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FUK US... 2

16 Avril 2018 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

Pour détruire la Syrie, il existe bien mieux que les missiles.
Oui, bien mieux, et qui a fait mieux que les occidentaux, pourtant pas avares d'armes en tous genres à déverser sur le pays, et de têtes brûlées à y envoyer.

Ce moyen, c'est le plafonnement des ressources énergétiques, joint à des mauvaises récoltes et à la flambée des prix de l'alimentation...

" la Syrie, comme les autres nations récentes du Moyen-Orient, a pu augmenter énormément sa population après l’avènement de la Seconde Guerre mondiale en raison de sa richesse pétrolière (maintenant presque disparue en Syrie) et d’autres aspects de la modernité comme les céréales bon marché pour nourrir tous les nouveaux venus. "

Le problème syrien sera intact, à savoir l'évaporation de sa richesse pétrolière.

Pour ne pas faire honneur à un zouave que je ne citerais pas, les horloges arrêtés, deux fois, donnent la bonne heure chaque jour.

Les occidentaux affamés d'énergie veulent le gaz du golfe. Le problème du moyen orient, c'est que, désormais, c'est très peuplé, et peut remplacer en partie le pétrole. Il est clair pour moi que tous ces pays feront comme l'Iran, qui consomme la totalité de la production de South Pars (le 1/3 du gisement, le reste étant north dome, qatari), que l'Arabie, et ses voisins, (une centaine de millions d'habitants), sont capables d'avaler le reste, sans laisser quoi que ce soit aux occidentaux... Si cela passe par la Turquie, il ne restera plus grand chose pour les autres...

A relier avec 2 articles intéressants de Gail Tverberg. Elle part sur 2 paramètres : le prix de l'énergie, celui du crédit, et les dépenses destinées au reste. Mais le prix du reste, c'est aussi, largement du crédit, et si l'on va plus loin, de l'énergie. Les maisons des années 1960 étaient grandes et spacieuses, parce que l'énergie serait abondante et bon marché, pour toujours, mais aussi parce que les matériaux de constructions étaient bon marché...

"Quelque chose doit "céder", quand la consommation d'énergie par personne est insuffisante"...

Et si c'était la dette qui cédait ? En attendant, l'Europe est mal partie, avec ses gisements épuisés, son fournisseur avec qui elle se brouille, et l'absence d'alternative...

 

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Abdel 17/04/2018 21:41

Sinon, il y a quelqu un en France pour dire à Macron qu en faite les politiques allemands se foutent de sa gueule ?

https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/16/le-parti-de-merkel-prend-clairement-ses-distances-avec-le-projet-europeen-de-macron_a_23412571/

Bruno 17/04/2018 16:44

Est-ce que ce phénomène fait écho à l'épidémie d'overdose qui sévit aux US, notamment chez les jeunes ?
http://www.leparisien.fr/societe/alerte-au-ghb-apres-une-serie-d-overdoses-17-04-2018-7668207.php

EnPassant 17/04/2018 15:40

Vu de Suisse:

Le «soft power» des Etats-Unis est menacé
https://www.letemps.ch/opinions/soft-power-etatsunis-menace

http://www.css.ethz.ch/content/specialinterest/gess/cis/center-for-securities-studies/en/publications/strategic-trends/details.html?id=/s/t/r/a/strategic_trends_2018

Dimezanov 17/04/2018 09:23

Podcast de l'émission de Radio-Vatican du matin 16 avril. A 11 minutes 28 secondes : « Les frappes doivent être plus longues, systématiques et méthodiques. »Cela après avoir demandé que le Président syrien soit traduit devant un tribunal international. Pour mémoire rappelons nous ce que nous disent entre autres les Patriarches syriens : « Nous appelons toutes les églises des pays qui ont participé aux frappes, à remplir leurs devoirs chrétiens, selon les enseignements de l'Évangile, à condamner cette agression et à appeler leurs gouvernements à s'engager dans la protection de la paix internationale. » https://rcf.fr/actualite/actualite-religieuse/edition-du-16-avril

En interviewant Philippe Moreau Defarges, chercheur à l'I.F.R.I., Radio Vatican connaissait les positions de ce monsieur, Radio Vatican participe donc tout à fait consciemment au matraquage médiatique concernant la Syrie en l'accompagnant et en le validant.

