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FLINT : "Réinventer" la ville...

16 Juillet 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie

Ou redécouvrir l'eau chaude.
Qu'est ce qu'on va faire dans cette ville passée de 200 000 à 110 000 habitants, dont 1/3 de pauvres ?
Démolir, réhabiliter, concentrer la population.
A ceux qui rigolaient quand je disais que l'immobilier avait un potentiel de baisse de 90 à 80 %, je peux répondre que c'était peut être un peu optimiste.
En effet, dans ce contexte là, ça ne vaut plus rien, les habitations sont purement et simplement abandonnées et leur valeur est négativef : il faut les détruire.
Indianapolis, Little Rock maintenant Flint, toutes adoptent des "politiques" de ville, avec un constat très simple ; c'est devenu trop grand, ça coûte trop cher, il vaut mieux concentrer populations et services à des endroits précis et surtout, viables.
Et surtout, les rêgles d'urbanisme vont changer, elles changent déjà d'ailleurs. Le pavillon de plein pied, cela va se terminer.
D'abord, parce que souvent, c'est du très bas de gamme, donc le bien qui dure peu, ensuite, pour une surface équivalente, les maisons de deux ou trois étages prennent beaucoup moins d'emprise au sol, et qu'enfin, c'est la logique.
Tous les villages anciens sont bâtis sur deux étages, au moins.
"
Flint a commencé à réactualiser son schéma directeur, une tâche compliquée qui avait été entreprise pour la dernière fois en 1965. La cité était alors une ville prospère de 200 000 habitants qui s’apprêtait à en accueillir 150 000 de plus. "
Bien entendu, on peut lire aussi, ça et là, le deni de réalité, constaté par Amada, par exemple.
ça ne se vend pas ? Augmentons !
Là aussi, réaction petite bourgeoise de personnes peut être trop engagés pour n'être pas aspirés par une catastrophe économique, même en cas de simple baisse légère de l'immobilier.
Réfléchissons un peu. Les revenus peuvent être plus importants d'une région à l'autre. Disons, du simple au double. Mais les prix immobiliers, varient du simple au quintuple, et l'épargne, quand à elle, du simple au double.
Donc, une baisse concernant une région particulièrement onéreuse peut être particulièrement ravageuse, comme on le voit, aux USA en Floride et en Californie : il n'y a pas de "rappel" possible, pas de stabilisation imaginable.
Le rôle de l'épargne apparait pervers dans ce cadre là : elle sert, non pas d'amortisseur, mais d'accélérateur.
On tape dans les réserves pour attendre les lendemains qui chantent.
La confiance politique en le système fait aussi qu'on n'imagine même pas, que celui-ci soit touché à mort.
L'Espagne a été typique aussi de la réaction classique : tel Will E. Coyot, elle a couru dans le vide pendant un moment et n'est tombé que quand elles s'est aperçue qu'il n'y avait pas de sol sous ses pieds.
Autre chose aussi, qui entretient la chute. Les chômeurs, de plus en plus nombreux, doivent faire face à la rétractation de leurs ressources. Le moyen le plus simple de faire est d'abandonner son logement et de faire appel à la solidarité familiale. Encore plus de logements vides.
Pendant ce temps là, les corbeaux vont vous dire : "Et il faut bien se loger". Bien entendu, mais la famille, c'est aussi se loger et se loger pour moins cher, c'est aussi se loger.
Après tout, que chaque enfant n'ait pas sa chambre, ça n'est pas une brimade, c'est une adaptation.
Etre désaxé, c'est imaginer qu'une norme de logement, c'est 300 M2 par foyer, qu'il y ait 4 ou 1 personne dedans...
Je rappellerais, une autre norme, celle de la "loi loucheur" des années 1920 pour le logement HBM en France : 25 M2 pour une famille (nombreuse). Les autres n'étaient pas concernées.
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N
Las Vegas et Phoenix, pas significatifs, il vaut mieux regarder Miami et Los Angeles concernant la sun belt: là on est à -50% et -45%. New-York et Chicago sont à -20% seulement mais avec une tendance à l'accélération. Attendons le case shiller du 28 mai, je pense que ça devrait commencer à se stabiliser là ou ça a déja perdu -40%. <br /> <br /> Par contre Londres est satbilisé depuis janvier 2009 (selon nationwide et Halifax), après -20% en 2008. <br /> <br /> A Paris, c'est long, c'est long... j'attribue cela au fait que les taux ont fortement baissés juste au moment ou ça commençait vraiment à baisser à Paris... alors obligé d'attendre pour m'aggrandir, malgré une bonne somme de coté.. avec 180k de cash j'ai à peine une pièce de plus...
