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Continental : 50 000 euros...

31 Mai 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie

Les salariés de clairoix auraient semble t'il, obtenu 50 000 euros de primes de licenciement.
Pour 1120 salariés, cela représente 56 millions d'euros.
Quand on sait ce que coûte un déménagement industriel, démontage, remontage et mise à neuf, 56 millions, c'est de la pistraille, de la menue monnaie, des clous (rien).
En effet, basculer une usine ou une production à l'étranger, ce n'est pas gratuit, et la mode des délocalisations n'est causée, finalement, que par un fait : les directions ne savent pas compter.
Bien entendu, en France, on sera toujours tenu de consommer; pour faire tourner ces chères usines roumaines, tchéques et autres.
Bien entendu, c'est n'importe quoi. Globalement, la consommation régressera.
Il ne faut pas se leurrer; les salariés, âgés, ont peu de chances de retrouver un emploi.
Leur expérience, souvent, n'est pas exploitable ailleurs. Tout le secteur du pneumatique est en crise, suite à la crise de l'automobile.
Et à force de jouer à l'andouille, le patronat est arrivé à son but : détruire les bénéfices, détruire la consommation.
On en revient, de même toujours au même principe aussi ; il vaut mieux faire peur que pitié.
La sidérurgie hier, continental aujourd'hui, ce sont des masses. Aujourd'hui, la montée du chômage concerne les cdd, les intérimaires, non renouvelés, les cdi sont relativement préservés du mouvement.
Autre avantage pour le gouvernement, les intérimaires, même s'ils travaillent beaucoup moins, peuvent arriver à avoir quelques heures dans le mois.
Qu'ils soient présents 150 ou 30 heures, le décompte pôle emploi reste le même : pas chômeur...
Les conti, eux, vont aller directement dans le noyau dur du chômage : ceux qui ne travaillent pas du tout.
Il faut dire, que pour le salarié en CDI, les marques de la précarité sont difficiles à trouver.
Suite au prochain numéro, donc.
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T
Évidemment, mis à part ces 1120 salariés qui serons " sauvés" ( et encore il serait intéressant de les voir un an après ... ), la perte d'une entreprise délocalisée est toujours grave, surtout quand aucune contreparties durable n'est proposée.<br /> <br /> Pour prolonger le débat, j'ai moi aussi écrit un article la-dessus.<br /> http://pointdevuesur.over-blog.com/article-32168464.html
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L
licenciements boursiers chez un éditeur de droit social<br /> <br /> <br /> Intersyndicale CFDT-CFE/CGC-CFTC-CGT-CNT-FO-SNJ<br /> <br /> Mardi 2 juin 2009, la direction de Wolters Kluwer France (WKF — Lamy, Liaisons, Point véto, Cicéron, Clior, Heliaste, Val informatique, AFL, Dalian) convoque un comité d’entreprise extraordinaire pour annoncer un plan de restructuration de l’entreprise. Voilà maintenant six mois que les salariés vivent avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête, suite à l’annonce par Xavier Gandillot, CEO de WKF, le 4 décembre 2008, d’une réduction d’effectifs à venir.<br /> <br /> Si nous ne connaissons pas encore le détail de ce plan de réorganisation, nous tenons d’ores et déjà à en condamner le fondement même. En effet, Wolters Kluwer France est une entreprise qui se porte bien, malgré la crise actuelle : pour nous la seule explication est une logique exclusivement financière.<br /> <br /> A l’heure où tout le monde s’accorde dans les paroles sur la condamnation d’un capitalisme purement financier qui nous a conduits droit dans une crise économique et sociale majeure, la direction de Wolters Kluwer entend, quant à elle, continuer comme si de rien n’était : Nancy Mc Kinstry, PDG de Wolters Kluwer (4e salaire des PDG des Pays-Bas, avec 5,5 millions d’euros de rémunération annuelle, dont 628 000 euros de bonus) a annoncé pour 2009 sa volonté de maintenir un bénéfice net par action entre 1,41 et 1,46 euro et un bénéfice opérationnel (Ebita) « conforme » à celui de 2008, soit 20,1 %. Pour y parvenir, elle compte encore renforcer son programme de réduction des coûts pour économiser 55 millions d’euros en 2009 puis jusqu’à 120 millions à partir de 2011.<br /> <br /> Les salariés de WKF sont victimes d’une logique financière à court terme visant la satisfaction des actionnaires et l’accroissement des dividendes, ignorant toute stratégie d’investissement industriel.<br /> <br /> Preuve en est l’emprunt de 500 millions d’euros contracté par Wolters Kluwer France auprès de la maison mère, dont le remboursement prévu jusqu’en 2022 capte tout le bénéfice opérationnel. Objectif de ce montage financier : envoyer l’argent directement dans les poches des actionnaires plutôt que de l’utiliser pour l’investissement ou des embauches.<br /> <br /> <br /> <br /> http://futurrouge.wordpress.com/2009/05/30/wolters-kluwer-france-licenciements-boursiers-chez-un-editeur-de-droit-social/<br /> <br /> http://www.latribune.fr/entreprises/communication/publicite-medias/20090602trib000382564/wolters-kluwer-france-veut-supprimer-111-postes-en-france.html
