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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 15:14

" En tant qu'admirateur de la prouesse technique que constitue le métro parisien, j'ai failli me récrier : sans le métro, les embouteillages seraient tels que Paris ne pourrait pas fonctionner. Puis je me suis souvenu du bordel monstre pendant les grèves des employés du métro, en 1995, et je dois admettre qu'il y a du vrai dans ce que vous dites. Je me souviens que le premier jour de la grève, il m'a fallu cinq heures pour faire 20 km en voiture, depuis la banlieue.

L'agglomération parisienne est un dinosaure de onze millions d'habitants, qui commencerait à compter ses morts en cas de panne de courant généralisée qui durerait plus de deux trois jours. "

Et économiquement, le métro est une absurdité. Un tel investissement, pour atteindre une simple rentabilité de remboursement, doit fonctionner 24h/24 à débit constant. Qui connait l'industrie, sait que souvent les productions de nuit sont souvent plus importantes que celles de jours. Parce qu'on ne fabrique pas les mêmes choses. Où les productions nécessitent moins d'attention, ou on fait de plus grandes séries. Pour l'industrie moderne, même cette distinction saute. Elle produit jour et nuit, sans différence.

Je n'ai pas inventé cette appréciation. Je l'ai repris à Ivan Illitch, et à l'histoire. Les grandes dépenses d'équipements, un jour où l'autre, voient leurs effets se retourner. C'est surtout si on avait conservé un niveau constant de densité, que le métro aurait été gérable. Mais ce genre d'équipement crée des effets d'agrégations autour de lui, le plus notable étant la construction, et dans les demandes faites à S. Plazza, que voit on ? Une unité de temps-métro : je veux être à 5,10,15 mn du métro... A long terme, donc, le métro structure ce qu'il y a autour de lui. Constructions, habitations, réseaux, etc. Jusqu'à ce que cela deviennent ingérable.

Comme l'a dit le lecteur, au bout de 3 jours de rupture d'électricité, on comptera les morts, et on verra les débuts d'épidémies. On peut imaginer, dans le cas parisien, une inondation monstre.

Mais, très vite, on risque de voir autre chose : on ne mettra pas 5 heures pour faire 20 km en voiture. Il n'y aura très plus d'essence ou de gazole, et en tout cas, plus d'électricité pour faire marcher les pompes.

La valeur ajoutée de la région parisienne, c'est quoi ? Des administrations (privées ou publiques), donc, qui peuvent se situer n'importe où dans le pays, et des gestionnaires de l'infrastructure, physique, ou de la population. Qui peut, elle, être n'importe où.

Le libéralisme économique s'est introduit à la fin des années 1970, dans un bref été de la Saint Martin, en Grande Bretagne, et aux USA. Les deux étaient causés par des découvertes de gisements pétroliers. La Mer du Nord pour la Grande Bretagne, et l'Alaska pour les USA, qui leur redonnait un peu de mou dans leur conduite. Ils en ont profité non pour préparer un avenir, mais pour recréer une dette monstrueuse et faire une fête somptueuse.

De 500 Milliards de dollars au début de l'ère Reagan, la dette va avoisiner les 20 000, pour la dette publique seulement.
Mais comme un coup d'état raté, cela oblige à une réaction, une dette ingérable oblige à la banqueroute. Le tout; c'est de ne pas y aller contraint, mais franco. Il faut purger la CIA ? Indubitablement, c'est à la tronçonneuse qu'il faut le faire. Il faut mettre la dette aux poubelles de l'histoire ? Faisons le franco, aussi.

Rien n'obligeait les gouvernements Thatcher et Reagan, à une politique "unusual". Fillon, s'il est élu, avec 40 ans de retard, nous fera comprendre très vite, qu'une politique libérale, sans pétrole, c'est la catastrophe. Et qu'il n'y aura pas de croissance après.

Le problème, désormais, est dans le respect des codes. Les casser, c'est de la politique, et cela redonnera à celui-ci, ses lettres de noblesses.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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Ercole 23/12/2016 16:49