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J
A las vegas et Phoenix on est déjà à plus de 50 % de baisse.<br /> Dans le neuf à Las Vegas certaines personnes ont remarquer que certains "condos" étaient à -70%.<br /> Donc 90% de baisse semblent plausible, au moins pour le Sunbelt.<br /> En fait à part Houston toutes les grandes villes américaines voient leur prix baisser.
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P
<br /> Ton post me donne une grande satisfaction. il y a deux ans, quand je parlais d'une telle baisse, je me faisais lyncher, et ceux qui prenaient ma défense, c'était au nom, voltairien, de la liberté<br /> d'expression...<br /> <br /> <br />
B
"Au premier trimestre de 2009, la baisse d'activité du secteur des transports en France s'aggrave, après un trimestre déjà affecté par la récession mondiale, " pointe le Service de l'observation et des statistiques (SoeS) du commissariat au développement durable dans sa note de conjoncture de juillet. <br /> <br /> Dans ce contexte, le mode routier, dont la part de marché est d'environ 80 % dans le fret, est particulièrement touché. Au vu des derniers chiffres, on peut dire que le transport intérieur routier de marchandises (TRM) s'enfonce dans la crise. Exprimé en volume, c'est-à-dire en tonne-kilomètre (t-km) l'activité du TRM a reculé de - 15,5 % au premier trimestre 2009 (après - 8,8 % au trimestre précédent). <br /> <br /> " Le transport routier intérieur national chute de - 14,9 %, tandis que le transport routier intérieur international continue à s'effondrer : - 24,7 %, après - 21,1 %, " note le SoeS.<br /> <br /> Qui dit baisse des volumes, dit défaillances d'entreprises. Dans le secteur transport en général, la courbe reste orientée à la hausse : + 5 % de défaillances d’entreprises au premier trimestre 2009, même si son rythme ralentit (+ 10,1 % en moyenne par trimestre en 2008, avec une accélération (à + 11,9 % et + 13,6 % au cours des deux derniers trimestres).<br /> <br /> Mais les données sont encore plus sombres dans le transport routier. Avec 581 faillites (80% concernant des entreprises de moins de dix salariés), les défaillances d'entreprises routières ont connu au premier trimestre 2009 un bond de près de + 65 % par rapport à la même période de 2008. <br /> <br /> Ceci, après 2.122 défaillances en 2008 (10 000 emplois perdus), un chiffre qui avait déjà presque doublé par rapport à celui de 2007.<br /> <br /> Le fait nouveau de ce début 2009 est que le mal gagne les grandes entreprises, comme le montre la mise en redressement judiciaire de Giraud Champagne Ardenne. Ainsi, la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), note que les défaillances d'entreprises de plus de 50 salariés ont triplé (+ 227 %). <br /> <br /> La cause ? " Le secteur affronte à la fois une baisse des volumes d'activité et à une baisse des prix, dans un contexte de concurrence qui risque de s'aggraver avec la perspective de l'ouverture du cabotage, le 1er mai 2009, aux pays d'Europe centrale et orientale, " avançait déjà la FNTR au mois d'avril dernier.<br /> <br /> Dans ce contexte de crise généralisée, le transport de matériaux de construction et de produits manufacturés a reculé début 2009 pour le troisième trimestre consécutif avec respectivement – 8 % (après - 10,9 % et - 2,8 %) et - 11,1 % (après - 10,8 % et - 1,1 %). <br /> <br /> Et le marasme n'épargne aucun segment : le transport de produits agricoles s'effondre (- 24 % sur les trois premiers mois de 2009 après - 5,2 %), de même que celui de produits alimentaires (- 19 % après + 0,7 %).<br /> <br /> Autre clignotant qui reste rouge : l'investissement des entreprises. Ainsi, les immatriculations de poids lourds neufs se sont effondrées au premier trimestre (- 25,4 % après + 2,9 %) tandis que celles de poids lourds d'occasion ont poursuivi leur recul (- 9 % après - 1,6 %), le parc des entreprises ayant été fortement renouvelé et accru ces dernières années.<br /> <br /> <br /> Enfin, la crise du transport de fret n'est pas sans effet sur l'emploi. Selon la DARES, l'emploi (hors intérim) dans ce secteur, tous modes confondus, a diminué de - 1,1 % (soit 12.200 unités) au premier trimestre ; en ligne avec le recul de l'ensemble des secteurs marchands qui a diminué de - 1,2 % (hors intérim). <br /> <br /> D'après l'ACOSS, qui donne des chiffres plus détaillés, l'emploi du transport routier de marchandises reculerait de - 1,9 % ce trimestre. <br /> <br /> Selon cette même source, la masse salariale pour l'ensemble du secteur transports a diminué de – 1 % au premier trimestre. " Ce phénomène rare se produit pour la deuxième fois en quelques trimestres. Pour le transport routier de marchandises cette baisse est amplifiée, la masse salariale reculant de - 2,1 %. Il faut tenir compte dans ce panorama de l'intérim qui joue un rôle non négligeable dans le secteur des transports, " précise le SoeS.<br /> <br /> http://www.lesechos.fr/info/transport/300363505-le-transport-routier-s-enfonce-dans-la-crise.htm
