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PAN DANS LE TROU...

2 Novembre 2017 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #transport terrestre

Du RER A.

Il y a quand même une bande de petits veinards. Tous les lecteurs assidus de ce blog, savent, 10 ans avant les autres, ce qui est en train de se passer.

Comme l'a signalé un lecteur :

"Ces incidents illustrent la grande fragilité du système de transports francilien qui risque d’être victime au cours des prochaines années d’une double peine : la vétusté de certaines installations qu’il faut rénover d’urgence, et la gêne quotidienne que vont occasionner les chantiers de développement ou de rénovation… surtout en cas d’incident. Pierre Garzon, vice-président Transports du département du Val-de-Marne, pense d’ailleurs qu’il faudrait mettre en place, pour une bonne dizaine d’années, une cellule de crise permanente, gérant toutes les difficultés quotidiennes que vont créer les chantiers… Sans même parler de « tuiles » comme celle qui vient de tomber sur les RER E et A."

Le propos est optimiste. Il voit le terme dans une dizaine d'années.

L'internaute qui m'a signalé l'article a oublié la partie la plus intéressante :

" Paris est un gruyère. Et en plus, c’est un gruyère avec plein d’eau dedans. "

Et encore, on ne compte pas le paramètre "Paris 1910". Et sur effondrements et éboulements en tous genres...

Le comique -involontaire- de situation, c'est quand ils prévoient "deux ans de retardSSSS" (c'est moi qui rajoute les SSS).
Entre toutes les sortes de transports possibles sur terre, l'aérien se crashe, le maritime coule, le terrestre cale.

C'est la mise en cause générale du système. Et pour Paris, le RER va revenir à son appellation initiale : MERDE (métro express régional défense étoile). Une ligne avec un million de passagers/jour, pas même rentable...

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Ferdinand 10/11/2017 11:27

https://senateurscrce.fr/activite-des-senateurs/les-questions-au-gouvernement/les-questions-orales/article/des-conditions-de-voyage-de-pres-de-deux-millions-d-usagers-impactees


Liaison privée « Charles-de-Gaulle Express »

M. Pierre Laurent. Ma question porte sur la réalisation de la liaison privée « Charles-de-Gaulle Express ».

Au moment même où le Gouvernement fait planer le doute quant à la réalisation pleine et entière du futur réseau Grand Paris Express, dont plusieurs lignes sont remises en cause, il fait preuve d’une obstination qui confine à l’absurde concernant le projet CDG Express. Il me faut d’abord faire remarquer que cette liaison privée aura pour l’usager un coût : le titre de transport est estimé aujourd’hui entre 27 et 29 euros et la tarification du STIF ne s’y appliquera pas.

Les infrastructures nécessaires à la réalisation de cette ligne privée reposent entièrement sur des deniers publics, car la société de projet est abondée en fonds propres par la SNCF et Aéroports de Paris. De source interne à SNCF Réseau, le coût global de ce projet est estimé aujourd’hui à 2,12 milliards d’euros. Pour autant, le CDG Express ne desservirait ni les arrondissements parisiens ni les villes de la banlieue parisienne qu’il traverserait. Nul site olympique ne serait non plus desservi. Ce sont les lignes B et D du RER, impactées négativement par ce projet s’il était réalisé, et la future ligne 17 du Grand Paris Express qui desserviront ces sites. En effet, le CDG Express utiliserait en grande partie le réseau ferré existant, alors que celui-ci est déjà saturé, ce qui ne manquera pas d’avoir des conséquences dramatiques pour les usagers des lignes B, E, H, K et P, pour ceux du TER Picardie et pour le fret.

D’un point de vue environnemental – le secrétaire d’État à la transition écologique devrait être sensible à cet argument –, le CDG Express serait également néfaste. Cela est clair au vu des procédures d’expulsion d’extrême urgence qui concernent 29 hectares de terres agricoles sur le territoire de Mitry-Mory, du passage de nouveaux tronçons au cœur d’une zone Natura 2000 ou encore de la dégradation de l’environnement urbain des habitants de la porte de la Chapelle à Paris, dont on connaît déjà l’état actuel et où le train passera 152 fois par jour sous les fenêtres des riverains.

