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FAUTE DE CREDITS...

14 Septembre 2021 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Immobilier

Comme je l'ai souvent dit, l'achat immobilier à crédit bancaire est une nouveauté dans l'histoire. Jusqu'aux années 1950, un achat immobilier se faisait avec un apport personnel, des prêts amicaux et des prêts vendeurs, choses qui réapparaissent quand les marchés se grippent et que les ventes ne se font plus. Les prêts amicaux, c'est la plupart du temps la famille ou des prêts notariés dans des soucis de placements des rentiers. Vieilleries ? La dernière fois que des prêts vendeurs furent constatés, c'était dans la décennie 1990, après le krach. Les taux d'intérêts étaient aussi amicaux. Souvent la moitié des prêts bancaires.

D'où la création, après guerre, du 1 % patronal, lui aussi prêt non bancaire et ne reposant pas sur la création monétaire, et l'immobilier était souvent tributaires de crédits d'états. En France, la fameuse loi Loucheur des années 1920. 1928 exactement. Mais les résultats de ces agissements restaient modestes, et les transactions, rares.

Le patronat est souvent appelé à loger ses employés, mais banques comme patronat, constatent l'importance des capitaux engagés, et leur peu de rentabilité, surtout après 1914 et ses loyers bloqués.

Le déblocage des années 1960 est le mariage, de la carpe et du lapin, à savoir de la spéculation, du crédit qui est abondamment distribué, faisant faire des bonnes affaires (On partait de tellement bas !) et de l'abondance énergétique qui permet de construire à grande échelle. Les "besoins" évoluent souvent. Auparavant, il existait une grande indifférence aux conditions de logements. Il était souvent bien tenu, propre, plus propre que bon, mais la population avait l'habitude de vivre dehors et les possessions de biens mobiliers étaient rares et peu importantes. Là aussi, l'influence de l'énergie était primordiale, les biens de consommations étaient rares et chers.

Les logements bâtis dans le cadre de la loi Loucheur apparaissent d'une grande vétusté, d'un confort minima, et d'une surface de timbre poste. Mais correspondait aux disponibilités énergétiques de l'époque, et de l'absence de possessions d'un grand nombre de biens. Souvent, ils se limitaient au vélo, au costume du dimanche, et à quelques services de tables.

D'ailleurs, il faut constater que des ménages croulaient sous la vaisselle, offerte au moment du mariage... A Saint Etienne, pendant la guerre, il est rapporté que des jeunes mariés se retrouvèrent avec 5 ou 6 services à porto, ce qui était les seuls choses disponibles aux nouvelles galeries, grand magasin de l'époque.

Ces logements loi Loucheur, qui apparaissent aujourd'hui tellement rebutants, étaient en leur temps, goûtés et recherchés. Pour donner un ordre de grandeur, il fut accordé des locations de 25 m2 à des familles de 6 personnes (prioritaires, qui plus est !).

Rareté des biens de consommations, absence de besoins, le logement était ressenti comme moins important que d'avoir un jardin potager.

Le phénomène décrit au Venezuela, dans le cadre d'une chute de la production pétrolière et du pic pétrolier, renvoi à ce paramétrage. La co-existence de plusieurs générations sous le même toit, indique que l'engouement généralisé pour l'immobilier résidentiel n'était peut être pas perdurable, et que c'était un modèle reposant, lui aussi, entièrement sur le pétrole. La baisse de la production brutale, la baisse importante des revenus (dans le pétrole, ils sont passés de 3000$ mensuels à quelques dizaines), la flambée du prix de l'essence (de 1 cent le litre à 50 cents) sont les 12 coups de minuits de cendrillon. Les voitures ne roulent plus, faute de pièces et de pouvoir continuer à faire le plein (la même chose nous attend).

Le carrosse est redevenu citrouille, les laquais, des rats, et les belles robes, des haillons.

Bien entendu, cela n'a rien à voir avec le socialisme venezuelien qui est loin d'être responsable de ça. Ce qui est responsable, c'est la déplétion géologique, le pétrole facile est fini, le pétrole de la ceinture de l'Orénoque, lui, est onéreux et compliqué à récupérer, et tous les gouvernements auraient eu le même problème, qui peut aussi se doubler d'une crise sociale, si les inégalités sont trop fortes.

Le fait que Washington et Londres aient fait les poches du pays n'a pas aidé non plus.

