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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:18

Pour les prêts immobiliers, qui prouvent que la France continue à patauger dans sa bulle immobilière, comme François Fillon patauge dans le penelopegate.

Une intervention, et il a convaincu... les convaincus. Tous les autres le trouve pitoyable, le petit bourgeois catholique près de ses sous, tartuffe en diable, et dur aux petits. Avec lui, la retraite à 65 ans, vous n'y couperez pas. Et sans doute s'estime t'il pas si fautif, avec les 3600 euros nets de sa femme.

C'est pas beaucoup, nous dit il. Mieux que la plupart des salariés pendant tout une vie de travail, pour un niveau d'étude somme toute, modeste.

On voit mal, d'ailleurs comme ce tartuffe arrivant au pouvoir totalement usé ne cramerait pas aussi vite et même plus vite que Hollande.
La caste mondialiste (1 % de la population) et semi mondialiste (5 % de la population), coupée des conditions de vie de la vraie population, finalement, trouvent que cette caste politique malgré tout locale est inefficace et coûteuse, et veux nous flanquer Macron. Après tout, à quoi servent ces 577 députés et 321 sénateurs ? On peut amplement diviser par 4. Ils ont donné le "la", d'ailleurs, avec la suppression des communes, et la fusion des régions.

Et puis, cela sera toujours populaire de tailler dans ce nombre de branquignols-tartuffes-carriéristes, et le spectacle de les voir pleurer leur carrière défunte. On peut saluer, d'ailleurs, Penelope Fillon, capable à la fois, d'être mère de famille de 5 enfants, et de tenir 2 travail à plein temps.

 

On veut nous vendre Macron, qui carbonisera encore plus vite. Une belle gueule, ce n'est pas une politique.
Et on en revient à la dernière flammèche de notre bulle immobilière. Depuis l'holocauste de l'appareil productif, devant le veau d'or du mondialisme, il n'y a, je le répète, dans les économies occidentale, que le secteur du logement, non délocalisable, qui porte l'économie.

251 milliards d'euros de prêts, cette année, oui mais, 45 % de ceux-ci (113 milliards) sont des renégociations, et 138 des prêts frais, mais avec des taux au ras des pâquerettes.
Moralité, à la moindre remontée, marché immobilier et banques mordent la poussière. Et le marché immobilier n'a été retenu au bord du gouffre, qu'avec des taux d'intérêts ridicules, qui plomberont la rentabilité des banques. Quand on propose du 1.5 %, il est TRES difficile de faire moins, même si des pointes à 1.1 % sont observées. Pour mémoire, je me rappelle avoir vécu la période où les taux "bonifiés" atteignaient 20 % (je vous dit pas pour les autres...).

Pour l'encours des prêts, il a atteint en décembre 2016, 899 milliards pour l'immobilier, 161 à la consommation, et 36 pour les autres. Rapporté au stock de dettes, les nouveaux prêts sont potentiellement explosifs. En 2001 les encours de prêts se montaient à 250 milliards d'euros.

La progression observée en 2016 est un trompe l'oeil, dans un marché qui se livre à la manoeuvre d'atterrissage. La baisse des taux masque la baisse tendancielle de la demande, en solvabilisant les derniers pékins.

De plus, la renégociation concerne plus de 10 % de l'encours, alors que c'était, la plupart du temps, inférieur à 2-2.5 %.

On peut voir sur les séries longues, que la France n'a pas échappé au lot des économies désindustrialisées de l'OCDE, où l'agonie de la demande est compensée par l'endettement croissant (sans beurre).

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier Economie Politique
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commentaires

La Gaule 08/02/2017 16:36

Karine Bechet-Golovko sur son blog pose clairement le problème de la presse actuelle, passée de son rôle historique -largement mythique- de quatrième pouvoir à celui d'organe de propagande exclusif au service des mondialistes, cela dans la guerre de plus en plus ouverte que ceux-ci mènent contre les souverainistes.

http://russiepolitics.blogspot.fr/2017/02/de-fillon-trump-quand-la-presse-est.html