Le STIF estime à 1,5 milliard d’euros le déficit de recettes lié à la perte de ponctualité sur la ligne B du RER, qui transporte chaque jour 900 000 passagers, alors qu’on en prévoit à peine 20 000 sur le CDG Express. Et l’impact financier sur les autres lignes reste à établir !

On le voit, le CDG Express est en exacte opposition à la priorité aux transports quotidiens affichée par le Président de la République. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à le dire. Pas un seul des organismes compétents consultés au sujet du CDG Express – STIF, Autorité environnementale, ARAFER, Cour des comptes et d’autres – n’a manqué de souligner son impact négatif pour les transports du quotidien. Pas un seul n’a manqué de sommer le gestionnaire de fournir des garanties solides sur le sujet. À ce jour, aucune réponse nette et précise n’existe quant à ces questions primordiales.

Monsieur le secrétaire d’État, en un mot comme en cent, ce projet reste inutile et coûteux. Il ne manquera pas d’avoir des conséquences désastreuses sur le transport quotidien des Franciliens. Il faut avoir le courage de l’abandonner. C’est l’engagement que j’attends de votre réponse.

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire.


M. Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire. Monsieur le sénateur, je ne vais pas vous surprendre : le Gouvernement ne partage pas votre point de vue. Je doute de pouvoir vous convaincre, mais je vais tenter d’apaiser vos craintes.

La qualité de cette liaison ferroviaire est vitale pour l’économie et pour l’attractivité de notre pays et de sa capitale, Paris, dont vous êtes sénateur et qui est la première destination touristique d’Europe. La nécessité de cette infrastructure nouvelle est donc établie pour le Gouvernement. Avec une croissance moyenne du trafic de l’aéroport de 3 % par an, soit un doublement en vingt ans, l’accès à l’aéroport par les autoroutes A1 et A3 est déjà saturé et le RER B ne pourra jamais suffire. Plusieurs raisons justifient clairement et de manière rationnelle ce projet.

Sur l’aspect du transfert modal, ce projet permet d’opérer un transfert de la route vers le fer pour l’accès à l’aéroport, ce qui aura un impact direct sur la pollution de l’air et le changement climatique en décongestionnant les voies rapides du nord de la région parisienne, qui en ont bien besoin.

Par ailleurs, quant au confort des voyageurs, dans le RER, les voyageurs avec leurs bagages et les voyageurs du quotidien se gênent mutuellement. Il y a une forme de conflit d’usage, comme disent les techniciens des questions de transport. Cela est vrai, notamment, à chaque arrêt avec les nombreuses montées et descentes. Le CDG Express permettra donc d’apporter un gain de confort pour tout un chacun.

Où en sommes-nous sur ce projet ? Il a été déclaré d’utilité publique, une seconde fois, en mars 2017 après un avis favorable de la commission d’enquête. Sa construction sera réalisée dans le cadre d’un montage juridique associant SNCF Réseau, Aéroports de Paris et la Caisse des dépôts et consignations. Je tiens, monsieur le sénateur, à vous préciser que le projet sera réalisé sans subventions publiques. Il ne pèsera donc pas sur les financements nécessaires à la modernisation du RER B, puisqu’il sera entièrement financé par la vente de billets sur cette liaison, donc par l’usager, et par une taxe affectée dont s’acquitteront, à partir de 2024, les passagers aériens, hors correspondances, de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Il n’y a donc pas lieu d’opposer le projet Charles-de-Gaulle Express à la modernisation de la ligne B du RER, qui se poursuit et qui contribue d’ailleurs au projet lui-même à hauteur de 150 millions d’euros. Je tiens à vous rassurer sur ce point, puisque j’ai entendu le début de votre question : l’État et la région Île-de-France se sont engagés en faveur des transports du quotidien dans le cadre du nouveau contrat de plan 2015-2020. Une enveloppe totale de 7,5 milliards d’euros est prévue pour les projets de transports collectifs régionaux, dont près de 1,3 milliard d’euros pour les schémas directeurs des RER ; 230 millions d’euros ont d’ailleurs déjà été engagés, depuis 2015, pour le seul RER B.

