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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 12:30

Visiblement, le fumage de moquette est à la mode. On invente même le concept d'IDF résiliente, même si on dit exactement le contraire.

" Combustibles de la révolution industrielle, les énergies fossiles ont imprimé leur marque aux paysages. " Et on invoque la "liquéfaction" des territoires, avec le mitage campagne-ville et leur imbrication croissante.

Comme je l'ai dit, comme bien d'autres, avant moi, et en même temps que moi (et quelques uns, après moi), les grandes villes ne sont que le reflet des capacités de transport, parce que, simplement, les êtres humains, ça bouffe, ça boit, ça chie, etc... Je vous en passe. On vire très vite dans le scatologique.

Mais les grandes villes dépendent de leurs capacités de transport, et la région parisienne, bien que très pourvue en transports en commun, monstrueusement déficitaires cependant, déficits, qui, "en province", a conduit à leur suppression, bien que celui-ci fut nettement moindre, n'arrivent même pas à assurer ainsi ses déplacements d'hommes et marchandises quotidiens.

Son réseau est, soit vide, soit engorgé, suivant les heures. Il n'est donc pas efficient. Il ne peut être rentable.

Il est donc, logiquement, complété par le réseau routier et autoroutier, lui aussi, totalement engorgé. Et on veut développer les deux réseaux, ferrés, et routiers, par le "grand Paris".

Moi, je me méfierais un peu, on nous a déjà fait le coup du "gross Paris".

L'article dit aussi, que la quantité d'énergie consommée, ne peut être que croissante.

Alors, parler de résilience, avec une densité de 30 000 habitants au km2 est illusoire. C'est l'ancien schéma qui était le bon, celle des 200 à 300 petites villes réparties sur la totalité du territoire, et la population non agricole, qui habitait les campagnes, et disposait au moins d'un potager. Ces louzeurs qui en 1940-1945 se découvrirent des tas d'amis qu'ils ignoraient, et qui les ignoraient...

Il y a débat, entre ceux qui considèrent que Paris est une des villes les plus résilientes, et ceux qui disent que, de toute façon, en cas d'effondrement systémique, cette résilience n'est pas assurée. De toute façon, une crue rayera tôt ou tard, une bonne partie de la ville -actuelle- de la carte.

On a simplement oublié le rêve un peu fou de l'époque gaulliste. Décentraliser un peu.

On a aussi oublié les utopies de certaines époques... Et la vitesse de l'effondrement possible. Tout à fait possible avec un personnel politique nouvellement élu, totalement incompétent.

D'ailleurs, les lignes de forces peuvent vite s'effondrer.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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commentaires

Sebz 22/04/2017 10:36

Désengorger Paris est pourtant très simple, je suis persuadé de la solution. Couteuse mais j'en suis certain rapidement amortie.
Faire une croix sous Paris avec 2 énormes tunnels autoroutier, un reliant l'A1 à l'A6, l'autre remplissant le rôle des quais en reliant l'A3 à l'A13. Avec un bel échangeur sous terrain au croisement.
On fait payer tout ça comme pour le tronçon de l'A86. Cher mais les gens preféreront payer plutot que perdre 30min et cramer du carburant.
Ca désengorgera le périf et l'A86 qui désengorgera tout Paris et proche banlieue par effet boule de neige. Autrement plus utlie que les conneries du Grand Pris avec des lignes de métro alors que 60% des femmes (et 30% des hommes..) déclarent avoir peur régulièement dans les transport en commun. Elles ne lacheront pas leur voiture tant que l'insécurité ne sera pas réglée...et ça c'est un autre sujet.

Enfin la densité de Paris n'est pas insurmontable du tout. Allez prendre 15 jours de vacances au Japon, et oberver la gare centrale de Tokyo c'est une expérience magnifique on reste des petits joueurs avec Chatelet.

