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IL S'ANNONCA COMME CESAR...

31 Octobre 2017 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Vécu comme Catilina, et mourut comme Roméo. C'était pour le brav'général Boulanger.

Puigdemont est on ne je sais où, et l'indépendance Catalane visiblement retombe comme un soufflé.

"Les catalans font l’expérience du retour au réel. Leurs rêves de sécession n’étaient qu’illusion infantiles. Il va falloir grandir..."

"Les dirigeants indépendantistes? des rigolos, des minus, des écervelés dans les nuages, bref, des irresponsables de première grandeur."

Il faut dire qu'arriver à s'effondrer et à prendre la fuite devant Rajoy, il faut le faire. Et la réaction de Rajoy fut impitoyable ; il fit les gros yeux...

La fuite est d'ailleurs la seule chose que Puigdemont ait préparé. Quand on veut déclarer une indépendance, on se structure, on s'arme, on prépare la chose qui s'appelle un ETAT. On ne vote pas, on ne fait pas une déclaration d'indépendance en espérant que l'état central va dire, "ben oui, alors."

Et en plus, on s'assure d'avoir une majorité réelle de la population derrière soi, ou au moins une partie prête à en découdre et déterminée.

Là, qu'est ce qu'on avait ? Rien : "ah oui, on va être indépendant, mais sans sortir de l'UeRSS"...

Pendant ce temps, WSWS.org, délire sur l'instauration d'un régime militaire en Catalogne. Pour instaurer un régime militaire, il faudrait une armée, et n'être pas déjà dans un régime autoritaire "hors le système, point de salut". En quoi le "diktat" aux travailleurs catalans, serait un diktat ? Barcelone et Madrid disaient exactement la même chose en matière de soumission à l'UeRSS.

Quand à la classe politique catalane, friande d'indépendance, vu sa qualité, les catalans ne perdront rien s'ils ne peuvent se représenter. Les indépendantistes trouveront sans peine des gens mieux. Il leur suffira de prendre le premier venu dans la rue.

 

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dizemanov 02/11/2017 10:45

Allo Bruxelles, allo Bruxelles, ici fusée lunaire, nous avons un probléme ....

"La déclaration européenne du 16 décembre 1991 sur les conditions de la reconnaissance de nouveaux Etats reste lettre morte, et les peuples souhaitant établir ou restaurer leur souveraineté dans l'indépendance des Etats-nations jacobins en cours de dilution extra-européenne se voient priver de toute option non-violente." http://stratediplo.blogspot.fr/2017/10/debandade-surprise.html

"Le président du Kosovo Hashim Thaçi s'en prend depuis quelques semaines à l'Union européenne, des critiques inhabituelles que des analystes pensent liées à de possibles poursuites pour crimes de guerre de responsables kosovars.
"Le Kosovo a tenu parole. Pas la communauté internationale", a dénoncé début octobre Hashim Thaçi.
https://www.romandie.com/news/ZOOM-Kosovo-le-president-Thaci-defie-l-Union-europeenne/859128.rom

dizemanov 02/11/2017 10:39

-Stratégiquement bien pensé et tactiquement habile -

"quelle que soit l'issue de la situation actuelle, il n’empêche que l'UE se retrouve avec un de ses membres ayant empêché une consultation démocratique, limogé un gouvernement démocratiquement élu, occupant un territoire ayant formellement et démocratiquement fait sécession, face à un gouvernement en exil protégé par une des composante (le NVA flamand) du gouvernement d'un autre de ses membres .... et à une société civile catalane au moins largement en sédition psychologique .. bon courage pour la suite, au premier coup de tabac économique ou financier comme nous le prévoyons tous ici, que va t il se passer ?"

Catalogne: les dirigeants indépendantistes devant les juges à Madrid
Le numéro deux du gouvernement catalan, Oriol Junqueras, arrive à l'Audience nationale, le 2 novembre 2017 à Madrid / © AFP / GABRIEL BOUYS
Des dirigeants sécessionnistes catalans se sont présentés jeudi à Madrid au tribunal pour être entendus par des juges qui pourraient les inculper pour rébellion, sans leur chef Carles Puigdemont qui dénonce depuis Bruxelles un "procès politique".

Des 14 membres du gouvernement destitué cités à comparaître, cinq manquaient à l'appel, dont Carles Puigdemont, en Belgique depuis lundi.

Le numéro deux du gouvernement, Oriol Junqueras, est arrivé le premier à l'Audience nationale, suivi de huit autres "ministres", accompagnés de loin par quelques dizaines de manifestants qui criaient "vous n'êtes pas seuls" en catalan.

