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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 18:15

Et la boucle est bouclée. Vous vous souvenez du catalogue Manufrance, qui était distribué partout ? Et aux USA, le plus célèbre, c'était celui de Sears, roebuck et compagnie qui envoyait des catalogues partout, remplaçant le "facteur", dans le sens ancien, c'est à dire l'homme d'affaire qui traitait à distance, et à qui on commandait tout, y compris les femmes... Sans rire. Dans les colonies, ou dans les endroits lointains, le facteur était chargé de trouver aussi des épouses...

On voit qu'une boucle s'achève. La vente par catalogue pré-établi avait remplacé le facteur, puis les grandes surfaces ont coulées les catalogues, puis les catalogues internet coulent les commerces.

Enfin, les catalogues internet, qui sont souvent moins chers (pas de coût de grandes surfaces), sont responsables d'une partie de la crise. L'autre responsable, c'est la paupérisation de la population. Les malls US, de plus en plus géants et de plus en plus clinquants, sont de plus en plus abandonnés.

"En 2010, Sears avait 3.555 magasins. L’an dernier, Sears n’avait plus que 1.503 magasins, et maintenant elle et en train de fermer un tas d’autres de ses magasins. C’est une véritable catastrophe !" A mon avis, la cata, c'était quand on a ouvert les magasins.

Et cela dénote bien le pic pétrolier, et le retrait de vie économique qui s'opère dans tous les pays. L'économie classique s'étiole de plus en plus, pendant que des abrutis ne pensent qu'à ouvrir de nouveaux centres commerciaux, et que globalement, le commerce décline.

La fermeture des magasins Sears explique aussi la victoire électorale de Trump. Qui ferme t'on en premier ? Les magasins qui perdent de l'argent, les moins rentables et moins fréquentés ensuite, jusqu'à ce que la techno-structure du groupe soit trop lourde pour les membres que constituent les magasins.

On a pour les USA, une problématique tout à fait différente que celles qu'ils ont affrontés jusqu'alors.

Certes, des périphéries se sont révoltées, la plus grand révolte étant la guerre civile, mais ce ne fut pas la seule. Les Indiens furent aussi écrasés, mais les fermiers de l'ouest souffrirent aussi énormément, et répliquèrent par la formation du parti populiste. Ils étaient simplement complétement plumés par les frais ferroviaires.

Sans compter le banditisme armé. Les célèbres frères James ont pu tenir aussi longtemps, parce qu'ils combattaient les chemins de fer et leurs nervis, connus sous le noms de Pinkerton., et globalement, avaient largement le soutien de la population.

Les Pinkerton furent connus comme les plus grands briseurs de grèves de la création et de la manufacturing belt.

Le problème des USA désormais, et comme le montre l'élection Trump, c'est que les zones de dissidences sont quais généralisées, et qu'elles se calquent sur l'abandon économique.

Pour le moment, les grandes villes sont moins touchées par le phénomène, et donc adhèrent, encore, en partie, au système.

2000 magasins en moins depuis 2010, c'est aussi pas mal d'emplois en moins, des malls qui ont été durement touchés, et qui se trouvent souvent fermés, ou vides en partie. De plus, la fermeture d'un magasin, entraine souvent la fermeture des magasins proches.

Cette économie, en phase de desquamation, se traduit sur le plan politique. Il n'y a plus désormais sur la carte, de traces visibles de blocs, adhérant à la politique actuelle.

D'ailleurs, la crise de la grande distribution se ressent aussi en Chine dans la violente contraction du commerce extérieur, et la machinerie économique ne tient qu'à un fil de bulle immobilière.

La carte en bleue ne désigne que les minorités ethniques, les villes côtières et quelques villes-centre. Comme Mao l'avaitr dit, l'encerclement des villes par les campagnes.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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commentaires

L'apres 15/01/2017 17:39

Le Canada doit, à terme, cesser d'extraire les sables bitumineux (Trudeau)

"On ne peut pas choisir entre l'environnement et l'économie", a affirmé en outre M. Trudeau, convaincu de pouvoir concilier la lutte contre le réchauffement climatique et la croissance économique."

"L'opposition conservatrice a immédiatement condamné les propos du Premier ministre. "Si M. Trudeau veut fermer les sables bitumineux d'Alberta, et ma ville d'origine, qu'il soit averti: il devra d'abord me passer dessus et sur les quatre millions d'habitants de l'Alberta", a lancé dans un communiqué Brian Jean, député conservateur de Fort McMurray, capitale pétrolière du pays."

http://www.romandie.com/news/Le-Canada-doit-a-terme-cesser-dextraire-les-sables-bitumineux-Trudeau/768152.rom

Max 15/01/2017 13:27

Il faut dire que les magasins physiques ne font pas grand chose pour lutter contre internet. Ils ne sont pas souvent à l'écoute de leurs clients. Ils proposent souvent trop de choix, où il n'y a qu'un article intéressant parmi six autres farfelus. Prenons un exemple : Un article est fabriqué en blanc et en noir. L'article en noir est évidemment plus populaire, donc il se vendra mieux. Mais le magasin physique expose la même quantité d'articles blancs et d'articles noirs. Résultat : L'article noir est vite en rupture de stock, là où l'article blanc encombre les rayons. Que fait l'acheteur ? Il commande l'article noir sur internet.

francomusso 15/01/2017 08:27

Quand on lit bien en détails les articles mentionnés on voit clairement que ces abandons et
fermeture ont étés prévus et anticipés depuis au moins 2010, c'est à dire depuis la crise des
subprimes. Tous les décideurs ont bien compris avec cette crise de 2008 que tout le modèle
économique (devenu presque purement financier) était foutu. Les magasins laissés à l'abandon
depuis des années c'est du prévu (car les benefs baissent réellement seulement maintenant).
Et ce n'est qu'un début.

EnPassant 14/01/2017 21:58

http://www.zerohedge.com/news/2017-01-14/wall-street-tries-trade-trumps-tweets-problems-emerge