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LE GRAND CLASSIQUE...

6 Septembre 2018 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique, #transport terrestre

Un grand classique, c'est de sacrifier d'abord les dépenses d'infrastructures, quand on se met en tête de l'impossible objectif de rééquilibrer les budgets.
De plus, dans un système de monnaie dette, le simple fait de brider la dette détruit certaines monnaies, comme le prouve la crise des monnaies émergentes.

Donc, le béton, largement utilisé ces dernières décennies, est gravement malade. c'est normal, il n'est pas éternel. Vauban construisait ses forteresses essentiellement avec de la pierre, et un peu de chaux et du sable, encore plus résistant que le béton. Cette chaux  et ce sable ont totalement disparus... La pierre est encore présente.

Le problème aussi, c'est l'atteinte à une prérogative régalienne. Colbert, et surtout le XVIII° siècle a prouvé qu'il n'y a qu'un état qui peut gérer une infrastructure. Il en a résulté une chute spectaculaire des temps de trajets jusqu'en 1789, bien avant la révolution industrielle. La construction des autoroutes et TGV n'est que la continuation du mouvement antérieur.

Les ingénieurs de l'époque, d'ailleurs, voyaient loin, et souvent furent critiqués pour avoir vu trop grands... Mais même en cas de travaux, la circulation n'était en rien gênée. C'est pas maintenant qu'on verrait ça...

Le mauvais état des infrastructures est souligné en France dans initiative communiste. On ne peut qu'approuver l'analyse, même si l'auteur peut être contestable. Après tout, regarde t'on la couleur politique quand on dit que le ciel est bleu ou qu'il pleut ?

La question de la maintenance est centrale. Même dans les budgets d'armements. Le F22 américain et sa semaine de remise en état est il un appareil militaire ? Non. Un Sukoï russe est beaucoup plus simple en maintenance. Au moyen orient, un raptor peut sortir 2 fois par mois... En outre, les F22 sont tellement coûteux que les USA n'en ont que 182 exemplaires officiels, et beaucoup moins disponibles réellement...

Les "ennemis paradoxaux" sont parfois plus nuisibles pour leur cause et leur pays que les vrais. Mac Caïn fut l'un de ceux là. Tellement excessif que même Georges Deubeuliou en paraissait intelligent. Dick Cheney fut aussi l'un de ceux là. On le mit dans un poste où il pourrait faire le moins de dégâts possibles.

 A l'inverse, la dynastie des Kim servit bien le militarisme US. Mais, s'il y a bien une chose qu'il faut constater, c'est que les dépenses militaires ont bien absorbées les budgets destinées aux infrastructures, et au départ, sans contestation. Les infrastructures neuves ou récentes pouvant aisément faire leur devoir avec une maintenance très réduite.

Si les dirigeants US avaient un minimum d'intelligence, ils comprendraient que manipuler les coréens, y compris ceux du nord, contre la menace millénaire chinoise, aurait un écho chez eux. Le voisin immédiat est plus menaçant, à long terme, que le voisin très lointain, venu ici par accident de l'histoire...

Tout est histoire de communications et d'énergie...

