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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 14:40
"Je crois que le problème du Mexique est d'un tout autre ordre que celui de l'énergie ou de la sécurité, de l'emploi ou encore de sa politique agricole.

Le Mexique n'a plus d'Etat, voila tout, ou du moins ce qu'il en reste disparaît comme un rail de coke englouti par un pif insatiable. L'existence même des Cartels et autres Zetas, dont certains sont issus de forces gouvernementales chargées de les combattre (!!!), prouve que ce pays est en coma dépassé et qu'il est à refaire et à repenser totalement.
J'en fini par leur souhaiter la victoire d'un des cartels qui finirait par gouverner le pays, et qui, peut-être à la manière d'une bande de Francs aux chefs visionnaires sortirait le pays de l'impasse et empêcherait sa désagrégation.

Mais bon, on peut toujours rêver."
 
Le problème de l'état mexicain est bien celui, classique, d'un PO. Qui a métastasé sur tout le reste.
Explications. Les états latinos-américains, depuis la colonisation, ont un problème d'assiette fiscale.
Ils ont le plus grand mal à prélever des taxes, comme les états africains d'ailleurs, et souvent, fuient la difficulté grâce à des ressources minérales. Et puis, il est compliqué, quand on a une manne sous la main, de vouloir imposer quoi que ce soit. Pendant longtemps, cette manne est tombée, rendant illusoire tout souci d'efficacité et de gestion. Et le politicien, c'est celui qui fuit les problèmes, plus qu'il ne les résout.
Après la  disparition progressive de la manne, les mauvaises habitudes ont perduré, aggravées par le manque de rentrées fiscales.
Le schéma classique de prise du pouvoir par un cartel qui fait tabula rasa, c'est le renouveau d'un lien avec le peuple. Le pouvoir n'existe que s'il donne une contrepartie. En premier lieu la sécurité, et qu'il n'est pas dans l'optique de rogner tout ce qui va aux moins fortunés. Au contraire. Cela s'appelle la politique.
Contrairement à Orlov, je ne pense pas que le stade de l'état nation soit dépassé. Les  premiers en occident ont précédé l'exploitation des ressources fossiles. Mais ils avaient aussi, dans leur ADN, le devoir de s'occuper de leur population.
La lutte contre les épidémies, l'approvisionnement en grain, la politique économique, cela a été une lourde tâche quand on n'a pas d'énergies fossiles, mais, il faut le reconnaitre, c'était quand même une tâche auquel ils s'attelaient. Avec plus ou moins de bonheur, mais l'intervention économique est un classique des pouvoirs politiques.
Quand ils n'ont pas une idéologie libérale dans la tête, cela se passe plutôt bien.
La faillite de l'état mexicain, s'explique aussi par sa désindustrialisation, par la catastrophe qui est arrivée à son agriculture, pour cause de traité de libre échange.
Les pouvoirs parallèles n'ont aucun mal à se maintenir, tant qu'ils sont estimés justes et apportant des contre-parties à la population. Dans ce cas, ils font tout ce que ne fait plus l'état.
Les cartels mexicains sont de gros employeurs avec un minimum de 100 000 sicaires, en réalité, beaucoup plus. Et en plus, ils paient bien.
En même temps, la réalité mexicaine peut être encore pire. Le Mexique dépend totalement, économiquement, de son voisin du nord, comme client, pour sa drogue, pour ses produits manufacturés, etc.
Des troubles au nord, provoqueraient l'effondrement économique des cartels.
On nous a vanté la mondialisation comme un système solide, de résilience extrême. Il ne l'est pas, ne le sera jamais. Il est au contraire, un système de plus en plus fragile.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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commentaires

logique 04/07/2017 09:26

je confirme ! la mondialisation et tout sauf un système résilient. Tout simplement parce que la dépendance a l'autre ne permet pas la résilience. Dans le cas ou l'un des acteurs ne produit plus l'objet nécessaire a la chaine de montage situé a quelques milliers de kilomètres. C'est toute la chaine qui s'arrête. Perso cela fait un 2 mois que j'attends un carter de vélo. Et j'ai bien l'impression qu'il va falloir encore attendre. La mondialisation financière c'est pareil en pire. Si une grosse banque fait défaut partout dans le monde se sont les dominos qui tombent les uns après les autres.
Belle image d'un système résilient. D'ailleurs il faut regarder la résilience du marché immobilier en france. A part la région parisienne qui a jusqu'a présent baissé doucement, le reste du pays a déjà perdu au bas mot 50% du prix de 2007.
M'enfin la mondialisation il parrait que c'est bon pour les très grosses entreprises internationale. Demandez a carrefour qui va devoir mettre en bourse sa branche brésilienne qui ne semble pas très résiliente face au nouveau gouvernement très mondialiste.
La seul résilience que je voie coté mondialisation de la dette, c'est que chaque banque centrale fait en sorte de racheter la dettes de son voisin, l'histoire que les cours ne soit pas trop volatile, mais la encore se sont tout ceux qui on placé leur argent qui ne reçoivent plus aucun revenu et ne consomme donc plus se qui ne rentre plus. La tout le monde et résilient et s'adaptent. Qu'en tu n'a plus rien et que tu continu a faire comme ci tout avait tout. La c'est de la vrai résilience ! mais c'est de la résilience pour le peuple par pour l'oligarchie.
Pour en finir il faut tout de même être cartésien. La mondialisation ça ne fonctionne que sur le papier, sinon ce n'est qu'un piège a con.

