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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 15:06

... Que les maisons de "rénovation impossible". Vieille, si j'ose dire, d'une quarantaine d'années, les maisons US tombent en ruine, et sont à reconstruire totalement, et, bien sûr, à moindre coût, avant d'être remis aux enchères, l'entrepreneur espérant faire une plus value.

Ces maisons en cartons sont achetées aux enchères, quelques dizaines de dollars, voir quelques centaines, toilettées et revendues.
Le pays qu'a trouvé Donald Trump, lui, est dans ses infrastructures, totalement en ruine, et le montant annoncé de travaux (1000 milliards de $), ridicule au regard des besoins, il faudrait 5 fois plus, pour faire le minimum le plus urgent.

Mais, personne ne veut payer, et les entreprises préfèrent planquer leurs magots, en dollars, of course, à l'étranger, pour ne pas payer d'impôts, eux aussi.

C'est bizarre, d'ailleurs, de miser sur des avoirs en $, alors que le pays tombe littéralement en ruine. La monnaie étant un reflet de la puissance, un pays en loque, aura à terme, une monnaie en loque.
Ce délabrement est visible dans toutes les séries américaines, vous voyez souvent des tunnels, des ponts qui s'effondrent, parce que chez eux, ça fait partie du quotidien, quasiment.

Le sous investissement dans l'entretien et le renouvellement des infrastructures est criant. D'autant que, premier partie, le pays souffre désormais de l'usure du temps, de ces infrastructures. D'autant que, certaines, étaient calibrées pour 100 millions d'habitants, et que le chiffre atteint désormais 320 millions.
Mais ce que l'article ne dit pas, c'est que certaines situations ne sont pas, du tout, amendables, même si les lois et les budgets devaient être voté, l'effet de masse est trop grand. Comment faire pour rénover les infrastructures à New York ??? On n'a pas la réponse.

Très occupés à démolir les autres pays, les USA ont laissé tomber en ruine le leur... Visiblement, ils ont réalisé un travail soigné, d'une manière très simple. Ils n'ont rien entretenu, du tout...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie
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commentaires

francomusso 22/03/2017 14:24

Nan mais ça suffit la morale la hein!!! On est dans une démocratie/république donc ya que la loi. Si pas illégal alors c'est autorisé. La morale, tradition, usages c'est des histoires de curetons et de gueux ça!! c'est fini depuis 200 ans la !!! EUX sont des vrais !!!

EnPassant 22/03/2017 13:34

A propos de costumes
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/03/22/97001-20170322FILWWW00075-moscovici-s-est-fait-offrir-des-costumes-de-luxe.php

vincent 22/03/2017 12:10

Il y a une logique biblique et finalement, de civilisation dans la ruine des infrastructures US : un pays de colons et de Terre promise, c'est la logique de prédation totale des ressources disponibles, puis de partir piller les ressources de la région suivante : c'est la ruée vers l'Ouest, la "marche du progrès", dans la mythologie us, qui a été surtout une marche sanglante génocidaire des amérindiens. C'est une logique où les notions de préservation des ressources est totalement absente dans un environnement où les matières premières sont abondantes : pourquoi réparer le vieux alors que cela coût moins cher de casser et de faire du neuf à côté ? C'est finalement logique qu'un concept comme "terroir" leur soit totalement étranger. Le terroir, qui fait que l'on se reconnaît dans une terre, que l'on aime et respecte, de par ses ancêtres qui ont géré la pénurie durant des siècles, et de la volonté de la préserver pour les générations futures.

Cette logique est valable aussi (et surtout) dans l'agriculture : Une terre agricole se travaille sur des générations, (exemple : il a fallu 1000 ans pour transformer les argiles des terrasses cultivées dans le Cotentin en sols noirs et riches, par l'apport permanent, depuis le Moyen-Age, de coquillages pilés, d'algues et des déchets animaux), alors les terres sauvages de l'ouest, trop pauvres pour l'agriculture intensive, ont été pilonnées au chimique pour donner du rendement, sans connaître les cycles long terme du pays, ses besoins et ses exigences.

EnPassant 22/03/2017 10:20

http://www.zerohedge.com/news/2017-03-21/true-legacy-david-rockefeller

EnPassant 22/03/2017 09:52

Quand le pétrole coule plus c'est le pétrolier qui coule (maxime brésilienne)
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/petrobras-a-encore-perdu-des-milliards-en-2016-668452.html

EnPassant 22/03/2017 09:51

Arrogance et aveuglement
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/eurogroupe-jeroen-dijsselbloem-derape-et-refuse-de-s-excuser-668111.html

Max 21/03/2017 19:25

Je préfère ça qu'un pays qui a la manie du neuf éternel. En France on est comme ça : Il faut que tout soit propre, nickel, neuf. On ne supporte pas de voir vieillir les choses. A Paris c'est simple, tout est toujours en travaux. L'exemple le plus criant c'est le quartier des halles, démoli en 1971, reconstruit en 1977, reconstruit en 2016. Tout ça a crédit, évidemment. Dans quelques années on le paiera très cher.