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L
Tu as finalement la même position que Jean Claude Werrebrouck qui réduit l'histoire à un jeu « d'entreprenariat » politique privé, ce qui revient encore une fois à la réduire à sa seule dimension économique. J'ai d'ailleurs renoncé à le contredire à ce sujet (ce qui n'est pas grave, les propos et le personnage étant si intéressants par ailleurs).<br /> <br /> http://www.lacrisedesannees2010.com/<br /> <br /> A ce titre la seule violence qui se serait exercée dans l'histoire aurait celle induite par la monnaie, ce qui est absurde. Cela donne aussi l'impression pénible d'avoir affaire à des gens -comme toi ou JCW- qui oscillent entre le cynisme fataliste et la fatalité cynique.<br /> Ce que tu as dit de la réprobation « viscérale » que soulève le mot « libéral » chez certains n'est pas faux, mais je crois précisément que l'origine de cet prévention réside dans ce côté « fataliste » d'un certain discours libéral.<br /> Fataliste ou faussement fataliste d'ailleurs ? Ce que tu nous proposes en fait (il y a aussi ce trait chez une Valérie Bugault, que j'apprécie tout autant que JCW ) est une sorte de « fin de l'histoire » dont la clé serait la maîtrise de la monnaie. Je maintiens moi que ce genre de millénarisme technique n'a rien à voir avec l'idée que l'on doit se faire de la politique.<br /> Concernant celle-ci je ne prétends rien d'autre que m'en tenir à la définition qu'en donnait Richelieu : « rendre possible ce qui est nécessaire » en un temps donné et dans un espace politique donné. Et je ne vois pas d'autre forme que l'état comme borne nécessaire à l'avidité des intérêts privés comme à la veulerie des foules.<br /> Ne vient pas me chanter non plus la chanson de « l’état régalien » qui garderait tes faveurs. Il faut être cohérent. Dans ton optique, je ne vois pas ce qui empêcherait ton état régalien de n'être rien d'autre qu'un gang privé lui aussi.<br /> Maintenant, tous les exemples que tu donnes sont hautement discutables, et tu peux toujours dire que Staline était un banquier comme les autres parce qu'il contrôlait le rouble et abonder ainsi dans le sens de ta paroisse.<br /> Le plus bancal -et très classique- reste quand même celui de la crise de Weimar de 1922/1923. Si elle a amené le Docteur Schacht aux finances, elle n'a jamais conduit Hitler au pouvoir, lequel restait un parfait inconnu pour la majorité des allemands lorsque la crise monétaire fut circonscrite. <br /> Les difficultés gigantesques que connut l'Allemagne à partir de la crise d'octobre 1929 n'avait plus rien à voir avec la crise de Weimar et si Schacht fut aussi ministre des finances sous Hitler, le projet politique qui séduisit les allemands à partir des municipales de 1929 était porté par son chef et contredisait d'abord la politique d'austérité du chancelier Brüning qui avait précédé.<br /> Je répète que je ne te rejoindrai jamais sur tes positions. Question de dialectique. Le dépassement des positions respectives est à ce prix.<br /> C'est ça la politique.
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L
@ Anonyme du 19ème <br /> <br /> Non j'ai bossé tout l'été, ce qui effectivement n'empêche pas de lire. Dans quel but ? Que sais-je, disait Montaigne sur la plage... <br /> La France et la forme de son état ne résulte pas de choix rationnels, ils résultent de ce que l'histoire en a fait à certains moments clés et je ne vais pas m'énerver à nouveau sur ce lieu commun du « jacobinisme » qui remonte essentiellement à Louis XIV et au delà.<br /> La question de savoir si l'état est meilleur ou moins bon que le privé pour le coup est une question rhétorique, soit une question d'économiste, et je pourrais te répondre que, toujours en regard de l'histoire, l'état français ne s'est pas trop mal débrouillé en terme d'infrastructures !<br /> Ce qui pose problème aujourd'hui est, plus que la collusion, la dissolution de l'état dans des intérêts privés. Et cela va bien au-delà de la question purement technique qui est le contrôle de la monnaie.<br /> Ce que je trouve original dans l'analyse d'un Marc Dugois est qu'elle nous amène précisément au-delà de son objet, l'économie vu à travers son catalogue de recettes scolaires.<br /> Il y a des points sur lequel nous ne serons visiblement jamais d'accord, mais cela relève de choix politiques, pas d'insuffisance cognitive, Mon Cher.<br /> Merci pour ta contribution en tout cas, Ben.<br /> <br /> @ Logique<br /> <br /> J'ai l'impression en fait que ce que vise Marc Dugois est cette fameuse distinction entre valeur d'usage et valeur d'échange, la seconde étant devenue une espèce de sacralité dans le capitalisme financier contemporain.<br /> Si tu réfléchis bien à ce que peux signifier une aberration généralisée comme l'obsolescence programmée, quel meilleur exemple d'une valeur d'usage qui doit se plier à la loi d'airain de la valeur d'échange.<br /> Ce qu'il appellerait « richesse » serait la valeur d'échange appliquée exclusivement à toute chose ? <br /> Mais je n'ai pas encore assez potassé son blog pour lui poser directement la question. On y reviendra...
