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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:17

Dans l'oligarchie, on peut voir deux comportements. Le premier, c'est "encore un instant, monsieur le bourreau", et la deuxième, la technique du sablier, pour rendre les choses irréversibles.
Mais il semble que le point de fracture prévu par le rapport Meadows est atteint. Les voeux de l'oligarchie ne seront donc pas atteints, parce qu'ils n'arriveront plus à influencer le pékin. (ce qui devient de plus en plus ardu). Les temps changent :

C'est la courbe des investissements dans le secteur pétrolier. En 2000, le montant de ceux-ci atteignaient 100 milliards de $, et 150 en 2005. Cette année là est une année charnière, parce que la production classique, malgré ce déluge d'investissements, n'a pas augmenté.

Seuls, les pétroles extrêmes ont pu progressé, parmi eux, le plus important n'est pas le pétrole de schiste, mais le pétrole de condensat...

Et l'évolution s'est continué en 2016 : plus que 394 milliards... - 42 % en 3 ans, cela signifie un secteur en effondrement, et on ne reconstitue pas aisément des capacités de forages, comme ça.

Les chiffres exacts fluctuent un peu, et c'est 3 années de baisses qui seraient la réalité. En effet, le montant des investissements 2013 auraient atteint 694 milliards. Peu importe, à la limite, ce qui est important, c'est le montant de baisse, et l'année 2017 ne voit que 405 à 425 milliards de $ programmés pour la prospection recherche, avec la question qui tue : on ne fore plus, faute d'argent, ou faute de gisements repérés ? Parce que depuis 15 ans, c'était plutôt modeste : 9 milliards de barils trouvés chaque année, cela représente simplement une centaine de jour de consommation. Quand on consommait 4, on trouvait 1.
La suite logique ? Le collapsus. Pour les pays consommateurs, le prix est trop haut, pour les producteurs, trop bas, et je ne crois pas que la consommation ai réellement progressé avec les prix bas. Je pense simplement qu'on rentre dans le brouillard statistique, et qu'on a profité de l'aubaine pour beaucoup stocker.

Les pays producteurs sont sur la sellette, et si l'on se paie la tête du Venezuela et du "tyran", Maduro, on est le cul entre deux chaises : et si le pays s'effondrait, et avec lui la production pétrolière ? La production pétrolière classique y est d'ailleurs en nette baisse, et le pétrole qui est en abondance, c'est la pétrole extra-lourd de la ceinture de l'Orénoque. C'est un gigantesque réservoir, auquel, techniquement, on ne sait pas adapter un robinet adéquat.

Etats exsangues et compagnies pétrolières stupides, et exsangues aussi, ce n'est pas bon pour l'investissement. Pendant des années, les compagnies ont été des valeurs "de dividende", oubliant les grandes années de Rockfeller, plutôt très chiche sur ce plan là.

En Australie, visiblement, ça ne gaze pas ou plus. Le libéralisme économique bute sur la limite physique des productions.
En Afrique du sud, le charbon se sent mal. Dommage pour l'Afrique du sud, qui n'a pas atteint son pic charbonnier et qui bénéficie encore d'un charbon d'excellente qualité. Les centrales électriques thermiques ferment, pendant que le nucléaire est juridiquement bloqué, et que l'on ne sait finalement pas si le pays produit trop ou trop peu d'électricité. Ce qui est sûr, c'est que la transition entre moyens de productions est très mal gérée, c'est à dire que les voeux de l'oligarchie sont incompréhensibles en la matière, preuve que différentes factions s'opposent et qu'elles ont des intérêts divergents.

Mais il est clair que la consommation électrique sud africaine est en panne depuis 2000 et son érosion, certaine. Le pays vit aussi son pic de consommation d'énergie depuis 2008.

Au niveau mondial, le charbon vit une grande crise. Les capacités de production électriques augmentent encore fortement, bien que les nouveaux projets semblent tomber rapidement à zéro. 20 % des centrales sont à l'arrêt, la plupart fonctionnent à - de 50 % de leurs capacités, c'est à dire qu'elles sont vraisemblablement largement déficitaires, et la consommation de charbon diminue (90 % du charbon est consommé dans les centrales thermiques).

Pendant ce temps, l'Europe et les USA ferment leurs centrales thermiques au charbon. Vatenfall cherche à se débarrasser de ses centrales thermiques, mais personne n'en veut...

