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SOUS ENSEMBLE...

13 Octobre 2017 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

" La Catalogne n'est riche que dans un ensemble et le quitter c'est prendre le risque de perdre cette richesse. Etre petit et identitaire c'est bien mais n'est pas la Suisse qui veut. Et encore le côté identitaire suisse serait à discuter. "

Je rappellerais aussi que la Suisse a été aussi très longtemps pauvre. Le mercenaire suisse, c'est un montagnard chassé par la pauvreté et la faim. Et cela a duré très longtemps. C'est un pays très lié aux énergies fossiles.

D'ailleurs, au moment de l'implosion de l'URSS, l'Ukraine avait très bon moral. Les ukrainiens pensaient s'en tirer mieux que les russes.
Et encore, ils bénéficient de l'infrastructure héritée de l'URSS, encore pour un peu de temps. En 2019, les russes les enverront se faire voir pour le passage du gaz...

D'autant que le très pâle Rajoy peut trouver dans le refus de négocier une colonne vertébrale qui lui manquait. Défenseur de l'unité nationale, c'est porteur.

Si la Catalogne possède des usines, elles peuvent être très rapidement arrêtées, et l'économie non matérielle est déjà en train de fiche le camp. Contrairement à J. Sapir, je pense que l'économie catalane peut se planter très vite. Dans le monde de la mondialisation néo-libéral, il y a en effet un hic ; le nouvel état ne serait signataire d'aucun accord, de quelque sorte que ce fut.

L'Union Européenne, quand à elle; a tout à perdre dans cette nouvelle guerre d'Espagne. D'où sa prudence.

N'oublions pas qu'avant la campagne de Russie, c'est l'Espagne qui a commencé à sonner le glas de Napoléon.

Le gouvernement madrilène et la généralité de Catalogne sont sur des longueurs d'ondes irréconciliables. L'un ne veut pas de l'indépendance (40 % de la population vient d'autres régions d'Espagne), l'autre ne veut discuter que des modalités d'indépendance. Il est clair qu'un gouvernement madrilène qui accepterait serait sans doute promptement renversé, légalement, ou illégalement.

On est plutôt dans le cas de la sécession de 1860. Le gouvernement US de l'époque, celui de la transition, ne veut entendre parler que d'une chose ; la réintégration des états sécessionnistes, mais par des moyens politiques, et les états sécessionnistes que des modalités d'indépendance.

je vois plutôt une issue guerrière à l'histoire, au contraire de la Tchécoslovaquie, qui était une création très récente, de deux peuples ayant eu une histoire très différente. Elle n'avait vécu que de 1918 à 1992. Pas même le temps d'une vie humaine. Et encore, avec une interruption de 1939 à 1945. Si la dynastie habsbourg les rassemblait, il ne faut pas oublier aussi, que c'était une double monarchie (Autriche-hongrie), avec deux états différents, succédant à des états décentralisés du 18° siècles, et que la période de fusion des deux (au moment des despotes éclairés), a été particulièrement courte...

De même la dislocation de l'URSS a crée des conflits, qui, s'ils n'ont pas été généralisés, ont du moins été d'une violence extrême.

Ce n'est pas la première fois que la Catalogne tente l'aventure, et chaque fois, ça c'est mal terminé. Il est curieux aussi que généralement, espagnols et catalans disent souvent avoir connu la tyrannie (franquiste), et se dépêche d'en vouloir une autre (européiste). Ceux qui se targuent d'avoir connu le fascisme, visiblement, ne le reconnaissent plus quand ils le revoient.
Encore, voudraient ils une vraie indépendance, avec tous ses attributs, on pourrait comprendre. Mais une indépendance de papier, pour une dépendance à un ensemble en dislocation, c'est une maladie mentale.

Il faut être logique, et aller au bout de celle-ci : si les catalans veulent l'indépendance, ils veulent donc sortir, aussi, de l'Union Européenne. Ne pas vouloir du gouvernement central, pour se mettre soi même des chaines, ça ne serait pas du sado-masochisme ?

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