Enfin, et toujours au profit des voyageurs du quotidien, il faut bien entendu mentionner la réalisation du Grand Paris Express, dont les travaux sont lancés au sud de Paris et qui viendra soulager les lignes existantes. Je doute de vous avoir convaincu, monsieur le sénateur, mais j’espère au moins vous avoir apaisé.

M. le président. La parole est à M. Pierre Laurent.

M. Pierre Laurent. Je vous ai écouté attentivement, monsieur le secrétaire d’État, mais vous ne m’avez en effet absolument pas convaincu et je n’ai rien entendu qui puisse me rassurer ou convaincre des acteurs attachés à la transition écologique. Ce projet est un non-sens de ce point de vue. Il causera des nuisances extraordinaires, il sera déséquilibré et l’investissement réalisé est démesuré et contraire à l’intérêt général.

J’y insiste, ce projet reste une insulte – je pèse mes mots – à la dignité des habitants de Seine-Saint-Denis, de Seine-et-Marne et du nord de Paris, qui verront cette ligne passer sous leurs yeux sans pouvoir y accéder. C’est même le cas des salariés très nombreux – plusieurs dizaines de milliers – de la plateforme aéroportuaire. Il est temps d’arrêter ce type d’aménagement qui ne bénéficie qu’à un très petit nombre d’usagers au détriment de l’immense majorité de ceux qui ont besoin d’une amélioration des transports.

Il faut un autre projet : donner les moyens d’une forte accélération des investissements pour les lignes de RER et, plus particulièrement, pour la ligne B, qui dessert notamment l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Ces investissements pourraient être financés via la création d’une recette dédiée, comme une augmentation de la taxe locale sur les bureaux, que nous proposons.

Par ailleurs, l’une des solutions efficaces et à court terme qui permettrait de désengorger le réseau et, notamment, la ligne B serait d’augmenter la fréquence de la ligne K, ce qui requiert des moyens. Dans le même esprit, il faudrait installer un véritable atelier de maintenance du matériel roulant à Mitry-Mory.

À plus long terme, il faudrait doubler le tunnel entre les stations Châtelet et Gare du Nord, ce qui permettrait d’absorber deux fois plus de trafic pour les RER B et D, et réaliser le bouclage du RER B entre Mitry-Claye et l’aéroport. Voilà un investissement beaucoup plus efficace ! Investir dans du matériel roulant neuf, comme cela a été fait sur d’autres lignes, ne serait sans doute pas de trop.

Je vous encourage donc une nouvelle fois à suivre ces pistes plutôt que de vous entêter dans un projet contraire à l’intérêt général du point de vue tant financier qu’écologique. Vous nous avez dit que les deniers publics ne seraient pas utilisés, mais, quand la ligne sera déficitaire – tout le monde sait qu’elle le sera –, à qui demandera-t-on alors d’éponger le déficit ? Aux deniers publics et aux usagers !

Mario 02/11/2017 16:14

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carri%C3%A8res_souterraines_de_Paris#/media/File:Plan_paris_gerards1908_jms.jpg

La carte des carrières sous Paris. Notez qu'il s'agit seulement des carrières.
Les mêmes en 3D :

http://www.not-engineers.fr/patrimoine-souterrain-grotte.html

Bruno 02/11/2017 17:10

Dans les sous-sols parisiens, l'eau a tendance à dissoudre le gypse et le calcaire. D'où la formation en permanence de fontis et de cavités.
http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/le-gypse-ce-risque-invisible-09-09-2014-4119401.php

A noter que le coût de consolidation du sous-sol revient à ses copropriétaires : http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-economie/20110925.RUE2515/ces-proprios-forces-de-combler-les-trous-du-gruyere-parisien.html

Un jeu à faire si vous vous ennuyez à Paris, trouver les plaques en fonte de l'IGC (Inspection Générale des Carrières) et les travaux de la société Sotrasol, spécialisée dans l'injection de béton dans les vides du sous-sol.