Horzabky 22/03/2017 11:28

@ Max

Je suis tout à fait d'accord avec Mario, car j'en vois l'application dans ma commune. On construit des milliers de logements neufs, 7 000 habitants supplémentaires sont prévus, alors qu'il n'y a aucun emploi sur place (les gens seront censés "travailler à Paris"), aucun transport en commun nouveau n'est prévu, alors que la ligne RER locale est saturée, et vers Paris ce sont des embouteillages monstrueux tous les matins. Mais le maire est le président de la société qui gère les constructions nouvelles.

Mario 22/03/2017 09:44

Vous n'y êtes pas du tout.
En France on construit à tout va car on détourne tout autant.
Chaque coup de pelle, chaque permis de construire au niveau communal implique beaucoup d'argent de volé à la communauté.

C'est pas plus compliqué que ça, souvenez-vous de l'épidémie de "Rond-point" qui en enrichie tant et tant.

Yodir 21/03/2017 19:19

Les rénovations en plein Manhattan, les américains savent faire : les deux tours jumelles étaient bourrées d'amiante (sauf la moitié d'une), la clim devait être entièrement remplacée, les câblages - obsolètes - échangés. Les travaux s'annonçaient gigantesques ( 4000 m2 de bureaux à chaque étage, reloger chaque locataire dans d'autres immeubles de NY, désamianter, nettoyer ...), les tours sont tombées un certain 11 septembre, je me souviens, c'était un mardi, le propriétaire a touché la prime d'assurance, le chantier de désamiantage n'a jamais eu lieu, les riverains ont développés des pneumopathies aiguës, et on a reproché tous ces dégats à O. Ben Laden.

EnPassant 21/03/2017 18:33

C'est bien aussi ce qui arrive en Allemagne
En France on suit mais avec retard donc peut être que tout n'est pas encore ruiné partout sauf dans les grandes conurbations Paris-Lyon-Marseille où il y a trop de monde

BA 21/03/2017 17:28

A partir de 1948, les services secrets américains avaient créé une association : l'ACUE. Cela signifiait « American Committee on United Europe », c'est-à-dire « Comité américain pour l'Europe Unie. »

De 1948 à 1960, ce comité a donné des centaines de milliers de dollars aux associations et aux mouvements qui militaient pour la construction européenne :
- le Mouvement européen,
- l'Union des fédéralistes européens.

Autrement dit : à partir de 1948, les services secrets américains ont financé les mouvements favorables à la construction européenne.

- Selon Wikipedia, les personnages-clés du Mouvement européen étaient :

Paul-Henri Spaak
Robert Schuman
Walter Hallstein
Jean Rey
Gaston Thorn
Valéry Giscard d'Estaing.

Aujourd'hui, le président du Mouvement européen est Jo Leinen. Un de ses vice-présidents est Jean-Marie Cavada.

- Quant à l'Union des fédéralistes européens, ses dirigeants étaient Alexandre Marc, Denis de Rougemont, Altiero Spinelli, Henri Frenay.

Dans le livre « Circus Politicus », un chapitre s'intitule : « Nos chers amis de la CIA. »

Je recopie :

À quelques pas de la tour Hoover, sorte de minaret central d'une centaine de mètres de haut, la Hoover Institution détient dans ses archives sept boîtes intitulées ACUE Collection, un échantillon de l'histoire secrète de l'Europe politique. Fondé en 1948, l'American Committee on United Europe était une organisation privée qui finança des mouvements fédéralistes européens bien avant les traités de Rome. L'ACUE n'avait pas pour seule obsession le décollage économique de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale, son objet était également politique : faire barrage à la pression communiste sur l'ouest de l'Europe. Ce cénacle était d'ailleurs clairement une émanation des services secrets américains.

Son président, William J. Donovan, avait dirigé à partir de 1942 l'Office of Strategic Services (OSS), une agence qui disposait de près de 35 000 agents. Inspirateur de la CIA, il est considéré comme « le père de l'Intelligence Service américain ».

Le vice-président de l'ACUE ? Allen Dulles, qui avait dirigé le bureau de l'OSS à Berlin, avant de prendre en 1953 la direction de la Central Intelligence Agency pour plus de huit ans.