Concernant la gestion d'un état. Il n'y a pas 50 000 solutions. Soit il est bien gérer soit il l'est mal. Lorsqu'il est bien gérer les gros gagnent un peut et lorsqu'il l'est mal ils gagnent beaucoup. D'ailleurs on se plait toujours des pauvres a qui on doit donner un RSA. Mais on oubli tous ceux qui parte en cure aux frais de la princesse 1 a 3 semaines par ans et a qui on payait le transport et l'hébergement au prix fort. Et tout ceux qui paye moins d'impôt parcequ'ils sont endetté dans l'immobilier. Je ne voie pas pour qu'elle raison eux auraient le droit a des subventions, défiscalisation.
D'ailleurs pour les plus riches il y a un nouveau système, le démembrement temporaire, bon moyen d'échapper a l'ISF. et surtout dans le cas ou celui ci serait calculer sur le patrimoine immobilier. Ensuite c'est comme le dit macron, celui qui n'est rien qui n'a droit a rien. Rien de plus logique puisque celui qui a tout a la droit a tout.
Pour ceux qui croient encore a la révolution. a mon avis la meilleur chose a faire serait de couper la télé. Sur que tout les zombies vont sortir dehors ;)) ;))

La Gaule 04/07/2017 04:12

Santé !

1)
Dans le cadre de l'émission Ushuaïa -nouvelle formule- le présentateur-Président Manu Mac Aron nous a cette-fois ci régalé d'une excursion exotique au Mexique, à la gare de Ciudad Juarez par une étouffante soirée d'été.
La fin justifiant les moyens, il était accompagné de son seul cameraman et de son assistante, une ancienne présentatrice météo -plutôt gironde- en mini-short.
Cette économie de moyen nous a pourtant offert un grand moment de télévision, et l'on en a presque oublié les meilleures prestations de Nicolas Hulot (passé, comme chacun le sait, au front desk de France Start-Up, la toute fraîche entreprise de com du Président-présentateur Manu Mac Aron).
« Attention, nous avait prévenu d'emblée le Président communicant, c'est très dangereux. Mais, ici comme ailleurs, sourire et optimisme valent tous les saufs conduits ».
« Pour sûr que cela vaut tous les permis de conduire » a précisé l'assistante, en montrant ses jolies grandes dents.
Après avoir fait plusieurs fois le tour du hall de la gare en nous régalant d'images somptueuses, et tout en évoquant l'urgence du réchauffement climatique - « oui, faisons vite, ça chauffe » a renchérit l'assistante rendue soudainement inquiète par certains regards- Manu Mac Aron a tenu a conclure l'épisode par une pensée forte.

Il a alors déclaré face à la caméra, avec sa lucidité et sa franchise habituelle : « Vous savez, la gare de Ciudad Juarez est finalement comme toutes les gares du monde. On y rencontre des gens qui réussissent et d'autres, beaucoup d'autres, trop même, qui ne sont rien, point barre ».

L'émission s'est achevée par l'intervention de trois jeunes autochtones qui passaient par hasard et ont tenu a appuyer chaudement les propos du Président-vendeur.
Tous trois ont décliné la profession de « sicario » mais ont tenu à garder l'anonymat de leur employeur.
C'est vrai, a déclaré notamment l'un d'eux, qui s'est présenté comme « équarrisseur-chimiste » de métier, les gens qui ne sont rien ne sont vraiment rien et nous cela ne nous dérange pas de les faire disparaître ces bâtards d'en face.
Au final, ce reportage eut été une réussite totale si deux incidents n'étaient intervenus après sa clôture.
D'abord le Pdg Mac Aron a constaté la disparition de sa Rollex et de son portefeuille juste après l'interview des trois jeunes travailleurs.
Ensuite, l'assistante a disparu ?
A l'heure où nous mettons sous presse, nul ne l'a revue. Un gamin aurait rapporté son short au bunker central de la police.
Donatien La Gaule
Pour Pipicacarama.

2)
Dixième et ultime vidéo de campagne de Rougeyron, en guise de conclusion de l'étrange incident.
Je ne vais pas la commenter car elle est assez courte mais dense, donc deux bonnes raisons pour la visionner.

https://www.youtube.com/watch?v=sd4y2OfJOsc

Une réflexion de Rougeyron -qui a l'air sonné, comme tout le monde- pour moi la résume :
« Nous avons conquis internet mais nous avons déserté la rue ». Puis, à son partenaire qui lui fait remarquer que tout le monde dans l'histoire a déserté la rue : « Oui, mais les autres, eux, ont le pouvoir ».
Je crois que l'un et l'autre oublient simplement que c'est l'électeur qui a déserté la rue. Et il était où, l'humanoïde ? Devant sa télé, probablement, avec un journal sur la table.
Toujours la même histoire.
Sans les médias pour la filmer, la rue n'est plus rien. Pour l'instant.
Cela peut quand même durer un certain temps, nous ne sommes pas encore au Mexique.

3)
Hic !