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LA QUANTITE MARGINALE...

27 Mai 2018 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique, #Energie

Pour tuer un marché comme le jouet, ou d'autres, il suffit qu'une toute petite partie de la population change sa manière de faire. Cela a été connu pour les épices, le tabac, le vin, et aussi les jouets.

Peu importe que les jouets à un ou deux euros s'empilent ou s'étalent dans les chambres des enfants. Le plus ravageur, c'est quand une portion pas forcément importante de la population change d'avis. On passe alors d'un marché en progression, à un marché en stagnation, ou en régression.
Alors, le business plan du jouet, par exemple, s'effondre. Pas besoin, souvent, d'avoir une baisse de 20 ou 30 % du marché.
Une baisse plus légère de 1 à 5 % sont impossibles à gérer par un tissu économique sans profondeur.

La profondeur, c'est le contraire d'aujourd'hui. Les stocks, l'absence d'endettement, la situation financière saine, l'habitude de prélever peu de bénéfices, bref, tout le contraire de la situation actuelle.
Le crédit bail, c'est beau, tant que tout fonctionne.

Le juste à temps, tant que les quantités et les prix augmentent. L'effet de mode est chouette. Quand ça fonctionne. Quand c'est cassé, c'est moins chouette.

Dans les collèges et écoles populaires, il existe des élèves qui n'ont jamais quitté leur quartier. Jadis, quand il n'y avait pas de moyens de transports, ni routes, même les enfants accompagnaient leurs parents à 50 ou 100 kilomètres, à pieds. Horreur.

L'effondrement, c'est ce qui se passe au Brésil, pour la grève des transports, symptôme d'un mal plus profond : la flambée des prix du transport, compliquée ici d'une fiscalité en hausse massive. Là, les vaches, cochons, couvées sont en train de foutre le camp. Et pas au sens figuré du terme. Après, les brésiliens pourront se bouloter mutuellement, appliquant au sens littéral, le "aimez vous les uns les autres", mais au sens culinaire du terme. Ce, après avoir bouffé le dernier paquet de riz.

Les dirigeants brésiliens n'ont rien compris au film. On ne passe pas d'un coup à une fiscalité élevée. Cela déclenche des troubles. Partout. On ne fait pas de mouvements sociaux pour 2 %, mais pour 50 %, si.
Dans les pays européens, ça a été plus simple. La fiscalité élevée du carburant existait quand c'était une affaire de riches et que personne n'avait d'automobile. Donc, on s'en foutait.

L'enfant de bobo qui passe ses vacances aux USA, ou en Croatie, et l'enfant de prolo qui ne s'éloigne pas de plus de 10 kilomètres de trou-bled de 3500 habitants vivent dans deux mondes différents. Mais qui va s'aligner sur qui ?

L'avocat Venezuelien qui doit "sacrifier" ses voyages, comprend il qu'il ne sacrifie rien ? Seulement ses exigences démesurées ?

En Californie, on veut voter contre la fiscalité sur le carburant. Sans comprendre finalement pour la plupart des gens, que cela ne changera rien.

Certains nous disent que c'est mai 68 qui a bouleversé le système économique. Il faut être bredin jusqu'au trognon pour affirmer de telles choses. C'est la crise pétrolière qui a agit contre le compromis fordiste, en même temps que le déluge financier.

Autre chose qui est en train de changer. La montée en puissance, en France, Grande Bretagne, et USA, de l'électricité renouvelable. Certains disent qu'elle ne sauvera pas le système, et c'est possible. Mais il est aussi très possible et même probable que cette montée en puissance précipite la chute du système.

Le degré de bredinerie atteint un maximum aussi chez le président Mattarella qui refuse de nommer un ministre de l'économie, pas politiquement correct. Il veut préserver le système ? Il ajoute à la confusion. Une belle tête de vainqueur.

La crise du jouet est symptomatique d'une crise beaucoup plus profonde que celle du jouet.