Là aussi, le constat est le même. La paupérisation de la population fait s'effondrer la demande. Merci les élites...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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L'apres 27/04/2017 20:34

Encore un qui pense que l’énergie est une donnée secondaire.

Extrait:
Avec l'explosion de l'urbanisation, la grande dynamique est le transport urbain. C'est la grande priorité des gouvernements. L'énergie n'est plus un sujet dans le monde aujourd'hui, du moins sous l'angle quantitatif. Il n'y a plus de black-out. En revanche, en cas de dysfonctionnement, le transport devient vite un sujet sensible pour les pouvoirs publics. Les manifestations monstres qui ont eu lieu récemment à São Paulo contre le métro qui ne fonctionnait pas en témoignent.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/la-france-est-centrale-dans-la-globalisation-d-alstom-henri-poupart-lafarge-pdg-698287.html

Sébastien 28/04/2017 13:03

Si Pou-pou(tine) ferme le robinet du gaz et du pétrole à Macron pour calmer ses véléités guerrières, couplé aux blocages des grands axes et des raffineries, cette p... giclera aussi vite qu'une savonnette.
Nous allons vivre les 5 dernières années du monde d'avant quel que soit le résultat. Et on va en chier des pendules Suisse. Comme dirait l'autre, préparez-vous, mais on va aussi se marrer (souvenirs de guerre...). Mieux vaut ça que continuer à vivre dans ce no man's land.

BA 27/04/2017 18:36

En France, qu'est-ce que la nouvelle aristocratie ?

Réponse :

C'est la caste formée par les hommes politiques européistes, les grandes banques françaises, les grands patrons, les journalistes de la presse papier, les journalistes de la radio … et bien sûr les journalistes de la télévision.

Cette solidarité entre les membres de la nouvelle aristocratie se dévoile parfois, involontairement, devant les caméras de télévision.

Dernier exemple en date :

La journaliste Ruth Elkrief fait un check passionnel avec Emmanuel Macron sur BFM TV.

Une "rapide poignée de main" : le soir qui suit son intervention à l'usine de Whirlpool d'Arras, le mercredi 26 avril 2017, Emmanuel Macron tenait un meeting dans la ville même.

Surpris par le direct, Emmanuel Macron prend discrètement mais affectivement la main de Ruth Elkrief alors qu'il passe près des caméras.

https://www.youtube.com/watch?v=6MkgJ9AJjVA

Eric83 27/04/2017 18:12

Pour faire simple, MLP a "perdu" le 1er tour d'environ 1 million de voix alors qu'elle est arrivée 1ère dans le plus de régions et de départements...mais elle a perdu 920 000 voix en région IDF et 180 000 voix des "français de l'étranger".
Les électeurs l'ont atomisée à Paris ( 5% ) et dans le 92 ( 7,64%) comme dans des grandes villes ; Lyon, Bordeaux ou Toulouse.
Une région - hors IDF - est particulièrement pro-Macron, la Bretagne : 30% contre 15% avec l'abstention la plus basse de France.
Je ne me suis pas penché sur l'économie de la Bretagne mais il me semble qu'une bonne partie est tirée de l'agriculture et de l'élevage. Le quinquennat qui s'achève n'a pas franchement été favorable aux agriculteurs comme aux éleveurs et la politique bruxelloise de Macron - notamment pour l'embargo contre la Russie - ne va pas améliorer leur quotidien.
Si quelqu'un a des billes pour tenter de comprendre cette incompréhensible Macromania bretonne ?

Delz 27/04/2017 21:03

Les agriculteurs sont peu nombreux.
Beaucoup de fonctionnaires, et gens qui dans l'agroalimentaire, et de parisiens ayant acheté des résidences secondaires.
C'est également la région qui se porte le mieux économiquement, et le nombre d'immigrés y est très faible.

Max 27/04/2017 17:15

Les élites n'y sont pour rien.

anders 28/04/2017 21:25

il suffit de circuler a l'est de paris sur les grands axes : la plupart des camions de transport de marchandises sont immatriculés dans les pays de l'est même la messagerie , il n'y a quasiment plus de relais routier
A l'ouest de paris , plus on s'en éloigne , encore des relais routiers , on voit surtout des frigorifiques , tous en plaques fr.