Peu après, la présidente du Parlement Carme Forcadell et cinq membres sont arrivés à la Cour suprême voisine, compétente dans leur cas en raison de leur privilège parlementaire.

Le procureur général de l'Etat demande que tous soient inculpés pour détournement de fonds publics, sédition et rébellion, les deux derniers délits étant passibles de peines maximales de 15 et 30 ans de prison.

Il les accuse d'avoir encouragé "un mouvement d'insurrection active" au sein de la population catalane pour parvenir à la sécession, en ignorant toutes les décisions de la justice y compris l'interdiction d'organiser un référendum d'autodétermination le 1er octobre dernier.

Les autorités catalanes affirment que lors de de scrutin, le "oui" à la sécession a remporté 90,18% des voix avec une participation de 43% malgré l'intervention parfois violente de la police pour l'empêcher.

Elles se sont appuyées sur ces résultats invérifiables pour proclamer le 27 octobre l'indépendance de la "République catalane". Quelques heures plus tard, le gouvernement espagnol prenait le contrôle de la région, destituant son gouvernement et dissolvant son Parlement pour convoquer de nouvelles élections le 21 décembre.

S'ils suivent les réquisitions du parquet, les juges peuvent non seulement les inculper mais ordonner leur détention préventive.

- Tactique concertée -

Le dirigeant séparatiste catalan, Carles Puigdemont, a refusé de comparaître. Réfugié à Bruxelles avec quatre de ses "ministres" destitués, il a dénoncé "un procès politique".

Dans un communiqué, il a présenté comme une tactique concertée la division de son gouvernement.

Certains iront devant l'Audience nationale "dénoncer la volonté de la justice espagnole de poursuivre des idées politiques", les autres "resteront à Bruxelles pour dénoncer devant la communauté internationale ce procès politique", a-t-il écrit.

Un des membres du bureau du Parlement qui doit être entendu jeudi, Joan Josep Nuet, a pourtant jugé "irresponsable" l'attitude de M. Puigdemont. "Tous ceux qui sont cités à comparaître pourraient finir en détention préventive" parce qu'il a démontré que le risque de fuite existe, a-t-il déclaré mercredi à Catalunya Radio.

Le prédécesseur de M. Puigdemont, Artur Mas, président de l'exécutif catalan de 2010 à 2016, a affirmé à la presse à Madrid que les poursuites judiciaires alimentaient le sentiment d'injustice en Catalogne.

"Si vous regardez les enquêtes d'opinion les plus récentes, vous constaterez que le sentiment et la volonté d'aller vers l'indépendance est en train de grandir dans notre pays, en Catalogne", a-t-il déclaré.

Devant le refus de M. Puigdemont et de ses quatre ministres de comparaître, le parquet devrait demander leur arrestation, et le juge espagnol délivrer un mandat d'arrêt européen. La justice belge aurait alors jusqu'à 60 jours pour le remettre à l'Espagne, ce qui reporterait son retour à une date postérieure aux élections du 21 décembre.

D'autant que M. Puigdemont peut demander à être entendu en Belgique, selon son avocat belge, qui a déjà évité à des membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA d'être renvoyés en Espagne.

"Il ne va pas à Madrid, et j'ai proposé qu'on l'interroge ici en Belgique", a déclaré Me Paul Bekaert mercredi à la télévision catalane TV3.

- Stratégie médiatique -

Les analystes voient dans la manoeuvre une stratégie électorale à moins de 50 jours d'un scrutin où les indépendantistes espèrent reconduire la majorité qu'ils ont utilisée en novembre 2015 pour enclencher le processus de sécession.

En s'exilant à Bruxelles, M. Puigdemont "joue plus à capter l'attention médiatique qu'à échapper à la justice", a déclaré à l'AFP à Madrid le politologue Fernando Vallespin.

A Barcelone, la puissante association indépendantiste ANC a appelé à deux manifestations, devant le siège du gouvernement et dans la soirée devant le Parlement, pour dénoncer "la persécution judiciaire".



(©AFP / 02 novembre 2017 10h28)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Catalogne-les-dirigeants-independantistes-devant-les-juges-a-Madrid/859141.rom

Dimezanov 31/10/2017 21:42

Peut-être que Puidgemont n'obtiendra pas la partition de l'Espagne mais celle de la Belgique.

L'appel de Bruxelles de Carles Puigdemont

Le sécessionnisme catalan invente « l'appel de Bruxelles » qu'il délivre depuis le quartier européen de la capitale belge sous la forme d'une triple interpellation très habile et terriblement déstabilisatrice. Par Jean-Christophe Gallien, professeur associé à l'Université de Paris 1 La Sorbonne, président de j c g a.

