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NE PAS CONFONDRE...

10 Novembre 2016 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

"jusqu'à preuve du contraire" les bouseux talibans se sont faits ratatiné la gueule au point de se cacher dans des grottes. Et on ne pourra pas dire que l' armée irakienne de Saddam étaient des "va nu pieds", pourtant ils ont été massacrés en quelques jours... Quant à la Russie, a part l' invasion de quelques ex-républiques soviétiques sans le sou, ils n'ont rien démontré...

Il y a deux notions à ne pas confondre, la guerre et la bataille. Pendant de grands laps de temps, les deux ont été antinomiques.

La bataille, jugement de Dieu, est le contraire d'une guerre, longuement et laborieusement menée, et l'on risque tout, sur un seul coup de dès.

Et les balances ne sont pas les mêmes. Un chef de guerre somali gagne une bataille, s'il tue 20 américains, même s'il perd 1000 combattants, et voit 2000 civils tués. Le guerrier somali, ça ne vaut pas grand chose à l'achat, ça coûte rien à l'entretien, et s'il en perd un, il y en a dix pour prendre la place. A 300 $ de solde mensuel, les talibans ont tous les combattants qu'ils veulent...
L'armée US n'a pas perdu de bataille au Viet Nam. Les vietcong et nord vietnamiens perdaient systématiquement plus de combattants qu'eux. Mais une natalité de combat, avec 6 ou 7 enfants par femme, ça permet ce genre d'affrontements, surtout si en face, les femmes n'en font que 2, ou moins.

Il est clair qu'en 1970, les unités US ne voulaient plus monter en ligne, et supprimaient leurs officiers. (fragging). Ce manque de mordant (ou ce mordant déviant) a entrainé la fin de la conscription. Elles se contentaient simplement d'assurer leur propre sécurité, créant des cessez le feu locaux.

Mais les yankees; engoncés dans leurs habitudes de Casablanca (reddition sans condition), ont simplement oublié que s'ils arrivaient à ratatiner 90 % des combattants adverses, ils n'arrivaient pas à finir d'écraser le 1 ou 10 % restant à combattre, que ceux-ci changeaient leur mode de combat, et que la guerre finissait par durer si longtemps que l'attrition finissait par toucher l'armée US. Attrition non des effectifs, mais du moral, du matériel, dans une guerre qui était sans fin.

En outre, des armées comme l'armée de Saddam Hussein s'est tout bonnement débandée, pour 80 %, et a changé de forme de combat, pour 10 %. Les pertes ont du atteindre 10 %.

La fin de la guerre en Irak a aussi vu des cessez le feu locaux. Les patrouilles US se mettaient dans des terrains vagues, donnaient quelques dollars à des gamins chargés d'aller dire aux commandants locaux où ils étaient, qu'ils n'en bougeraient pas, à moins qu'on les cherche...

S'ajoutait aussi le fait que les américains ont acheté la totalité des tribus comme milices. On le voit, c'est pas la menace militaire qui avait abouti à rendre l'Irak un peu plus calme au moment de la proclamation de leur victoire.

Les nord vietnamiens étaient persévérants. Ils construisaient des ponts en bambous; et reconstruisaient, tous les jours, ces ponts, qui ne leur coûtaient pas 100 $, et que les Phantoms venaient détruire chaque jours, en y jetant 100 000 $ de bombes...

Mais un ennemi qui voit qu'il n'a aucune chance de gagner dans une certaine sorte de combat, peut très bien décider de ne plus livrer ce combat, et d'en engager une autre forme.

Pour le moment, l'OTAN élimine les chefs de guerre Etat islamique. Au viet nam, on appelait ça le réseau phénix, qui a aussi, complétement foiré, malgré l'élimination de 20 000 cadres.

On sait depuis 1939 qu'il est difficile de combattre sous un ciel ennemi. les soviétiques pourtant l'ont fait. Et la plus grande opération de la seconde guerre mondiale a été Bagration. Une opération rondement menée, techniquement très complexe et délicate (la percée en profondeur). Quand à la guerre contre la géorgie, la Russie l'a vite pliée, malgré le reformatage au format OTAN de l'armée géorgienne, et les très nombreux mercenaires US et israëliens...

Pour ce qui est de l'Ukraine, il n'y a pas de soldats, ni d'armée russe en Ukraine, et le rattachement de la Crimée n'a même pas entrainé de combats, vu la disproportion des forces... Mener la guerre contre l'Ukraine, pour la Russie, c'est de la laisser pourrir sur pied. Avec notamment des échanges commerciaux tombés à rien et de laisser l'effondrement économique faire son oeuvre.

Comme je l'ai dit, une forteresse ou un limes n'est qu'un brise lame, destiné à gagner du temps. Pour organiser la contre attaque, ou la défense en profondeur.

Je rappellerais aussi Sun Tzu. La guerre n'est pas seulement une donnée militaire. Les US américains ont gagné une guerre depuis 1945, c'est l'invasion de l'ile de Grenade. Impressionnant.

Après les Philippines, la Malaisie vient de signer un accord avec la Chine.

Chine 2 USA 0.

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Sclavus 12/11/2016 13:53

effectivement ; ne pas confondre le contenu des blockbusters hollywoodiens avec la réalité sur le terrain. La production hollywoodienne, c'est du soft-power ; l'industrie de consentement avec une jolie plus-value au passage.
D'ailleurs, affirmer: "...a part l' invasion de quelques ex-républiques soviétiques sans le sou..." montre suffisement à quel point le bonhomme est "informé".