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CROASSANCE...

5 Septembre 2019 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie, #Politique

On nous bassine avec une croâssance devenue inexistante et qui serait la base de tout.

Examinons le cas de l'Allemagne depuis 2009.

Donc, le non sens ne saute aux yeux d'aucun "décideur" ? Faire 30 % de progression depuis 2000 et grosso modo 20 % depuis 2009, me parait difficilement cohérent. Parce que la demande publique depuis 1999, c'est + 5 %, l'externe, + 7.5 %, la demande privée, + 15. Donc l'agrégation de toutes ces demandes, cela donne un PIB entre les deux, donc situé entre + 9 et + 10 %. Tout au plus. Pas 30. Déjà, la "bulle", observée entre 2006 et 2009 ne pouvait être possible. Et d'ailleurs, le second graphique, l'évolution de l'emploi, lui, est beaucoup plus clair. Entre 2011 et 2018, il y a eu simplement rattrapage du grand trou de 2009.

D'ailleurs, tout ceci n'est pas étranger au schisme qui s'est déclaré entre Berlin et Washington. Autant un monde est facile à gérer dans la prospérité, autant cela grince quand celle ci s'envole.

D'autant que la marche arrière pour la brillante manoeuvre appelée "globalisation" (mondialisation pour ses partisans français et crétins). Une telle manoeuvre prendra des années, pourtant, il n'y a guère le choix. l'épuisement de la monnaie américaine comme monnaie internationale, et l'ampleur du déficit exige une contraction. Plus on tarde, plus la mesure est brutale et violente. Mais il n'y a pas le choix. Imagine t'on un monde alimentant l'Amérique pendant un siècle à la cadence de 600 milliards par an, et plus encore ?
En Grande Bretagne, BOJO vient de subir des revers. Mais cela, comme en Italie, importe peu. Ce sont des revers provisoires, infligés par des idiots, incapables de penser neuf, et comme il a été dit, tout juste capable de réciter par coeur une leçon apprise.

Ils ne préservent rien, mais au contraire, chauffent à blanc l'opinion adverse. Cela, visiblement, Jorion a du mal à l'imaginer. Lui si timide, si convenable, tant à la recherche d'une sinécure.

Le parti conservateur, épuré de tous ses traitres, n'a qu'une chose à attendre, les élections. Salvini, aussi. Parce qu'une coalition qui n'a pour but que d'empêcher provisoirement celles-ci, est condamnée. L'affaiblissement de tous ceux qui veulent rester dans l'UE tout en faisant semblant d'en sortir est une position intenable à terme, d'autant qu'un vent de force maximale semble désormais s'élever.

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D
Boris Johnson, PM : "I would rather be dead in a ditch (than beg EU for Brexit delay)" https://youtu.be/TDCAxuiZLPw
-(Je préférerais avoir cassé ma pipe et être raide mort dans un fossé que de supplier l'UE de nous accorder un délai pour le Brexit)-
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D
Jouons aux devinettes : )

Pourquoi diable Boris Johnson aurait-il accepté le poste, en sachant pertinemment - à en croire nos commentateurs officiels - qu'il n'aurait aucune marge de manoeuvre, et essuierait humiliation sur humiliation ?

Du coup, je me suis posé une (toute) petite question de constitutionnalité

Dans quelle mesure le parlement peut-il réellement dicter la parole du premier ministre ? Et si le premier ministre ignore la volonté du parlement, quels risques encourt-il ?

Une motion de censure ? Celle-là même que Boris Johnson leur a proposé de voter hier, ce que les parlementaires ont refusé, craignant de se prendre une déculottée ?

Et puis j'ai lu sur un blog (Moon of Alabama) qu'un participant évoquait la constitution britannique et la ratification par la reine. Aussi, je me suis demandé qui avait la responsabilité de lui transmettre le texte à ratifier.

De fait, c'est le parlement qui lui transmettra le texte, et non le gouvernement. Mais voilà : le droit coutumier britannique veut que la reine prenne sa décision en s'alignant sur la position du gouvernement.

Gouvernement constitué exclusivement de partisans du Brexit, avec ou sans accord négocié avec l'Union européenne, cela conformément à la volonté du peuple britannique. Et qui ne fait pas mystère de sa volonté de sortir au plus vite de l'Union européenne.

Donc, le parlement a refusé délibérément l'option du vote d'une motion de censure, comme le lui proposait le gouvernement, et va soumettre à la ratification de la reine un texte qu'elle se devra de rejeter sur le conseil du gouvernement qui a d'ores et déjà clairement fait savoir tout le mal qu'il pense du texte en question.