Cela ne surprendra que les naïfs.
Les imbéciles quant à eux ne comprendront rien du tout. Donnons leur quand même une dernière chance d'ouvrir les yeux en rappelant à nouveau ce que nous disent entre autres les Patriarches des chrétiens syriens : « Nous appelons toutes les églises des pays qui ont participé aux frappes, à remplir leurs devoirs chrétiens, selon les enseignements de l'Évangile, à condamner cette agression et à appeler leurs gouvernements à s'engager dans la protection de la paix internationale. »

Horzabky 17/04/2018 20:02

Il faut s'inscrire pour écouter les émissions archivées de Radio Vatican... Et franchement, je n'ai pas envie de le faire, surtout avec le pape actuel.

Quoi qu'il en soit, Philippe Moreau Defarges est coutumier des appels au meurtre :
https://www.youtube.com/watch?v=N4D0_KpAMYU

M. Reymond a écrit : "Pour détruire la Syrie, il existe bien mieux que les missiles. (...) Ce moyen, c'est le plafonnement des ressources énergétiques, joint à des mauvaises récoltes et à la flambée des prix de l'alimentation..."

J'en conclus que la Syrie a eu bien raison de s'allier avec la Russie, premier exportateur mondial d'hydrocarbures, premier exportateur mondial de blé, et, ce qui ne gâte rien, deuxième puissance militaire mondiale.

Il faut avoir pété les plombs comme Theresa May pour chercher des crosses à la Russie, alors que le Royaume-Uni dépend des importations pour son énergie et sa nourriture, et que son armée et sa marine ne sont plus que l'ombre de ce qu'elles ont été. Même au niveau cohésion nationale, c'est pas terrible, après plusieurs décennies d'immigration massive et de multiculturalisme (dont on voit les effets à Rotherham, Telford...). Cerise sur le gâteau, l'industrie s'est largement délocalisée en Asie, alors qu'autrefois l'Angleterre était surnommée l'atelier du monde.

Lorsqu'un pays est surpeuplé, il existe plusieurs moyens d'en réduire la population : les pandémies, les guerres, l'émigration. En Syrie, la guerre et l'émigration sont liées, là non plus ce n'est sans doute pas un hasard.

Je ferai deux remarques :

La première, c'est que la guerre de Syrie est, à mon avis, l'équivalent de la guerre d'Espagne. L'Allemagne y avait testé ses nouveaux matériels. En Syrie, la Russie teste ses défenses anti-aériennes et ses nouvelles armes. Les nations choisissent leur camp.

Mais j'ai l'impression que ce ne sera pas une guerre comme celles que nous avons connues. Plutôt un effondrement dans la violence, comme aux pires moments de la Guerre de Trente Ans. Il sera difficile de dire quand nous serons passés de "paix et prospérité" à "violence et pénurie".

La deuxième, c'est que le gouvernement syrien n'a aucun intérêt à laisser revenir les réfugiés. Il ne pourrait même pas les loger, car en Syrie, une maison sur cinq a été détruite. Il pourrait encore moins les nourrir, comme l'explique M. Reymond. Lorsque la guerre sera terminée, il leur dira quelque chose du style :

"Où étais-tu lorsque tous les Syriens étaient mobilisés pour défendre la patrie contre les rebelles ? Tu étais parti à l'étranger ? Mais alors, tu es un déserteur ! Tu sais que déserter en temps de guerre, c'est la peine de mort ? Puisque tu es parti à l'étranger, restes-y. Car si tu reviens, tu sais ce qui t'attend."

Stef 17/04/2018 17:21

Bonjour Dimezanov,
Bien dit! Ce qui me surprendra toujours dans cette histoire c'est la mauvaise foi, l'agressivité et/ou le vide intellectuel de ces types qui continuent, en dépit des preuves apportées, de plus en plus nombreuses, des errements occidentaux, à critiquer la Russie et la Syrie, à pousser vers une quasi guerre mondiale, pour punir l'abominable tyran etc. (d'ailleurs, nos gouvernants ne craignent pas le ridicule par exemple en voulant retirer la légion d'honneur à Bachar Al Assad, qui l'avait obtenue en 2001, ce qui signifie qu'il était plus que fréquentable à l'époque). O tempora, ô mores.