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EFFICACITE...

16 Juin 2019 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

Dans certains articles, on peut deviner que les auteurs peuvent se recycler sans problème dans le cirque, ou le comique troupier.

"L’imminence de perturbations systémiques obligera l’Île-de- France à renoncer à l’efficacité actuelle de son fonctionnement basé sur de grands réseaux d’approvisionnement mondialisés et sur la spécialisation fonctionnelle d’espaces organisés autour d’un seul centre fortement urbanisé. "

Quand j'entends parler "d'efficacité", dans ce cadre, j'ai une furieuse envie de rigoler. Et même de me rouler par terre. Il n'y a aucune efficacité dans le fonctionnement actuelle de la région parisienne. Seulement, un intense fumage de moquette.
L'efficacité est non seulement nulle, mais contre productive. On a simplement préparé une catastrophe XXXXXXXXL sans rémission. Préparation à l'avenir et à perdurer ? Aucune. Voire négative.

"En effet, cette efficacité rend le territoire régional extrêmement vulnérable. Ce sera la fin de la mégalopole parisienne, trop grande, trop dense et extrêmement fragile face aux crises. "

On nous dit simplement que cette région est un dinosaure inadaptable au moindre changement. Comme disait Kipling aux britanniques, dans son poème "big steamers", quand quelqu'un empêchera les grands vapeurs de passer, vous crèverez de faim.

For the bread that you eat and the biscuits you nibble,
The sweets that you suck and the joints that you carve,
They are brought to you daily by All Us Big Steamers
And if any one hinders our coming you'll starve!

Ce poème n'a finalement, pas pris une ride.

Le contexte, seul est différent. Avec une prime au décervelage des parisiens, capables de voter Macron à 90 %, et incapable de voir qu'ils sont des "Will E Coyot", pédalant au dessus du vide pendant quelques temps encore.

La fracturation en régions plus petite est inévitable, et pour cette grande région, une mortalité selon moi, effroyable. 10 % à peine de ses ressources sont locales. Et sans doute 0 % en eau, eu égard à la pollution de la région. A mon avis, les prospectivistes même les plus alarmistes n'ont pas pris en compte cette dimension.

Que dire du reste du pays ? N'aura t'il pas tendance à, lui aussi, garder ses propres ressources pour lui même comme les régions à hydroélectricité importante ? Pourquoi partager avec des gens qu'on n'apprécie pas du tout, et avec lesquels, on est déjà, avec le mouvement GJ, en guerre civile ?

Avec en plus, un clivage ethnique qu'on a crée ? Comme disait Lénine, on est à 3 repas de la révolution, et Churchill, lui, disait qu'on en est à 5 de la barbarie.

je pense qu'on est très optimiste en matière d'évolution, même chez les survivalistes. Cochet croit il sincèrement qu'une chute de 50 % de la population en dix ans, se ferait pacifiquement ??? Même en faisant appel à "Soleil Vert", les plus de 60 ans ne seraient pas assez nombreux, et puis, comme survivaliste, la "génération Y", laissez moi rire.
Personne dans certains quartiers ne sait comment pousse une patate.

On sera plus dans l'optique : "je tue mon voisin, pour vivre un peu plus longtemps." C'est d'ailleurs l'optique LREM. Mais soft. Sauf que, pour faire le sale boulot, il faudra le faire salement.

Après, contrairement au site deagel, qui voit une intense chute de la population, mais seulement en occident, je la vois bien, en fait, partout dans le monde.
Les ressources énergétiques de la Chine s'effondrent, et même l'Afrique, dont on dit l'économie "informelle", est très reliée à l'économie globale.

A peine atteint le sommet, la Chine dégringolera. L'Inde peut elle survivre à l'effondrement de l'économie globale ? J'en doute.
Et sans doute, la prospective de Gael Tverberg est la bonne. Quand tout s'effondre, les prix et la production aussi.

Après, dire à un marcheur que la start up, c'est élever des lapins, des poules, et cultiver des patates (pour la femme "libérée"), et pour l'homme aller travailler dur pour ramener un minimum d'argent, c'est au delà de sa compréhension. Pour les Maldives, les seuls qui y partiront à ce moment là, ce seront des déportés.