Carles Puigdemont innove et déplace physiquement la question catalane au cœur de la capitale de l'Union Européenne. Le sécessionnisme catalan invente « l'appel de Bruxelles » qu'il délivre depuis le quartier européen de la capitale belge sous la forme d'une triple interpellation très habile et terriblement déstabilisatrice.

L'appel de Bruxelles propose d'abord une interpellation politique mixte fait d'une mobilisation d'un espace, très peu souvent caractérisé mais pourtant bien réel, de politique intérieure de l'Union et d'une activation diplomatique plus classique en imposant un enjeu national et une démarche politique régionale de sécession de l'Espagne, l'un des États-membres de l'Union au cœur de l'Union et de ses institutions.

Incapacité collective et conséquences
Cet appel de Bruxelles se veut donc avant tout européen. Le leader sécessionniste questionne non seulement les institutions politiques et administratives européennes, mais bien évidemment aussi les gouvernements nationaux et plus encore peut-être l'ensemble des citoyens de ladite Union. Il se pose lui-même en citoyen européen libre de sa circulation dans l'espace intérieur de l'entité Union Européenne. Il le fait en grande partie en français, langue fondatrice et aussi langue de liberté et révolutionnaire.

Il demande à l'Union de réagir politiquement et diplomatiquement à ce qu'il désigne comme une négation politique des valeurs essentielles qui fondent l'Union européenne faite d'agressions démocratique et judiciaire commises par l'un de ses États-membres : l'Espagne et ses autorités centrales. Il le dit à tous : l'incapacité collective à résoudre démocratiquement la question catalane sera un échec européen partagé et porteur de conséquences pour tout l'espace européen.

Résistance et prudence
L'appel de Bruxelles de Carles Puigdemont porte aussi un message de combat institutionnel régional. Un message qu'il adresse aux catalans engagés malgré eux dans le processus de l'article 155. Des citoyens qu'il appelle, à la fois, à la non confrontation directe avec ceux qui ont débuté la mise en œuvre de la mise sous tutelle des institutions catalanes et la suspension de l'autonomie, tout en annonçant soutenir et même encourager les initiatives de résistances institutionnelles engagées sur le terrain. Il leur demande de tout faire pour sauver les institutions autonomistes de la destruction par l'État central espagnol.

Fin publicité dans 51 s

L'embarras européen au grand jour
Enfin, l'appel de Bruxelles de Carles Puigdemont est un fort message de combat politique qu'il lance à la fois aux citoyens catalans et aux autorités espagnoles. Il freine le processus sécessionniste pour seulement éviter la violence domestique promise aux citoyens catalans. Il relève cependant le défi électoral du 21 décembre imposé par Madrid. Il en accepte par avance le résultat quel qu'il soit tout en promettant une victoire démocratique à ses partisans. Il exige de Madrid l'identique, un respect total du résultat électoral et de ses éventuelles conséquences.

L'appel de Bruxelles veut appuyer sur l'embarras européen que nous percevons tous même si l'Union réaffirme régulièrement et solennellement la seule légitimité européenne de l'Espagne. Un profond malaise grossit au coeur des institutions bruxelloises et des capitales de l'Union au fur et à mesure des développements successifs d'une crise que cet appel inédit et volontairement déstabilisateur de Carles Puigdemont veut exploiter depuis Bruxelles.

___

Par Jean Christophe Gallien

Professeur associé à l'Université de Paris 1-La Sorbonne
Directeur général de ZENON7 Public Affairs et Président de j c g a
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals

dizemanov 31/10/2017 14:43

Une leçon de modestie de responsabilité, de raison et de courage pour ceux qui sont capables de la recevoir.

"Le président catalan destitué Carles Puigdemont a déclaré mardi accepter le "défi" des élections régionales convoquées pour le 21 décembre par le gouvernement espagnol, assurant qu'il "respecterait" leur résultat.
"Je veux un engagement clair de la part de l'Etat (espagnol). L'Etat respectera-t-il des résultats qui pourraient donner une majorité aux forces indépendantistes?", a-t-il toutefois ajouté lors d'une conférence de presse à Bruxelles."
https://www.romandie.com/news/Catalogne-Puigdemont-accepte-le-defi-des-elections-respectera-le-resultat/858518.rom

"Le président catalan destitué Carles Puigdemont a déclaré mardi qu'il fallait "ralentir" le processus d'indépendance catalane pour éviter des troubles alors que la Catalogne a été mise sous tutelle par Madrid, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.
"Nous avons été obligés d'adapter notre plan de travail pour éviter la violence" et "si cette attitude a pour prix de ralentir le déploiement de la République, alors il faut considérer que c'est un prix à payer raisonnable dans l'Europe du 21e siècle", a-t-il expliqué."
https://www.romandie.com/news/Puigdemont-il-faut-ralentir-l-independance-catalane-pour-eviter-des-troubles/858506.rom