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S
Pour les jouets, il est bon de signaler que la plupart sont chers tout en étant mal branlés, largement faits en toc (probablement pour l'obsolescence programmée) et très souvent liés à un effet "film" ou "série" extrêmement fugitif. Bref, loin du meccano d'antan. Mais bon, je suis du siècle dernier...<br /> L'effondrement global est quant à lui inéluctable puisque tout est "vendu" gratuit, depuis les dollars/euros des banques centrales, des taux de crédit quasi négatifs et tout un tas de services (3 mois gratuits d'abonnement TV/mobile), voiture à 100 balles par mois, vacances low cost... Alors que tout est cher et bientôt tellement rare que l'on est presque à Soleil Vert. Donc, lorsque tout un chacun se retrouve confronté à la vraie réalité, il ne peut que couper, vite et fort, tous les liens. Reste que le nombre est encore un peu faible...
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T
Excellent billet. Personnellement, j'ai tendance à appeler Mattarella, qui ne sait visiblement pas ce qu'il fait … Mozzarella.<br /> <br /> Je trouve que ça sonne bien.
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B
Ce qui s'est passé en Italie nous donne une bonne leçon.<br /> <br /> Angela Merkel et le président de la République italienne ont eu un dialogue téléphonique : l'Allemagne refuse la mise en place d'un gouvernement eurosceptique en Italie.<br /> <br /> Conséquence : le président de la République italienne obéit à l'Allemagne. Il refuse de nommer ministre des Finances Paolo Savona, un économiste anti-euro. Paolo Savona expliquait que l'euro était, je cite, « une prison allemande. »<br /> <br /> Conséquence numéro 2 : l'Italie va devoir retourner aux urnes en septembre 2018, alors que les élections législatives venaient juste d'envoyer une majorité eurosceptique à l'Assemblée nationale italienne.<br /> <br /> Conséquence numéro 3 : arrêtons de nous faire des illusions. Le système actuel est verrouillé. Jamais l'Allemagne ne laissera l'Italie sortir de l'euro, jamais l'Allemagne ne laissera la France sortir de l'euro, etc.<br /> <br /> Conséquence numéro 4 : pour sortir de l'euro, un gouvernement français eurosceptique, patriote, souverainiste, DEVRA RENVERSER LA TABLE ET DECIDER UNE SORTIE BRUTALE, UNILATERALE, NON NEGOCIEE.<br /> <br /> Le système européen est parfaitement verrouillé.<br /> <br /> Alors arrêtons de nous faire des illusions.<br /> <br /> Alain Peyrefitte : « Le traité de Rome n’a rien prévu pour qu’un de ses membres le quitte. <br /> <br /> Général de Gaulle : C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! » Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça. <br /> <br /> Extrait de "C’était de Gaulle", d’Alain Peyrefitte, tome 2, édition Fayard, page 267.<br /> <br /> https://www.amazon.fr/C%C3%A9tait-Gaulle-2-Alain-Peyrefitte/dp/2213594589/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1527489406&sr=8-1&keywords=c%27%C3%A9tait+de+gaulle+tome+2
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J
Collomb : pour «garder le droit de manifester», les protestataires doivent «s'opposer» aux casseurs<br /> https://francais.rt.com/france/51090-collomb-si-on-veut-garder-droit-manifester-complices-passivite-casseurs-black-blocs<br /> <br /> Traduction: Les manifestants doivent se castagner avec les casseurs que j'ai délibérément laisser passer.<br /> Ensuite je coffre tout le monde pour trouble à l'ordre public et après les gens auroont peut de manifester<br /> Stratégie de la tension.
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L
Une des causes de chute du CA du jouet (le 1 à 5%) me semble aussi pouvoir être le jeux vidéo.<br /> Les enfants que je connais ne reçoivent des jouets que des comités d'entreprise. Leur parent ne leur achètent que des livres ou des jeux vidéo. Sur pc, tablette ou plus rarement console. En gros rien qui ne vient de ce genre de magasins.
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F
En italie .... vous la sentez bien profond la d i c t a t u r e .... ue
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M
Le discours de Matarella pour expliquer et justifier son action ( refus de Savona) s'appuie sur l'appartenance quoiqu'il arrive à l'UE et à l'euro .<br /> Cela ne saurait surprendre.<br /> La Meloni , fratelli d'Italia , et M5S , parlent d'impeachment soit la procedure de destitution du président : ambiance .<br /> Le président va nommer un technicien pour un gouvernement technique / neutre qui demandera le vote de confiance du parlement ou ses supporters ( PD / centre gauche ) sont loins de pouvoir réunir une majorité .<br /> Une grosse partie de l'incertitude de ce vote de confiance residera dans le choix de Berlusconi et son parti.<br /> On se dirige vers de nouvelles élections ( automne ? ) à moins que le gouvernement technique fasse une croix sur le choix des italiens ( manipulation des textes par interprétation "souple" ? ) et continue ( gouvernement Monti ) .<br /> Le ton est fort , les passions couvent .<br /> Le taux de pauvreté s'est élevé , le chômage aussi. Les pressions européennes sont grossières et se cachent à peine. Le Medef italien ,commence à ruer discrètement dans les brancards conte l'Europe et à manœuvrer en sous main. <br /> des commentateurs avaient annoncé cette victoire du système , mon impression est que le système à juste remporté une bataille et non pas la guerre.<br /> Le mécontentement va se cristalliser encore plus et plus sûrement.<br /> Pour l'instant , le système à sauve les meubles mais la seule demande et la véritable question est pour combien de temps ? <br /> On verra bien.
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