Elle semble s'en désoler, soulignant qu'Internet ne remplacera jamais ce pouvoir là, passé à l'ennemi, ce qui à mon avis manque un peu de cohérence.
Le quatrième pouvoir n'existe plus d'abord parce que plus grand monde ne le lit, et pour cause, puisqu'il n'est manifestement plus qu'une structure de propagande ne contentant plus que ses sectateurs. Le réflexe de fuite est donc sain. Pourquoi s'en désoler ?
Tout le monde sait -ou plutôt sent- maintenant que la presse n'est plus qu'une division militante et militaire parmi d'autres, et qu'elle n'existerait pas sans les puissances financières qui nourrissent cette troupes -sans parler des subventions du contribuables via la partialité de l'état.
Plutôt que pleurer sur un pouvoir qui n'existe plus depuis des années lumières, Karine ferait mieux de dire franchement que, pour elle, l'information qui filtre par internet n'atteindra jamais l'audience et l'efficacité de la presse propagande, ce qui par contre est sujet à caution.
On touche ici aux limites historiques de la propagande, dont on sait que le gavage finit par être contre-productif fasse à la réalité médiocre du réel, ce que les plus sujets à endoctrinement sont capables de percevoir.
Les exemples abondent. Qui croyait encore à la propagande de Vichy en 1944 où -elle devrait être bien placée pour le savoir en tant qu'émigrée en Russie- à celle de l'Union soviétique en 1985 ? Dans ce dernier cas, il faut croire que la technique artisanale du « samizdat » a quand même joué son rôle de travail de sape.
L'exemple de la victoire de Trump montre aussi que la lobotomisation des masses par la télé -dont se gargarisent les intellos du net- peu trouver ses limites.
Il faut donc prendre avec cohérence la presse pour ce qu'elle est dans un contexte de guerre. On ne la lit que pour prendre connaissance de ce que pense l'ennemi, ce qui peut toujours servir. Point barre.
Il me paraît absurde d'attendre des services de propagande de l'armée adverse qu'ils fassent l'apologie de la vôtre. J'ai pourtant l'impression que c'est ce qui se passe avec une quantité de sites qui semblent attendre l'aggiornamento du camp d'en face comme on attend Godot.
Attitude qui ne trahit que le refus ambiguë d'entrer en conflit avec des forces qu'on aurait finalement aimé rejoindre, par empathie de caste ou de classe (le cas d'un Berruyer... Mais bah... il y en a qui estiment apparemment avoir du temps à perdre à lire ce type).
Que sera la presse dans un âge prochain, je n'en sais rien, mais il est clair que la presse officielle plurielle -et majoritairement écrite- de l'âge démocratique que les plus âgés ont connu (et que des gens éduqués plus jeunes comme Karine regrettent) ne reviendra plus.
Si les jeunes générations qui arrivent réclament un rééquilibrage de l'information, il ne pourra affecter que ce qu'ils connaissent le mieux, soit Internet.
En attendant, les journalistes vont payer très cher leur fonction pleinement assumée de petit soldat au service d'un camp choisi. Il n'y a pas eu de lynchage de journaliste au cours d'émeutes sous nos latitudes, mais ce qui s'est passé à Aulnay ces jours-ci indique que cela ne saurait tarder.
Les soldats feront alors ce que font toutes les armées du monde en un tel cas de figure.
Ils pleureront leurs morts avant de repartir au front.

simplet 09/02/2017 11:54

@ Yann

Reste que les agences dites de presse sont incontournables, car il nous est impossible comme simple individu de capturer toutes les infos qui ne se résument pas aux discours/réflexions politiques. Ces agences doivent être rémunérées. Comment diable sinon par la presse elle-même?
Sans parler des conférences de presse. Même si par internert, il faudra des opérateurs. Payés comment?

simplet 08/02/2017 19:19

Deux petites remarques cher La Gaule, mais qui confortent votre thèse:
1-Il n'y a pas que les subsides payés par le cochon payant, mais aussi la pub qui se trouve être un des piliers du système consumériste et dont la presse baise chaque jour les pieds puants.
2- Berruyer semble être un meilleur iconoclaste que mauvais militant de son blog. Cette différence souligne son hypocrisie et son égotisme. Une caricature identique à celle de Jorion. Une encolure de 72.