Et on parle du même parlement qui a rejeté trois fois de suite le protocole d'accord que l'Union européenne avait dicté à Thérésa May... Et qui, aussi, aura disposé de trois années pleines pour négocier cette sortie.

Bref, je sens que d'ici le début de la semaine prochaine, une fois que le texte sera revenu de la Chambre des Lords (c'est prévu pour vendredi soir) et aura été ratifié par le parlement, nous apprendrons que Boris Johnson a "encore une fois foulé la démocratie aux pieds"...

Et pour conclure, je souscris entièrement à ce passage "Ils ne préservent rien, mais au contraire, chauffent à blanc l'opinion adverse." Nul doute que Boris Johnson avait lui aussi cela en tête quand il a initié ses mouvements... Rien de tel pour asseoir sa légitimité.
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C
Il se pourrait en effet que Boris... finisse par tous les enterrer...

Misch a publié un article au sujet du Queen's CONSENT et du Queen's ASSENT...

https://moneymaven.io/mishtalk/economics/another-weird-brexit-turn-tories-vote-to-support-no-deal-bill-in-house-of-lords-mUB9gkhpJEWtrA9sXGNoOw/

C'est assez "flabbergasting" !

Dans tous les cas, voire l'über crapule et pseudo gauchiste (Tsipras style) Corbyn s'enfoncer comme un étron au fond de la cuvette, est un vif plaisir...

Je répète l'analyse de fond : c'est le deep state US qui veut le Brexit...Ergo : il y a de fortes chances qu'il se produise...

Plus les collabos parlementaires dégénérés prennent les gens pour des cons, plus ces derniers risquent de se venger lors de la prochaine élection (imaginons une coalition Boris + Farage).

Bref... les bruxellois ont l'impression d'avoir gagné la guerre cette semaine... rien n'est moins sûr.
P
lol un ramassis de conneries.
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D
Pour être "flabbergasting", c'est effectivement assez sidérant.

Je viens de lire le papier, et, d'accord, ce texte voté par les communes, les Lords ne pouvant guère que formuler des objections de principe, est tout simplement anticonstitutionnel.

En effet, la négociation des traités internationaux relève exclusivement de la Couronne et du gouvernement par délégation, et en aucun cas du Parlement qui ne peut avoir un avis autre que consultatif.

Pour être constitutionnelle, la loi aurait du stipuler que le parlement recommande au premier ministre de demander un report du Brexit de quelques mois... libre à lui de refuser... et comme il avait fait savoir par avance qu'il entendait bien refuser...

Du coup, les députés ont voté un texte exigeant du gouvernement qu'il demande un report... Ce qui n'est pas loin de constituer un affront à la Couronne. Un crime de lèse-majesté, quoi.

Bon, bref, cela me semblait gros, c'est même plus que gros...

En résumé
- Les gens veulent le Brexit
- Le gouvernement veut le Brexit conformément à la volonté du peuple
- Le gouvernement peut dans tous les cas "conseiller" à la reine de refuser de ratifier le texte des députés, conformément au droit coutumier qui veut qu'on n'exige rien de la reine, on lui formule uniquement des "recommandations" (que la reine doit suivre, puisqu'en pratique, c'est le gouvernement qui décide)
- La constitution britannique (certes non écrite) exige que personne n'exige quoi que ce soit du gouvernement en matière de relations internationales puisque cela reviendrait à exiger de la reine qu'elle en passe par les quatre volontés du parlement sans respecter les formes qui interdisent autre chose que de formuler des recommandations... Exiger du gouvernement, donc de la reine, c'est un affront à la couronne.
H
“Le parti conservateur, épuré de tous ses traitres, n'a qu'une chose à attendre, les élections. Salvini, aussi. Parce qu'une coalition qui n'a pour but que d'empêcher provisoirement celles-ci, est condamnée.”

Comme disait un Américain : “Si les élections servaient vraiment à quelque chose, elles seraient interdites.” De recul en recul sur les libertés, on en arrive là...

Comme quoi, voter systématiquement pour le plus guignol (mon respect inné pour Trump et BoJo m'empêche d'utiliser un terme plus vigoureux) est une stratégie gagnante, puisqu'elle oblige les ennemis du peuple à montrer leur vraie nature. Corbyn, le Mélenchon britannique, essayant de rallier la droite contre le Brexit, on n'a pas vu pareille trahison depuis Tsipras.

L'automne s'annonce intéressant. 2020 sera rock'n'roll.
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