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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:38

La ville de pékin est en train, littéralement, de couler. Elle s'enfonce, et ça s'accélère. Faisant passer les problèmes de Venise, pour des choses sans importance. Un centimètre/an ? Ridicule !

Une trentaine de centimètres de 2003 à 2010, soit, de 3 à 4 cm/an, on fait mieux depuis : 11 centimètres par an.

C'est le problème de bien des grandes villes, dont le problème principal est que le sol ne tient pas. On aurait pu s'attendre à une prise de conscience, dans bien des endroits, où le constat est simple : il y a trop de monde. Pompage, poids, sol déficient...
Lucien Bodard dans ses romans donnait le sens du mot Shanghaï : "la cité du banc de boue". Mexico, Jakarta, San Joaquin Valley (Californie) et Bangkok, sont les villes les plus touchées, mais pas les seules.

Simplement, à partir d'une certaine taille, les problèmes sont ingérables. D'autant plus que c'est admettre qu'une fiction -la valeur de l'immobilier en cet endroit-, est bien une fiction.

L'enfoncement atteint dans certains endroits de Mexico, 50 centimètres par an. Capitale des Aztèques, elle était protégée par des lacs, asséchés et comblés, et l'eau provenait de puits atteignant les lacs souterrains.

Plus il y a d'hommes en un endroit, plus ils ont besoin d'eau, sans compter la mode américaine des golfs pour les riches, qui exigent un green impeccable. 20 millions d'habitants à Mexico, contre 1 au début du 20° siècle. 30 000 en 1524 (200 000 dix ans plus tôt).

"Ce n'est pas évident d'approvisionner Mexico, une ville juchée à 2 200 mètres d'altitude. Pomper l'eau jusque-là coûte une petite fortune." Visiblement, il y a lieu aussi, de reconsidérer la situation de la capitale.

Ailleurs, ce sont d'autres problèmes qui se posent ou qui vont se poser. La région parisienne et la Seine.

A partir d'un certain stade, la gestion de ces ensembles sont impossibles sur long terme, surtout avec une baisse des disponibilités énergétiques. On atteint un point, comme partout, où tous les efforts consistent à simplement éviter que la situation se détériore.

Toutes les grandes villes ont des réseaux déficients, pour une bonne raison, c'est qu'ils sont impossibles à entretenir. Non qu'il n'y ait pas de services d'entretiens, qui travaillent beaucoup. Mais c'est un travail de Penelope. Bon, quand je parle de travail de Penelope, c'est pas de Penelope F. dont je parle (sinon Paris n'existerait plus).

A l'inverse, ceux qui survivent et qui arrivent à faire face, ce sont ceux qui, comme à Loos-en-Gohelle se sont adaptés à leur nouvelle pauvreté, sont en léger déclin démographique, mais qui ont aussi acté que beaucoup de choses ne valaient rien, sinon la pioche du démolisseur, et contrairement à ce que dit l'article, le FN semble faire un score honorable à Loos en Gohelle... Et puis, bâtir des lotissements comme "solution d'avenir", me semble un peu tiré par les cheveux...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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commentaires

Mario 20/06/2017 19:24

Parmi les +-400 soldats de Cortès, on comptait de nombreux italiens, affiliés à la Maison d'Aragon, ils avaient combattu, pour certains, aux 4 coins de la Méditerranée. Selon leurs témoignages rapportés par Bernal Diaz del Castillo (dont je recommande vivement la lecture de son livre témoin) seule une ville semblait aussi vaste et aussi peuplée que Tenochtitlan-Mexico : Constantinople.
La ville n'était alimentée que par un seul aqueduc que les espagnols vont s'empresser de détruire. La ville était artificielle et avait été fondé...en 1325 !! Les pyramides de la Lune et du Soleil devaient déjà s'enfoncer un peu !

C'était déjà du gros délire de mangeur de peyotl !

serge 20/06/2017 16:48

Pour les villes construites sur des estuaires, des marécages ou autre sol meuble proche de la mer, il faut ajouter 2 effets. Le raclage totalement inconsidéré, en mer, du sable (pour construire tout ces tas de m... en ciment) qui déstabilise les courants et retire de la protection aux littoraux. Et la montée du niveau des eaux qui ramollit les sols, modifie les nappes d'eau (en les salant aussi en passant), et mine les accroches rocheuses. Bien que faible pour l'instant, elle est déjà suffisamment significative dans les zones où les hauteurs de littoraux sont lilliputiennes.Et comme le réchauffement (oui oui, moi j'y crois) fait et fondre les glaces et gonfler l'eau, cela va être de pire en pire. Alors si on y ajoute le pompage inconsidéré des nappes phréatiques, la fracturation des sols pour en extraire tout ce qui reste (soldes avant fermeture...), l'injection de diverses cochonneries (on planque la poussière sous le tapis) mais aussi les mouvements liés aux modifications des poids sur les plaques tectoniques, c'est juste la cata.

dizemanov 20/06/2017 15:29

Le monde entier nous l'envie.
La livraison du jour de la grande spécialité du quotidien de référence des bobos, spécialité aux vertus éminemment émétiques de par son concentré d’hypocrisie garantie "bio" et de vrai connerie brute :

"Pour le meilleur, et peut-être aussi pour le pire, le XXIe siècle, dit-on, sera celui des mégalopoles : emplois, culture, loisirs, services publics y seront concentrés. L’Europe n’y échappe pas. On réfléchit, ici et là, aux composantes d’une « smart city », de la ville intelligente. La première des caractéristiques d’une telle cité serait d’être un lieu de diversité sociale qui prenne en compte, de la manière la plus équitable possible, cette exigence élémentaire : la garantie de la sécurité physique."

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/20/l-incendie-de-la-tour-grenfell-a-londres-une-tragedie-sociale_5147969_3232.html

Max 20/06/2017 11:18

« Une fois qu’on a passé les bornes, il n’y a plus de limites » : Je ne la connaissais pas celle-là, mais elle est excellente, et tellement d'actualité. L'être humain sciera jusqu'à la dernière branche sur laquelle il est assis.

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