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B
USA : l'indice Philly Fed se dégrade à - 7,5.<br /> <br /> L'activité industrielle a accentué son déclin dans la région de Philadelphie en juillet, selon une enquête mensuelle publiée jeudi 16 juillet par la Réserve fédérale de Philadelphie.<br /> <br /> Alors que les analystes anticipaient en moyenne une dégradation limitée, l'indice d'activité Philly Fed ressort à - 7,5 en juillet, à comparer à - 2,2 en juin.<br /> <br /> Un indice inférieur à 0 est signe d'une contraction de l'activité manufacturière ; plus il est bas en dessous de ce seuil, plus la décroissance est forte.<br /> <br /> A 31 %, la proportion d'entreprises faisant état d'une dégradation de l'activité dépasse celle des entreprises voyant une amélioration, qui est de 23 %.<br /> <br /> http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=db0e7dc864f56dc9bc64eb03ed6533d6
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A
Bonjour Nam,<br /> oui, je sais tout ça. N'empêche que cette "hausse" des prix affichés, doublée de "c'est le prix" (avec il est vrai parfois des petits silences lorsque je m'inquiète de savoir pourquoi ce n'est pas vendu au bout de deux ans), maintient un "mur d'affiches" (donc un "prix marché") au regard des vendeurs qui se lancent... Voyez-vous ? Scénario à la japonaise garanti.<br /> Autre exemple, un AI me propose un bien dont le propriétaire est, me dit-il désespéré de vendre. Le bien ne vaut pas du tout le prix affiché. Je demande à l'AI pourquoi le vendeur désespéré ne baisse pas son prix ? Et<br /> bien "parce qu'il faut faire un offre". Même objectif : maintenir le mur d'affiches. <br /> C'est comme ça.<br /> Cordialement<br /> Amada<br /> <br /> http://les-deboires-d-amada.over-blog.fr/article-32745348.html
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T
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A
Patrick,<br /> <br /> Un article intéressant sur les précurseurs en Europe :<br /> l'ex-allemagne de l'est :<br /> <br /> http://www.france-info.com/spip.php?article183667&theme=81&sous_theme=174<br /> <br /> Ce sont les nouveaux gardiens des maisons à l’abandon de Leipzig, une ville située en Saxe, à l’Est de l’Allemagne. En échange de travaux de rénovations, ils peuvent s’installer en toute légalité dans les maisons inoccupés de Leipzig sans payer de loyer.
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B
Les dirigeants d'American Express viennent de déclarer à leurs salariés : " A partir du 30 mars 2009, pour vos retraites, démerdez-vous tout seuls ! L'entreprise ne versera plus un centime ! Démerdez-vous ! "<br /> <br /> AMERICAN EXPRESS.<br /> <br /> American Express a annoncé la suspension de ses contributions aux plans de retraite de ses employés aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Le groupe a précisé que cette décision était rétroactive et prenait effet à compter du 30 mars pour les USA et du 1er juillet pour la Grande-Bretagne. American Express a connu la croissance la plus rapide du secteur des cartes de crédit pendant le boom du crédit de 2003 à 2007, mais a payé au prix fort l'éclatement de la bulle l'an dernier.<br /> <br /> http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=720ded285a044ff757c9df4b611705c9
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N
a amada (a propos des 15%): attention aux indices des agences qui sont extremement fluctuants, j'ai remarqué que d'un moi sur l'autre on pouvait passer de +3% a -2% et ensuite +1%. Les meilleurs indices à mon sens sont ceux de PAP (mis à jour toutes les semaines) et aussi Perval (Notaires-INSEE) mais avec 6 mois de décalage. Attention , j'ai bien dis "Notaires-Insee", pas "Chambre des Notaire" de tartenpion (car les chiffres de chambres de notaires sont fluctuants comme celui des réseaux d'agences immo). Les réseaux d'agence immo accuentuent les hausses et les baisses pour mettre la pression un coup sur les acheteurs, un coup sur les vendeurs (et ce d'autant plus que les transactions sont rares).
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N
Un patrick en pleine forme (-100% pour l'immo) et en plus aux horaires d'été... on peut maintenant le lire aux heures de bureau pour réduire l'ennui de nos journées travaillées (les post sortis à 18h c'était un peu tard pour les fainéants!!) !!!
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