Cdt,

Le Gaulois libre 20/04/2017 09:52

Que dire de ces moutons de provinciaux, que le rêve devenu cauchemar, de la «montée à Paris» constitue le chemin de Compostelle de leur future réussite, et qui sont prêt à s’endetter pour 30 balais pour s’offrir un quatre pièces cuisine dans 25 mètres carrés dans la capitale (logement que même les stroumpfs trouveraient exigu), et tout ça pour le prix d’une villa cossue de 150 mètres carrés habitables, avec plus de 1000 mètres carrés de terrain, dans une province luxuriante et où il fait encore bon vivre ?

Franchement, il y a des fois où je me demande si l’instinct somnambulique grégaire de l’illusoire normalité ambiante n’est pas la pire manifestation de la connerie humaine...

Eric83 20/04/2017 09:41

Pour que nos concitoyens sachent à quoi s'en tenir si Macron était élu, un document édifiant sur la duplicité de Hollande avec la complicité de Macron.

Macron - Histoire d'une Haute Trahison - Les preuves accablantes
https://www.youtube.com/watch?v=Wn72T4dTFho

Horzabky 19/04/2017 17:52

Les masques tombent :

Boris Johnson, ministre britannique des Affaires Étrangères, dit qu'il serait "difficile" à la Grande-Bretagne de dire non si les États-Unis lui demandaient d'intervenir militairement à ses côtés en Syrie.
https://www.rt.com/uk/385239-johnson-syria-us-military-support/

Précisons, quand même, que fin août 2013, le parlement britannique a voté "non" à une intervention militaire britannique en Syrie, sous la forte pression de l'opinion publique. Précisons aussi qu'une intervention militaire américaine en Syrie serait une violation de la charte des Nations-Unis, puisqu'elle n'aurait aucune chance d'être approuvée par le Conseil de Sécurité, la Russie et la Chine étant certaines d'y mettre leur véto.

Cerise sur le gâteau, cette intervention serait même contraire à la constitution américaine, puisque seul le Congrès américain peut déclarer une guerre. Il est vrai que cette constitution a, si j'ose dire, l'habitude d'être violée...

Donc, les États-Unis ont un président notoirement ignare, mégalomane et limite caractériel, élu par la plus grande partie du territoire, mais minoritaire en voix (donc, il risque de ne jamais avoir derrière lui la majorité des Américains). Pourtant, lorsqu'il prend une décision illégale, et même scandaleuse (la Syrie n'est en rien une menace pour les États-Unis), le gouvernement britannique a du mal à envisager de faire autre chose que de lui obéir, et tant pis pour la volonté du peuple britannique, et même celle des parlementaires qui le représentent.

Je me demande si les Anglais se prennent toujours pour un peuple libre et indépendant. Parce que vis-à-vis des États-Unis, ils ne sont plus ni l’un ni l’autre.

À croire que tous leurs dirigeants — comme les dirigeants français et allemands actuels, qui sont encore pires dans la bassesse — ont tous des dossiers secrets bien épais à la CIA, ou des âmes d'esclaves. Un peu des deux, sans doute...

serge 19/04/2017 17:03

Habitant et travaillant depuis pas mal d'années en IDF, je peux affirmer que c'est du vrai fumage de moquette. La saturation et la dégradation des moyens de communication sont tels que tous les projets de nouvelles lignes/artères ressemblent plus à des emplâtres sur jambe de bois qu'autre chose. Très dispendieux, de très longue durée (les aménagements en zone très peuplée sont des cauchemars) et ne réglant rien puisque devant permettre à plus de gens de venir de plus loin encore. Impossible. De plus, les zones d'influence politique sont à leur paroxysme, il suffit de voir la guerre que va être la relation entre la maire de Paris et la présidente de région/métropole. Enfin, le différentiel de niveau de vie sur quelques kilomètres d'écart, de communautarisme et de traditionnalisme à quelques pâtés de maison ne peut que mal finir. Bref, le centralisme français qui refuse de mourir mais qui va être le foyer du clash. Comme on dit, le poisson pourrit par la tête.