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Thalassocratie : la carte...

10 Juillet 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Politique

Une carte parue sur le site de mondialisation.ca explique clairement les choses. Le monde est quadrillé de bases et points d'appuis Otan.
Il existe cependant, une faiblesse dans ce carcan, déjà observé au moment de la guerre froide.
Si ces bases, point d'appui, ou qui peuvent devenir des points d'appui, ensèrent le monde, elles ne peuvent guère atteindre les puissances les plus continentales, Chine et Russie, ou plutôt espace post -soviétique.
Il est difficile à l'Otan d'impressionner ou de menacer réellement des états réellement continentaux.
On voit aussi l'explication de la crise du Honduras : celui-ci n'est pas dans cette configuration. Il est situé dans un isthme, et est important, stratégiquement parlant.
Contrairement à ce qui dit "Le Monde", il du p
n'y a pas césure entre deux parties du peuple hondurien, il y a d'un côté un peuple, largement pauvre, de l'autre une oligarchie, appuyée par l'armée, la policce, etc.
Ce qui s'y passe est un coup identique à ce qui s'est passé au Vénézuela, lors de la tentative de renversement de Chavez, avec, bien entendu, des différences.
Le Honduras était beaucoup mieux "tenu" par les USA que le Vénézuela, le Vénézuela était trop gros pour être digéré.
Le honduras vit donc une évolution à la Nicaraguayenne. Le risque de guerre civile y est important, et si les putchistes s'entêtent, la situation sociale fera que le glissement vers la guerre sera inéluctable.
En même temps, si le Honduras est définitivement perdu pour les USA, la page de l'empire américain sera tourné en Amérique centrale.
Robert Mac Namara vient de mourir. Pour les plus jeunes, son nom n'évoque rien.
Son rôle fut important dans la destruction du Japon, et plus encore, dans le martyr du Viet-Nam
Bien entendu, il ne connaissait rien du VN.
Après, il passa à la Banque Mondiale, et surrendetta le sud

Dans l'affaire hondurienne, il faut voir essentiellement une chose : le monde occidental est en train de perdre la main.
En effet, une pareille pantalonnade pour un si petit pays indique une perte de puissance absolue. 
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A
Patrick, <br /> <br /> Tu sembles tres critique envers Mac Namara.<br /> Il a fait des erreurs. Il a essayer d'apprendre.<br /> Pour le vietnam, ce n'est pas de sa faute.<br /> C'est Johnson qui était jusqu'au boutiste pour des questions électorales et d'éviter de perdre la face.<br /> On le voit bien dans les enregistrement audio des années 1960 du documentaire Fog Of War.<br /> En anglais sous-titré en français ici :<br /> http://video.google.com/videoplay?docid=-6733596013688235740&hl=fr<br /> <br /> <br /> Note : Mac Namara était nommé à son poste.<br /> Kennedy et Johnson était élu par le peuple américain.<br /> Ils étaient donc légitime et Mac Namara non, il devait obéir aux ordres du président.<br /> <br /> Ce documentaire est remarquable par les leçons de science politique qu'il contient et pour comprendre comme réfléchissent les décideurs.<br /> <br /> La fin du documentaire est étrange.<br /> Il aura à répondre de ces actes qu'envers lui-meme pour se juger.
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B
Selon un titre du Financial Times, le Fonds monétaire international affirme que la récession prend fin. En creusant un peu, nous découvrons que selon le FMI, la reprise pourrait être "faible" et nécessiter plus de stimulants pour que les consommateurs se remettent à dépenser. <br /> <br /> * Comme toujours, le FMI se trompe sur tout. Ce n'est pas une récession : c'est une dépression. Elle ne se termine pas : il n'y a pas de reprise en vue. Et plus de stimulants ne pousseront pas les consommateurs à dépenser plus.<br /> <br /> * "En réalité, ce n'est pas très compliqué", avons-nous dit à nos rédacteurs londoniens cette semaine. "Nous vivons une dépression, non une récession".<br /> <br /> * Parfois, lorsqu'on prononce un discours, les mots semblent plus assurés qu'on l'attendait. L'occasion exige de la confiance... des certitudes oratoires, non des doutes et des nuances. Des phrases complètes sortent -- souvent intrinsèquement élégantes ou puissantes -- et on a du mal à les reconnaître comme étant les siennes. On écoute... surpris par l'intelligence de l'orateur. <br /> <br /> * "C'est une dépression. Et ça restera une dépression jusqu'à ce que cette gigantesque pile de dette accumulée depuis un quart de siècle ait été remboursée. Jusqu'à ce que les entreprises et les banques qui ne sont plus viables aient fait faillite et se soit restructurées. Jusqu'à ce que les consommateurs aient du véritable argent à dépenser -- et non du crédit supplémentaire. Tant que ces choses ne se seront pas produites, il n'y a aucun moyen de voir une authentique reprise se mettre en place". <br /> <br /> * "Depuis plus d'un demi-siècle, la force motrice de l'économie mondiale a été la volonté des consommateurs anglophones de s'endetter de plus en plus lourdement. Cela a permis aux entreprises de développer leurs ventes et leurs profits". <br /> <br /> * "A présent, cette tendance -- qui a vécu plus longtemps que la plupart des gens dans cette pièce -- a pris fin. Les consommateurs ne s'endettent pas plus. Les banquiers ne leurs prêtent pas plus d'argent. Les prix de leurs maisons ne grimpent plus... ils n'ont donc plus de nantissement sur lequel appuyer leur emprunt. C'est terminé. A présent, après avoir travaillé toute sa vie dans une économie en croissance... il faut déterminer comment survivre dans une économie en déclin". <br /> <br /> * Nous aurions pu continuer. Mais le visage de nos auditeurs avait verdi.<br /> <br /> * Nous aurions pu leur parler des derniers chiffres de Bloomberg. PMI, grand assureur hypothécaire, prédit que les prix de l'immobilier chuteront pendant encore près de deux ans. Le chômage et les saisies pèseront sur les prix, affirme l'assureur.<br /> <br /> * Ou bien nous aurions pu fournir des preuves que le crédit à la consommation se contracte... il ne se développe pas. Les autorités ont injecté des milliers de milliards de dollars dans le système financier. Et c'est là qu'ils resteront. Les banques ne prêtent pas parce que les consommateurs ne peuvent pas emprunter. Le Financial Times est sur l'affaire : il rapporte que le crédit à la consommation a encore chuté en mai, pour le quatrième mois d'affilée. <br /> <br /> * "Les arriérés à un sommet record", dit un autre article du Financial Times.<br /> <br /> * Nous aurions aussi pu expliquer que non seulement le passage de l'expansion de crédit à la contraction du crédit est la chose la plus énorme qui soit arrivé depuis la Deuxième Guerre mondiale... mais il se produit également un gigantesque transfert de richesse et de puissance. L'empire commercial (et militaire) anglo-saxon a atteint son sommet. La richesse et la puissance des anglophones s'était développée, par rapport au reste du monde, pendant les trois siècles précédents. <br /> <br /> * Cette tendance semble elle aussi avoir pris fin.<br /> <br /> Bill Bonner.<br /> <br /> http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090710-1962.html
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