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A
"Ce qui pose problème aujourd'hui est, plus que la collusion, la dissolution de l'état dans des intérêts privés"<br /> <br /> L'Etat a toujours été des intérêts privés. Depuis "l'Etat s'est moi", Staline et Mao, jusqu'à la démocratie représentative où les députés sont tous des bourgeois.<br /> <br /> Dans un système de monnaie-dette, l'augmentation ou la contraction de la masse monétaire et de la dette est ce qui fait la différence entre un gouvernement acclamé ou rejeté par le peuple.<br /> Autrement dit, ceux qui contrôlent la masse monétaire, contrôle le gouvernement. Le contrôle de la monnaie est tout sauf une question purement technique.<br /> C'est tellement évident, regardez la Grèce, l'Italie, la Turquie, la Russie. Regardez Trump qui critiquait les taux faibles avant son élection et la hausse des taux après son élection.<br /> <br /> Les gens s'en foutent de la politique. <br /> Ils ont voté Syriza quand le robinet du crédit s'est fermé. Ils ont voté Erdogan à cause du boum économique dû à l'endettement. Ils ont voté pour Hitler après la crise de Weimar. Ils ont réélu Bush après que la réserve fédérale ait ouvert les vannes du crédit.
A
Puisque vous avez fait vos devoirs de vacances...<br /> <br /> 2) La France n'est pas le centre du monde et est connue pour son côté centralisateur jacobin.<br /> Quand aux services publiques, ils ne sont pas interdits par l'école autrichienne. Ils sont juste qualifiés de non rentables.<br /> En plus, il semblerait que l'Etat ne se débrouille pas tellement mieux que le privé puisque "Un grand classique, c'est de sacrifier d'abord les dépenses d'infrastructures"<br /> <br /> 3) "Pourquoi l'objectif de rééquilibrer les budgets est-il impossible?"<br /> C'était une question rhétorique, puisque la réponse est dans la phrase suivante.<br /> "dans un système de monnaie dette, le simple fait de brider la dette détruit"<br /> <br /> Si l'analyse de Marc Dugois sur le fonctionnement de l'Etat est tout à fait juste, cela va beaucoup plus loin. Un système de monnaie dette s'écroule dès que la quantité de monnaie et de dette cesse de croître.<br /> <br /> Je ne sais pas s'il s'en revendique, mais les positions de Marc Dugois sont très proches de l'école autrichienne à laquelle j'adhère. Vous savez celle que vous critiquez en la traitant de libérale.<br /> <br /> La majorité des gens comprennent que le système actuel ne bénéficie qu'au 0.1%.<br /> Beaucoup de gens pensent que le système actuel est une économie libérale. Ce qui est sujet à débat.<br /> Donc beaucoup d'anti-système (à raison) sont viscéralement (émotivement) anti-libéral.<br /> <br /> Le problème est que le principal mécanisme de transfert de la richesse des travailleurs vers les dominants est basé sur la manipulation de la monnaie.<br /> Et l'école autrichienne réputée libérale est probablement la seule qui s'oppose fondamentalement à la manipulation de la monnaie.
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A
"les bunkers datant de la seconde guerre mondiale" ne subissent pas de contraintes de charge, que l'érosion.<br /> <br /> Les réseaux férroviaires n'ont-il pas été créé par des companies privées?<br /> <br /> Les réseaux sont un problème car ils créent un monopole. <br /> Pour les puristes, ces monopoles ne sont que temporaire. C'est défendable.<br /> <br /> Pourquoi l'objectif de rééquilibrer les budgets est-il impossible?
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L
