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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 20:15

Pour revenir sur les articles énergétiques, un petit tableau du monde actuel. Et une salutation à Monsieur Poutine, que devraient lui adresser les dirigeants occidentaux.

La remise en ordre de l'espace post-soviétique et sa modernisation, a fait passer les exportations nettes de pétrole russe de 5 millions de barils/jour, à une dizaine aujourd'hui, après être passé par un minimum de 2.5 millions, pendant l'inter règne de Eltsine.

La crise économique que traverserait le globe aurait déjà terrassé l'empire global voulu par les USA.

Depuis 2005, les exportations nettes de pétrole, étant les importations des autres, culminent, sans pouvoir être dépassées. On a même assisté à un léger déclin : "The model shows that global oil exports peaked in 2006 at 37.87 Mbpd. They have since fallen very slowly to stand at 37.07 Mbpd in 2015".

Le pétrole de schiste et les agro-carburants ont rendus les USA moins dépendants, et les quantités consommées ont pu être redéployées. Sans régler le problème de fond, les quantités disponibles diminuent.

Certains ont consommé plus, d'autres pays ont produit moins, comme l'Egypte, l'indonésie, le bloc appelé Union Européenne, lui, a vu son gisement de la mer du nord sombrer (vous avez vu ce jeu de mot ? Génial, non ? Non ? Ah bon).

L'outrecuidance, et la cuistrerie Thatchérienne et reaganienne résidait pour l'un dans une production nouvelle, pour l'autre, par la relance qu'avait opéré l'exploitation des gisements d'Alaska.

Le Moyen Orient, lui, a eu son pic d'exportation dans les années 1970. Il a retrouvé ses montants d'exportations, mais sans les dépasser. Il est à mon avis vain d'en attendre un rebond. Il consomme de plus en plus son pétrole.

Logiquement, au niveau mondial, nous avons atteint un niveau qu'il faut bien appeler stagnation, et on ne relancera rien à coups de mesures libérales. La liberté, sans le pétrole, ça ne fait rien.

La situation globale doit être vue comme très fragile, et sans doute, le moindre incident la fera trébucher. Les pays exportateurs sont rares, et l'Arabie séoudite, plus en mesure de jouer son rôle. L'Arabie n'ajuste plus, elle se contente de produire et d'exporter le maximum, sachant que l'appétit de sa population grandit et que ses besoins financiers, pas toujours justifiés, sont aussi de plus en plus grands.

Il est donc clair que cette fin de décennie va être cruciale, comme la décennie prochaine.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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commentaires

phyvette 11/03/2017 17:16

Une carte pour suivre l’intensité carbone de la production électrique en temps réel.
Ou l'on constate que la transition énergétique dépend moins de la volonté que de la contrainte physique et de l'histoire des territoires.

http://www.connaissancedesenergies.org/une-carte-pour-suivre-lintensite-carbone-de-la-production-electrique-en-temps-reel-170310

En bref, ce sera plus difficiles pour certains que pour d'autres, il y aura des effondrements systémiques à vitesse variable.
Un bon plan "B" se devrait d'être proche d'une source de production d'électricité renouvelable.

Lien direct vers la carte interactive.

http://www.electricitymap.org/

Abdel 10/03/2017 22:12

Ah , l' Arabie Saoudite , parlons-en ( vu que nos médias n' en parle pas ) , on nous prends la tete avec Trump alors que c'est un gentil comparer aux Saouds et leurs chasse à l'étranger :

http://www.courrierinternational.com/article/arabie-saoudite-contre-les-etrangers-mesures-restrictives-et-racisme-grandissant