yann 08/02/2017 19:08

@La Gaule

Ce n'est pas qu'une question de pouvoir, de politique et de remise en cause de la propagande officielle. La presse non politique connait aussi une grande désaffection de la part des lecteurs. L'on voit même d'ailleurs la presse de vulgarisation scientifique faire une course à l’abîme avec des titres et des raccourcis de plus marketing et de moins en moins scientifique pour attirer un lectorat en voie d’extinction. Je crois que nous en avions déjà parlé, mais à mon sens internet est une révolution tout à fait comparable à l'imprimerie. À la différence près qu'elle remplace une transmission verticale par un rapport horizontal. Dans la structure verticale, le rôle du journaliste était de faire tampon entre le producteur réel de l'information, du savoir et le grand public. Avec sa centralité le journaliste était en faite le réel détenteur du pouvoir. Dans un rapport à l'information qui devient horizontal les intermédiaires deviennent inutiles. Pourquoi lire l'article d'un journaliste sur un sujet donné quand on peut lire directement les propos d'un homme dont le sujet qu'il traite est réellement le métier. Les journalistes ne sont spécialistes en rien, il suffit de connaître bien un sujet pour être éberlué par le tas d’âneries qu'ils peuvent proférer .

Nous vivons à mon sens les premiers effets d'internet sur le pouvoir politique. L'imprimerie a fait tomber la monarchie à long terme tout comme elle a nourri les révolutions diverses et variés sans parler de la naissance du protestantisme. La presse traditionnelle a permis la naissance du monde bourgeois et le contrôle des médias par les riches, elle a garanti leur pouvoir à travers la démocratie d'apparat qui nous sert de régime depuis deux siècles. La télévision et les masses médias ont accru encore ce pouvoir pendant plusieurs décennies, jusqu'à leur victoire totale dans les années 90 et le triomphe du « Il n'y a pas d'alternative ». Faisant de la démocratie un jeu désormais assumé du faux choix libérale-rose libérale-bleu. Internet a cassé ce système. Nous ne sommes qu'au début de nombreux bouleversements dont nous ne maîtriseront pas grand chose. Il n'est pas certain que nous en sortions grandi ou meilleur. Mais il est clair que le système actuel de domination ne fonctionne plus. Les élites bourgeoise vont devoir réinventer un moyen de contrôle ou disparaître comme les aristocrates d'autrefois.

simplet 08/02/2017 15:51

On peut saluer, d'ailleurs, Penelope Fillon, capable à la fois, d'être mère de famille de 5 enfants, et de tenir 2 travail à plein temps.
ET
Entretenir une maison de 14 chambres et nettoyer une chapelle et un jardin de 7 hectares. Elle a beau être british, donc avec des mains partout, il faut au minimum la home fleet pour ce taf.
Combien de frais d'assistance pour entretenir ce hlm?

EnPassant 08/02/2017 14:46

prospective
http://www.businessinsider.com/japan-will-be-asias-superpower-in-2040-2017-2

BA 08/02/2017 14:44

Dans son programme, François Fillon voulait privatiser la Sécurité sociale.

Les grandes gagnantes de cette privatisation auraient été les assurances privées.

Or, en France, la plus puissante assurance privée est AXA.

L'entreprise AXA et ses dirigeants avaient tout intérêt à ce que le prochain président de la République soit François Fillon : ils auraient gagné des milliards d'euros grâce à la privatisation de la Sécurité sociale.

Comme c'est bizarre : le meilleur ami de François Fillon est Henri de Castries.

Henri de Castries était le président-directeur général du groupe d'assurance AXA de mai 2000 au 31 août 2016.

Il a travaillé dès 2013 sur le programme de François Fillon et l'a aidé à lever de l’argent pour sa campagne présidentielle. Il pourrait devenir un membre important du gouvernement de Fillon si celui-ci gagne la présidentielle de 2017. Selon la presse, il pourrait être nommé conseiller économique à l’Elysée, ministre de l'Économie et des Finances, ministre des Affaires étrangères ou même Premier ministre. Le 17 janvier 2017, il annonce officiellement son soutien à François Fillon et affirme son engagement pour que ce dernier puisse accéder au pouvoir.

Source : article Wikipedia « Henri de Castries »

Comme c'est bizarre :

Axa a versé 200 000 euros à la société de François Fillon.