Dans le même ordre d'idée, on risque de se marrer dans les hôpitaux. Déjà débordé, le personnel risque de diminuer de 5 à 10 %, suite à l'obligation vaccinale, et clou sur le cercueil, si le personnel viré demande à ce que les jours "épargnés", sur leur compte épargne temps soient payés ou pris, les hôpitaux sont morts économiquement parlant. On va rire.

Comme cela l'indique, les agissements des politiciens fous peuvent notablement aggraver des crises déjà importantes et lourdes.

Dans le cadre du logement, on peut estimer que l'étude du gouvernement britannique est simplement réaliste. On ne va plus rien construire, entretenir et améliorer dans le meilleur des cas, détruire souvent, et mettre deux, trois ou quatre générations sous le même toit (de surface réduite !)...

Bonne nuit les pitis...

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F
sans electricité il y aura bcp de morts dans la semaine. pour avoir de l'électricité ... vous voulez de l'eau sur le robinaet et les chiottes, ben faut réserver l'énergie nécssaire pour ça et se démerder pour le reste. et tout sera comme ça. le carrouf du coin dans un coin bourgeois, ya pleins de rayons vides ... ça craint
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O
La pénurie alimentaire commence par ça :<br /> <br /> https://www.zerohedge.com/commodities/major-uk-fertilizer-plants-shuttered-due-skyrocketing-natural-gas-prices
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H
Guerre civile en vue ?<br /> <br /> https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/une-proposition-de-loi-sur-la-vaccination-obligatoire-contre-le-covid-19-examin-c3-a9e-au-s-c3-a9nat-le-13-octobre/ar-AAOtEY2?ocid=uxbndlbing<br /> <br /> Seront-ils assez cons pour voter une loi aussi scélérate ? On verra bien dans les mois qui viennent... Venant d'EELV et du PS, plus rien ne m'étonne, maintenant il faut voir si Véran et Macron prendront le train en marche...
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F
euh au fait .... le petit dealer du coin il émarge à 1000 euros par jour ... allez expliquer aux gens qu'ils doivent faire médecin, infirmier, policier, pompier etc etc payé au smic ou pas loin et en se crevant la paillasse sans aucun remerciement de la populace envahissante (popu-lasse ... ça c'est les non envahissants ...) et qd on sait que les profs de maths qui enseignent valent 8/20 ... rien d'étonnant, les trafics sont autorisés donc légaux certes dangereux (pas plus que pompier ou policier ...) mais au moins ça paie !!! Vous voulez des vrais profs ? simple ! 5000 euros net par mois, pareil pour tous les métiers pénibles, difficle, avec bcp de contrainte. Sinon ? Ben dealer !!
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V
"c'est quand qu'on va où", l'effondrement tarde à arriver.<br /> Je ne supporte plus cette "civilisation".
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M
Bon si vous aimez que l'eau sorte de votre robinet, ne soyez pas trop pressé...<br /> <br /> L'effondrement n'est pas la porte vers un monde meilleur.
P
Ces réflexions sur les logements toujours plus grands, mieux équipés, sur-isolés, sous-occupés, renvoient immédiatement aux délires vexatoires contre les logements passoires-thermiques qui ne pourront bientôt plus être loués par les proprios bailleurs.<br /> Ces logements anciens mal isolés sont en fait du logement social privé. <br /> Nos crânes d'oeuf de hauts ponctionnaires prévoient de les sortir du marché ! et ça va créer un sacré goulot d'étranglement sur le marché locatif.<br /> Pendant l'Occupation, comme on n'avait plus les moyens de chauffer les grands logements haussmanniens, des menuisiers y construisaient des cabines en bois individuelles vitrées, où l'on pouvait lire et écrire tranquille, chauffé par sa propre chaleur animale. Super ! (à condition de n'être pas incommodé par sa propre puanteur corporelle _ hé oui ! pas d'eau chaude non plus)
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H
