surtout en région parisienne, où l'achat d'une bouse villageoise chère mais putride rejoint ce que je disais sur les placements américains (une merde est vue comme une apothéose, si elle est enveloppée dans "stars and strips"). j'ai rarement vu de l'immobilier intrinsèquement aussi merdique qu'à Paris ou Lyon.

La politique menée a conduit à faire s'effondrer les taux, de plus de 5 %, à moins de 2. les montants de prêts indiquent une tout autre histoire qu'un marché flamboyant. Moitié moins de prêts réalisés; en montant, qu'en 2006, et dans cette moitié, une part significative de renégociations (la moitié elle aussi).
15 ou 23 milliards de crédits par mois, c'est notablement différend de 35 à 40. Et surtout, quand la moitié de ces 23 milliards, c'est de la renégociation...

Pourquoi payer des crédits à 4 ou 5 %, alors qu'on peut le renégocier à 2 % ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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L'apres 02/11/2016 16:55

The Population Problem: Not as Bad as You Might Think

http://www.resilience.org/stories/2016-11-01/the-population-problem-not-as-bad-as-you-might-think

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