Quel était le but exact de cette organisation ? Dans l'une des sept boîtes de l'ACUE Collection des archives de Stanford, une déclaration d'intention non datée, mais dont des recoupements permettent d'établir qu'elle remonte à 1950, établit clairement, quoique parfois de manière allusive, les objectifs et les moyens d'action : « L'American Committee on United Europe a été fondé par un groupe de citoyens américains privés qui considèrent qu'un soutien organisé mais officieux du peuple des Etats-Unis envers l'idéal de l'unité européenne pourrait se révéler un facteur déterminant de la direction que prendra l'Europe dans la seconde moitié du XXe siècle. »

Ce projet est clairement politique. Cinq ans avant les traités de Rome, la déclaration d'intention signée par Donovan, Dulles et les autres énonce un triple projet.
D'un point de vue politique : « création d'un parlement représentant les Etats démocratiques et les peuples de l'Europe libre, avec des pouvoirs effectifs de législation » ;
sur le plan économique : « abolition des quotas douaniers intra-européens et du contrôle des changes » ;
enfin, socialement : « garantie uniforme des droits de l'homme et création d'une Cour européenne pour les faire respecter ».
Il y a plus de soixante ans, l'Europe d'aujourd'hui ...

Au-delà du soutien moral, le comité « accorde un soutien financier absolument nécessaire à des structures travaillant pour l'unité de l'Europe ». A la lecture de ces documents, il apparaît noir sur blanc que cette émanation des services secrets américains a financé le Mouvement européen, rassemblement d'unionistes et de fédéralistes européens fondé en 1948. Les noms des présidents honoraires du Mouvement européen figurent d'ailleurs sur la page de garde du document. Ce sont ceux de quelques pères de l'Europe : Winston Churchill, Alcide De Gasperi, Robert Schuman, Paul-Henri Spaak.

Le soutien de l'ACUE au projet européen durera jusqu'en 1960, trois ans après le traité de Rome. Douze ans en tout, douze ans seulement, mais qui auront changé le monde et l'Europe.

Un témoin direct atteste de l'influence de l'ancien vice-président de l'ACUE, Allen Dulles, sur les protagonistes de la construction européenne, au premier rang desquels Jean Monnet. Souvenons-nous que Allen Dulles fut le directeur de la CIA de 1953 à 1961. Ce témoin, c'est Constantin Melnik, conseiller du Premier ministre Michel Debré pour la sécurité et le renseignement entre 1959 et 1962.

« Tout ce que j'ai vu à l'époque à Matignon ne m'a pas paru inspiré par un esprit démocratique » confie l'octogénaire. L'esprit vif, il conserve une mémoire intacte de cette époque : « Les deux personnes qui ont joué le plus grand rôle en Europe pour financer la politique et les syndicats, c'est Allen Dulles et Irving Brown. »

Un jour, Allen Dulles a demandé un rendez-vous au général de Gaulle. « Le Général a été furieux et l'a renvoyé vers Debré. Comme Debré ne s'intéressait pas au renseignement, c'est moi qui l'ai reçu. Allen Dulles et moi avons passé des soirées entières à discuter. Dulles me considérait un peu comme son fils spirituel, mais je donnais raison à de Gaulle, qui pensait qu'on ne pouvait pas être soumis, même avec bienveillance. »

Car Dulles fut l'un de ces hommes de l'ombre qui s'attiraient les sympathies dans les milieux les plus élevés. Constantin Melnik témoigne : « Dulles estimait avoir sauvé l'Europe à travers les contacts avec les politiques. Et il me citait notamment le rôle de Schuman et Monnet. Oui, Schuman et Monnet avaient des liens avec la CIA. »

Le Général en concevait de l'agacement : « De Gaulle voulait que les contacts avec la CIA soient concentrés au niveau des services et que les gens de la CIA cessent de voir directement Monnet et Schuman. »

Dans ses Mémoires, Jean Monnet ne cite jamais le prénom d'Allen, mais trois fois le nom de Dulles, car il fut un ami de son frère John Foster Dulles, secrétaire d'Etat d'Eisenhower entre 1953 et 1959. Monnet avait rencontré John Foster Dulles à la fin des années 30, lorsque le futur père de l'Europe travaillait pour la banque américaine Blair and Co., avant de créer la Bancamerica à San Francisco. Dulles était l'un des plus brillants avocats de New York et les deux hommes s'étaient liés d 'une profonde amitié. C'est l'un des points les plus oubliés de l'extraordinaire carrière de Jean Monnet. Il fut un banquier américain. Cela n'a rien de répréhensible.

Mais l'homme a, dès le départ, agi pour placer l'Europe dans la sphère américaine, tout en proclamant sans cesse son indépendance.

C'est cela aussi le spectacle politique.

http://sa.penchak.free.fr/divers/Circus-Politicus.pdf

dizemanov 22/03/2017 11:44

excellent cher BA