Vendredi 4 septembre 2009
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La batellerie, qui n'en finissait pas de mourir depuis 1827 jusqu'en 2000, connait un rebond spectaculaire, en
conséquence directe de la crise des énergies fossiles.
Elle a d'abord été la victime du chemin de fer, de sa concurrence et aussi de la non rentabilité des compagnies de chemins de fer.
En effet, les voies ferrées n'on jamais dégagé de profits, mais par contre ont essayés de tuer la concurrence, notamment fluviale.
L'équipement du pays en canaux, premier grand chantier national, était terminé au début du 19°siécle.
Une tentative pour ranimer ce trafic fut la création du gabarit Freycinet en 1879.
La seule exception notable à ce réseau était la liaison rhône-Loire, qui ne fut jamais terminée, le canal mourut à Rive de gier et bien qu'il fut à deux doigts de se réaliser, ne laissat qu'un gâchis.
La création du chemin de fer en France, commença d'ailleurs dans cette région, d'enclavement impossible.
Il faut dire que le canal agitait les esprits dans la plaine du Forez depuis le 16°siécle.
La première ligne reliait Saint-Etienne à Andrézieux, et la deuxième Saint-Etienne et Lyon. Dans les deux cas, le pondéreux charbon en était la cause.
La batellerie survécut pourtant à cette concurrence, mais depuis le gabarit Freycinet, c'est surtout la modestie des investissements et de l'entretien qui prévaut.
La concurrence du transport routier fut encore pire, mais celui-ci est sur la sellette depuis 2000 et le renchérissement du carburant.
Le taux de croissance du transport fluvial atteint des taux "asiatiques" et la reprise est de 40 % depuis 2000.
" En dix ans, le trafic
fluvial a augmenté de 40 %, et la crise économique semble jusqu'ici peu ou prou l'avoir ménagé. "
Mieux, la diversité des gabarits indique réellement un changement : c'est un foisonnement et un réel dynamisme.
On a parlé de "Loire, dernier fleuve sauvage". Le seul sauvage connu, c'est celui qui a sorti ce slogan.
Les bords de rivières au XVIII°siécle étaient bourdonnants d'activités.
Retournac (racine nau : comme Nantes), en Haute Loire, fut un port actif jusqu'au 16° siécle (les archives concernant les successions contiennent de nombreuses références à des parts de quai et
pontons).
Vu la profondeur de la Loire a cet endroit, c'est une réelle performance.
Charles V au 14°siécle avait envisagé le canal d'Orléans, reculant devant son coût.
Le downizing prévisible de la société pétrolière et plus généralement assise sur le fossile, va dégager des niches de croissances importantes. Celle-ci, dans le cadre des fleuves, ne sera limitée
que par les débits et la capacité d'absorption du trafic. On n'en est donc loin, et en ce qui concerne les dépenses d'équipements, on risque d'assister à une boulimie de projets, loin des objectifs initiaux de VNF.
Mais il y a pire que VNF, il y a la SNCF, qui visiblement, elle aussi, n'a rien compris au film et envisage une "réforme" (lire : massacre) du fret. Visiblement, l'entreprise vient de se flanquer
d'un incompétent notoire (banquier et grand commis de l'état) pour faire la transition, mais surtout pas d'un technicien qui puisse envisager l'avenir. D'ailleurs, à 67 ans, la vision de l'avenir
est plutôt courte et très conditionnée par lé vécu.
A t'il simplement une simple idée de ce que pourrait être le pic
oil ?
Par Patrick REYMOND
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Publié dans : transport maritime
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