Ce montant correspond au double de la rémunération perçue en tant que conseiller chez Ricol Lasteyrie. Le cabinet d’expert-comptable a versé 200.000 euros à 2F Conseil mais sur quatre années - de 2012 à 2016 - contre deux ans pour Axa.
François Fillon a ouvert des portes au plus haut niveau de la commission européenne et en Allemagne pour la compagnie d’assurance. Le PDG d’Axa de l’époque, Henri de Castries, détient pourtant un carnet d’adresse très fourni dans le monde des affaires internationales.
D’ailleurs chez Axa, on explique que François Fillon a justement "enrôlé" le PDG d’Axa pour son entregent dans le monde des affaires à l’étranger. Henri de Castries est notamment le président du puissant comité Bilderberg qui réunit politiques, dirigeants et autres personnalités européens et américains pour tisser des liens entre les deux puissances.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/francois-fillon-a-touche-200-000-euros-d-axa-1098642.html

Alain 08/02/2017 11:34

J'ai repensé ces jours-ci à mon salaire d'ingénieur informatique : 2400 euros nets.
En 1991, alors que je faisais un stage d'études en entreprise, je me souviens avoir discuté salaire avec un jeune ingénieur à l'époque. Il touchait 15 000 francs nets, soit 2280 euros.
En 26 ans donc le salaire n'a pas bougé, tandis que l'immobilier et le reste se sont envolés.
Je vais sur 46 ans, et je projette d'arrêter de bosser d'ici la fin de cette année.
Vous parlez souvent de crise énergétique, mais il en est une bien plus profonde encore qui est la crise de sens.
La vie n'est elle pas trop précieuse pour en gâcher 40 années et plus, dans un bureau, une chaine de montage, et autres activités insensées ? Tout cela, entre autre, pour permettre aux parasites de la raie publique de se goinfrer ? Non, vraiment, ça n'en vaut plus la peine.

Alain 09/02/2017 19:10

@Alcide
J'ai aussi pas mal visité la France et j'en suis arrivé de même à opter pour le Sud-Ouest.
Je suis preneur oui si tu as quelques tuyaux : sakapus@outlook.com

Alcide 09/02/2017 13:22

@ Alain
J'ai fait cette démarche il y a quelques années.
Pour le choix en France , après avoir beaucoup visité , j'ai opté pour le sud-ouest car:
- Il y a de l'eau et la possibilité de faire des étangs (terre argileuse).
- Le climat permet le potager facile
-C'est un désert humain et des endroits bio ( forêts )
-Terre pas chère
L’inconvénient
C'est un désert humain largement peuplé de sous éduqués pas du tout accueillants .
Si ça t’intéresse , je peux te tuyauter.

Alain 09/02/2017 10:33

@Horzabky : je me suis fait aussi cette réflexion concernant la seule évolution du SMIC. Pour les autres, c'est nivellement vers le bas systématique.

@Rico : Je vis seul avec mon chien, ça facilite les choses vu que mon chien est toujours d'accord avec moi :-)
Avec femme et enfants, c'est déjà plus délicat.
En gros, l'an dernier j'ai vendu mon appartement, et soldé le crédit de la voiture.
J'ai vendu aussi tout le superflu : je n'ai pas de télé, de box Internet, de micro ondes, de canapé, etc. Je dors par terre sur un matelas gonflable (très confortable).
Bref, tous mes biens tiennent désormais dans un coffre de Kangoo.
J'ai 60 kE d'économies.
Cet été je pars voir un ami en Croatie, puis un autre au Pérou.
Il est possible qu'en fonction des opportunités je décide de rester chez l'un ou chez l'autre.
Il est possible aussi que je décide de rester en France.
J'achèterai alors une maison à 50kE dans un département type Corrèze, Ariège, ou équivalent, et je vivrai du chômage dans un premier temps, puis peut-être du Revenu Universel, qui sait, tout en cherchant à me rendre utile à la collectivité via une activité qui fasse sens, et qui me laisse du temps pour vivre.

Horzabky 08/02/2017 19:02

Si l'on tient compte de l'inflation, 2400€ de salaire en 2017, c'est nettement moins que 15 000 francs de salaire en 1991. Il n'y a pas que l'immobilier qui s'est envolé.

En 1992, une baguette de pain valait en moyenne 3,53F, soit 0,54€. En 2014, la même baguette valait en moyenne 0,87€. J'achète mon pain dans une boulangerie arabe près de chez moi, dans un quartier "populaire" de Seine Saint-Denis. Une baguette vaut 0,85€. Elle vaut sans doute plus cher dans les beaux quartiers parisiens.
http://france-inflation.com/prix_du_pain_depuis_1900_en_france.php

Pour un litre d'essence, en francs constants, on passe de 5,28 en 1991 à 8,3 en 2007.
https://www.contrepoints.org/2011/01/24/11966-evolution-du-prix-de-lessence-en-france

Conclusion : si le salaire d'un ingénieur n'a quasiment pas augmenté depuis 1991, en terme de pouvoir d'achat ce n'est pas la stagnation, c'est une dégringolade vertigineuse d'environ 40%.

