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EDF : gestion en"demi-teinte".

12 Juillet 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

Toujours un avis partial, dans E24, on parle de gestion en "demi-teinte", ce qui est une gestion franchement mauvaise.
Le bon qu'il y a dans EDF ne dépend absolument pas de la direction actuelle d'EDF, mais de 50 années d'investissements.
Le mauvais, c'est le délire de l'investissement à l'étranger actuel.
Non content d'avoir flambé et d'avoir du se retirer sans panache, mais la queue entre les jambes d'amérique du sud,  les dirigeants ont cru bon de recommencer les mêmes bêtises, avec les pays anglos, en voie d'écroulement, et croient bon de relancer un secteur nucléaire qui va vite buter sur un obstacle insurmontable : le manque de combustible.
"
Les prix de l’électricité doivent naturellement permettre de financer l’important programme d’investissement attendu en France dans les 10 prochaines années, tant pour la production que pour l’amélioration du réseau. Cet effort doit être financé par les gains de productivité de l’entreprise EDF et par des majorations tarifaires. "
Bien entendu, on n'entend pas parler des bénéfices actuels faits en France, assez plantureux.
D'autre part, les décérébrés qui font usage de ministre font mine de croire que l'usage de l'électricité est CAPTIF. Il ne l'est pas du tout, pour une bonne part.
L'utilisation de l'électricité pour produire de la chaleur grâce à l'effet-joule est une spécificité française, permise par le nucléaire.
Il va donc s'en dire que des augmentations massives de prix en France seraient suivies par des baisses massives de quantitées consommées.

Pour mettre les choses au point, les "décideurs" prétendent faire payer aux consommateurs français leur dime à l'empire anglo.
Quand aux dépenses d'investissements, alibis de la hausse, il faudrait nous expliquer pourquoi les budgets "recherche et développement" ont donc été sabrés ?
Pour les rétablir, après la hausse ?
On n'a donc pas affaire à une décision rationnelle des opérateurs, mais à leur foi de charbonnier, aussi péremptoire qu'idiote, stupide, ignarde.
La solution, pour le consommateur ne viendra pas du changement d'opérateur, mais des économies. Pour certains, elles vont être phénoménales.
le principal concurrent n'est pas tartempion-électricité, mais Négawatt.
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M
et comment faire des économies d'électricité pour les locataires abonnés à edf? ou pour les autres, au fioul, qui augmente en fonction du pétrole?<br /> A moins d'investir dans l'isolation thermique, mais ça c'est pas donné non plus et donc peu accessible à une majorité de la population. Donc le client edf moyen est captif. pas vrai?
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P
<br /> Il y a toujours moyen d'économiser. La pire des choses est d'en rester à ce que l'on avait.<br /> Même, par exemple, en restant au chauffage gaz, une chaudière d'il y a 20 ans est obsoléte.<br /> Pour le chauffage électrique, même problématique. De quand date le chauffage ?<br /> Pareil pour le fioul...<br /> La part pour laquelle on est réellement captif d'EDF est relativement faible. Je dirais que c'est 60-40.<br /> 60 % pour lequel l'alternative existe, 40 % pour laquelle on est réellement captif.<br /> Comme je l'ai déjà dit, sur un siécle, 20 % de la dépense c'est l'acquisition du logement, 80 % ce sont les dépenses induites.<br /> La question est par exemple banale : l'age de construction du pavillon, de l'immeuble ? Entre les années 1950-1960 et 2000, c'est le jour et la nuit au niveau énergétique. Donc, il faut bien avoir<br /> en tête que la dépense énergétique pése lourd. Mais cela deviendra accessoire. Comme les ressources énergétiques ont l'air d'être sur le déclin, la question du choix (entre investir ou pas), risque<br /> de ne pas se poser.<br /> <br /> <br />