Fillon a un gros problème. Un très gros problème. La chute de sarko signifie que les classes pop - mesurez donc la différence de score entre chirac le faussaire de 1995 en 2002 au premier tour et sarko en 2007 - ont renoncé à voir la droite être leur représentant. Par delà le programme du françoué qui est ceci cela il y a un effondrement de la confiance en un neo gaullisme joué par sarko et abandonné dès le fouquet's. Ils ne sont pas venus, ils ne viendront plus. Tout comme ils n'iront plus au ps. Mélenchon a peut être tout gaché avec son discours du prado, de 14 il en est tombé à 7. Je ne sais pas qui de l'abstention ou de la rage va gagner. Il y a un espace immense pour un populiste et on en a aucun. Bienheureux wasp qui ont un Donald ou une Theresa quand nous on a plus personne. Marine si elle n'endosse pas le costard du bonapartisme qui affronte la doxa de plein fouet fera seulement un score honorable. On va pourtant constater la ringardise des gauchistes pendant la primaire, des libéraux avoués et le liberalisme vient de la gauche comme on a pu le constater avec clinton et il y est retourné sous hollande le don quichotte ennemi de la finance. Et que va-t-il rester de potable ? Je commence à bien apercevoir la force noire qu'ont mis en branle les gauchistes ivres d'idéologie, tout comme frankenstein ils n'ont vu que le progrès immatériel, ou même s'ils ont vu les ratés que leur idéaux allaient provoquer, les ont sous estimés, ou méprisés, tant pis pour eux, et sarko qui avait tant cristallisé d'espoirs n'a pas voulu aller jusqu'au bout de son programme, avec sa femme gauchiste ! Maintenant il n'y a plus personne pour faire pousser des fleurs de ce mal qu'est le désespoir. Ni à gauche ni à droite. Oui je sais le fn... Celui qui annoncera qu'il annule le mariage pour tous, défraiera la chronique, sera nazifié au plus haut point, l'antigauchiste, mais montrera ainsi son courage, sa témérité face aux hurlements de la caste libérale. C'est insignifiant en terme de population concernée par cette loi sociétale donc on peut la supprimer sans dégats, mais au niveau du symbole ce serait magnifique. Pas autant compliqué que sortir de l'ue ou de l'euro, mais ça montrerait la volonté d'affonter les tyrans. Marine a l'air aussi pussilanime que le nicolas, contrairement à sa nièce qui n'a pas peur d'être réac, antigauchiste sans scrupule. Il ne faut pas avoir peur de haïr ceux qui nous détestent, en plus ils sont en position de faiblesse, ils ont beau avoir TOUS les médias dans leurs manches - voir le figaro aujourd'hui qui sous l'article sur la mort du terroriste à milan en a mis un sur le nombre présumé de morts en méditerranée suite "migration" - TOUS les "patrons" des grands groupes, TOUTES les cautions morales européennes intellos et j'en passe de ces ramassis de merdes, ils sont en grande faiblesse. "Combien de divisions" prêtes à mourir pour le mariage homo parmi ces jouisseurs sans entraves ? Combien de personnes prêtes à mourir pour leur idée de la démocratie ? En plus ils sont cons comme des barriques, voir l'article sur ségo en dessous... Ils sont comme ces faux tanks qui ont fait reculer rommel en afrique. Fillon est leur allié pour maintenir le système dans son aristocratie, à la suite du brexit il a lui aussi questionné le principe d'un homme un vote, rien que pour ça il est disqualifié. Même sur la russie il reculera. Bon petit soldat quand il faut un général qui renverse la table. La V république est redevenue la IVeme, à vomir...

Horzabky 22/12/2016 19:34

M. Reymond, sans métro, aucune ville de plus de 500 000 habitants ne serait vivable. Le problème c'est que plus une ville grandit, plus elle devient difficile à gérer. De nombreuses études ont montré que jusqu'à 500 000 habitants, ça va, les avantages (universités, hôpitaux de pointe, etc) dépassent les inconvénients. Au-dessus de 500 000 habitants, c'est l'inverse.

Le métro rend possible les villes de plus d'un million d'habitants. Le problème c'est de savoir si on a vraiment besoin de villes de plus de 500 000 habitants. À mon avis, non, mais ça se discute.

Si Paris n'avait que 500 000 habitants, il pourrait avoir toutes les administrations centrales, les ambassades, les attractions touristiques (La Tour Eiffel, le Louvre, les musées) qu'il a déjà, et, vu le niveau de vie plutôt élevé des habitants et le tourisme, des commerces et de l'artisanat de luxe, les grands hôtels, etc, qui vont avec. La plus grande partie du reste pourrait partir ailleurs, et tout le monde y gagnerait, puisque l'immobilier serait moins cher.

Que le métro soit rentable ou pas n'est pas un problème, si on considère les transports comme un service public. L'alternative, c'est le tout automobile, et on en connaît les inconvénients. La rentabilité n'est pas toujours une obligation. On ne demande ni à la police ni aux pompiers d'être rentables comme des entreprises.

Les États-Unis ont un secteur de santé soumis aux lois de la rentabilité. Les résultats sont excellents pour les actionnaires de l'industrie de la santé, mais pas terribles pour la population en général, qui paye deux fois plus que les Français pour un résultat inférieur, les Américains vivant en moyenne trois ans de moins que les Français.

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