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LE PRINCIPE DE LA FALAISE DE SENEQUE...

31 Janvier 2018 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

"La fin du pétrole sera progressive. De plus la fin du pétrole ne signifie pas la fin de l'énergie, il y a le charbon. Même si les conditions de vie vont indéniablement se dégrader, cela sera lent et échelonné."

Production de pétrole URSS

Il faut suivre sur le blog, et comprendre la notion de "Falaise de Sénèque", ou effondrement brutal. Marion King Hubbert partait du postulat qu'il y avait symétrie entre montée et déclin des ressources. Il n'en est rien. Sauf exception exceptionnelle. La baisse des dites ressources s'apparente plutôt à une baisse brutale, forte et quasi-instantanée de la production.

Le printemps arabes est celui de pays devenus déficitaires en énergie, même si leur production était modeste, et le plus emblématique a été la baisse de production pétrolière russe pendant la transition, et plus généralement, la baisse générale de production de tout, dans l'espace post-soviétique. Mais comme tout est articulé sur le pétrole, ce n'est sans doute qu'une conséquence.

L'exception, à la falaise de Sénèque a été observée pour la courbe de production charbonnière britannique, mais c'était liée à d'autres facteurs. La Grande Bretagne a pu différer la baisse de production en nationalisant, subventionnant, et étatisant le secteur, en faisant payer la note au reste de l'économie, par la liquidation de l'empire.
En outre, il ne faut pas se méprendre sur les "ressources charbonnières" mondiales. Elles servent quasi-exclusivement, à savoir à 90 %, à fabriquer de l'électricité, et elles mêmes, sont fortement consommatrices de pétrole.

" Dans tous les cas, l’effet Sénèque sera le résultat d’efforts plus intenses pour que tout continue comme d’habitude. De cette façon, nous épuiserons plus vite les ressources nécessaires au fonctionnement du système : que ce soit une ressource physique ou une réserve de bonne volonté. "

Il est clair que le pétrole de schiste US ne reflète aucune réalité économique. Cette production est déficitaire, et le restera, sauf pour les entreprises qui en ont rachetés d'autres en liquidation judiciaire. C'est à dire, elles mêmes, en ne payant qu'une très petite fraction du prix.

Mais le prix, quelqu'un le paiera...

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D
jancovici defend son business modele.
tout son scenario ne prouve qu'une seule chose c'est qu'il est largement aussi paumé que les autres.
les relevés de l'ifremer qui sont autrement plus fiable que les hypotheses de rechauffement anthropique,montrent que le niveau des oceans en ce moment est plutot neutre et risque plutot de repartir à la baisse à cause d'une nouvelle glaciation..
https://wwz.ifremer.fr/gm/content/download/62177/845088/file/POSTER-NIV-MER-a4.pdf?version=4
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P
Dingue, les nouveaux moteurs diesels sont plus dangereux pour la santé que les anciens. Et oui l'industrie allemande qui avait déjà truandé sur l'émission des moteurs diesels est mal barrée.
A un moment, mettre des gros moteurs puissant sur des voitures lourdes, cela ne le fait plus.
C'est vrai que ce n'est pas confortable de devoir à nouveau batailler contre les japonais qui ont fait des moteurs hybrides (essence + électrique) ou les voitures électriques (des petites clio en terme de taille et poids). Idem pour Bosh : fini les injecteurs de moteur diesel. Fat vite passer à la production de batteries électriques ou à produire des bougies pour moteur essence.
Ne vous inquiétez pas pour votre santé, les lobbyistes de l'industrie automobile veillent au grain.

http://www.lemonde.fr/pollution/reactions/2018/01/31/monkeygate-volkswagen-a-voulu-dissimuler-un-rapport-genant_5249893_1652666.html
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B
"Produire des bougies pour moteur essence"
Comme si la combustion de la paraffine des bougies était moins polluante que les hydrocarbures. N’importe quoi !
L
Comment interpréter ?
1 Une soi-disant croassance de 1.9 % en Fwouancé , en 2017
------------------------------------------
2 date de la Falaise de Sénèque en Fwouancé
date très différée
par rapport à l'épuisement des ressources dans le sol fwouançé !!
merci
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T
En fait, on aurait pu avoir un déclin lent, la fameuse cloche. Malheureusement, les injections massives d'eau de mer dans les plus grands gisements fait qu'un jour ou l'autre, et bien ce sera l'eau qui arrivera dans les tuyaux. Il n'y aura pas de baisse de débit, de sorte qu'on a l'impression qu'il n'y a pas de pic puis diminution. Non, le robinet coulera toujours a flot, mais on récupérera d'un cote, l'eau de mer qu'on injecte de l'autre. Ca peut arriver du jour au lendemain dans un grand puis, et peu a peu les autres suivront.
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B
Depuis deux ans, la production mondiale de pétrole stagne.

Lisez cet article :

La tête sans les jambes.

En juin 1992, au Sommet de la Terre à Rio, là où fut lancée la Convention Climat, François Mitterrand qualifia les objectif environnementaux en discussion de « condition de la survie même de l’humanité ». Il y défendit aussi la « stabilisation, d’ici à 10 ans, des rejets de gaz carbonique, au niveau de 1990 ».

En fait de stabilisation, les émissions planétaires ont cru de 40% depuis 1990, alors qu’il leur faudrait avoir déjà baissé de 25% pour être en ligne avec l’objectif « 2°C ».

En France, les émissions nationales ont certes baissé de 15% depuis l’année de Rio, mais, avec nos importations, le mode de vie du pays émet en fait 25% de plus qu’en 1992.

La deuxième augmentation a été, à la suite, celle de l’effet de serre, qui a commencé à se traduire par des précipitations extrêmes ici, des sécheresses prolongées là, des ouragans encore jamais vus ici, des feux de forêt inédits… avec à chaque fois des dommages un peu plus prononcés que la fois d’avant.

Tout cela n’a pas empêché une troisième inflation : celle des discours sur la nécessité d’une action forte et immédiate. Pour autant, nous continuons à « regarder ailleurs », comme l’avait si bien formulé Chirac. En fait, depuis deux siècles nous regardons ce que les participants à Davos regardent avant toute chose : notre production économique et notre pouvoir d’achat, le plus étant nécessairement le mieux. Et comme il ne saurait être question de choisir entre croissance et environnement, nous avons inventé la « croissance verte ».

Malheureusement, la physique a ceci de désagréable qu’elle ne se laisse pas modifier par un vote à l’assemblée nationale, un décret ou un discours électoral martial. En physique, la patrouille vous rattrape toujours.

Vous ne voulez pas vous passer volontairement du carbone ? Pas de problème, la nature s’en chargera pour vous, puisque c’est une énergie épuisable.

En 2006, la production de brut conventionnel (tout ce qui n’est pas pétrole de schiste et sables bitumineux) est passée par un maximum, et on se souvient de la crise qui a suivi.

Il se pourrait bien que le même épisode soit en train de se rejouer : depuis deux ans, la production mondiale de pétrole stagne [NDR : « pétrole », ici, désigne l’addition du pétrole conventionnel, du pétrole de roche mère (dit « pétrole de schiste »), des sables bitumineux, et des condensats, qui sont produits avec le gaz] et ce n’est probablement qu’une question d’années avant le prochain gros choc dans l’économie.

Agir sera difficile. Ne pas agir le sera bien plus encore.

Jean-Marc Jancovici.

https://jancovici.com/publications-et-co/articles-de-presse/la-tete-sans-les-jambes/
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