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L
licenciements boursiers chez un éditeur de droit social<br /> <br /> <br /> Intersyndicale CFDT-CFE/CGC-CFTC-CGT-CNT-FO-SNJ<br /> <br /> Mardi 2 juin 2009, la direction de Wolters Kluwer France (WKF — Lamy, Liaisons, Point véto, Cicéron, Clior, Heliaste, Val informatique, AFL, Dalian) convoque un comité d’entreprise extraordinaire pour annoncer un plan de restructuration de l’entreprise. Voilà maintenant six mois que les salariés vivent avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête, suite à l’annonce par Xavier Gandillot, CEO de WKF, le 4 décembre 2008, d’une réduction d’effectifs à venir.<br /> <br /> Si nous ne connaissons pas encore le détail de ce plan de réorganisation, nous tenons d’ores et déjà à en condamner le fondement même. En effet, Wolters Kluwer France est une entreprise qui se porte bien, malgré la crise actuelle : pour nous la seule explication est une logique exclusivement financière.<br /> <br /> A l’heure où tout le monde s’accorde dans les paroles sur la condamnation d’un capitalisme purement financier qui nous a conduits droit dans une crise économique et sociale majeure, la direction de Wolters Kluwer entend, quant à elle, continuer comme si de rien n’était : Nancy Mc Kinstry, PDG de Wolters Kluwer (4e salaire des PDG des Pays-Bas, avec 5,5 millions d’euros de rémunération annuelle, dont 628 000 euros de bonus) a annoncé pour 2009 sa volonté de maintenir un bénéfice net par action entre 1,41 et 1,46 euro et un bénéfice opérationnel (Ebita) « conforme » à celui de 2008, soit 20,1 %. Pour y parvenir, elle compte encore renforcer son programme de réduction des coûts pour économiser 55 millions d’euros en 2009 puis jusqu’à 120 millions à partir de 2011.<br /> <br /> Les salariés de WKF sont victimes d’une logique financière à court terme visant la satisfaction des actionnaires et l’accroissement des dividendes, ignorant toute stratégie d’investissement industriel.<br /> <br /> Preuve en est l’emprunt de 500 millions d’euros contracté par Wolters Kluwer France auprès de la maison mère, dont le remboursement prévu jusqu’en 2022 capte tout le bénéfice opérationnel. Objectif de ce montage financier : envoyer l’argent directement dans les poches des actionnaires plutôt que de l’utiliser pour l’investissement ou des embauches.<br /> <br /> <br /> <br /> http://futurrouge.wordpress.com/2009/05/30/wolters-kluwer-france-licenciements-boursiers-chez-un-editeur-de-droit-social/<br /> <br /> http://www.latribune.fr/entreprises/communication/publicite-medias/20090602trib000382564/wolters-kluwer-france-veut-supprimer-111-postes-en-france.html
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B
Un plan secret qui coûtera 1 milliard d’euros : vaccination obligatoire pour tous les Français âgés de plus de 3 mois.<br /> <br /> Mexico a déjà oublié les heures noires de la grippe porcine et l’Europe, ses angoisses d’une épidémie ravageuse. Pourtant, la France prépare un plan de bataille sans précédent pour cet automne, avec, à la clé, une campagne de vaccination obligatoire pour tous les Français de plus de 3 mois. Selon nos informations, l’Etat veut passer commande de 100 millions de doses de vaccin contre la grippe A à trois laboratoires (GlaxoSmithKline, Sanofi et Novartis).<br /> <br /> http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200922/le-plan-secret-contre-la-grippe-a_213201.html
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W
On peut raisonnablement dire que la cessation d’activité à durée indéterminée et non désirée est une MST économique.
On la contracte avant même le premier entretien d’embauche, elle fait partie du turnover du pacte social et citoyen.
Et peu importe le nombre de gagnants du jour, il est l’heure de la tournante et de la patience.<br /> « Tout le monde connaîtra une période de chômage à un moment donné dans sa vie ».<br /> Je ne sais pas si cet adage industriel tient de la prophétie partisane ou de la fatalité structurelle.<br /> la suite ici :<br /> http://souklaye.wordpress.com/2009/02/25/chomeur-un-metier-d’avenir-a-dure-indeterminee/
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E
Dans cette histoire le problème n'est pas tant le sort plus ou moins "funeste" dans le temps des Clairvoix, mais celui silencieux des sous traitants qui vont disparaitre tout de suite corps et bien et en silence avec dans leur cas pour tout pécule un coup de pieds au c...
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