“Si le personnel viré demande à ce que les jours "épargnés", sur leur compte épargne temps soient payés ou pris, les hôpitaux sont morts économiquement parlant.”<br /> <br /> Pendant le quinquennat de Sarko, j'étais délégué syndical à la PJ. Nous demandions à ce que nos récups nous soient payées. Les récups, même pas les heures supplémentaires. J'ai connu un collègue, un célibataire qui s'ennuyait chez lui, qui avait mille jours de récups à prendre ! Il en a fait cadeau à l'administration en partant en retraite...<br /> <br /> Le représentant de l'administration, un énarque, a dit aux syndicats de police que si tous les jours dûs aux policiers étaient payés, il faudrait en faire autant pour le personnel des hôpitaux, qui en avaient beaucoup plus, étant beaucoup plus nombreux que les policiers, et que cela mettrait l'Etat en faillite... Il nous a demandé de faire un “acte citoyen”. <br /> <br /> Avec le recul je vois bien qu'il s'était foutu de nos gueules, mais il jouait sur la corde sensible, les valeurs républicaines (ou supposées telles) étant la religion laïque de la plupart des policiers. C'est sans doute pour cela 'une dizaine d'années plus tard, Macron, avec Benalla bombardé lieutenant-colonel de gendarmerie à 26 ans (du jamais vu), avait jeté les jalons d'une garde prétorienne à sa botte.<br /> <br /> Sous Sarko, les syndicats policiers ont accepté de mettre leurs demandes en veilleuse concernant le paiement des jours de récupération. Ils n'avaient d'ailleurs pas le choix. Certains collègues sont partis à la retraite avec un an d'avance, en “congé libérable”, en prenant toutes leurs récups d'un coup...<br /> <br /> Quelques mois plus tard, la presse révélait que “l'arbitrage” sarkozyen dans le conflit entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais allait coûter 450 millions d'euros au contribuable. Dont 50 millions pour le “préjudice moral” de Bernard Tapie. 50 millions de préjudice moral pour un type qui avait déjà fait de la prison... J'ai eu le sentiment que les “actes citoyens” c'était pour les gens d'en-bas, dont les policiers font partie.<br /> <br /> Si vraiment ils virent leur personnel récalcitrant, les hôpitaux n'auront pas d'autre solution que de les mettre en congé libérable, repoussant ainsi d'autant la date de licenciement effectif, ce qui effectivement va coûter très cher. Quant à remplacer les “virés”, à supposer qu'on en trouve suffisamment (il faut du temps pour former des soignants, une sage-femme c'est 5 ans d'études après le bac), l'argent pour les payer n'est tout simplement pas là. On pourra toujours l'imprimer...<br /> <br /> Pour les chambres trop vastes et non chauffées, nos ancêtres avaient inventé quelque chose de très bien : les lits à baldaquin ! Dormir dans un lit à baldaquin, c'est comme dormir sous une tente. Lorsqu'il fait 0° dehors, il fait 10° dans la chambre, et, chaleur humaine aidant, 20° sous le baldaquin (si le tissu est bien épais). Avant de sortir du baldaquin, ne pas oublier de se vêtir d'une épaisse robe de chambre et d'un bonnet de nuit. S'il gèle dehors, dormir avec la robe de chambre et le bonnet de nuit. Pour se laver, attendre le printemps, et en attendant se résigner à avoir des poux.
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G
Le « Chaos » commence aujourd’hui (vidéo)<br /> <br /> Vaccination des soignants : l’hôpital de Montélimar obligé de déprogrammer des opérations 4 médecins anesthésistes et 11% des soignants refusent la vaccination<br /> <br /> https://twitter.com/medicalfollower/status/1438016224429023234<br /> <br /> En France nous avons 226 000 médecins et 700 000 infirmières. Avec les autres professions, le total de personnel de santé atteint 1 200 000. Les 300 000 suspendus qui refusent le vax ne sont donc pas une petite minorité, mais 25% de tous les personnels de santé en France !<br /> <br /> https://twitter.com/lereveildatlas/status/1438042203021000710
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M
Article super intéressant !<br /> Aujourd'hui les couples (enfin, madame) veulent des maisons avec des pièces immenses (voire caverneuses), quitte à abattre des cloisons. C'est inchauffable, c'est aussi indéfendable.<br /> <br /> Si les choses se passent bien (LOL !) ces grandes maisons pourrait à terme être converties en salle de classe/salle communale/entrepôt etc. avec le gardien/le concierge vivant dans la pièce la plus petite (car la la plus aisée à chauffer).<br /> <br /> Mais bon on est dans la plus pure spéculation, car entre aujourd'hui et ce futur il y a trop d'étapes, de variables et d'inconnues. En Russie on a construit des HLM pour concentrer la chaleur sur un habitat dense ; sur les petits balcons les occupants ont même construit des sortes de microcabanes, qui permettent de "sortir" fumer à -10° quand dehors il fait -20°.
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