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PREND L'OSEILLE ET TIRE TOI...

6 Novembre 2016 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie

Démêlés judiciaires aux USA pour Veolia, qui, comme d'habitude se soldera par des dommages et intérêts considérables.

Après Flint,  Pittsbugh. Comme d'habitude, l'affermage se traduit par des hausses considérables de tarifs, chose qui passe déjà mal, et ensuite, par des économies de bouts de chandelles, qui amoindrissent la qualité des produits, l'eau dans ce cas de figure.
Logiquement, la firme est poursuivie par la ville d'abord, et ensuite certainement, par une classe action qui sera colossale.

On prétend pouvoir économiser l'eau avec des bricolages, alors qu'il n'y a qu'une manière de faire, des travaux monstrueux, pour rénover les adductions, dont certaines sont très vieilles.

Mais comme cela est trop coûteux, c'est toujours la solution du bout de chandelle qui est choisie, et qui amène, à la fin de l'affermage, à des budgets de reconstruction encore plus gargantuesques.

La manière d'opérer est toujours la même, et est cousue de fil blanc. Se remplir les poches, vite fait, et après nous le déluge.

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Horzabky 06/11/2016 20:29

Comme l'écrivait Emmanuel Todd dans "Après l'Empire", en 2002, un investissement financier massif aux USA par des étrangers se termine généralement en catastrophe. Veolia ne fera pas exception. J'espère au moins qu'ils n'ont pas d'avoirs aux Etats-Unis qui pourraient être saisis, parce que c'est sûr, ces avoirs seront saisis.

Quelqu'un aurait dû dire aux gens de Veolia que l'Amérique, c'est le pays des Clinton...

Une pensée émue pour Antoine Frérot, le président de Veolia. Lorsque les Américains ne peuvent pas tondre les investisseurs étrangers dans des procès aussi énormes que biaisés, ils sont très forts pour menacer de prison les dirigeants des sociétés en question, surtout si ces sociétés sont étrangères (mais Trump a pu faire faillite sans crainte une demi-douzaine de fois). Les dirigeants d'Alstom, du Crédit Lyonnais (affaire Executive Life), et de la BNP, en savent quelque chose...

Il n'y a que les Russes, et sans doute les Chinois, qui sont assez forts pour dire à la justice américaine d'aller se faire voir.

Dans son interview par John Pilger, Julian Assange a dit pourquoi il ne veut pas se laisser extrader vers la Suède : depuis l'an 2000, les Suédois ont accepté d'extrader vers les USA 100% des individus réclamés par la justice américaine... Je ne dis pas que la plupart d'entre eux ne méritaient pas d'être extradés, mais 100%, c'est quand même surprenant. Même les Anglais ont renoncé à extrader systématiquement vers les USA : ils se sont vite aperçus que c'était à sens unique... Je ne comprendrai jamais les Suédois, j'en ai peur.

Jazzman 07/11/2016 07:58

Vous confondez les Suédois et (((ceux))) qui les dirigent.