@la gaule<br /> <br /> Tu as raison de poser la question de la distinction entre richesse et production. <br /> D'après se que j'ai compris :). il essais juste de considérer que la richesse est la partie monnayable de la production, celle pour qui il y a une demande. L'exemple de la vache est claire. Dans le cas de la maintenance, puisque c'est le sujet. Si on veut des trains, il faut bien une infrastructure. Ceux qui on besoin de se mode de transport peuvent le considérer comme une richesse et d'autres comme une danseuse. Mais dans le cas de sa propre maison par exemple si on ne fait pas les travaux nécessaire sa valeur, richesse au temps T, risque d'en pâtir puisqu'il la demande sera moindre. J essais de faire simple. <br /> Par contre on peut se poser la question de la valeur des rond point par exemple qui nécessite de l'entretient mais dont personne ne voulait :) :) :) Est ce que le rond point est une richesse ? Pour le producteur de rond point, oui, pour le contribuable, non.<br /> Mais on peut se demander ensuite se qui cré de la richesse. La vache cré indiscutablement de la richesse, l'entretenir est plutôt recommandé. Par contre si on se pose la même question en considérant les infrastructures. Par essence elles ne produisent rien, c'est juste un service. tandis que le toilettage l'effort, travail doit être reproduit a chaque fois, se qui n'est pas le cas d'une infrastructure, elle n'a besoin que de maintenance. <br /> Il est donc concevable que la distinction entre richesse de production, la vache, et richesse de service, l'infrastructure et le toilettage pose quelques problème conceptuel, mais cela passe vite, si l'on fait deux colonnes :) :).<br /> Le vrai problème concernant la richesse est celui de la valorisation de l'outil de production <br /> a défaut de la valorisations de sa production. Pour faire cours les bulles spéculative boursière. <br /> Mais le vrai problème provient du fait que la notion de richesse soit uniquement appliqué aux objets et services qui nécessite une transaction financière. En face des richesses produites il y a aussi le déchet produit. Pourtant cela n'apparaisse dans aucune colonnes bien qu'il failles payer pour s'en débarrasser. Se qui revient a dire que plus on produit de déchet plus on produit de richesse. C'est vrai que dans se cas la distinction entre richesse et déchet se mélange. <br /> Il n'y a qu'a voir ces déchet politique qui se prennent pour une chance pour la France. Pour te rendre compte a quel point ta petite interrogation a une très grande valeur.<br /> <br /> " une distinction entre richesse et production que je ne saisis pas très bien "<br /> <br /> Je pense que cela demande bien plus qu'un article. Je tiens a préciser que je ne suis pas l'auteur du blog. J'ai juste trouver que l'angle d'attaque était pertinent. <br /> <br /> :) :)
L
Ah ! Mon pote le Sachant est revenu de vacances. <br /> Et t'as fait quoi par ces belles journées ? T'as taquiné la crevette à l'épuisette dans la baie du Crotoy ? Je dis ça parce qu'on dirait que t'as pris un coup de chaleur malgré ton sombrero (c'est vrai que quand il fait beau, dans la somme, on se croirait au Mexique) .<br /> <br /> 1)<br /> "''les bunkers datant de la seconde guerre mondiale" ne subissent pas de contraintes de charge, que l'érosion.''''<br /> <br /> Certes. Sauf en cas de guerre où il arrive que les charges soient lourdes. Des obus de 155 par exemple. Là, c'est sûr, les entrepreneurs militaires -pour parler comme à l'école de Vienne- ont de quoi râler contre les charges. Sans parler de celles déposées par les taupes du génie...<br /> <br /> https://www.youtube.com/watch?v=IGMX4MriIoA<br /> <br /> Ne jamais perdre de vue l'objet économique des choses. Un bunker c'est en principe fait pour la guerre. C'est son obsolescence programmée.<br /> <br /> 2)<br /> '''Les réseaux ferroviaires n'ont-il pas été créé par des compagnies privées? '''' (note que j'ai corrigé tes fautes, puisque j'ai le temps de le faire et j'ai rien bu ce soir).<br /> <br /> Dès 1842, l'exploitation des chemins de fer en France s'est faite sous le régime de la concession. L'état construit les infrastructures (ouvrages d'art et immeubles) et la compagnie s'occupe des voies et du matériel roulant. <br /> Mais même cet équilibre devient rapidement bancal et l'état se met à verser en plus des subventions aux compagnies privées -c'est déjà le cas sous le second empire. La raison ? L'exploitation d'une ligne même rentable coûte cher et le développement du pays exige la construction de voies non rentables dans une optique de concurrence. <br /> Hors toute considération ayant trait à la philosophie ou à la théorie économique pure, il faut croire que les provinciaux n'avaient plus envie de circuler en diligence sur des chemins de terre.<br /> Du second empire à la nationalisation de 1937, l'histoire des compagnies privées est celle d'une lente agonie, celle-ci expliquant celle-là.