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Don Quichotte a gagné.

22 Mai 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

Le combattant anti éolien a gagné. L'Espagne, chroniquement jusqu'à récemment en déficit d'électricité, découple du réseau ses éoliennes, pour cause de surproduction.
La crise économique, fait chuter la consommation.
En écrivant sur "le Blog énergie", j'arrivais souvent à des différences d'analyses marqués avec le second auteur, RB.
Pourquoi ? Parce que, homme de sa génération, dans ses analyses, il prenait des paramétrages dont rien ne disait qu'ils seraient justes et donc éternels : par exemple, la hausse "tendancielle" de la consommation électrique, m'apparaissait une donne fausse, manipulée, criarde.
En effet, dans cette vue, on oublie une partie de la donne : la paupérisation, la chute économique, le "plafond" Braudelien.
Braudel a fait plusieurs remarques très censées.
Le progrès technique peut être long à se généraliser, SURTOUT dans les secteurs où l'énergie est concernée, plusieurs générations parfois, la technique existe, mais économiquement, le débouché est impossible
Les premiers équipements restent, des échantillons...
La métallurgie au bois, par exemple, s'est maintenue longtemps. 
Le charbon ne l'a emporté qu'à la toute fin du 19°siècle aux USA.
Aujourd'hui, ce qui faisait la fragilité de l'éolien, son caractère discutable, sauve le réseau. Il peut être débranché rapidement.
En même temps, que sera sa rentabilité économique dans ce contexte ? Elle risque d'être négative, même si son utilité économique est désormais attestée.
On peut se poser l'utilité de développer les échanges avec la France, ou plutôt, les exportations d'électricité de la France vers l'Espagne.
On parle toujours du magique "rebond", comme s'il était obligatoire qu'il y ait rebond.
Même la possibilité d'un non rattrapage du trou est à envisager.
L'envisage t'on sérieusement en haut lieu ? Certainement pas...
S'il le faut, d'une manière magique, les chômeurs retrouveront du travail, les endettés perdront leurs dettes, les vieilles filles auront un mari, les ministres une cervelle.
Bon, sur ce point, la critique est facile : les 3 premiers sont réalisables, mais le dernier...

Pour finir, toute crise est fin de monde et début d'un autre, et peut être une chance de progrès technique. Les vieilles capacités peuvent être mises au rencart, et APRES la crise, de nouvelles, crées.
Surtout, on fait le tri, entre l'accessoire et le principal. La "hausse tendancielle" du nombre de logements, par exemple, pourrait faire long feu.
La recohabitation des familles, des cousinages, des générations, revenir, pour cause de pauvreté. Elle est moins dure à porter à plusieurs, même si ce n'est pas l'idéal.
Quand à l'équipement en gadgets et autre cochonneries, dévoreurs d'électricité, c'est reporté à une date ultérieure.
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C
Eh oui!...<br /> Avis aux investisseurs dans les "énergies renouvelables" appâtés par le leurre: ils ne sont que la variable d'ajustement de la production d'énergie. Les contrats "garantis" ne sont que des chiffons de papier. Exactement de la même manière que les salariés sont devenus la variable d'ajustement de l'industrie. Et en plus, c'est normal: dans une République digne de ce nom, il était inacceptable de privatiser certains biens publics. L'énergie, bien sûr, mais pas seulement...
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