Regardons les salaires des petits. En 1991, le SMIC était 841€ brut. En 2015, à 1457€ brut.
http://france-inflation.com/smic.php

Pour les smicards, en tout cas, la baguette de pain n'est pas plus chère en 2017 qu'en 1991.

Les ingénieurs en informatique sont beaucoup plus nombreux en 2017 qu'en 1991, et ça fait baisser les salaires. Simple effet mécanique bien connu des économistes et du patronat, mais que la gauche et l'extrême-gauche refusent obstinément de comprendre quand on leur parle des effets de l'immigration de masse.

Rico 08/02/2017 18:19

Je me fais la même réflexion. Mais sans emploi fictif, comment tu vas bouffer et nourrir ta famille ?

L'apres 08/02/2017 11:03

Maersk boit le bouillon. Ils se pensaient pourtant malins en investissant dans le pétrole et gaz pour compenser les pertes de leur activité transport quand le coût du pétrole était cher. Quand le pétrole a chuté, ils se frottaient les mains aussi puisque le transport devait normalement regagner des marges. Manque de chance, la demande baisse, le commerce aussi et donc la demande en transport idem. Du coup Maersk perd sur tous les tableaux, le navire a heurté deux icebergs qu'ils n'ont pas vu venir: la déflation énergétique et des échanges.

http://www.romandie.com/news/Maersk-lourde-perte-en-2016-le-president-demissionne/773004.rom

EnPassant 09/02/2017 10:54

@Horzabky
Dans le secteur IT, les grosses boites ont une nouvelle marotte: le "landed resource".
Tu prends du sénégalais, marocain, Indien, pays des l'est de l'ex URSS mais pas en UE.
Tu payes légèrement mieux que le salaire local (pour attirer le chaland) et tu exportes tout frais (contingentés faut pas déconner quand même) payés dans l’hexagone.
Ca travaille alors pour vraiment pas cher et quand le visa expire, tu remplace par un autre, et oui le CMMI&co est fait pas pour la qualité mais pour permettre de faire le boulot par des OS de bas de gamme i.e sans avoir à réfléchir.
Avec cette méthode seul l’ingénieur en alternance (et pas payé de préférence, faut pas déconner quand même) est compétitif......

david 08/02/2017 10:41

Bien d'accord avec vous Patrick, mais ça fait 10 ans que je dis que ça va pas durer... et je passe pour un con depuis 10 ans...
Il est vrai que la baisse des taux a permis d'aller chercher les derniers pigeons dont qq membres de ma famille ! Mais ils ont vu cela comme un opportunité de ne pas payer de loyer à vie (credit = remboursement +10%) et ne se sont pas achetés un chateau. Je ne les ai pas blamé. Comme je le dis souvent, l'achat d'un bien pour y vivre n'est pas forcément une mauvaise affaire si on achète à la hauteur de ses revenus et qu'on revend pour racheter ailleurs (mutation). Dans ce cas tout choc dans le marché ne pénalisera pas le travailleur qui vendra bas mais rachètera bas aussi.
Mais ce qui me chagrine c'est qu'on apparait au bout du chemin, vous l'avez indiqué, on n'a plus rien sous le pied et je pense que les taux vont rester bas pendant 30 ans car sinon c'est la banqueroute généralisée. Je vois plutôt un scénario à la japonaise ou on a des taux à zéro et une dette qui continue d'augmenter. La BCE rachètera tout ce qui risque de vaciller (dette greque et italienne ajourd'hui, française demain) jusqu'à la saint glinglin ou l'apparition d'un cygne noir
Le souci est démographique, si la population vieillit ou baisse, l'encours de crédit baissera et là patatra la croissance va aller en sens inverse (rappel croissance du PIB = croissance de la dette !) c'est pour cela qu'ils veulent importer tous les creves-la-faim du Sud en quete de rêve occidental (payer un loyer à un investisseur endetté ou même faire un crédit pour acheter un appart). j'y vois aussi la politique mercantiliste des allemands qui au final croutent sur l'encours de dettes des autres et peuvent se permettre de faire la leçon à ses débiteurs.
Le risque d'un changement de politique style trump ou marine est plûtot de cet ordre là. on comprend mieux pourquoi les banques ne financent pas le FN, pas folle les guêpes.