<br /> Le problème des libéraux niais (il en est des plus intelligents) est qu'ils refusent de voir ce que l'histoire a maintes fois vérifié. Toute activité de service public tend vers un monopole naturel de par la nature non marchande de son objet, et seul l'état peut assumer cet objet, peu importe la forme que prendra cette charge.<br /> Équation impossible pour le libéral puisqu'il nie l'état et refuse qu'une activité humaine ne soit pas régulée par le marché. Ce qui l'amène à nier toute l'histoire humaine dans la foulée et à n'expliquer celle-ci que par des « fables » -celle de Mandeville reste la plus cocasse- à raconter aux enfants.<br /> Ces évidences sont combattues depuis la fin des trente glorieuses par les petits soldats de plomb du libre échange et des dérégulations de tout ordre, pour des raisons à mon sens sociologiques et générationnelles.<br /> Les classes moyennes et les classes supérieures -dont l'alliance a consacré les rapports de force politiques d'aujourd'hui- ont bénéficié d'une immense infrastructure publique qui leur a été léguée par les générations précédentes.<br /> Cette sainte alliance n'est plus disposée à en assurer la maintenance pour en faire profiter aussi ceux qu'elle ignore, et elle est prête au contraire à la vendre à la curée pourvu que cela conforte ses intérêts présents.<br /> Avec une affaire comme celle de Gênes, on commence à voir où cela va nous mener.<br /> <br /> 3)<br /> '''Pourquoi l'objectif de rééquilibrer les budgets est-il impossible?'''<br /> <br /> Un budget est une somme de dépenses et tout est fonction de ce que tu vas considérer pour l'évaluer et surtout la financer. <br /> Merci au passage à Logique d'avoir donné récemment un lien vers le blog de Marc Dugois qui pose des questions pertinentes à ce sujet (même si je pense que Yann par exemple aurait à redire sur ses positions).<br /> <br /> http://www.surlasociete.com/<br /> <br /> Extrait de son lexique sur le terme « budget ».<br /> <br /> ''''Le budget de l’Etat précisant ses ressources et ses charges est voté annuellement par le Parlement. Il peut être excédentaire ou déficitaire mais, s’il est déficitaire, le traité de Maastricht impose un déficit inférieur à 3% du PIB, c’est-à-dire de l’ensemble de nos dépenses publiques et privées.<br /> Il suffit donc que l’Etat ou les Français dépensent davantage pour que le PIB augmente et que l’Etat soit autorisé à avoir un déficit plus important  et donc dépenser encore plus. On pourrait même organiser une course à la dépense financée par la dette où le secteur privé n’arrêterait pas de dépenser pour « investir » et où le secteur public n’arrêterait pas de dépenser pour glaner des électeurs en veillant à augmenter les impôts pour ne pas accroître le déficit. Seule la foi aveugle en un PIB qui serait une ressource peut donner un semblant de cohérence à ce « critère de convergence » pourtant béatement poursuivi.''''<br /> <br /> Parler d'équilibre du budget devient alors effectivement une imbécillité dans un système qui ne pousse qu'à la dépense et ne mesure que la dépense par ses agrégats -ce que fait le PIB- ce qui porte le même système à se noyer dans un océan de dettes qu'il va pourtant considérer comme des « ressources » !!??<br /> Imbécillité bien comprise toutefois puisqu'elle permet aux puissants d'abonder leurs fonds de poche tout en invitant les gueux à se serrer la taille par la dette.<br /> Avant de parler d'équilibre du budget il faudrait peut-être se demander se qu'est nécessairement une richesse et qu'elle organisation de la production est nécessaire pour produire des richesses réelles. D'après ce que dit Reymond, il semble que sous Louis XIV certains l'avaient déjà compris.<br /> (Marc Dugois fait à ce sujet une distinction entre richesse et production que je ne saisis pas très bien. Je me contente de me demander s'il est logique de mettre l'entretien d'un ouvrage d'art dans le même panier que l'essor général du toilettage pour chien, soit une réelle création de richesse -publique ou privée on s'en tape- avec une pure dépense -idem.)<br /> A bientôt, Ben. <br /> T'es pas fâché, dis ?
A
J ai lu un article similaie mais mettant surtout en cause le beton armée :<br /> <br /> http://www.slate.fr/story/166382/constructions-beton-pas-si-durables-architecture
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H
le béton est gravement malade, n'empèche que les bunkers datant de la seconde guerre mondiale dans l'ouest sont toujours là. Parait qu'ils sont indestructibles, du moins à coût raisonnable
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