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LE JOUR DU JUGEMENT, LES 4 SCENARIOS

30 Mai 2021 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie, #Chronique de l'effondrement

Il existe 4 scénarios pour notre propre futur, et si on regarde attentivement, suivant les pays, certains vont se dérouler en même temps.

Le scénario impossible par excellence, c'est celui "BAU" avec ressources énergétiques abondantes, et on finit par se suicider par pollution et réchauffement climatique. BAU signifie "business as usual", ou les affaires continuent comme avant.

Un scénario plus vraisemblable, celui du BAU avec l'effondrement rapide des ressources fossiles, ou la réduction de celles-ci à un très bas niveau, sans baisse de population, un état qui tient le coup. Cela s'est déjà passé, avec la fin de l'URSS, pour la Corée du Nord et Cuba. Si les 2 pays ont eu des moments difficiles et même pour la Corée, une famine meurtrière, les dégâts ont visiblement été réparés et le pays tient bon. Le Venezuela aspire à rentrer dans cette catégorie.

Mais les populations, habituées à un niveau de luxe extraordinaire, qui est leur exigence, auront du mal à l'accepter. Des anti-vaccins se font injurier par des gens pressés de revenir "à la normale", c'est à dire croisières, voyages, restaurant et hédonisme divers. Un bon dressage et un bon formatage pour gens incultes. En tout cas, le bougisme est une revendication sociétale forte, amenant à des problèmes psychiatriques intenses, comme ces "vols pour nulle part".

Un scénario encore plus vraisemblable, parce qu'il s'est déjà passé, celui d'un effondrement des structures étatiques, avec une forte baisse de la population. Cela s'est passé dans les pays baltes, l'Ukraine, des pays africains, et sud américains. Au moins partiellement, parce que dans certains cas, il n'y a pas -encore- eu, baisse de population. Les pays en crise sont encore pris en charge, et perfusés, comme le Burundi, qui ne couvre que 20 % de ses importations, et éternellement renfloué par des "aides". Et qui protestait contre une ONG qui les insultait en proposant de créer des transports avec des ânes. Non, ils voulaient des véhicules qu'ils sont incapables de payer, et une essence, qu'ils sont aussi incapables de se procurer seuls.

La Russie, et un certain nombre d'état de l'ex-URSS, sont des cas à part. Tellement gavés de sources d'énergies que leur reconstruction s'est simplement faite en réduisant la voilure et les ambitions. La Biélorussie, elle a fait plus simple : maintenant le régime antérieur et vendant sa situation stratégique.

Comme le monde entier ne s'est pas encore effondré, les populations de certains pays ont pu migrer vers un ailleurs. Est ce que ce sera encore le cas ?

Un scénario aussi est invraisemblable, celui du bond technologique. Celui que nous vante, par exemple, l'industrie nucléaire, alors qu'il est visible qu'elle plafonnait dès le début des années 1970. D'abord par un manque rapide de ressources, ensuite parce que pour les "alternatives", elles ne viennent jamais étant donné les complications qui se révèlent à chaque pas, la différence entre le projet sur le papier, et la tentative, vite arrêtée de développement.

Plusieurs scénarios vont se dérouler simultanément. Des pays réussiront leur stabilisation avec un certain niveau de confort sauvegardé, et d'autres s'enfonceront dans la crise. La Chine, par exemple est un archétype de société qui a compris sa sauvegarde, au moins à un certain niveau. On pousse les feux du renouvelable à toute allure (solaire thermique, photovoltaïque, éolien) tout en essayant de maintenir la production de charbon, et en faisant connaitre sa position à Moscou : ils sont preneurs de tout le gaz qu'on peut leur fournir. On pousse même jusqu'à vouloir épurer la mer de son uranium. C'est sans doute à ce stade, une douce rêverie... Mais révélatrice du vrai niveau des réserves...

La stabilisation de la production de pétrole lors de la prochaine décennie ? Elle est peu probable. Et même impossible. Et les projections bien optimistes. Je pense que la baisse sera plus près des 40 % que des 10.

Quand plus personne n'exporte de pétrole, l'économie globalisée s'effondre. les deux seuls pays avec du mou sous le pieds n'y changeront rien. L'Iran, comme je l'ai dit a 80 millions d'habitants. Donc, une propension à consommer son gaz et son pétrole importante, et ses voisins, tout autant, avant d'alimenter le reste du monde. Quand à l'Irak, elle est simplement, un poids plume.

