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ça aurait pu être différend...

30 Novembre 2012 , Rédigé par Patrick REYMOND Publié dans #Economie

Nous dit Natixis, en parlant de la Grèce, en faisant banqueroute tout de suite, et en accordant des subsides de faible importance, par la suite.
Seulement, on n'est pas dans l'ordre du rationnel. On est dans l'ordre de l'idéologie. Et les dirigeants européens, n'ont rien à envier au Staline des années 1930, ou du moins à la réputation qu'on en a fait, car lui même avait plutôt la réputation d'occuper le centre, et de se mettre sur une médiane, pour devenir incontournable, et ce qui lui permettait d'éliminer ses ennemis, une fois à terre, pour déviationnisme de gauche, ou de droite, suivant le cas...

 

Poursuivant sa carrière déviationniste, Natixis indique : "Zone euro : la stratégie présente de sortie de crise ne marche visiblement pas ; mais dispose-t-on d’une stratégie alternative ? "

Déjà, se poser la question, c'est :

- être hérétique,

- y répondre.

Parce que la réponse, Natixis est en train de la donner. Il faut dévaluer, donc revenir au protectionnisme, dont la dévaluation est une forme, car les remédes administrés, accélérent la désindustrialisation et si les pays du sud reviennent à l'équilibre, c'est par la récession, et non par une meilleure production.

Car pour que le système perdure, les déficits du sud, jadis couvert par la création monétaire devront impérativement être compensés par les subsides des pays du nord, quasiment exclusivement Allemagne.

Quand on va présenter la note aux allemands, on va rire.

Là aussi, il va y avoir INVERSION des relations entre la périphérie de l'empire et son centre. Cessant d'être rentable pour l'Allemagne, ces pays, années après années recevront toujours plus de subsides, simplement pour continuer, et on verra le phénomène soviétique se reproduire, avec le pillage du centre par ses périphéries, et finalement, le centre être grandement soulagé d'être débarrassé de ces poids morts. 

C'est souvent, très souvent, le sort de bien des empires, qui se soulagent, contrées après contrées, de ces pays conquis, dont ils s'aperçoivent que ce ne sont finalement, que des sources de problèmes...

 

Comme l'histoire s'est notablement accéléré, le phénomène, pour arriver à maturité, n'aura pris que quelques années...

Avec, en plus, la haine qui se répand...

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B
Mardi 27 novembre 2012 :

Les Européens et le FMI vont alléger la dette grecque de 40 milliards d'euros.

En outre, l'Eurogroupe a décidé de procéder au déboursement des prochaines tranches d'aide pour éviter le défaut de paiement du pays : les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de
prêter à la Grèce un total de 43,7 milliards d'euros bloqués depuis des semaines. 34,4 milliards d'euros seront versés le 13 décembre. Le versement du solde se fera en trois tranches au cours du
premier trimestre 2013.

(Dépêche AFP)

Dialogue entre les Etats européens et la Grèce, le 27 novembre 2012 :

Les Etats européens : - Bonjour, la Grèce. Nous avons une bonne nouvelle pour toi : nous allégeons ta dette de 40 milliards d'euros. Tu as compris ?

La Grèce : - Non ? C'est vrai ? Merci ! Merci beaucoup, mes amis !

Les Etats européens : - Bon, maintenant, tu vas nous rembourser tout le pognon que tu nous dois.

La Grèce : - Mais ... Mais je n'ai plus un rond, mes amis !

Les Etats européens : - Pas grave. Nous allons te prêter 43,7 milliards d'euros. Avec ça, tu vas pouvoir commencer à nous rembourser. Tu as compris ?

La Grèce : - Vous allégez ma dette de 40 milliards d'euros, et ensuite vous me prêtez 43,7 milliards d'euros pour que je puisse vous rembourser ? ? ?

Les Etats européens : - Tu as tout compris.

La Grèce : - Vous êtes des génies, mes amis. Vous êtes de purs génies. Et les 43,7 milliards d'euros, vous les avez ?

Les Etats européens : - Non. Nous n'avons plus un rond, nous non plus. Nous sommes surendettés. Donc nous allons devoir emprunter 43,7 milliards d'euros sur les marchés internationaux, ensuite nous
pourrons te les prêter, … et ensuite tu pourras nous rembourser.

La Grèce : - Je résume. Vous allez vous surendetter davantage, pour pouvoir ensuite me prêter du pognon, et donc vous allez me surendetter encore davantage.

Les Etats européens : - Tu as tout compris.

La Grèce : - Mais ça ne résout pas du tout mon problème de surendettement. Au contraire : ça rajoute de la dette par-dessus la dette déjà existante. En plus, ça ne résout pas du tout votre problème
de surendettement. Au contraire : ça rajoute de la dette par-dessus la dette déjà existante. Toutes ces dettes s’empilent les unes par-dessus les autres, et ça commence à faire beaucoup de
milliards d’euros, toutes ces montagnes de dettes.

Les Etats européens : - Oui, mais nous n’osons pas annoncer aux contribuables que tu es insolvable. Nous n’osons pas annoncer aux contribuables que ce sont eux qui vont payer l’addition. Alors nous
faisons semblant de t’aider, et toi tu fais semblant de nous rembourser.

La Grèce : - Ah ouais d’accord. Des génies. Mes amis sont des génies.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/19/20002-20121119ARTFIG00700-artus-la-grece-n-est-ni-l-irlande-ni-l-espagne.php
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D
La France a aussi sa périphérie avec les départements d’outre-mer avec en plus Mayotte depuis le 31 mars 2011. Le plus absurde, c’est une décision de l’UMP et de Sarkozy sans aucuns débats en
France que la départementalisation de Mayotte s’est faite. A aucun moment, on n’a demandé aux Français s’ils voulaient de ce nouveau département peuplé de 200 000 musulmans.

Il est surprenant qu’on parle beaucoup des difficultés des peuples Européens à vivre ensemble alors que globalement ils sont très proches, mais on ne parle pas avec Mayotte d’un peuple totalement
différent par rapport à la population Française que ce soit au niveau culturel ou sur le plan économique. C’est complètement irrationnel.

Pour beaucoup de ces habitants, la départementalisation, c’est d’abord l’alignement sur les prestations sociales françaises, puis l’attente des retombées de la manne européenne.

Mayotte est et sera de plus en plus un boulet pour nos finances publiques et une véritable plaque tournante à l’immigration.
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B
Encore une fois Citroën, Nokia, BMW etc ont été bien contents de trouver le marché des piigs comme débouchés

Fallait voir le taux d'équipement... (supérieur au notre)

Donc c'était intéressé
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B
Vendredi 30 novembre 2012 :

Zone euro : le chômage grimpe à 11,7% en octobre, un niveau record.

Le taux de chômage de la zone euro s'est établi à 11,7% de la population active en octobre, contre 11,6% le mois précédent, a indiqué vendredi l'office européen de statistiques Eurostat.

Il s'agit d'un niveau record, qui se traduit par 18,70 millions de personnes au chômage en octobre, dans les 17 pays de l'Union monétaire.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Zone_euro_le_chomage_grimpe_a_117_en_octobre_un_niveau_record15301120121105.asp

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

Vous vous rappelez toutes les belles promesses pour nous convaincre de voter « oui » à la création de l’euro ?

- « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992,
RTL)

- « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde
; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

- « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de
sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

- « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

- « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

- « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les
employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection
sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

- « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15
septembre 1992, La Croix)
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