La lecture des forums de "cataphiles" (les gens qui vont se balader dans les anciennes carrières) , comme celui-ci, est très utile pour suivre l'actualité du sujet :
https://ckzone.org/showthread.php?tid=14819

Quand on recoupe la carte de Wikipedia avec celle des risques liés au inondations consultable sur le site de la Ville de Paris, on se rend compte qu'il reste peu d''espace "hors risque" : http://capgeo.maps.arcgis.com/apps/Viewer/index.html?appid=1afb6e16cca648fd817e92d3d01ecdf2

Bref, quand on veut habiter à Paris, il vaut mieux demander préalablement auprès de la Ville de Paris la carte des risques naturels.

Et oui, à Paris aujourd'hui, pour 9 000 Euros du m2, vous avez entre autres la pollution de l'air, les risques naturels (sous-sol, inondation), la prolifération des rats, la saturation des réseaux de transport et l'explosion de la mendicité. Elle est pas belle la vie ?

Phil 02/11/2017 15:47

Purée, il y a même un pic or. Enfin, les russes peuvent souffler car ils pensent pouvoir trouver de l'or sous la banquise qui fond...

https://fr.sputniknews.com/presse/201711021033710335-or-gisements/

Plus de 1.000 tonnes métriques ont été extraites en 1970 — une quantité incroyable. Et depuis, la production chute. Au pic de la production en Afrique du Sud en 2016 seulement 167,1 tonnes ont été extraites — une chute de 83% par rapport au pic de 1970. Les mineurs d'or de la fameuse mine de Mponeng, déjà la plus profonde du monde — elle s'enfonce à 2,5 milles — continuent de creuser dans le sol.

La même diminution menace l'Australie ces 40 prochaines années. La première étude réalisée par MinEx Consulting et parue ce mois-ci indique que dans ce pays la production d'or entamera une baisse significative à partir d'aujourd'hui et jusqu'en 2057. D'ici là, 67 des 71 gisements actuels seront épuisés. La plupart d'entre eux fermeront d'ici une vingtaine d'années.

Phil 02/11/2017 14:55

Dans l'affaire de l'ingérence russe, on apprend que "L’intégrité de Facebook « plus importante que les profits », selon Mark Zuckerberg.". Mort de rire, surtout d'un américain :-)

Dans Facebook, vous êtes le produit vendu aux publicitaires : Comme quoi les chomeurs qui passent leur temps sur Facebook, devraient se faire payer :-) Les jobs de merde rapportent plus que l'économie réelle.

"un bénéfice net de 4,7 milliards de dollars (soit 4 milliards d’euros) au troisième trimestre, et un chiffre d’affaires dépassant pour la première fois 10 milliards de dollars."

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/11/02/l-integrite-de-facebook-plus-importante-que-les-profits-selon-mark-zuckerberg_5209272_4408996.html

jean-marie 02/11/2017 13:05

En France et ailleurs on veut des grandes villes pour tout centraliser. Il faut de la densité au km². Dès qu'une ligne de transport est créée, c'est déjà trop tard, elle est déjà saturée. Et là, il n'y a pas de solution sauf à décentraliser vers des villes pouvant s'étoffer. Mais on préfère entasser Mme Michu. On va à la catastrophe, par ce que ce système bien huilé, efficace, fonctionnant à flux tendu, se grippe dès qu'un problème apparaît.
Le système a été pensé il y a 50 ans pour évoluer avec une croissance à 5-10%, mais certainement pas avec une croissance (qui montera jusqu'au ciel) à -1,7% par an. Cette année on va avoir un PIB en croissance de 1.8%, mais avec un entêtement supplémentaire à 3.5%. Du coup, on ne crée plus rien, on bouche les trous (du métro) en priant que ça tienne. D'ailleurs c'est comme tout le reste : assu chômage, sécu, hôpitaux, police, armée ...
En cas de gros pépins, je pense que ça se passera comme à St Martin : les couillons démerdez vous, l'autorité se barricada attendant que le problème soit passé. Bref, démerdons nous.