Manassas 31/10/2017 14:17

Les catalans auraient du s'inspirer des slovènes pour leur indépendance.

dizemanov 31/10/2017 10:33

"Le gouvernement espagnol, ayant d'abord toléré l'accession du séparatisme au pouvoir régional, puis nié obstinément l'existence d'un problème jusqu'après le referendum, s'était volontairement acculé à une alternative finale entre l'acceptation de la sécession et l'intervention militaire. Vendredi 6 octobre on a annoncé le regroupement à Saragosse de la moitié de l'armée de terre espagnole, en l'occurrence la division Castillejos (ancienne Force d'Action Rapide) renforcée. Pour la déployer il aurait en principe fallu la proclamation de l'état de siège selon l'article 116 de la constitution, mais le gouvernement espagnol a passé vendredi (in extremis) deux messages très clairs quant à ses intentions, et à son choix entre le respect de la constitution (et des lois) et la préservation de l'unité du pays.

Le premier message est le lancement de poursuites contre les gouvernants de la Catalogne pour un délit qu'ils n'ont pas commis. En effet ils ne sont pas seulement poursuivis pour malversation de fonds publics et pour sédition mais également pour rébellion. On écrivait en juillet que c'est dès 2015 que la justice espagnole aurait pu condamner les sécessionnistes pour le délit de sédition décrit à l'article 544 du code pénal espagnol. Mais par contre le délit de rébellion n'est de toute évidence pas constitué puisque selon l'article 472 il faudrait pour cela qu'il y ait exercice de la violence. Le gouvernement espagnol sait bien que la justice ne retiendra normalement pas ce délit (passible de jusqu'à trente ans de prison), en dépit de la dépendance de la justice et de ses violations répétées du droit à un procès équitable (objet de multiples condamnations de l'Espagne par la Cour Européenne des Droits de l'Homme), mais en le demandant il montre que la répression sera disproportionnée et illégale. Le deuxième message est la violation multiple de la constitution. En effet l'article 155, dont le sénat acquis au gouvernement actuel a accordé l'application, ne permet pas de révoquer un gouvernement régional ou de dissoudre un parlement, mais seulement de donner des ordres directs aux autorités régionales ("...el Gobierno podrá dar instrucciones a todas las autoridades de las Comunidades Autónomas") ; aucun article de la constitution espagnole ne permet au gouvernement central de dissoudre un parlement régional, de convoquer des élections régionales ou de révoquer un gouvernement régional complet, même si la justice peut prononcer des inhabilitations individuelles.

La menace était claire. Le gouvernement espagnol a mobilisé la moitié de l'armée, obtenu un blanc-seing du sénat, montré qu'il bousculerait la justice et ne se laisserait pas arrêter par les droits de l'homme, et commencé, au nom de l'unité du pays, à violer la constitution.

Le gouvernement catalan, fût-il séparatiste, est inconditionnellement non-violent, suivant en cela les convictions du ministre des relations extérieures Raúl Romeva. Comme on l'a vu depuis 2012 et plus concrètement encore depuis 2017, ce gouvernement avait tout prévu jusqu'au moindre détail, sauf la violence justement. Il savait cependant que la société catalane est à peu près également divisée sur la question de la souveraineté. Mais, en interne comme face à l'Espagne, il refusait à tout prix la violence. Il est allé jusqu'au bout de son mandat démocratique, et s'est retiré avant l'épreuve de la violence."
http://stratediplo.blogspot.fr/2017/10/debandade-surprise.html

Donc, "Le gouvernement catalan, inconditionnellement non-violent, en interne comme face à l'Espagne, refusait à tout prix la violence. Il est allé jusqu'au bout de son mandat démocratique, et s'est retiré avant l'épreuve de la violence."
Qui pourra le lui reprocher ?

Et quelle que soit l'issue actuelle n’empêche que l'UE se retrouve avec un de ses membres ayant empêché une consultation démocratique, limogé un gouvernement démocratiquement élu, occupant un territoire ayant formellement et démocratiquement fait sécession, face à un gouvernement en exil protégé par une des composante (le NVA flamand) du gouvernement d'un autre de ses membres .... et à une société civile catalane au moins largement en sédition psychologique .. bon courage pour la suite, au premier coup de tabac économique ou financier comme nous le prévoyons tous ici, que va t il se passer ?