Les femmes dites "libérées", verront aussi, que la condition de la survie, à très court terme, c'est le contraire de leur vie actuelle : avoir des enfants en masse, pour que la maison ait de la main d'oeuvre, pour remplacer un pétrole défaillant. Que la simple tenue d'une maisonnée, seule, sans fossile, c'est se lever à l'aube et se coucher avec le soleil. Et ne jamais arrêter le travail. Et si le voisin est de trop pour les ressources existantes, tant pis pour le voisin.

Qui a terre a guerre. Proverbe occitan.

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R
"Personne dans certains quartiers ne sait comment pousse une patate"<br /> <br /> Ça me rappelle un reportage où des bobos-bios voulaient faire des "incroyables comestibles" (i.e. tu cultives des trucs et n'importe qui récolte - nawak), avaient installé des patates en région parisienne au mois d'octobre. Huhu. Z'ont été déçus...
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W
Bizarre ,de plus en plus de journaux s'inspirent des propos et des idées des survivaliste pour faire dans leur coin leurs petits scénarios survivalistes ou presque,là comme pour d'autres sujets ils sont très en dessous de d'une éventuelle réalité future,ce sera le combat au cure dent et à la fourchette a escargot pour les cigales qui n'auront au mieux plus rien a bouffer,c'est dans cette hypothèse une chute de 70% minimum de la population et les citadins ne seront pas vraiment reçus a bras ouverts dans les campagnes si ils arrivent jusque là.Effectivement ce sera mondial,mais bien entendu ceci ne peut arriver qu'au cinéma ou dans les livres à la Barjavel ou Orwell n'en doutons pas une seconde
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M
Ouch !<br /> <br /> Une pensée émue pour Londres, et l'Angleterre en général.<br /> Si le cas de la France n'est pas franchement reluisant celui du cousin d'outre-manche est tout à fait préoccupant.<br /> Ce sont les mêmes problèmes avec en plus, en ce n'est pas moindre, un climat de merde et une mentalité à la con.<br /> <br /> Ca va pas être triste.
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C
Le jour où j'ai vu un papy en train de flipper des burger dans la cuisine d'un fast food à Singapour...J'ai compris que les baby boomers et les branleurs français "ma-retraite-à-60-ans-c'est-mon-droit" finiront mal.<br /> <br /> Dans le sens "disparaîtront" mal.<br /> <br /> Et puis, le lendemain je me suis souvenu que moi-même... je serai vieux un jour.<br /> <br /> C'est à cet instant que j'ai forgé ma conviction : "à mort les vieux" !<br /> ;-)<br /> <br /> Vous n'aurez pas mon HEPAD !
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M
Le nombre de retraités en France, qui branlent rien alors qu'ils sont en pleine forme ... C'est hallucinant.
S
Je trouve "amusant" pour Paris d'imaginer que les mêmes riches qui ont fait monter les prix, attirant tous les gogos à des kilomètres à la ronde, seront les premiers à se barrer quand la situation basculera, entrainant une chute immédiate et sans retour de la valeur immobilière. Quand les 10000 euros le m2 passeront à zéro, les réactions vont être spectaculaires.<br /> Mais peut-être que cela ne se produira pas...
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S
@ Max<br /> Je parlais des riches. Les pauvres on s' en tape voyons...
M
Se barrer où ? Les parisiens ne sont pas les bienvenus en région. La plupart préfèreront rester chez eux, même si l'environnement est dégradé.
M
"avoir des enfants en masse, pour que la maison ait de la main d'oeuvre" : Euh, non, avoir des enfants en masse, c'est fini, ça. La main d'oeuvre, maintenant, c'est les parents, autrement dit, les vieux ...
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R
Il y aura retour à "l'ancien temps des paysans" ou les enfants étaient considérés avant tout comme des forces de travail, bien souvent avant de l'être comme des personnes ayant des désirs. Après guerre dans les campagnes on était encore loin des droits de l'homme ou de l'enfant. La mortalité en bas âge, l'absence des hommes due aux guerres, la courte espérance de vie et le déclin rapide des forces alors que les enfants n'étaient pas encore adultes faisaient que ces derniers étaient considérés comme des ressources avant tout (donc se devant d'être nombreuses). Cela a certes changé après la révolution sociétale de 68 due à l'abondance générale mais le poids a pu subsister encore, notamment chez les cadets ou les aînés. On peut porter sur cette description un jugement sévère en se référençant sur les facilités qu'offre notre société actuelle mais il ne faut pas oublier qu'en période instable ou de pénurie, pour que la société tienne,les mots bienveillance, droits, sont souvent rangés au placard.