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M
Intéressant de confronter des points de vue sur ce type de scénarios.
L'étincelle doit partir de Syrie, dit on.
Apres que le feu se propage ailleurs.....
Fait intéressant , la production agricole : 2019 -2% en valeur, idem 2020, 2021 déjà jugée catastrophique!
L'énergie au sens large , voir ce blog.
L'eau douce : se référer aux chiffres publiés sur le sujet. En son temps une étude prospective de la CIA avait été publiée pour les causes à venir de guerres à grande échelle.
L'actualisation prospective rapport Meadows / traite Rome : 2030 fin de partie au rythme ou on l'on veut faire avancer les choses.
Les militaires disentque les plans de bataille pre-etablis sont caducs au premier coup de feu tiré ...
Les phénomènes climatiques ? Cerise sur le gâteau ou liant supplémentaire imprévu qui va faire monter la mayonnaise et la faire prendre .
S'ils se produisent au loin , leurs habitants privés d'eau douce vont venir la chercher.
Un building chinois a tremblé récemment, cause floue , imprécise selon enquêteurs .
Question : ou se trouve le plus grand barrage au monde ? Sa destruction , quel impact ? Conséquences a moyen et long terme ?
Au Québec, hiver passes , grosse panne d'électricité car grand froid , on est passé à 2/3 jours d'une grosse, grosse catastrophe ( réservés d'eau , notamment ) .
Aussi j'envisagerai plutôt un scénario supplémentaire , celui de Murphy , célèbre pour sa fameuse loi sur les emmerdements .
2030 ? Quel optimisme ...
2025 ? Presque trop loin .
Un internaute avait dit une fois ( ce n'était pas un Belge , non ) pour expliquer la lenteur du cahos à venir , que les sociétés avaient pas mal de rustines à disposition pour colmater fuites et brechesmais les chinois ne sont ils pas passes par la depuis pour tout rafler et créer la pénurie ?
J'écris cela sur la terrasse, le ciel est bleu, les oiseaux chantent , il fait doux, une cloche au loin , que peut il bien arriver ?
M.S.BLUEBERRY.
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G
Bonsoir à tous,
Je penche pour le 3° scénario.
Avec cependant quelques points à bien prendre en considération.
L'effondrement sera d'abord celui de l'occident. Il n'y a pratiquement plus que la "production" de services y compris informatiques ce qui ne sert pas à grand chose quand il s'agit de trouver à bouffer. De ce fait, les monnaies occidentales sont d'un niveau de branlitude alarmant pour rester aimable et dans l'air du temps. Qui plus est, les responsables occidentaux sont extraordinairement agressifs alors qu'ils n'ont pas les moyens de l'être: ni militaires (la Russie pourrait à elle seule écraser l'ensemble des pays occidentaux en quelques minutes), ni économiques (cf. mes remarques plus haut sur la "production"), ni financières (inutile de rappeler les errements financiers de tous les pays occidentaux avec un risque d'hyperinflation de plus en plus annoncé).

Sont-ce là des comportements proprement suicidaires? C'est une bonne interrogation.
L'agressivité occidentale contre la Russie et la Chine n'apportera aucun avantage à l'occident et au contraire pourrait accélérer la chute d'icelui et la cohésion nationale des pays visés (comme c'est le cas en Syrie également).

Titiller militairement la Russie pourrait à force entraîner une réaction soudaine et violente (je n'y crois guère si l'on considère Poutine comme étant placide. Mais peut-être sa placidité correspond-elle à l'attente d'avoir la certitude de gagner, auquel cas la réponse sera très prochaine; à mon sens dans deux ans toutes les armes russes les plus performantes seront pleinement en service, y compris le Sarmat). Titiller la Russie avec des sanctions économico-politiques pourrait conduire à un "gazouillis" négatif. Imaginez ce que serait la panique européenne si par exemple Poutine annonçait que ses services rechercheront une alternative aux débouchés occidentaux pour le gaz jusque là fourni à l'occident, au cas où?).

Quant à la Chine, elle a toutes les cartes en mains. Jusqu'à maintenant, elle voyait son avance se renforcer pour un résultat à long terme, tranquillement, sans se presser comme Zorro. C'était logique face à des concurrents "normaux" c'est-à-dire jouant le jeu. Mais ce n'est pas le cas des USA et donc non plus de l'UE, leur sous fifre attitré. A partir de là tout est possible si les Chinois perdent patience ou se rendent compte que jouer sur le long terme n'est guère productif face à des tricheurs et jusqu'au boutistes impatients. La Chine peut faire chuter le dollar en quelques minutes. Ou en quelques jours suivant la tactique choisie. Soit elle utilise l'explosif (mettre tous ses dollars dans la balance en une fois mais avec des pertes substantielles pour elle, et c'est là que le calcul énoncé plus haut prend tout son sens: faut-il attendre le long terme ou en finir tout de suite quitte à perdre immédiatement pour mieux gagner ensuite), soit elle agit en finesse, plus lentement (que se passerait-il si elle décidait, à titre de contre sanction, de taxer toutes les transactions en dollars passées en Chine? Il suffirait de presque rien: 5%? On pourrait même envisager une action indirecte par exemple en réduisant les taxes portant sur les transactions en yuan ou en roubles, ou en accordant des aides dans ce cas). Pour le côté militaire, la Chine va tellement vite qu'elle est pratiquement en mesure de vaincre les USA en toutes circonstances sauf peut-être guerre nucléaire si les USA arrivent à lancer leurs missiles sans se tirer dessus ce qui n'est pas certain. En plus l'aide russe est en cours pour protéger la Chine de surprises militaires de ce type.

Bref, quoi qu'il se passe, c'est la fin de l'occident. Quand on commencera à se disputer sur la question du sexe des anges (comme à Constantinople en 1453) ou sur des choses de ce type, comme un pass sanitaire ou l'obligation de reconnaître sa culpabilité pour des actes commis plusieurs siècles auparavant, alors ce sera le début de la fin. Et la fin arrive vite parfois.
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S
Autre scénario : l'OTAN fout la merde en mer de chine et la Chine se fâche. L'OTAN fout la merde en Ukraine et la Russie se fâche. Voire les 2. Vu qu'à chaque fois les US sont dedans et qu'ils ont admis pouvoir utiliser des bombinettes nucléaires sur les théâtres d'opération, une bonne irradiation un peu générale grâce au vent d'où baisse rapide de la population par cancer, le reste suivant par famine et contamination des eaux. Baisse bien entendu de la consommation des ressources par absence de clients. Dommage, un peu de temps à attendre la stabilisation pour cause de particules nocives de longue durée.
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