Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

AIE : enfin un peu de franchise... Deuxième...

9 Août 2009 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Energie

En réalité, le problème des énergies, c'est AUSSI la remise en question des 30 dernières années.
Le libéralisme économique aura été une courte période, assise sur le pétrole bon marché.
Car jamais, on ne retrouvera le plafond de production atteint. Si la théorie abiotique elle même est correcte, il reste à déterminer combien la planète est capable de fournir de pétrole "renouvelable".
Car les réserves atteintes de 0 à 1000 métres, en combien de temps, dans ce cas là, ont elles été constituées ?
Des hommes politiques, continuent à dérailler dans leurs "solutions".
Transports en commun, nous dit on. Mais le transport en commun, c'est la ville, et c'est précisément les villes qui posent problèmes, à terme, dans ces cas là.
En effet, sans pétrole, pas plus d'approvisionnement que de production à l'heure actuelle.
Enfin, si des "expériences libérales" foireuses ont déjà pu être menées, il faut rappeler que l'approvisionnement du bout du monde concernait des populations bien moindres, et en tout cas, excepté l'Angleterre le degré de dépendance n'atteint jamais celui atteint.
Et, à tout casser, cela concernait 1.5 milliards d'individus, pas 7.
J'ai déjà relié le problème aussi, au problème immobilier.
Certains ont les banlieues, les suburbs, dans le nez, mais là n'est pas réellement le problème. Il faudra mieux répartir la population sur le territoire national, comme elle l'était au 18° siècle ("seuil de densité 40"), et surtout, l'immobilier est à l'heure actuel fortement consommateur d'énergie.
Il consomme la moitié de l'énergie produite, ce qui est, en totalité, de trop.
Mais, on reposait cette consommation domestique sur le fait qu'une dime doit être faible, et générale. 
Là, on rentre, on va rentrer, dans un contexte de forte augmentation de cette dime énergétique.
Que va t'il se passer, donc ?
Avec une paupérisation, c'est le phénomène américain très rapide, un abandon immédiat des positions non tenables, et le regroupement des lignées. L'éjection rapide du jeune, la vie seule du vieux, ça n'existera plus.
La hausse "tendancielle" du nombre de ménage va prendre le chemin inverse. Bien sûr, dans un premier temps, les bredins politiciens peuvent baver sur des taxes.
Pendant un temps, les ménages réduiront leur taux d'épargne, taperont dans celle-ci, et puis ?
Ils s'adapteront.
Problèmes particuliers, solutions locales, et le problème de ces solutions, c'est qu'elle ne concerneront pas "le marché", mais justement, la réduction de voilure, vis-à-vis de ce marché, que ce soit en matière alimentaire, énergétique, fiscale.
Si l'on passe de 30 millions de logements à 15, on ne retourne pas au moyen âge, on réduit la consommation de moitié, tout en ruinant complétement les grands énergéticiens.
Bien sûr, ce genre d'adaptation peut se faire rapidement (à l'américaine) ou plus doucement.
Les mauvais résultats des compagnies pétrolières montre que malgré un contexte, finalement très favorable encore, leurs jours sont comptées.
Toutes les grandes compagnies dévoreuses d'énergie et assises sur cette consommation sont condamnées.
Les grandes compagnies aériennes, par exemple, peuvent attendre sempiternellement le "mieux" économique. ça ne changera rien au fait que les cours pétroliers auront des comportements de plus en plus erratiques, oscillant entre flambées (lorsqu'il y aura le manque) et dégringolade, quand paupérisation et politiques d'étalements réduiront les consommations.
Le train a été raté.
C'était au début des années 1980. A cette époque, il aurait fallu déployé une énergie féroce, pour férocement épargner l'énergie.
Dans certains cas, il ne fallait pas "troubler le marché", dans d'autres, il fallait consommer à tout prix, le bon jus électronucléaire inutile.

Le libre échange des années 1980, en échec économique immédiat, a pu se maintenir et triompher sur une anomalie historique : l'énergie abondante et bon marché. Maintenant, cette période se termine, et ses derniers zélateurs ne seront que des gens ayant voulu "être cons tous ensembles" et surtout "jusqu'au bout".
Pour ce qui est de l'AIE, vous pouvez clairement l'inviter à diner. Elle a une belle tête de vainqueur.
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Dans le Libé d'aujouird'hui:<br /> http://www.liberation.fr/economie/0101584284-cameron-supprime-142-emplois-a-beziers<br /> <br /> Cameron supprime 142 emplois à Béziers<br /> "La société Cameron France, qui travaille dans le secteur de l’industrie pétrolière et gazière et emploie quelque 700 salariés sur son seul site dans l’Hexagone, à Béziers, a annoncé vendredi la suppression de 142 postes lors d’un comité d’entreprise, etc etc"<br /> <br /> est ce le début rampant d'une nouvelle sidérurgie ?<br /> (toute proportion gardée)
Répondre